UE52 - Imaginaires de la préhistoire au XXIe siècle
Lieu et planning
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle polyvalente 50
1er semestre / hebdomadaire, mardi 18:30-20:30
du 14 octobre 2025 au 27 janvier 2026
Nombre de séances : 13
Description
Dernière modification : 4 nov. 2025 08:34:36
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Signes, formes, représentations
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Analyse de discours Archéologie Arts Culture matérielle Culture visuelle Histoire culturelle Histoire de l’art Histoire des idées Histoire des sciences et des techniques Image Imaginaire Mémoire Patrimoine Savoirs
- Aires culturelles
- Contemporain (anthropologie du, monde) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Rémi Labrusse [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)
On sait que l’idée et le mot même de « préhistoire » sont des inventions modernes, qui ont progressivement colonisé les représentations occidentales à partir de la fin du XVIIIe siècle, pour s’affirmer pleinement dans la seconde moitié du XIXe siècle. Dans ce cadre, les découvertes archéologiques et leurs interprétations sont inséparables d’un bouleversement de notre relation au temps, relation dialectique partagée entre un désir d’historicisation de toute réalité et une fascination pour l’abîme du temps, irréductible à toute mise en forme. On sait aussi que les arts visuels et la littérature ont joué un rôle fondamental pour faire résonner ce sentiment du temps profond dans l’imaginaire collectif et pour lui conférer sa puissance d’ébranlement : bien au-delà du monde scientifique, c’est la question de l’origine qui se pose ainsi en termes nouveaux, ou plutôt, c’est l’antique pensée des origines qui se trouve désormais formulée en tant que question sans réponse.
Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Dans quelle mesure notre rapport avec ce que nous nommons « préhistoire » est-il en continuité ou en rupture avec ce qu’en ont fait les sociétés modernes du XIXe et du début du XXe siècle ? Pour le comprendre, on s’efforcera de relier les transformations récentes des connaissances et des interprétations scientifiques, d’une part, et celles des créations artistiques, d’autre part, autour d’un ensemble de thèmes qui hantent – plus qu’ils ne structurent – le monde actuel, parmi lesquels :
- celui de la séparation entre l’homme et la nature, à partir de l’actualité de la pensée de Georges Bataille et, plus précisément, celui du rapport entre l’homme et l’animal, à partir de l’évolution des études sur les processus d’hominisation (Jean-Jacques Hublin) ;
- celui des rapports entre images, mythes et rites, à partir des récentes réinterprétations des grottes ornées paléolithiques (Jean-Loïc Le Quellec) ;
- celui des ambivalences de la technique, à partir de l’invention du concept de « révolution néolithique » (Vere Gordon Childe) et des débats qu’il continue à susciter ;
- celui d’une crise de la temporalité et, en particulier, des possibilités et des limites de l’historicisation de l’horizon « pré-historique », à partir des nouvelles enquêtes sur la période mésolithique (Boris Valentin) ;
- enfin, celui du lien entre imaginaire du commencement et imaginaire de la fin, autrement dit, entre préhistoire et apocalypse.
Sur toutes ces questions, l’évolution des connaissances sera placée en regard de la création contemporaine, en train de se faire, mais on s’appuiera également sur quelques références fondatrices formulées entre les années 1960 et la fin du siècle dernier, en art (Robert Smithson, Giuseppe Penone), en design (Andrea Branzi), en architecture (Frederick Kiesler), en cinéma (Stanley Kubrick), en littérature (Italo Calvino), en musique (Iannis Xenakis), etc.
Les séances seront généralement divisées en trois temps, incluant une synthèse transversale sur la question posée, la présentation d’un travail de création artistique et un débat critique collectif à partir des lectures scientifiques et des références visuelles, littéraires ou musicales proposées en amont. Outre la participation active aux séances, on demandera aux étudiant·es un travail écrit de commentaire à partir d’une œuvre qu’ils auront personnellement sélectionnée et qui ne fera pas partie des exemples mobilisés pendant le séminaire.
Master
-
Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – contrôle continu, Commentaire d'œuvre
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
Sur demande à l'enseignant référent.
- Direction de travaux des étudiants
Sur rendez-vous avec l'enseignant référent.
- Réception des candidats
Sur rendez-vous avec l'enseignant référent.
- Pré-requis
Aucun.
Dernière modification : 4 nov. 2025 08:34:36
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Signes, formes, représentations
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Analyse de discours Archéologie Arts Culture matérielle Culture visuelle Histoire culturelle Histoire de l’art Histoire des idées Histoire des sciences et des techniques Image Imaginaire Mémoire Patrimoine Savoirs
- Aires culturelles
- Contemporain (anthropologie du, monde) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Rémi Labrusse [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)
On sait que l’idée et le mot même de « préhistoire » sont des inventions modernes, qui ont progressivement colonisé les représentations occidentales à partir de la fin du XVIIIe siècle, pour s’affirmer pleinement dans la seconde moitié du XIXe siècle. Dans ce cadre, les découvertes archéologiques et leurs interprétations sont inséparables d’un bouleversement de notre relation au temps, relation dialectique partagée entre un désir d’historicisation de toute réalité et une fascination pour l’abîme du temps, irréductible à toute mise en forme. On sait aussi que les arts visuels et la littérature ont joué un rôle fondamental pour faire résonner ce sentiment du temps profond dans l’imaginaire collectif et pour lui conférer sa puissance d’ébranlement : bien au-delà du monde scientifique, c’est la question de l’origine qui se pose ainsi en termes nouveaux, ou plutôt, c’est l’antique pensée des origines qui se trouve désormais formulée en tant que question sans réponse.
Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Dans quelle mesure notre rapport avec ce que nous nommons « préhistoire » est-il en continuité ou en rupture avec ce qu’en ont fait les sociétés modernes du XIXe et du début du XXe siècle ? Pour le comprendre, on s’efforcera de relier les transformations récentes des connaissances et des interprétations scientifiques, d’une part, et celles des créations artistiques, d’autre part, autour d’un ensemble de thèmes qui hantent – plus qu’ils ne structurent – le monde actuel, parmi lesquels :
- celui de la séparation entre l’homme et la nature, à partir de l’actualité de la pensée de Georges Bataille et, plus précisément, celui du rapport entre l’homme et l’animal, à partir de l’évolution des études sur les processus d’hominisation (Jean-Jacques Hublin) ;
- celui des rapports entre images, mythes et rites, à partir des récentes réinterprétations des grottes ornées paléolithiques (Jean-Loïc Le Quellec) ;
- celui des ambivalences de la technique, à partir de l’invention du concept de « révolution néolithique » (Vere Gordon Childe) et des débats qu’il continue à susciter ;
- celui d’une crise de la temporalité et, en particulier, des possibilités et des limites de l’historicisation de l’horizon « pré-historique », à partir des nouvelles enquêtes sur la période mésolithique (Boris Valentin) ;
- enfin, celui du lien entre imaginaire du commencement et imaginaire de la fin, autrement dit, entre préhistoire et apocalypse.
Sur toutes ces questions, l’évolution des connaissances sera placée en regard de la création contemporaine, en train de se faire, mais on s’appuiera également sur quelques références fondatrices formulées entre les années 1960 et la fin du siècle dernier, en art (Robert Smithson, Giuseppe Penone), en design (Andrea Branzi), en architecture (Frederick Kiesler), en cinéma (Stanley Kubrick), en littérature (Italo Calvino), en musique (Iannis Xenakis), etc.
Les séances seront généralement divisées en trois temps, incluant une synthèse transversale sur la question posée, la présentation d’un travail de création artistique et un débat critique collectif à partir des lectures scientifiques et des références visuelles, littéraires ou musicales proposées en amont. Outre la participation active aux séances, on demandera aux étudiant·es un travail écrit de commentaire à partir d’une œuvre qu’ils auront personnellement sélectionnée et qui ne fera pas partie des exemples mobilisés pendant le séminaire.
-
Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – contrôle continu, Commentaire d'œuvre
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
Sur demande à l'enseignant référent.
- Direction de travaux des étudiants
Sur rendez-vous avec l'enseignant référent.
- Réception des candidats
Sur rendez-vous avec l'enseignant référent.
- Pré-requis
Aucun.
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle polyvalente 50
1er semestre / hebdomadaire, mardi 18:30-20:30
du 14 octobre 2025 au 27 janvier 2026
Nombre de séances : 13