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UE617 - Pourquoi écrire ? Raisons et pratiques d'écriture en Égypte et au-delà (2). Graffiti


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 12 mai 2024 21:30

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Archéologie, Histoire, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Agriculture Anthropologie historique Anthropologie visuelle Antiquité (sciences de l’) Archéologie Circulations Communication Comparatisme Culture visuelle Écriture Espace social Geste technique Graphisme Histoire Histoire culturelle Image Interactions Mémoire Orientalisme Paléographie Paysage Perception Performance Philologie Pratiques Rituel Savoir-faire Savoirs Textes Visuel
Aires culturelles
Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Chloé Ragazzoli [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)

Les pouvoirs de l’écriture

L’écriture est bien davantage qu’un outil au service d’une parole, d’un message ou d’une mémoire ; au-delà du signifié, l’écriture a un pouvoir social construit, en lien avec sa forme graphique, mais aussi son contexte matériel et social de performance.

Le spectacle d’écriture est un outil heuristique pour saisir des moments où l’écrit se dévoile et se comprend dans toute la complexité de ses dimensions - linguistiques, visuelles, spatiale, sensorielle -, et dans la variété de ses acteurs et de ses effets. La perspective spéculaire permet par ailleurs de rappeler que tout écrit s’inscrit dans une performance.

C’est particulièrement le cas des graffiti. Écrits exposés, souvent vus comme personnels et informels, ils brouillent les lignes entre ce qui relève du manuscrit et ce qui appartient à l’inscription. Comme tout cas limite, ils permettent d’explorer des pratiques d’écriture et le phénomène même de l’écriture, avec l’éclairage des sciences sociales.

Cette année, le séminaire s’intéressera ainsi en particulier aux graffiti et à l’épigraphie secondaire – des inscriptions qui ne font pas partie de l’état et de la définition originelle d’un lieu mais qui contribuent à le redéfinir. Aujourd’hui associé à une culture urbaine plus ou moins subversive, le terme même de graffito est une invention académique du XIXe siècle concomitante à la redécouverte de Pompéi. C’est rappeler combien l’impératif d’écrire sur un mur ou une paroi est une pratique multiple et qui traverse l’histoire.

Nous suivrons comme fil directeur le cas des inscriptions de visiteurs de l’Égypte ancienne du Nouvel Empire (v. 1550-1070 av. n. è.). À cette époque en effet, les membres d’une petite élite lettrée prennent l’habitude, quand ils visitent des monuments funéraires du passé, de s’acquitter de l’hommage attendu aux morts, en laissant des graffiti dans la décoration funéraire. Ce faisant, ils répondent aux appels du défunt à lire le décor et à prononcer des prières à son bénéfice, mais ils annexent à leur profit et transforment cet espace efficace entre tous qu’est la tombe, pour laisser leur nom à la postérité, ajouter leur signature à la communauté des autres graffitistes, ou dialoguer directement avec le divin.

Méthodologiquement et thématiquement, le séminaire alternera différents moments :

1) l’examen des usages sociaux de l’écrit à travers le cas des graffiti égyptiens ; 2) des lectures historiographiques sur les graffiti à travers l’histoire, la scripturalité, l’archéologie des lieux signifiants 3/et enfin un dialogue comparatiste, en particulier avec les objets de recherche des étudiants et des collègues invités.

Programme indicatif :

  • les graffiti dans les sociétés humaines et l’étude des scripturalité
  • La tombe égyptienne : un spectacle d’écriture
  • La rhétorique du chemin : les graffiti et le passage
  • Graffiti et la transformation de l’espace (archéologie de l’environnement)
  • Inscriptions de visiteurs et arts de l’écrit en Egypte
  • Empreintes graphiques et mises en scène de soi
  • Acte d’écrire, acte de faire. Graffiti et dispositif funéraire
  • Liturgies épigraphiques

Le séminaire ne présuppose par de compétences linguistiques spécifiques ou de connaissances égyptologiques préalables.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

oui

Réception des candidats

sur rendez-vous

Pré-requis

aucun

Dernière modification : 12 mai 2024 21:30

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Archéologie, Histoire, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Agriculture Anthropologie historique Anthropologie visuelle Antiquité (sciences de l’) Archéologie Circulations Communication Comparatisme Culture visuelle Écriture Espace social Geste technique Graphisme Histoire Histoire culturelle Image Interactions Mémoire Orientalisme Paléographie Paysage Perception Performance Philologie Pratiques Rituel Savoir-faire Savoirs Textes Visuel
Aires culturelles
Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Chloé Ragazzoli [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)

Les pouvoirs de l’écriture

L’écriture est bien davantage qu’un outil au service d’une parole, d’un message ou d’une mémoire ; au-delà du signifié, l’écriture a un pouvoir social construit, en lien avec sa forme graphique, mais aussi son contexte matériel et social de performance.

Le spectacle d’écriture est un outil heuristique pour saisir des moments où l’écrit se dévoile et se comprend dans toute la complexité de ses dimensions - linguistiques, visuelles, spatiale, sensorielle -, et dans la variété de ses acteurs et de ses effets. La perspective spéculaire permet par ailleurs de rappeler que tout écrit s’inscrit dans une performance.

C’est particulièrement le cas des graffiti. Écrits exposés, souvent vus comme personnels et informels, ils brouillent les lignes entre ce qui relève du manuscrit et ce qui appartient à l’inscription. Comme tout cas limite, ils permettent d’explorer des pratiques d’écriture et le phénomène même de l’écriture, avec l’éclairage des sciences sociales.

Cette année, le séminaire s’intéressera ainsi en particulier aux graffiti et à l’épigraphie secondaire – des inscriptions qui ne font pas partie de l’état et de la définition originelle d’un lieu mais qui contribuent à le redéfinir. Aujourd’hui associé à une culture urbaine plus ou moins subversive, le terme même de graffito est une invention académique du XIXe siècle concomitante à la redécouverte de Pompéi. C’est rappeler combien l’impératif d’écrire sur un mur ou une paroi est une pratique multiple et qui traverse l’histoire.

Nous suivrons comme fil directeur le cas des inscriptions de visiteurs de l’Égypte ancienne du Nouvel Empire (v. 1550-1070 av. n. è.). À cette époque en effet, les membres d’une petite élite lettrée prennent l’habitude, quand ils visitent des monuments funéraires du passé, de s’acquitter de l’hommage attendu aux morts, en laissant des graffiti dans la décoration funéraire. Ce faisant, ils répondent aux appels du défunt à lire le décor et à prononcer des prières à son bénéfice, mais ils annexent à leur profit et transforment cet espace efficace entre tous qu’est la tombe, pour laisser leur nom à la postérité, ajouter leur signature à la communauté des autres graffitistes, ou dialoguer directement avec le divin.

Méthodologiquement et thématiquement, le séminaire alternera différents moments :

1) l’examen des usages sociaux de l’écrit à travers le cas des graffiti égyptiens ; 2) des lectures historiographiques sur les graffiti à travers l’histoire, la scripturalité, l’archéologie des lieux signifiants 3/et enfin un dialogue comparatiste, en particulier avec les objets de recherche des étudiants et des collègues invités.

Programme indicatif :

  • les graffiti dans les sociétés humaines et l’étude des scripturalité
  • La tombe égyptienne : un spectacle d’écriture
  • La rhétorique du chemin : les graffiti et le passage
  • Graffiti et la transformation de l’espace (archéologie de l’environnement)
  • Inscriptions de visiteurs et arts de l’écrit en Egypte
  • Empreintes graphiques et mises en scène de soi
  • Acte d’écrire, acte de faire. Graffiti et dispositif funéraire
  • Liturgies épigraphiques

Le séminaire ne présuppose par de compétences linguistiques spécifiques ou de connaissances égyptologiques préalables.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

oui

Réception des candidats

sur rendez-vous

Pré-requis

aucun

Planning en cours de validation.