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UE921 - Anthropologies critiques et religions : du marxisme aux études postcoloniales


Lieu et planning


  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-B
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / bimensuel (2e/4e), mercredi 12:30-14:30
    du 12 octobre 2022 au 12 avril 2023
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 21 mai 2022 17:12

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie Diaspora Fait religieux Laïcité Post-coloniales (études) Religieux (sciences sociales du)
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Sébastien Tank-Storper [référent·e]   chargé de recherche, CNRS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Emir Mahieddin   chargé de recherche, CNRS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)

Ce séminaire propose une double réflexion sur la place de la question religieuse dans les différentes approches critiques de la modernité et sur la manière dont ces approches critiques permettent de nourrir la réflexion anthropologique sur les phénomènes qualifiés de « religieux ».

Les phénomènes religieux occupent en effet une place particulière dans les approches critiques du monde social, telles qu’elles ont notamment été formulées par les courants marxistes, l’école de Francfort ou encore par la critique postcoloniale. Qu’elles y aient vu une expression populaire de la critique de l’ordre dominant ou, à l’inverse, une manifestation de l’ordre dominant qu’il fallait soumettre à la critique, toutes ont placé le fait religieux au centre de leurs réflexions sur les conséquences culturelles de la modernité capitaliste et/ou du colonialisme. 

Penser ensemble ces différents corpus ne va cependant pas forcément de soi. La conception du progrès et de l’émancipation humaine portée par les marxistes ou l’École de Francfort pourrait en effet être perçue comme profondément eurocentrée, tandis que les études postcoloniales travaillent précisément à désoccidentaliser les catégories des sciences sociales, questionnant notamment l’idée selon laquelle toute critique serait nécessairement séculière, dans la suite d’un certain héritage des Lumières. 

Pour autant, ces différentes approches théoriques ne vont pas sans partager certaines thématiques comme certains gestes critiques. Des auteurs d’inspiration marxiste, comme Georg Lukács, Walter Benjamin ou encore Antonio Gramsci ont inspiré des plumes associées à la mouvance postcoloniale, comme Edward Saïd ou Dipesh Chakrabarty, qui n’ont pas manqué à leur tour d’influencer l’anthropologie. Leurs œuvres et leurs apports feront l’objet de discussions dans le cadre de ce séminaire. Nous nous intéresserons également aux traditions d’anthropologie du religieux d’inspiration marxiste, qui voyaient dans les messianismes de leur temps des formes de « reprise d’initiative » des opprimés ou des subalternes, ou encore des critiques religieuses de la modernité. Nous nous intéresserons à des auteurs tels que Ernesto de Martino, Vittorio Lanternari, George Balandier ou Wilhelm Mühlmann, qui ont pu préfigurer, chacun à leur manière, certains aspects des approches postcoloniales.

Tout en l’élargissant à d’autres corpus théoriques, nous poursuivons donc les questionnements qui avaient animé notre séminaire « Anthropologies critiques et religions : de l’École de Francfort aux études postcoloniales ». C’est à l’examen des convergences et des divergences de ces approches critiques autour de la qualification des phénomènes religieux et de la catégorie de « religion » elle-même que nous proposons de consacrer ce séminaire. Nous discuterons ainsi des potentialités heuristiques de ce rapprochement et de la manière dont ces courants intellectuels irriguent l’anthropologie du religieux contemporain, en privilégiant leur confrontation à des matériaux ethnographiques. Sur le plan empirique, nous nous intéresserons particulièrement – mais pas seulement – aux entreprises de révolte sur fond religieux (guerre des paysans, théologies de libération, messianismes révolutionnaires, prophétismes millénaristes, etc.).

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

emir.mahieddin@ehess.fr

sebastien.tank@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 21 mai 2022 17:12

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie Diaspora Fait religieux Laïcité Post-coloniales (études) Religieux (sciences sociales du)
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Sébastien Tank-Storper [référent·e]   chargé de recherche, CNRS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Emir Mahieddin   chargé de recherche, CNRS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)

Ce séminaire propose une double réflexion sur la place de la question religieuse dans les différentes approches critiques de la modernité et sur la manière dont ces approches critiques permettent de nourrir la réflexion anthropologique sur les phénomènes qualifiés de « religieux ».

Les phénomènes religieux occupent en effet une place particulière dans les approches critiques du monde social, telles qu’elles ont notamment été formulées par les courants marxistes, l’école de Francfort ou encore par la critique postcoloniale. Qu’elles y aient vu une expression populaire de la critique de l’ordre dominant ou, à l’inverse, une manifestation de l’ordre dominant qu’il fallait soumettre à la critique, toutes ont placé le fait religieux au centre de leurs réflexions sur les conséquences culturelles de la modernité capitaliste et/ou du colonialisme. 

Penser ensemble ces différents corpus ne va cependant pas forcément de soi. La conception du progrès et de l’émancipation humaine portée par les marxistes ou l’École de Francfort pourrait en effet être perçue comme profondément eurocentrée, tandis que les études postcoloniales travaillent précisément à désoccidentaliser les catégories des sciences sociales, questionnant notamment l’idée selon laquelle toute critique serait nécessairement séculière, dans la suite d’un certain héritage des Lumières. 

Pour autant, ces différentes approches théoriques ne vont pas sans partager certaines thématiques comme certains gestes critiques. Des auteurs d’inspiration marxiste, comme Georg Lukács, Walter Benjamin ou encore Antonio Gramsci ont inspiré des plumes associées à la mouvance postcoloniale, comme Edward Saïd ou Dipesh Chakrabarty, qui n’ont pas manqué à leur tour d’influencer l’anthropologie. Leurs œuvres et leurs apports feront l’objet de discussions dans le cadre de ce séminaire. Nous nous intéresserons également aux traditions d’anthropologie du religieux d’inspiration marxiste, qui voyaient dans les messianismes de leur temps des formes de « reprise d’initiative » des opprimés ou des subalternes, ou encore des critiques religieuses de la modernité. Nous nous intéresserons à des auteurs tels que Ernesto de Martino, Vittorio Lanternari, George Balandier ou Wilhelm Mühlmann, qui ont pu préfigurer, chacun à leur manière, certains aspects des approches postcoloniales.

Tout en l’élargissant à d’autres corpus théoriques, nous poursuivons donc les questionnements qui avaient animé notre séminaire « Anthropologies critiques et religions : de l’École de Francfort aux études postcoloniales ». C’est à l’examen des convergences et des divergences de ces approches critiques autour de la qualification des phénomènes religieux et de la catégorie de « religion » elle-même que nous proposons de consacrer ce séminaire. Nous discuterons ainsi des potentialités heuristiques de ce rapprochement et de la manière dont ces courants intellectuels irriguent l’anthropologie du religieux contemporain, en privilégiant leur confrontation à des matériaux ethnographiques. Sur le plan empirique, nous nous intéresserons particulièrement – mais pas seulement – aux entreprises de révolte sur fond religieux (guerre des paysans, théologies de libération, messianismes révolutionnaires, prophétismes millénaristes, etc.).

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

emir.mahieddin@ehess.fr

sebastien.tank@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-B
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / bimensuel (2e/4e), mercredi 12:30-14:30
    du 12 octobre 2022 au 12 avril 2023
    Nombre de séances : 12