Attention, les informations que vous consultez actuellement ne sont pas celles de l'année universitaire en cours. Consulter l'année universitaire 2025-2026.
UE396 - Dialogues Afriques : les arts en Afrique et dans les diasporas
Lieu et planning
-
Fondation Lucien-Paye
Cité internationale universitaire, 45B bd Jourdan 75014 Paris
2nd semestre / mensuel, jeudi 18:00-20:00
du 23 janvier 2025 au 12 juin 2025- Jeudi 23 janvier 2025
- Jeudi 13 février 2025
- Jeudi 3 avril 2025
- Vendredi 11 avril 2025
- Jeudi 22 mai 2025
- Samedi 14 juin 2025
Description
Dernière modification : 4 juin 2025 13:00:24
- Type d'UE
- Séminaires de centre
- Centres
- Institut des mondes africains (IMAF)
- Disciplines
- Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Signes, formes, représentations
- Page web
- -
- Langues
- anglais français portugais
- Mots-clés
- Anthropologie culturelle Anthropologie politique Arts Cinéma Culture Danse Discrimination Esclavage Esthétique Histoire culturelle Histoire de l’art Musique Performance Politique Racismes et races Théâtre
- Aires culturelles
- Afrique Amériques Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Christine Douxami [référent·e] maîtresse de conférences, IRD - Université de Franche-Comté / Institut des mondes africains (IMAF)
- Julie Peghini maîtresse de conférences, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis
- Anne Doquet chargée de recherche, IRD / Institut des mondes africains (IMAF)
Protéiforme, le geste performé échappe à tout cadre. De cette liberté et du lien intime qu’il entretient avec un lieu, une histoire, un public naît une pratique qui sait avec force penser et infléchir le politique. C’est le cas en particulier dans les Afriques, où se déploient aujourd’hui des expérimentations d’une grande radicalité autour des formes, des significations et des possibles de la performance.
Le séminaire, dans la continuité des années précédentes, prendra comme point de départ le travail de chercheurs et d'artistes autour des questions liant l'art performatif et le politique. Nous inviterons pour chaque séance des artistes et des chercheurs, envisageant l'Art dans sa dimension engagée et ses possibles dédoublements au sein des sociétés concernés. La question des rapports entre diasporas européennes et américaines et leurs liens avec le continent africain, passera par l'étude de performances issues de ces différents univers. Cette année le séminaire cherchera également, au travers de différents arts, tant plastiques que musicaux et bien sûr performatifs, à élargir ses perspectives et ses liens entre l'art et le politique dans des sociétés, notamment sur le continent africain, où le fait d'être artiste implique pratiquement de façon implicite un engagement politique.
Jeudi 23 janvier 2025 : Alice Degorce et Aline Guerra
- Alice Degorce (chargée de recherches à l’IRD, IMAF) et Bassitey (artiste-musicien, rappeur-slameur), « Présentation du projet “Galope, wed moaaga n zoete” sur les cavaliers au Burkina Faso.»
Cette présentation va porter sur un nouveau projet sur les traditions des cavaliers au Burkina Faso, alliant recherche et création musicale. Partant du parcours d’un cavalier du Moogo Naaba (chef du royaume mossi de Ouagadougou), et de son récit de vie entre le Burkina Faso et la France, il interroge le patrimoine équestre, peu étudié, mais omniprésent dans le quotidien de la capitale burkinabè et dans les symboles nationaux. Il s’agira de présenter la mise en place de ce projet, en interrogeant la façon dont la recherche et la création artistique peuvent s’articuler autour de ce thème, et celle dont une transmission peut être pensée par leur intermédiaire.
- Aline Guerra (doctorante, Université Fédérale Fluminense et EHESS), « Pour qui vais-je chanter ? Que vais-je raconter ? Conflits et confluences entre art, religion et culture : la Congada dans le sud du Minas Gerais/Brésil »
« Si je vais au casino, à qui vais-je chanter ? Que vais-je raconter ? » C'est en faisant la vaisselle dans la cuisine d'Ângela Rodrigues que j'ai entendu la maîtresse s'indigner de l'utilisation - selon elle, utilitaire - de la Congada. Ângela est la coordinatrice du plus ancien groupe de Congada en activité dans la ville de Lambari, Minas Gerais, Brésil.
La Congada est une manifestation culturelle et religieuse présente dans différents États du Brésil, qui prend la forme de cortèges dont les participants chantent et dansent en l'honneur de saints catholiques et à la mémoire de leurs ancêtres. La dimension politique de la Congada - y compris le droit d'occuper l'espace public - est restée présente depuis la période coloniale jusqu'à aujourd'hui.
Désormais, les tensions sont nombreuses entre les groupes de la Congada, les pouvoirs publics et l'industrie des concerts. L'objectif de cette communication est de réfléchir aux conflits et aux confluences entre les perceptions qu'ont les acteurs de ce qui est traditionnel et moderne, commercial et religieux, artistique et folklorique, ainsi qu'aux voies possibles au-delà des dichotomies les plus évidentes.
Jeudi 13 février 2025 :
- Alice Aterianus (Université de Neuchâtel), « L’amour et les couples du sabar : malentendus, racialisation et intimités transactionnelles »
Depuis plusieurs décennies, des artistes et des passionnés de danses sénégalaises sabar se retrouvent autour de stages, de cours et de rencontres festives, dans des villes de France, de Suisse, ou d'autres pays d'Europe. Nourri par des mobilités touristiques, migratoires, et artistiques, ce réseau s'épanouit dans le sillage d'un plus ancien marché de danses africaines, et se confronte aux imaginaires qu'il véhicule sur l'Afrique et ses traditions.
En se basant sur un ouvrage récemment paru (Aterianus-Owanga, 2024), cette conférence explorera la manière dont ce monde artistique repose sur des rencontres éminemment genrées, des transactions intimes et des imaginaires sexualisés sur l’homme noir et la femme blanche. J'aborderai la manière dont la découverte de ces espaces de danse est souvent vécue en termes genrés, racialisés et parfois érotisés, avant d’explorer différents modèles de couples mixtes rencontrés dans ce milieu. Nous verrons comment ce monde des danses africaines apporte des éléments de discussion heuristique au champ de réflexion sur les intimités culturelles transnationales et les couples mixtes, en surajoutant la variable du capital artistique et culturel du Sud à l’entrelacement complexe des rapports sociaux de genre, de classe, de race et d’âge qui traversent ces conjugalités marquées par une importante hétérogamie.
La conférence s'accompagnera de la projection d'un moyen métrage documentaire (Aterianus-Owanga 2021) produit dans le cadre de la même recherche, qui permettra d'aborder ces questions du point de vue d'une danseuse sénégalaise évoluant dans ce réseau artistique.
Teaser du film : https://vimeo.com/1026885223
Alice Aterianus-Owanga est professeure assistante en anthropologie des pratiques et des productions culturelles dans les sociétés postcoloniales à l’institut d’ethnologie (Université de Neuchâtel). Depuis 2010, elle travaille sur la production et la circulation des musiques et des danses populaires sur, depuis et à l’intérieur du continent africain, par le biais d'ethnographies participantes qui incluent des collaborations par le biais de la réalisation de films.
Au cours de ses recherches au Gabon, dans la diaspora sénégalaise et en Afrique du Sud, elle a examiné la création interactionnelle et situationnelle des relations de pouvoir et des identifications articulant le genre, la race, la classe, l'ethnicité ou les identités postcoloniales, via le prisme des pratiques musicales et dansées. Elle a ainsi travaillé sur les rapports entre musiques, pouvoir et identités dans le Gabon contemporain, puis sur les circuits de danses sénégalaises entre l'Europe (France et Suisse) et le Sénégal, et enfin sur les danses afro-latines et la production des frontières de genre/race/classe au Cap en Afrique du Sud.
Jeudi 3 avril 2025 (NB : 17:00-19:00, salle 3.122, Bât. Recherche Sud, Campus Condorcet) : Cécile Van den Avenne (EHESS/IMAF), « Faire surgir des voix africaines des archives coloniales. Retour sur deux expériences de recherche-création »
Vendredi 11 avril 2025 : Table-ronde de 16 h 30 à 18 h (Fondation Lucien-Paye), « Recherches de provenance : trouver ensemble », avec Justine Soistier (IMAF), Vinciane Mobio (Places), Émilie Salaberry (Musée d'Angoulême), Saskia Cousin (Sophiapol), Didier Houénoudé (Univ. d'Abomey-Calavi). Cette table ronde organisée par l'équipe du séminaire Dialogues-Afriques s'inscrit dans le cadre des « Ateliers Retours et Restitutions » (11 et 12 avril, fondation Paye).
Jeudi 22 mai 2025 : Ibrahima Wane (professeur de lettres à l'UCAD ), , " Musique populaire et histoire politique au Sénégal". Ibrahima Wane était reçu à l'IMAF.
Samedi 14 juin 2025 : attention 16h Malick El Hadj Ndiaye (Conservateur du musée Théodore-Monod, Dakar, Sénégal) "Hervé Youmbi : La fiction historique des arts visuels". l aura lieu en collaboration avec l'école d'été Patrimoines immatériels afro-amérindiens en Amérique latine (PSF IMMAFRO/ IRD) au Centre National du Folklore et de la culture populaire (Rio de Janeiro). Séance hybride.
Cette communication évalue les enjeux épistémiques du travail de Hervé Youmbi dont la pratique est une revisite des patrimoines historiques en Afrique. Hervé Youmbi est considéré comme un alchimiste dans son rapport avec les patrimoines historiques contenus dans les collections muséales. Sa démarche consistant à produire de nouvelles œuvres à partir d’objets des collections, actualise la lecture de ces dernières et amplifient l’écho des patrimoines, multipliant ainsi les récits qu’ils portent. Pour comprendre le contexte stratégique d’une telle démarche, je partirais d’abord du programme de résidence Création/Patrimoine du musée Théodore Monod d’art africain de l’IFAN et des défis rencontrés par les musées dont les collections sont fortement marquées par une histoire coloniale. Ensuite, il s’agira d’analyser les enjeux scientifiques qu’implique l’accueil des artistes contemporains dans le travail curatorial et/ou de médiation avec les patrimoines historiques des collections muséales.
Biographie
El Hadji Malick NDIAYE est docteur en Histoire de l’art de l’Université Rennes II et un professionnel des musées, diplômé de l’Institut National du Patrimoine (Paris). Il a été boursier de l’Institut National d’Histoire de l’Art de Paris, postdoctorant du Laboratoire d’excellence Création, Arts et Patrimoines (Labex CAP) et du Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (EHESS/CNRS). Il est actuellement chercheur à l’IFAN/Ch. A. Diop dont il est chef du Département des musées et Conservateur du Musée Théodore Monod d’art africain. Directeur artistique de la 14ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (2022), il est commissaire et co-commissaire de plusieurs expositions dont Picasso à Dakar, 1972-2022 (Musée des Civilisations Noires, 2022), Pays Bassari (Musée Dauphinois, 2024) et Rois et reines d’Afrique. Formes et figures du pouvoir (Louvre Abu Dhabi, 2025) entre autres. Pensionnaire de la Villa Albertine en 2023, il enseigne l’Histoire des arts, des musées et du patrimoine culturel. Ses publications portent sur l’art moderne/contemporain et l’histoire globale, les politiques culturelles et les institutions muséales africaines.
Master
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
Renseignements
- Contacts additionnels
- julie.peghini@gmail.com , anne.doquet@ird.fr
- Informations pratiques
Le séminaire aura lieu à la Fondation Lucien-Paye, Cité internationale universitaire, 45 B bd Jourdan 75014 Paris
Le séminaire comprendra 6 séances de 2 h de 18 h à 20 h, certains jeudi à partir du 2nd semestre.
Dates:
Jeudi 23 janvier 2025
Jeudi 13 février 2025
Jeudi 03 mars 2025
Jeudi 10 avril 2025
Jeudi 22 mai 2025
Jeudi 12 juin 2025
- Direction de travaux des étudiants
La direction de travaux d''étudiants de fait sur rendez-vous uniquement auprès des 3 intervenantes.
- Réception des candidats
Auprès de Christine Douxami à partir d'octobre 2023, contact par courriel : chrisluabela@yahoo.fr
- Pré-requis
Démontrer un intérêt pour les questions artistiques et politiques, notamment en Afrique et dans ses diasporas. Le séminaire est ouvert aux auditeurs libres. Pour valider le séminaire l'étudiant doit être inscrit en master ou doctorat à l'EHESS ou dans d'autres universités.
Dernière modification : 4 juin 2025 13:00:24
- Type d'UE
- Séminaires de centre
- Centres
- Institut des mondes africains (IMAF)
- Disciplines
- Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Signes, formes, représentations
- Page web
- -
- Langues
- anglais français portugais
- Mots-clés
- Anthropologie culturelle Anthropologie politique Arts Cinéma Culture Danse Discrimination Esclavage Esthétique Histoire culturelle Histoire de l’art Musique Performance Politique Racismes et races Théâtre
- Aires culturelles
- Afrique Amériques Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Christine Douxami [référent·e] maîtresse de conférences, IRD - Université de Franche-Comté / Institut des mondes africains (IMAF)
- Julie Peghini maîtresse de conférences, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis
- Anne Doquet chargée de recherche, IRD / Institut des mondes africains (IMAF)
Protéiforme, le geste performé échappe à tout cadre. De cette liberté et du lien intime qu’il entretient avec un lieu, une histoire, un public naît une pratique qui sait avec force penser et infléchir le politique. C’est le cas en particulier dans les Afriques, où se déploient aujourd’hui des expérimentations d’une grande radicalité autour des formes, des significations et des possibles de la performance.
Le séminaire, dans la continuité des années précédentes, prendra comme point de départ le travail de chercheurs et d'artistes autour des questions liant l'art performatif et le politique. Nous inviterons pour chaque séance des artistes et des chercheurs, envisageant l'Art dans sa dimension engagée et ses possibles dédoublements au sein des sociétés concernés. La question des rapports entre diasporas européennes et américaines et leurs liens avec le continent africain, passera par l'étude de performances issues de ces différents univers. Cette année le séminaire cherchera également, au travers de différents arts, tant plastiques que musicaux et bien sûr performatifs, à élargir ses perspectives et ses liens entre l'art et le politique dans des sociétés, notamment sur le continent africain, où le fait d'être artiste implique pratiquement de façon implicite un engagement politique.
Jeudi 23 janvier 2025 : Alice Degorce et Aline Guerra
- Alice Degorce (chargée de recherches à l’IRD, IMAF) et Bassitey (artiste-musicien, rappeur-slameur), « Présentation du projet “Galope, wed moaaga n zoete” sur les cavaliers au Burkina Faso.»
Cette présentation va porter sur un nouveau projet sur les traditions des cavaliers au Burkina Faso, alliant recherche et création musicale. Partant du parcours d’un cavalier du Moogo Naaba (chef du royaume mossi de Ouagadougou), et de son récit de vie entre le Burkina Faso et la France, il interroge le patrimoine équestre, peu étudié, mais omniprésent dans le quotidien de la capitale burkinabè et dans les symboles nationaux. Il s’agira de présenter la mise en place de ce projet, en interrogeant la façon dont la recherche et la création artistique peuvent s’articuler autour de ce thème, et celle dont une transmission peut être pensée par leur intermédiaire.
- Aline Guerra (doctorante, Université Fédérale Fluminense et EHESS), « Pour qui vais-je chanter ? Que vais-je raconter ? Conflits et confluences entre art, religion et culture : la Congada dans le sud du Minas Gerais/Brésil »
« Si je vais au casino, à qui vais-je chanter ? Que vais-je raconter ? » C'est en faisant la vaisselle dans la cuisine d'Ângela Rodrigues que j'ai entendu la maîtresse s'indigner de l'utilisation - selon elle, utilitaire - de la Congada. Ângela est la coordinatrice du plus ancien groupe de Congada en activité dans la ville de Lambari, Minas Gerais, Brésil.
La Congada est une manifestation culturelle et religieuse présente dans différents États du Brésil, qui prend la forme de cortèges dont les participants chantent et dansent en l'honneur de saints catholiques et à la mémoire de leurs ancêtres. La dimension politique de la Congada - y compris le droit d'occuper l'espace public - est restée présente depuis la période coloniale jusqu'à aujourd'hui.
Désormais, les tensions sont nombreuses entre les groupes de la Congada, les pouvoirs publics et l'industrie des concerts. L'objectif de cette communication est de réfléchir aux conflits et aux confluences entre les perceptions qu'ont les acteurs de ce qui est traditionnel et moderne, commercial et religieux, artistique et folklorique, ainsi qu'aux voies possibles au-delà des dichotomies les plus évidentes.
Jeudi 13 février 2025 :
- Alice Aterianus (Université de Neuchâtel), « L’amour et les couples du sabar : malentendus, racialisation et intimités transactionnelles »
Depuis plusieurs décennies, des artistes et des passionnés de danses sénégalaises sabar se retrouvent autour de stages, de cours et de rencontres festives, dans des villes de France, de Suisse, ou d'autres pays d'Europe. Nourri par des mobilités touristiques, migratoires, et artistiques, ce réseau s'épanouit dans le sillage d'un plus ancien marché de danses africaines, et se confronte aux imaginaires qu'il véhicule sur l'Afrique et ses traditions.
En se basant sur un ouvrage récemment paru (Aterianus-Owanga, 2024), cette conférence explorera la manière dont ce monde artistique repose sur des rencontres éminemment genrées, des transactions intimes et des imaginaires sexualisés sur l’homme noir et la femme blanche. J'aborderai la manière dont la découverte de ces espaces de danse est souvent vécue en termes genrés, racialisés et parfois érotisés, avant d’explorer différents modèles de couples mixtes rencontrés dans ce milieu. Nous verrons comment ce monde des danses africaines apporte des éléments de discussion heuristique au champ de réflexion sur les intimités culturelles transnationales et les couples mixtes, en surajoutant la variable du capital artistique et culturel du Sud à l’entrelacement complexe des rapports sociaux de genre, de classe, de race et d’âge qui traversent ces conjugalités marquées par une importante hétérogamie.
La conférence s'accompagnera de la projection d'un moyen métrage documentaire (Aterianus-Owanga 2021) produit dans le cadre de la même recherche, qui permettra d'aborder ces questions du point de vue d'une danseuse sénégalaise évoluant dans ce réseau artistique.
Teaser du film : https://vimeo.com/1026885223
Alice Aterianus-Owanga est professeure assistante en anthropologie des pratiques et des productions culturelles dans les sociétés postcoloniales à l’institut d’ethnologie (Université de Neuchâtel). Depuis 2010, elle travaille sur la production et la circulation des musiques et des danses populaires sur, depuis et à l’intérieur du continent africain, par le biais d'ethnographies participantes qui incluent des collaborations par le biais de la réalisation de films.
Au cours de ses recherches au Gabon, dans la diaspora sénégalaise et en Afrique du Sud, elle a examiné la création interactionnelle et situationnelle des relations de pouvoir et des identifications articulant le genre, la race, la classe, l'ethnicité ou les identités postcoloniales, via le prisme des pratiques musicales et dansées. Elle a ainsi travaillé sur les rapports entre musiques, pouvoir et identités dans le Gabon contemporain, puis sur les circuits de danses sénégalaises entre l'Europe (France et Suisse) et le Sénégal, et enfin sur les danses afro-latines et la production des frontières de genre/race/classe au Cap en Afrique du Sud.
Jeudi 3 avril 2025 (NB : 17:00-19:00, salle 3.122, Bât. Recherche Sud, Campus Condorcet) : Cécile Van den Avenne (EHESS/IMAF), « Faire surgir des voix africaines des archives coloniales. Retour sur deux expériences de recherche-création »
Vendredi 11 avril 2025 : Table-ronde de 16 h 30 à 18 h (Fondation Lucien-Paye), « Recherches de provenance : trouver ensemble », avec Justine Soistier (IMAF), Vinciane Mobio (Places), Émilie Salaberry (Musée d'Angoulême), Saskia Cousin (Sophiapol), Didier Houénoudé (Univ. d'Abomey-Calavi). Cette table ronde organisée par l'équipe du séminaire Dialogues-Afriques s'inscrit dans le cadre des « Ateliers Retours et Restitutions » (11 et 12 avril, fondation Paye).
Jeudi 22 mai 2025 : Ibrahima Wane (professeur de lettres à l'UCAD ), , " Musique populaire et histoire politique au Sénégal". Ibrahima Wane était reçu à l'IMAF.
Samedi 14 juin 2025 : attention 16h Malick El Hadj Ndiaye (Conservateur du musée Théodore-Monod, Dakar, Sénégal) "Hervé Youmbi : La fiction historique des arts visuels". l aura lieu en collaboration avec l'école d'été Patrimoines immatériels afro-amérindiens en Amérique latine (PSF IMMAFRO/ IRD) au Centre National du Folklore et de la culture populaire (Rio de Janeiro). Séance hybride.
Cette communication évalue les enjeux épistémiques du travail de Hervé Youmbi dont la pratique est une revisite des patrimoines historiques en Afrique. Hervé Youmbi est considéré comme un alchimiste dans son rapport avec les patrimoines historiques contenus dans les collections muséales. Sa démarche consistant à produire de nouvelles œuvres à partir d’objets des collections, actualise la lecture de ces dernières et amplifient l’écho des patrimoines, multipliant ainsi les récits qu’ils portent. Pour comprendre le contexte stratégique d’une telle démarche, je partirais d’abord du programme de résidence Création/Patrimoine du musée Théodore Monod d’art africain de l’IFAN et des défis rencontrés par les musées dont les collections sont fortement marquées par une histoire coloniale. Ensuite, il s’agira d’analyser les enjeux scientifiques qu’implique l’accueil des artistes contemporains dans le travail curatorial et/ou de médiation avec les patrimoines historiques des collections muséales.
Biographie
El Hadji Malick NDIAYE est docteur en Histoire de l’art de l’Université Rennes II et un professionnel des musées, diplômé de l’Institut National du Patrimoine (Paris). Il a été boursier de l’Institut National d’Histoire de l’Art de Paris, postdoctorant du Laboratoire d’excellence Création, Arts et Patrimoines (Labex CAP) et du Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (EHESS/CNRS). Il est actuellement chercheur à l’IFAN/Ch. A. Diop dont il est chef du Département des musées et Conservateur du Musée Théodore Monod d’art africain. Directeur artistique de la 14ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (2022), il est commissaire et co-commissaire de plusieurs expositions dont Picasso à Dakar, 1972-2022 (Musée des Civilisations Noires, 2022), Pays Bassari (Musée Dauphinois, 2024) et Rois et reines d’Afrique. Formes et figures du pouvoir (Louvre Abu Dhabi, 2025) entre autres. Pensionnaire de la Villa Albertine en 2023, il enseigne l’Histoire des arts, des musées et du patrimoine culturel. Ses publications portent sur l’art moderne/contemporain et l’histoire globale, les politiques culturelles et les institutions muséales africaines.
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
- Contacts additionnels
- julie.peghini@gmail.com , anne.doquet@ird.fr
- Informations pratiques
Le séminaire aura lieu à la Fondation Lucien-Paye, Cité internationale universitaire, 45 B bd Jourdan 75014 Paris
Le séminaire comprendra 6 séances de 2 h de 18 h à 20 h, certains jeudi à partir du 2nd semestre.
Dates:
Jeudi 23 janvier 2025
Jeudi 13 février 2025
Jeudi 03 mars 2025
Jeudi 10 avril 2025
Jeudi 22 mai 2025
Jeudi 12 juin 2025
- Direction de travaux des étudiants
La direction de travaux d''étudiants de fait sur rendez-vous uniquement auprès des 3 intervenantes.
- Réception des candidats
Auprès de Christine Douxami à partir d'octobre 2023, contact par courriel : chrisluabela@yahoo.fr
- Pré-requis
Démontrer un intérêt pour les questions artistiques et politiques, notamment en Afrique et dans ses diasporas. Le séminaire est ouvert aux auditeurs libres. Pour valider le séminaire l'étudiant doit être inscrit en master ou doctorat à l'EHESS ou dans d'autres universités.
-
Fondation Lucien-Paye
Cité internationale universitaire, 45B bd Jourdan 75014 Paris
2nd semestre / mensuel, jeudi 18:00-20:00
du 23 janvier 2025 au 12 juin 2025- Jeudi 23 janvier 2025
- Jeudi 13 février 2025
- Jeudi 3 avril 2025
- Vendredi 11 avril 2025
- Jeudi 22 mai 2025
- Samedi 14 juin 2025