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UE90 - L’objet littéraire. Théoriser les écritures transfrontalières


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 28 avril 2024 09:59

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)
Disciplines
Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie culturelle Archives Argumentation Arts Fiction Littérature
Aires culturelles
Amérique du Nord Amérique du Sud Europe France
Intervenant·e·s
  • Annick Louis [référent·e]   professeure, Université de Franche-Comté / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)

Le séminaire a pour objectif la réflexion sur les formes d’écritures qu’on peut définir comme transfrontalières. En partant d’une conception de l’écrit en tant qu’objet, on considère les textes comme des maillons d’une chaîne sociale opératoire. Traiter les textes historiques, administratifs, juridiques, sociologiques, archéologiques, anthropologiques comme des textes littéraires ouvre la possibilité d’appréhender leur mode particulier d’intervention dans le social ainsi que le rapport spécifique qu’ils permettent d’établir à l’écrit. Les textes sont ainsi conçus comme des connecteurs d’acteurs et d’espaces sociaux, et les restituer « en train de se faire » implique que l’on s’intéresse à ses mécanismes de production, à ses modes de circulation, aux espaces dans lesquels il s’inscrit ; des données qui conforment leur biographie. Il s’agit, en sollicitant les outils de la discipline littéraire et plus particulièrement les théories du récit, d’étudier la construction et la narrativité des différents documents. À partir de l’identification de trois catégories de textes, les écritures ordinaires (Daniel Fabre), les écritures lettrées (Roger Chartier), les écritures disciplinaires, nous envisageons les rapports qu’elles entretiennent aux écritures considérées comme littéraires, tout comme les passages et les modes d’hybridations entre ces différentes catégories. La progression de l’alphabétisation et de la formation, le développement du marché éditorial, la disciplinarisation et l’institutionnalisation des SHS ont amené, en Occident, à l’établissement de domaines régis par des écritures professionnelles ; un processus grâce auquel l’identification des écritures à des genres et domaines spécifiques ne pose que rarement problème. Néanmoins, dans l’actualité, celles qui apparaissent comme des identités scripturales certaines sont remises en cause depuis des secteurs socioculturels variés, qui proposent des modes hybrides, sollicitant différents genres. Notre hypothèse est que des écritures qu’on peut désigner comme « spécialisées » sont en train de se constituer : elles attestent de traditions génériques et scripturales mais ne sont identifiables ni à des professions ni à des disciplines ni à des genres littéraires traditionnels. Un « brouillage » de frontières entre genres et protocoles dont la visibilité caractérise le XXIe siècle.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 28 avril 2024 09:59

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  • Annick Louis [référent·e]   professeure, Université de Franche-Comté / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)

Le séminaire a pour objectif la réflexion sur les formes d’écritures qu’on peut définir comme transfrontalières. En partant d’une conception de l’écrit en tant qu’objet, on considère les textes comme des maillons d’une chaîne sociale opératoire. Traiter les textes historiques, administratifs, juridiques, sociologiques, archéologiques, anthropologiques comme des textes littéraires ouvre la possibilité d’appréhender leur mode particulier d’intervention dans le social ainsi que le rapport spécifique qu’ils permettent d’établir à l’écrit. Les textes sont ainsi conçus comme des connecteurs d’acteurs et d’espaces sociaux, et les restituer « en train de se faire » implique que l’on s’intéresse à ses mécanismes de production, à ses modes de circulation, aux espaces dans lesquels il s’inscrit ; des données qui conforment leur biographie. Il s’agit, en sollicitant les outils de la discipline littéraire et plus particulièrement les théories du récit, d’étudier la construction et la narrativité des différents documents. À partir de l’identification de trois catégories de textes, les écritures ordinaires (Daniel Fabre), les écritures lettrées (Roger Chartier), les écritures disciplinaires, nous envisageons les rapports qu’elles entretiennent aux écritures considérées comme littéraires, tout comme les passages et les modes d’hybridations entre ces différentes catégories. La progression de l’alphabétisation et de la formation, le développement du marché éditorial, la disciplinarisation et l’institutionnalisation des SHS ont amené, en Occident, à l’établissement de domaines régis par des écritures professionnelles ; un processus grâce auquel l’identification des écritures à des genres et domaines spécifiques ne pose que rarement problème. Néanmoins, dans l’actualité, celles qui apparaissent comme des identités scripturales certaines sont remises en cause depuis des secteurs socioculturels variés, qui proposent des modes hybrides, sollicitant différents genres. Notre hypothèse est que des écritures qu’on peut désigner comme « spécialisées » sont en train de se constituer : elles attestent de traditions génériques et scripturales mais ne sont identifiables ni à des professions ni à des disciplines ni à des genres littéraires traditionnels. Un « brouillage » de frontières entre genres et protocoles dont la visibilité caractérise le XXIe siècle.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

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