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UE871 - Lien, espace et distance : une sociologie du sensible et de l'imaginé au regard de l'expérience taïwanaise dans la dynamique inter-détroit


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 11 juin 2024 10:12

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Signes, formes, représentations, Sociologie
Page web
https://frenchtaiwanstudies.org/ 
Langues
anglais chinois français
Mots-clés
Anthropologie culturelle Anthropologie historique Anthropologie politique Émotions Espace Histoire culturelle Imaginaire Interactions Mémoire Sociologie politique
Aires culturelles
Asie orientale
Intervenant·e·s
  • Samia Ferhat [référent·e]   maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre / Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine (CCJ-CECMC)

Le séminaire « Taïwan et ses lieux de mémoire » a interrogé, depuis 2017, les processus d’affirmation identitaires propres à la société taïwanaise en tentant d’en identifier les ressorts culturels et mémoriels. Partant de la proposition de Pierre Nora qui définit les lieux de mémoire comme étant « le point où travaille la mémoire », plutôt que « ce dont on se souvient », nous avons observé le retour sur le passé effectué par les acteurs taïwanais en continuel questionnement par rapport aux tenants et dynamiques de la mémoire insulaire. Nous avons  notamment exploré les multiples débats touchant la sphère politique et intellectuelle, et tendant à  réinvestir la question de la légitimité politique, culturelle et identitaire, alors qu’émergeait la nécessité d’une redéfinition de ce qui devait sceller les termes d’un « commun ». Retracer ces déplacements dans l’espace polysémique et polyphonique des « cadres sociaux de la mémoire », pour reprendre l’expression de Maurice Halbwachs, nous a dès lors conduit à interroger le processus de construction des liens qui permettent aux individus de se reconnaître comme parties intégrantes d’un même groupe.  Plusieurs questions ont émergé : ces liens reposaient-ils sur la transmission ininterrompue de récits ? Sur la mobilisation/remobilisation d’affects ? Sur l’acceptation de l’oubli et du silence, voire de la déformation et de la distorsion ? Sur la fabrication de narrations tant opérantes que signifiantes dans la temporalité présente de la communauté insulaire ? Le cas échéant, au travers de quelles figures, quelles évocations, quels mots ?

Nous souhaitons désormais aborder cette question du lien dans un espace très spécifique qui est celui du détroit de Formose. Nous éviterons toutefois de n’aborder le terme « espace » que dans une stricte acception spatiale et géographique. En effet, qu’il soit matériel, social ou symbolique, l’espace est un lieu de production de sens et de significations. Les dynamiques mémorielles qui le traversent et le travaillent construisent le proche et le lointain et, partant, définissent les contours du « nous » et du « eux » ; le « eux » pouvant être envisagé comme simple altérité ou, dans les cas extrêmes, comme menace. Aux termes « lien » et « espace », s’ajoutera donc celui de « distance ». De ce triptyque « lien, espace, distance » transparaît un quatrième terme, celui de frontière : celle qui définit et délimite l’espace, donne la mesure de la proximité et de la distance. Une frontière, néanmoins, possiblement ouverte, traversée/travaillée par les liens et les affects qui, de part et d’autre, sont valorisés et dès lors maintenus vivants et dynamiques. Toutefois, il suffit que les sensibilités s’échauffent,  pour que les liens s’étiolent ou se brisent, conduisant au rétrécissement de l’espace d’interaction, avalé par la frontière devenue barrière.

Ce séminaire sera l’occasion d’interroger plusieurs points concernant l’espace « inter-détroit », ou encore l’espace « détroit de Formose ». Nous interrogerons sa qualité d’espace-frontière, ou au contraire, d’espace-lien ; nous étudierons les différents narratifs permettant de construire le lien entre la Chine, comme espace continental, et Taïwan, comme espace insulaire ; nous explorons les imaginaires historiques et mémoriels afin d’en faire émerger les aspirations à la rencontre et aux échanges ou, au contraire, à l’évitement et à la mise à distance, qui se sont formées et succédées au fil du temps.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 11 juin 2024 10:12

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Signes, formes, représentations, Sociologie
Page web
https://frenchtaiwanstudies.org/ 
Langues
anglais chinois français
Mots-clés
Anthropologie culturelle Anthropologie historique Anthropologie politique Émotions Espace Histoire culturelle Imaginaire Interactions Mémoire Sociologie politique
Aires culturelles
Asie orientale
Intervenant·e·s
  • Samia Ferhat [référent·e]   maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre / Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine (CCJ-CECMC)

Le séminaire « Taïwan et ses lieux de mémoire » a interrogé, depuis 2017, les processus d’affirmation identitaires propres à la société taïwanaise en tentant d’en identifier les ressorts culturels et mémoriels. Partant de la proposition de Pierre Nora qui définit les lieux de mémoire comme étant « le point où travaille la mémoire », plutôt que « ce dont on se souvient », nous avons observé le retour sur le passé effectué par les acteurs taïwanais en continuel questionnement par rapport aux tenants et dynamiques de la mémoire insulaire. Nous avons  notamment exploré les multiples débats touchant la sphère politique et intellectuelle, et tendant à  réinvestir la question de la légitimité politique, culturelle et identitaire, alors qu’émergeait la nécessité d’une redéfinition de ce qui devait sceller les termes d’un « commun ». Retracer ces déplacements dans l’espace polysémique et polyphonique des « cadres sociaux de la mémoire », pour reprendre l’expression de Maurice Halbwachs, nous a dès lors conduit à interroger le processus de construction des liens qui permettent aux individus de se reconnaître comme parties intégrantes d’un même groupe.  Plusieurs questions ont émergé : ces liens reposaient-ils sur la transmission ininterrompue de récits ? Sur la mobilisation/remobilisation d’affects ? Sur l’acceptation de l’oubli et du silence, voire de la déformation et de la distorsion ? Sur la fabrication de narrations tant opérantes que signifiantes dans la temporalité présente de la communauté insulaire ? Le cas échéant, au travers de quelles figures, quelles évocations, quels mots ?

Nous souhaitons désormais aborder cette question du lien dans un espace très spécifique qui est celui du détroit de Formose. Nous éviterons toutefois de n’aborder le terme « espace » que dans une stricte acception spatiale et géographique. En effet, qu’il soit matériel, social ou symbolique, l’espace est un lieu de production de sens et de significations. Les dynamiques mémorielles qui le traversent et le travaillent construisent le proche et le lointain et, partant, définissent les contours du « nous » et du « eux » ; le « eux » pouvant être envisagé comme simple altérité ou, dans les cas extrêmes, comme menace. Aux termes « lien » et « espace », s’ajoutera donc celui de « distance ». De ce triptyque « lien, espace, distance » transparaît un quatrième terme, celui de frontière : celle qui définit et délimite l’espace, donne la mesure de la proximité et de la distance. Une frontière, néanmoins, possiblement ouverte, traversée/travaillée par les liens et les affects qui, de part et d’autre, sont valorisés et dès lors maintenus vivants et dynamiques. Toutefois, il suffit que les sensibilités s’échauffent,  pour que les liens s’étiolent ou se brisent, conduisant au rétrécissement de l’espace d’interaction, avalé par la frontière devenue barrière.

Ce séminaire sera l’occasion d’interroger plusieurs points concernant l’espace « inter-détroit », ou encore l’espace « détroit de Formose ». Nous interrogerons sa qualité d’espace-frontière, ou au contraire, d’espace-lien ; nous étudierons les différents narratifs permettant de construire le lien entre la Chine, comme espace continental, et Taïwan, comme espace insulaire ; nous explorons les imaginaires historiques et mémoriels afin d’en faire émerger les aspirations à la rencontre et aux échanges ou, au contraire, à l’évitement et à la mise à distance, qui se sont formées et succédées au fil du temps.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

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