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UE831 - Infrastructures et nature : pour une anthropologie de la ville, des techniques et de l'environnement


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.07
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, mercredi 14:30-16:30
    du 22 février 2023 au 1er juin 2023
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 19 mai 2022 22:39

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie sociale Anthropologie urbaine Environnement Histoire des sciences et des techniques Techniques Ville
Aires culturelles
Afrique Amérique du Nord Amérique du Sud Asie sud-orientale France
Intervenant·e·s
  • Thomas Cortado [référent·e]   ATER, EHESS / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)

Ce séminaire a pour objectif de montrer comment le détour par les infrastructures – les réseaux de transport, le tout-à-l’égout, les centrales électriques – nous incite à repenser les rapports entre la ville, les techniques et la nature. En effet, les infrastructures ne se réduisent pas à de grosses installations physiques que pilotent des technologies particulièrement sophistiquées, elles sont composées de relations en même temps qu’elles composent des relations, à la frontière de l’homme et de la nature. Elles occupent d’ailleurs une position stratégique dans l’intensification des crises écologique et sanitaire : les infrastructures transforment en profondeur l’environnement, en répercutant l’action humaine sur de vastes échelles de temps et d’espace, et agencent les rapports entre les corps et les processus naturels.

Le cours comporte trois blocs. Le premier aborde la construction des infrastructures comme objet par les sciences sociales. Il expose les contributions de la socio-histoire des macro-systèmes techniques, de la géographie critique et de l’anthropologie. Il accueillera Anne-Christine Trémon, directrice d’étude à l’EHESS, qui discutera de l’approche par les communs et les biens publics, en consonnance avec le thème de son séminaire de recherche – les étudiants sont invités à suivre ces deux séminaires, j’interviendrais d’ailleurs dans celui d’Anne-Christine Trémon pour parler de la politisation des infrastructures.

Le deuxième bloc traite plus spécifiquement des rapports entre infrastructures et nature, en approfondissant trois approches possibles. La première s’en réfère au concept de « cosmopolitique », tel qu’il a été repris dans les travaux de Bruno Latour et Isabelle Stengers, ainsi qu’à celui « d’assemblage ». La deuxième, qui n’est pas sans rappeler certaines prémisses du marxisme, pense les infrastructures comme une extension du métabolisme urbain, en apportant aux corps les éléments naturels nécessaires à leur activité et en expulsant ceux que cette dernière rejette. La troisième approche, sous l’égide de l’Anthropocène, s’intéresse aux échelles d’espace et de temps impliquées dans la transformation de la nature sous l’action des infrastructures.

Le troisième bloc explore quelques directions récentes de la recherche sur les rapports entre nature et infrastructures, comme la contribution de ces dernières à l’actuelle crise écologique, la participation de la nature au fonctionnement des infrastructures, les relations interespèces, de coopération et de compétition, que les infrastructures rendent possibles, ou encore la place des infrastructures dans le gouvernement des épidémies. Au terme de ce parcours, c’est sur la validité de la distinction même entre nature et infrastructure qu’il faudra nous interroger.

Ce séminaire comporte deux lectures obligatoires par séance, pour un total qui ne dépasse pas les quarante pages. Comme l’essentiel de la bibliographie est en anglais, une certaine familiarité avec cette langue reste souhaitable. L’évaluation comprend trois étapes. D’abord, il est demandé aux étudiants de participer à la discussion des textes, en résumant leurs arguments, posant des questions ou en formulant des critiques. La note de participation comptera pour 15% de la note finale. Ensuite quatre exercices ethnographiques seront distribués aux étudiants au cours du semestre, auxquels il faudra répondre sur deux pages à chaque fois. Le déroulé de ces exercices fera l’objet d’une présentation détaillée lors de la première séance. Ils compteront pour 35% de la note finale. Enfin, il sera demandé aux étudiants de rédiger un texte de dix pages (maximum) en fin de semestre confrontant leur objet à la bibliographie du cours, qui correspondra à 50% de la note finale.  

1ère séance : Présentation du séminaire de recherche

LARKIN, Brian. 2013. « The Politics and Poetics of Infrastructure ». Annual Review of Anthropology, v. 42, pp. 327-343.

CARSE, Ashley. 2017. « Keyword : infrastructure : How a humble French engineering term shaped the modern world ». In : Penelope Harvey ; Casper Jensen et Atsuro Morita (dir.), Infrastructures and Social Complexity. London, New York : Routledge, pp. 27–39.

Partie I : LES INFRASTRUCTURES, UN OBJET INTERDISCIPLINAIRE

2séance : La socio-histoire des macro-systèmes techniques

HUGHES, Thomas. 2012 [1987]. « The Evolution of Large Technical Systems ». In : Wiebe Bijker ; Thomas Hughes et Trevor Pinch (dir.), The Social Construction of Technological Systems. Cambridge, London : The MIT Press, pp. 45–76.

MAYNTZ, Renate. 1995. « Progrès technique, changement dans la société et développement des grands systèmes techniques ». Flux, v. 11, n. 22, pp. 11–16.

3e séance : La géographie critique des villes éclatées

GRAHAM, Steve ; SIMON, Marvin. 2001. « Introduction ». In : GRAHAM, Stephen ; SIMON, Marvin, Splintering urbanism : networked infrastructures, technological mobilities and the urban condition. Londres et New York : Routledge, pp. 7-34.

KOOY, Michelle ; BAKKER, Karen. 2008. « Splintered networks : The colonial and contemporary waters of Jakarta ». Geoforum, n. 39, pp. 1843-1858.

4e séance : L’anthropologie des infrastructures 

APPEL, Hannah ; ANAND, Nikhil et GUPTA, Akhil. 2018. « Introduction : Temporality, Politics, and the Promise of Infrastructure ». In : Nikhil Anand ; Akhil Gupta et Hannah Appel (dir.), The promise of infrastructure. Durham : Duke University Press, pp. 1–40.

Exercice ethnographique : décrivez la façon dont les médias (presse, journaux télévisés, réseaux sociaux) ont répercuté l’inauguration d’une infrastructure

5e séance : Gouvernance infrastructurelle

Cette séance aura lieu en collaboration avec Anne-Christine Trémon, directrice d’étude à l’EHESS

PARTIE II : APPROCHES DU RAPPORT INFRASTRUCTURE/NATURE

6séance : Les cosmopolitiques : le cas du TGV

FARÍAS, Ignacio et BLOK, Anders. 2016. « Introducing urban cosmopolitics: Multiplicity and the search for the common world ». In : Anders BLOK et Ignacio FARÍAS (dir.), Urban Cosmopolitics : Agencements, Assemblies, Atmospheres. London, New York : Routledge, pp. 1–22.

LOLIVE, Jacques. 1999. « Conclusion : De la participation des hommes au Parlement des choses ». In : Les contestations du TGV méditerranée. Paris : Harmattan, pp. 277-286.

Exercice ethnographique : décrivez la présence d’une infrastructure dans votre quotidien, en vous efforçant de mobiliser vos cinq sens.

7e séance : Le métabolisme urbain : les circuits de l’eau

SWYNGEDOUW, Erik. 2006. « Metabolic urbanization : the making of cyborg cities », in : Nik Heynen; Maria Kaika; Erik Swyngedouw (dir.), In the Nature of Cities. London, New York : Routledge, pp. 20–39.

MARVIN, Simon et MEDD, Will. 2010. « Clogged Cities : Sclerotic Infrastructure ». In : Stephen Graham (dir.), Disrupted cities. New York : Routledge, pp. 85–96.

8e séance : Le point de vue de l’Anthropocène : l’exemple du nucléaire

BROWN, Kate. 2019. « Learning to Read the Great Chernobyl Acceleration ». Current Anthropology, v. 60, S20, S198-S208.

HECHT, Gabrielle. 2018. « Interscalar Vehicles for an African Anthropocene : On Waste, Temporality, and Violence ». Cultural Anthropology, v. 33, n. 1, pp. 109–141.

Exercice ethnographique : présentez une association favorable ou défavorable au maintien des centrales nucléaires, en insistant sur son origine et ses moyens d’action

PARTIE III : QUELQUES DIRECTIONS DE RECHERCHE

9e séance : Les origines de la crise climatique : les infrastructures thermiques

GRAS, Alain. 2007. « La société contemporaine, une grenouille au bain-marie », in : Le choix du feu. Paris : Fayard, pp. 40-93.

10e séance : La nature comme infrastructure : les paysages de l’eau

CARSE, Ashley. 2012. « Nature as infrastructure : Making and managing the Panama Canal watershed ». Social Studies of Science, v. 42, n. 4, pp. 539–563.

JENSEN, Casper. 2017. « Multinatural infrastructure : Phnom Penh sewage ». In : Penelope Harvey ; Casper Jensen et Atsuro Morita (dir.), Infrastructures and Social Complexity. London, New York : Routledge, pp. 227–241.

Exercice ethnographique : Décrivez la façon dont l’eau se fait présente dans votre quotidien, en insistant sur sa forme, ses usages et ses qualités sensorielles,

11e séance : Les collaborations interespèces : la gestion des déchets

HOAG, Colin ; BERTONI, Filippo & BUBANDT, Nils. 2018. « Wasteland Ecologies : Undomestication and Multispecies Gains on an Anthropocene Dumping Ground ». Journal of Ethnobiology, v. 38, n. 1, pp. 88-104

DOHERTY, Jacob. 2019. « Filthy Flourishing: Para-Sites, Animal Infrastructure, and the Waste Frontier in Kampala ». Current Anthropology, v. 60, Supplement 20.

12e séance : Combattre les microbes : la sécurisation des aéroports

GANDY, Matthew. 2021. « The Zoonotic City : Urban Political Ecology and the Pandemic Imaginary ». International Journal of Urban and Regional Research, v. 46, n. 2, pp. 202-219.

ALI, Harris et KEIL, Roger. 2010. « Securitizing Networked Flows : Infectious Diseases and Airports ». In : Stephen Graham (dir.), Disrupted cities. New York : Routledge, pp. 97–110.


Master


  • Initiation/introduction – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, contrôle continu

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats

Vous pouvez contacter le responsable du séminaire du lundi au vendredi, de 9:00 à 18:00, par email.

Pré-requis

Comme la plupart des textes que nous commenterons dans ce séminaire sont en anglais, il est nécessaire de savoir lire dans cette langue, sans être pour autant bilingue. Séminaire ouvert aux étudiants de M1 et M, ainsi qu'aux doctorants intéressés. 

Dernière modification : 19 mai 2022 22:39

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie sociale Anthropologie urbaine Environnement Histoire des sciences et des techniques Techniques Ville
Aires culturelles
Afrique Amérique du Nord Amérique du Sud Asie sud-orientale France
Intervenant·e·s
  • Thomas Cortado [référent·e]   ATER, EHESS / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)

Ce séminaire a pour objectif de montrer comment le détour par les infrastructures – les réseaux de transport, le tout-à-l’égout, les centrales électriques – nous incite à repenser les rapports entre la ville, les techniques et la nature. En effet, les infrastructures ne se réduisent pas à de grosses installations physiques que pilotent des technologies particulièrement sophistiquées, elles sont composées de relations en même temps qu’elles composent des relations, à la frontière de l’homme et de la nature. Elles occupent d’ailleurs une position stratégique dans l’intensification des crises écologique et sanitaire : les infrastructures transforment en profondeur l’environnement, en répercutant l’action humaine sur de vastes échelles de temps et d’espace, et agencent les rapports entre les corps et les processus naturels.

Le cours comporte trois blocs. Le premier aborde la construction des infrastructures comme objet par les sciences sociales. Il expose les contributions de la socio-histoire des macro-systèmes techniques, de la géographie critique et de l’anthropologie. Il accueillera Anne-Christine Trémon, directrice d’étude à l’EHESS, qui discutera de l’approche par les communs et les biens publics, en consonnance avec le thème de son séminaire de recherche – les étudiants sont invités à suivre ces deux séminaires, j’interviendrais d’ailleurs dans celui d’Anne-Christine Trémon pour parler de la politisation des infrastructures.

Le deuxième bloc traite plus spécifiquement des rapports entre infrastructures et nature, en approfondissant trois approches possibles. La première s’en réfère au concept de « cosmopolitique », tel qu’il a été repris dans les travaux de Bruno Latour et Isabelle Stengers, ainsi qu’à celui « d’assemblage ». La deuxième, qui n’est pas sans rappeler certaines prémisses du marxisme, pense les infrastructures comme une extension du métabolisme urbain, en apportant aux corps les éléments naturels nécessaires à leur activité et en expulsant ceux que cette dernière rejette. La troisième approche, sous l’égide de l’Anthropocène, s’intéresse aux échelles d’espace et de temps impliquées dans la transformation de la nature sous l’action des infrastructures.

Le troisième bloc explore quelques directions récentes de la recherche sur les rapports entre nature et infrastructures, comme la contribution de ces dernières à l’actuelle crise écologique, la participation de la nature au fonctionnement des infrastructures, les relations interespèces, de coopération et de compétition, que les infrastructures rendent possibles, ou encore la place des infrastructures dans le gouvernement des épidémies. Au terme de ce parcours, c’est sur la validité de la distinction même entre nature et infrastructure qu’il faudra nous interroger.

Ce séminaire comporte deux lectures obligatoires par séance, pour un total qui ne dépasse pas les quarante pages. Comme l’essentiel de la bibliographie est en anglais, une certaine familiarité avec cette langue reste souhaitable. L’évaluation comprend trois étapes. D’abord, il est demandé aux étudiants de participer à la discussion des textes, en résumant leurs arguments, posant des questions ou en formulant des critiques. La note de participation comptera pour 15% de la note finale. Ensuite quatre exercices ethnographiques seront distribués aux étudiants au cours du semestre, auxquels il faudra répondre sur deux pages à chaque fois. Le déroulé de ces exercices fera l’objet d’une présentation détaillée lors de la première séance. Ils compteront pour 35% de la note finale. Enfin, il sera demandé aux étudiants de rédiger un texte de dix pages (maximum) en fin de semestre confrontant leur objet à la bibliographie du cours, qui correspondra à 50% de la note finale.  

1ère séance : Présentation du séminaire de recherche

LARKIN, Brian. 2013. « The Politics and Poetics of Infrastructure ». Annual Review of Anthropology, v. 42, pp. 327-343.

CARSE, Ashley. 2017. « Keyword : infrastructure : How a humble French engineering term shaped the modern world ». In : Penelope Harvey ; Casper Jensen et Atsuro Morita (dir.), Infrastructures and Social Complexity. London, New York : Routledge, pp. 27–39.

Partie I : LES INFRASTRUCTURES, UN OBJET INTERDISCIPLINAIRE

2séance : La socio-histoire des macro-systèmes techniques

HUGHES, Thomas. 2012 [1987]. « The Evolution of Large Technical Systems ». In : Wiebe Bijker ; Thomas Hughes et Trevor Pinch (dir.), The Social Construction of Technological Systems. Cambridge, London : The MIT Press, pp. 45–76.

MAYNTZ, Renate. 1995. « Progrès technique, changement dans la société et développement des grands systèmes techniques ». Flux, v. 11, n. 22, pp. 11–16.

3e séance : La géographie critique des villes éclatées

GRAHAM, Steve ; SIMON, Marvin. 2001. « Introduction ». In : GRAHAM, Stephen ; SIMON, Marvin, Splintering urbanism : networked infrastructures, technological mobilities and the urban condition. Londres et New York : Routledge, pp. 7-34.

KOOY, Michelle ; BAKKER, Karen. 2008. « Splintered networks : The colonial and contemporary waters of Jakarta ». Geoforum, n. 39, pp. 1843-1858.

4e séance : L’anthropologie des infrastructures 

APPEL, Hannah ; ANAND, Nikhil et GUPTA, Akhil. 2018. « Introduction : Temporality, Politics, and the Promise of Infrastructure ». In : Nikhil Anand ; Akhil Gupta et Hannah Appel (dir.), The promise of infrastructure. Durham : Duke University Press, pp. 1–40.

Exercice ethnographique : décrivez la façon dont les médias (presse, journaux télévisés, réseaux sociaux) ont répercuté l’inauguration d’une infrastructure

5e séance : Gouvernance infrastructurelle

Cette séance aura lieu en collaboration avec Anne-Christine Trémon, directrice d’étude à l’EHESS

PARTIE II : APPROCHES DU RAPPORT INFRASTRUCTURE/NATURE

6séance : Les cosmopolitiques : le cas du TGV

FARÍAS, Ignacio et BLOK, Anders. 2016. « Introducing urban cosmopolitics: Multiplicity and the search for the common world ». In : Anders BLOK et Ignacio FARÍAS (dir.), Urban Cosmopolitics : Agencements, Assemblies, Atmospheres. London, New York : Routledge, pp. 1–22.

LOLIVE, Jacques. 1999. « Conclusion : De la participation des hommes au Parlement des choses ». In : Les contestations du TGV méditerranée. Paris : Harmattan, pp. 277-286.

Exercice ethnographique : décrivez la présence d’une infrastructure dans votre quotidien, en vous efforçant de mobiliser vos cinq sens.

7e séance : Le métabolisme urbain : les circuits de l’eau

SWYNGEDOUW, Erik. 2006. « Metabolic urbanization : the making of cyborg cities », in : Nik Heynen; Maria Kaika; Erik Swyngedouw (dir.), In the Nature of Cities. London, New York : Routledge, pp. 20–39.

MARVIN, Simon et MEDD, Will. 2010. « Clogged Cities : Sclerotic Infrastructure ». In : Stephen Graham (dir.), Disrupted cities. New York : Routledge, pp. 85–96.

8e séance : Le point de vue de l’Anthropocène : l’exemple du nucléaire

BROWN, Kate. 2019. « Learning to Read the Great Chernobyl Acceleration ». Current Anthropology, v. 60, S20, S198-S208.

HECHT, Gabrielle. 2018. « Interscalar Vehicles for an African Anthropocene : On Waste, Temporality, and Violence ». Cultural Anthropology, v. 33, n. 1, pp. 109–141.

Exercice ethnographique : présentez une association favorable ou défavorable au maintien des centrales nucléaires, en insistant sur son origine et ses moyens d’action

PARTIE III : QUELQUES DIRECTIONS DE RECHERCHE

9e séance : Les origines de la crise climatique : les infrastructures thermiques

GRAS, Alain. 2007. « La société contemporaine, une grenouille au bain-marie », in : Le choix du feu. Paris : Fayard, pp. 40-93.

10e séance : La nature comme infrastructure : les paysages de l’eau

CARSE, Ashley. 2012. « Nature as infrastructure : Making and managing the Panama Canal watershed ». Social Studies of Science, v. 42, n. 4, pp. 539–563.

JENSEN, Casper. 2017. « Multinatural infrastructure : Phnom Penh sewage ». In : Penelope Harvey ; Casper Jensen et Atsuro Morita (dir.), Infrastructures and Social Complexity. London, New York : Routledge, pp. 227–241.

Exercice ethnographique : Décrivez la façon dont l’eau se fait présente dans votre quotidien, en insistant sur sa forme, ses usages et ses qualités sensorielles,

11e séance : Les collaborations interespèces : la gestion des déchets

HOAG, Colin ; BERTONI, Filippo & BUBANDT, Nils. 2018. « Wasteland Ecologies : Undomestication and Multispecies Gains on an Anthropocene Dumping Ground ». Journal of Ethnobiology, v. 38, n. 1, pp. 88-104

DOHERTY, Jacob. 2019. « Filthy Flourishing: Para-Sites, Animal Infrastructure, and the Waste Frontier in Kampala ». Current Anthropology, v. 60, Supplement 20.

12e séance : Combattre les microbes : la sécurisation des aéroports

GANDY, Matthew. 2021. « The Zoonotic City : Urban Political Ecology and the Pandemic Imaginary ». International Journal of Urban and Regional Research, v. 46, n. 2, pp. 202-219.

ALI, Harris et KEIL, Roger. 2010. « Securitizing Networked Flows : Infectious Diseases and Airports ». In : Stephen Graham (dir.), Disrupted cities. New York : Routledge, pp. 97–110.

  • Initiation/introduction – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, contrôle continu
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats

Vous pouvez contacter le responsable du séminaire du lundi au vendredi, de 9:00 à 18:00, par email.

Pré-requis

Comme la plupart des textes que nous commenterons dans ce séminaire sont en anglais, il est nécessaire de savoir lire dans cette langue, sans être pour autant bilingue. Séminaire ouvert aux étudiants de M1 et M, ainsi qu'aux doctorants intéressés. 

  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.07
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, mercredi 14:30-16:30
    du 22 février 2023 au 1er juin 2023
    Nombre de séances : 12