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UE188 - La rencontre en sciences sociales


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 2 mai 2024 16:59

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Centre Maurice-Halbwachs (CMH)
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Affects Démographie Émotions Enquêtes Interactions Méthodes et techniques des sciences sociales Sociologie
Aires culturelles
Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s

L’idée qui fonde ce séminaire est double : nourrir une réflexion épistémologique et méthodologique ; proposer des perspectives de recherches thématiques particulières. La notion de rencontre en constitue le point nodal.

Le terme de rencontre peut être défini de manières sensiblement différentes par le sens commun, par les philosophes ou les scientifiques, en fonction des époques, des contextes ou des auteurs. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les pages du Littré, du Robert… ou celles de Wikipédia. Pour être brefs, nous retenons a priori des éléments de définition qui, du point de vue des sciences sociales, nous semblent essentiels : la rencontre met en relation, à un moment précis et pour une durée déterminée, en un lieu  – de manière directe ou de manière virtuelle à travers des modes de communications tels que le téléphone ou l’ordinateur – plusieurs personnes aux caractéristiques sociales plus ou moins distinctes (issues de trajectoires sociales et/géographiques plus ou moins différentes, occupant des positions sociales et porteuses de dispositions sociales plus ou moins différentes, etc.). La rencontre peut être « fortuite », tout comme elle peut avoir été espérée, attendue ou planifiée (« rendez-vous », « sommet », « meeting », « match »…). Le plus souvent, elle nécessite un déplacement géographique et social en direction d’une ou de plusieurs personnes, d’un lieu ou d’un « point » de rencontre, même si cela reste de façon médiatisée ou virtuelle (« aller à la rencontre de », « se rendre à », « entrer en contact avec »…). Ce qu’il est important de souligner, c’est le fait que de ce déplacement, de cette mise en contact, de ces échanges, de cette activité collective, naissent des constructions sociales, des façons d’agir, de percevoir et/ou de penser, des émotions dont aucun des membres n’était porteur initialement de façon exclusive et entière. Les constructions sociales liées à la rencontre marquent plus ou moins profondément et plus ou moins durablement les protagonistes, en fonction de facteurs qu’il s’agit de cerner. Dans certains cas, on peut supposer qu’une rencontre est susceptible d’affecter une position, une trajectoire, un ensemble de dispositions sociales, une destinée. C’est sur ces différents points que nous souhaitons mettre l’accent dans notre approche du phénomène de la rencontre, en les examinant sous des angles variés.

Cette deuxième année de séminaire vise à poursuivre la réflexion entamée au fil de la première, à partir des questions suivantes :

Comment et entre qui se nouent et se déroulent les rencontres ? Quelles sont les différentes formes de constructions sociales qui en résultent ? Comment prendre en compte l’importance des lieux, du cadre, des circonstances, des modes de communication d’une rencontre ? En quoi et avec quelle profondeur les rencontres affectent-elles les protagonistes dans leur histoire, leurs trajectoires, leurs positions, leurs dispositions, parfois leur survie ? Pourquoi certaines rencontres sont-elles plus marquantes que d’autres ? Pourquoi une même rencontre est-elle susceptible de marquer davantage certains de ses protagonistes ? Quelles parts respectives la contingence et les déterminismes occupent-elles dans le phénomène de la rencontre ? Pourrait-on interpréter l’isolement ou la solitude comme une succession de non-rencontres ? La rencontre se présente ainsi à la fois comme une notion à interroger et comme un phénomène social fondamental.

L’activité en sciences sociales repose sur la rencontre. Le souligner, c’est rappeler la part de contingence qu’elle véhicule, même sous ses formes les plus  sourcilleuses méthodologiquement. Le souligner permet de (ré)examiner les techniques de la recherche, de (ré)interroger ses pratiques – problématisation, construction de l’objet, recueil et interprétation de données, échanges entre pairs, diffusion ou valorisation de résultats…

Les horizons du séminaire sont également thématiques. Rencontres amoureuses, amicales, associatives, sportives, professionnelles, politiques, administratives, médico-sociales, rencontres liées à des mobilités spatiales et/ou sociales. La variété des configurations et des expériences semble infinie. Mais il n’est sans doute pas vain de chercher à décrire, à esquisser des typologies, à comprendre. De nombreux champs de recherche peuvent être abordés de la sorte. Nous en aborderons quelques-uns au fil des séances, en nous appuyant sur les interventions de chercheurs en sciences sociales, sur des échanges interdisciplinaires, sur les apports de praticiens ou d’acteurs de la vie sociale.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Contact : jean-vincent.pfirsch@wanadoo.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 2 mai 2024 16:59

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Centres
Centre Maurice-Halbwachs (CMH)
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
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Mots-clés
Affects Démographie Émotions Enquêtes Interactions Méthodes et techniques des sciences sociales Sociologie
Aires culturelles
Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s

L’idée qui fonde ce séminaire est double : nourrir une réflexion épistémologique et méthodologique ; proposer des perspectives de recherches thématiques particulières. La notion de rencontre en constitue le point nodal.

Le terme de rencontre peut être défini de manières sensiblement différentes par le sens commun, par les philosophes ou les scientifiques, en fonction des époques, des contextes ou des auteurs. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les pages du Littré, du Robert… ou celles de Wikipédia. Pour être brefs, nous retenons a priori des éléments de définition qui, du point de vue des sciences sociales, nous semblent essentiels : la rencontre met en relation, à un moment précis et pour une durée déterminée, en un lieu  – de manière directe ou de manière virtuelle à travers des modes de communications tels que le téléphone ou l’ordinateur – plusieurs personnes aux caractéristiques sociales plus ou moins distinctes (issues de trajectoires sociales et/géographiques plus ou moins différentes, occupant des positions sociales et porteuses de dispositions sociales plus ou moins différentes, etc.). La rencontre peut être « fortuite », tout comme elle peut avoir été espérée, attendue ou planifiée (« rendez-vous », « sommet », « meeting », « match »…). Le plus souvent, elle nécessite un déplacement géographique et social en direction d’une ou de plusieurs personnes, d’un lieu ou d’un « point » de rencontre, même si cela reste de façon médiatisée ou virtuelle (« aller à la rencontre de », « se rendre à », « entrer en contact avec »…). Ce qu’il est important de souligner, c’est le fait que de ce déplacement, de cette mise en contact, de ces échanges, de cette activité collective, naissent des constructions sociales, des façons d’agir, de percevoir et/ou de penser, des émotions dont aucun des membres n’était porteur initialement de façon exclusive et entière. Les constructions sociales liées à la rencontre marquent plus ou moins profondément et plus ou moins durablement les protagonistes, en fonction de facteurs qu’il s’agit de cerner. Dans certains cas, on peut supposer qu’une rencontre est susceptible d’affecter une position, une trajectoire, un ensemble de dispositions sociales, une destinée. C’est sur ces différents points que nous souhaitons mettre l’accent dans notre approche du phénomène de la rencontre, en les examinant sous des angles variés.

Cette deuxième année de séminaire vise à poursuivre la réflexion entamée au fil de la première, à partir des questions suivantes :

Comment et entre qui se nouent et se déroulent les rencontres ? Quelles sont les différentes formes de constructions sociales qui en résultent ? Comment prendre en compte l’importance des lieux, du cadre, des circonstances, des modes de communication d’une rencontre ? En quoi et avec quelle profondeur les rencontres affectent-elles les protagonistes dans leur histoire, leurs trajectoires, leurs positions, leurs dispositions, parfois leur survie ? Pourquoi certaines rencontres sont-elles plus marquantes que d’autres ? Pourquoi une même rencontre est-elle susceptible de marquer davantage certains de ses protagonistes ? Quelles parts respectives la contingence et les déterminismes occupent-elles dans le phénomène de la rencontre ? Pourrait-on interpréter l’isolement ou la solitude comme une succession de non-rencontres ? La rencontre se présente ainsi à la fois comme une notion à interroger et comme un phénomène social fondamental.

L’activité en sciences sociales repose sur la rencontre. Le souligner, c’est rappeler la part de contingence qu’elle véhicule, même sous ses formes les plus  sourcilleuses méthodologiquement. Le souligner permet de (ré)examiner les techniques de la recherche, de (ré)interroger ses pratiques – problématisation, construction de l’objet, recueil et interprétation de données, échanges entre pairs, diffusion ou valorisation de résultats…

Les horizons du séminaire sont également thématiques. Rencontres amoureuses, amicales, associatives, sportives, professionnelles, politiques, administratives, médico-sociales, rencontres liées à des mobilités spatiales et/ou sociales. La variété des configurations et des expériences semble infinie. Mais il n’est sans doute pas vain de chercher à décrire, à esquisser des typologies, à comprendre. De nombreux champs de recherche peuvent être abordés de la sorte. Nous en aborderons quelques-uns au fil des séances, en nous appuyant sur les interventions de chercheurs en sciences sociales, sur des échanges interdisciplinaires, sur les apports de praticiens ou d’acteurs de la vie sociale.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Contact : jean-vincent.pfirsch@wanadoo.fr

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-
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-
Pré-requis
-

Planning en cours de validation.