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UE405 - Territoires et trajectoires du religieux en Europe du Sud-Est, XVIIIe-XXe siècle. Lieux partagés, transformés, saccagés, reconstruits. Lieux du culte et de ses appropriations


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 9 mai 2024 15:01

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie historique Fait religieux Histoire Transnational
Aires culturelles
Europe centrale et orientale Europe sud-orientale
Intervenant·e·s
  • Catherine Horel [référent·e]   directrice de recherche, CNRS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
  • Galia Valtchinova   professeure des universités, Université Toulouse-Jean Jaurès

Le séminaire de cette année s'articule autour du territoire au sens large et du bâti religieux. Les vicissitudes géopolitiques qui ont affecté le Sud-ESt européen depuis l'époque moderne ont entraîné de considérables variations des lieux de culte : abandon, destruction et relocalisation dus aux conflits, interdictions et pratiques clandestines, renouveau et reconstructions, apparitions de lieux « alternatifs ». En contrepartie se sont aussi développées des dynamiques de partage des espaces et des logiques transfrontalières et transnationales, notamment dans le cas des pèlerinages sur le long terme mais également et surtout dans le contexte postcommuniste.

Selon les changements de régime de territorialité, le lieu change de souveraineté ou bien se trouve repositionné du centre vers la périphérie ou vice-versa. On transporte ainsi une église, un monastère, ainsi que les reliques des saints/monarques qui y sont vénérées. Ceci est particulièrement notable dans les exemples serbe et bulgare. Le langage associé au lieu traduit ces bouleversements et l'on parle de « nouvelle Jérusalem ».  Le pouvoir investit et transforme (travestit) les bâtiments, et en crée d'autres à son image. Il peut aussi avoir intérêt à maintenir une ou des pratiques minoritaires, voire à les encourager si elles lui garantissent le contrôle sur un territoire contesté. Le pèlerinage ou la dévotion à certains lieux contribue au discours national : les sépultures royales sont érigées en églises laïques, et il en est de même des mausolées des dirigeants communistes.

Le paysage rural et urbain nous permet de traiter de la visibilité du culte et des groupes qu'il rassemble. Dans les villes multiethniques et multiconfessionnelles, les édifices religieux contribuent à la définition identitaire et peuvent générer alternativement la cohabitation pacifique ou bien le conflit. Leur destruction par « les autres » produit des traces, des lieux « fantômes » qui continuent à vivre dans la mémoire (on pense ici aux synagogues en général et Thessalonique en particulier).

Lundi 17 février : Introduction. Jérusalem, le lieu par excellence et sa résonnance dans le Sud-Est européen.

Lundi 10 mars : Le palimpseste des lieux partagés ou superposés.

Lundi 24 mars : Destruction, reconstruction, nouveaux lieux.

Lundi 7 avril :  Le Mont Athos, lieu transnational.

Lundi 12 mai : Pèlerinages décentrés, transnationaux et multiconfessionnels.

Lundi 2 juin : Journée d'études. Les "petites Jérusalem" ou la translation du lieu saint et son appropriation locale. Repositionner le lieu saint du ‘centre’ à la ‘périphérie’ et vice versa : la Mecque, la Jérusalem ‘nationale’.

 


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 9 mai 2024 15:01

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire
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-
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie historique Fait religieux Histoire Transnational
Aires culturelles
Europe centrale et orientale Europe sud-orientale
Intervenant·e·s
  • Catherine Horel [référent·e]   directrice de recherche, CNRS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
  • Galia Valtchinova   professeure des universités, Université Toulouse-Jean Jaurès

Le séminaire de cette année s'articule autour du territoire au sens large et du bâti religieux. Les vicissitudes géopolitiques qui ont affecté le Sud-ESt européen depuis l'époque moderne ont entraîné de considérables variations des lieux de culte : abandon, destruction et relocalisation dus aux conflits, interdictions et pratiques clandestines, renouveau et reconstructions, apparitions de lieux « alternatifs ». En contrepartie se sont aussi développées des dynamiques de partage des espaces et des logiques transfrontalières et transnationales, notamment dans le cas des pèlerinages sur le long terme mais également et surtout dans le contexte postcommuniste.

Selon les changements de régime de territorialité, le lieu change de souveraineté ou bien se trouve repositionné du centre vers la périphérie ou vice-versa. On transporte ainsi une église, un monastère, ainsi que les reliques des saints/monarques qui y sont vénérées. Ceci est particulièrement notable dans les exemples serbe et bulgare. Le langage associé au lieu traduit ces bouleversements et l'on parle de « nouvelle Jérusalem ».  Le pouvoir investit et transforme (travestit) les bâtiments, et en crée d'autres à son image. Il peut aussi avoir intérêt à maintenir une ou des pratiques minoritaires, voire à les encourager si elles lui garantissent le contrôle sur un territoire contesté. Le pèlerinage ou la dévotion à certains lieux contribue au discours national : les sépultures royales sont érigées en églises laïques, et il en est de même des mausolées des dirigeants communistes.

Le paysage rural et urbain nous permet de traiter de la visibilité du culte et des groupes qu'il rassemble. Dans les villes multiethniques et multiconfessionnelles, les édifices religieux contribuent à la définition identitaire et peuvent générer alternativement la cohabitation pacifique ou bien le conflit. Leur destruction par « les autres » produit des traces, des lieux « fantômes » qui continuent à vivre dans la mémoire (on pense ici aux synagogues en général et Thessalonique en particulier).

Lundi 17 février : Introduction. Jérusalem, le lieu par excellence et sa résonnance dans le Sud-Est européen.

Lundi 10 mars : Le palimpseste des lieux partagés ou superposés.

Lundi 24 mars : Destruction, reconstruction, nouveaux lieux.

Lundi 7 avril :  Le Mont Athos, lieu transnational.

Lundi 12 mai : Pèlerinages décentrés, transnationaux et multiconfessionnels.

Lundi 2 juin : Journée d'études. Les "petites Jérusalem" ou la translation du lieu saint et son appropriation locale. Repositionner le lieu saint du ‘centre’ à la ‘périphérie’ et vice versa : la Mecque, la Jérusalem ‘nationale’.

 

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

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Informations pratiques
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Direction de travaux des étudiants
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Réception des candidats
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Pré-requis
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