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UE850 - Introduire le pacifisme constitutionnel


Lieu et planning


  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-B
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, lundi 15:30-17:30
    du 6 mars 2023 au 26 juin 2023
    Nombre de séances : 10


Description


Dernière modification : 21 mai 2022 08:41

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Droit et société, Philosophie et épistémologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Droit, normes et société Philosophie analytique Philosophie politique
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe Japon
Intervenant·e·s
  • Otto Pfersmann [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)

La fin de la deuxième guerre mondiale amène plusieurs pays à affirmer des positions favorables à la paix et plus encore à un régime international susceptible de la garantir sur le long terme et ils le font avec les moyens de leur droit interne. Parfois pourtant, de telles positions ne paraissent pas toujours entièrement libres ou spontanées et semblent au moins en partie dictées par une volonté de réinsertion dans la communauté internationale et surtout dans celle des vainqueurs.

En même temps et pour être crédibles, il s’agissait de démontrer une vision fiable et durable. Mais en vue de prouver une telle volonté, il fallait qu’elle se montre également comme entièrement autonome et en accord avec des conceptions plus profondément ancrées dans la conscience collective.

L’intégration de l’engagement pour la paix dans la constitution interne est une nouveauté dans le paysage juridique et politique de l’après-guerre. Certaines constitutions établies après la première guerre mondiale avaient incorporé les règles du droit international dans le droit national comme gage d’une attitude conforme aux attentes de la communauté internationale.

L’engagement spécifique et interne pour la paix constitue une nouvelle étape. Il ne s’agit plus simplement de traités internationaux comme le pacte Brian-Kellog de 1928, mais d’actes internes ayant une signification internationale. On pense souvent à la manière dont les constitutions d’après-guerre s’enrichissent de droits fondamentaux et d’instruments de justice constitutionnelle marquant un évident désir de normalisation et de moralisation pacifique.

Au moins cinq pays ayant subi la guerre et des expériences dictatoriales et agressives vont faire un pas de plus, parfois en plusieurs étapes et marquer un engagement spécifique et spécifiquement interne pour la paix : le Japon, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche.

Mais les contextes changent et le sens et le statut de ces engagements ne cesse de poser de délicats problèmes souvent irrésolus. Le présent séminaire invite à une analyse et à une discussion de ces développements que les événements récents font apparaître sous un nouveau jour.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Systèmes juridiques et droits de l'homme - Théorie et analyse du droit – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 4 ECTS
    MCC – Mini-mémoire

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Coordonnées du référent principal:
otto.pfersmann@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

Les étudiants sont reçus après les séminaires ou sur rendez-vous convenu avec le référent. Les sujet de mini-mémoires sont décidés d'un commun accord entre le référent principal et l'étudiante ou l'étudiant.

Réception des candidats

Les étudiants sont reçus après les séminaires ou sur rendez-vous convenu avec le référent.

Pré-requis

Il n'y a pas de pré-requis spécifiques, mais des connaissances en droit, en philosophie politique et du langage sont bienvenues.

Dernière modification : 21 mai 2022 08:41

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Droit et société, Philosophie et épistémologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Droit, normes et société Philosophie analytique Philosophie politique
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe Japon
Intervenant·e·s
  • Otto Pfersmann [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)

La fin de la deuxième guerre mondiale amène plusieurs pays à affirmer des positions favorables à la paix et plus encore à un régime international susceptible de la garantir sur le long terme et ils le font avec les moyens de leur droit interne. Parfois pourtant, de telles positions ne paraissent pas toujours entièrement libres ou spontanées et semblent au moins en partie dictées par une volonté de réinsertion dans la communauté internationale et surtout dans celle des vainqueurs.

En même temps et pour être crédibles, il s’agissait de démontrer une vision fiable et durable. Mais en vue de prouver une telle volonté, il fallait qu’elle se montre également comme entièrement autonome et en accord avec des conceptions plus profondément ancrées dans la conscience collective.

L’intégration de l’engagement pour la paix dans la constitution interne est une nouveauté dans le paysage juridique et politique de l’après-guerre. Certaines constitutions établies après la première guerre mondiale avaient incorporé les règles du droit international dans le droit national comme gage d’une attitude conforme aux attentes de la communauté internationale.

L’engagement spécifique et interne pour la paix constitue une nouvelle étape. Il ne s’agit plus simplement de traités internationaux comme le pacte Brian-Kellog de 1928, mais d’actes internes ayant une signification internationale. On pense souvent à la manière dont les constitutions d’après-guerre s’enrichissent de droits fondamentaux et d’instruments de justice constitutionnelle marquant un évident désir de normalisation et de moralisation pacifique.

Au moins cinq pays ayant subi la guerre et des expériences dictatoriales et agressives vont faire un pas de plus, parfois en plusieurs étapes et marquer un engagement spécifique et spécifiquement interne pour la paix : le Japon, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche.

Mais les contextes changent et le sens et le statut de ces engagements ne cesse de poser de délicats problèmes souvent irrésolus. Le présent séminaire invite à une analyse et à une discussion de ces développements que les événements récents font apparaître sous un nouveau jour.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Systèmes juridiques et droits de l'homme - Théorie et analyse du droit – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 4 ECTS
    MCC – Mini-mémoire
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Coordonnées du référent principal:
otto.pfersmann@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

Les étudiants sont reçus après les séminaires ou sur rendez-vous convenu avec le référent. Les sujet de mini-mémoires sont décidés d'un commun accord entre le référent principal et l'étudiante ou l'étudiant.

Réception des candidats

Les étudiants sont reçus après les séminaires ou sur rendez-vous convenu avec le référent.

Pré-requis

Il n'y a pas de pré-requis spécifiques, mais des connaissances en droit, en philosophie politique et du langage sont bienvenues.

  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-B
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, lundi 15:30-17:30
    du 6 mars 2023 au 26 juin 2023
    Nombre de séances : 10