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UE769 - Transformations du cancer à l'ère du capitalisme sanitaire et de la génomique globalisés


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.10
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    annuel / mensuel (1re), vendredi 13:30-16:30
    du 7 octobre 2022 au 2 juin 2023
    Nombre de séances : 8


Description


Dernière modification : 24 mai 2022 15:57

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Biologie et société Génétique Innovation Médecine Politiques publiques Santé Sociologie
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Catherine Bourgain [référent·e]   directrice de recherche, INSERM / Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, sociétés (CERMES3)
  • Claire Beaudevin   chargée de recherche, CNRS / Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, sociétés (CERMES3)
  • Théau Brigand   doctorant, EHESS / Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, sociétés (CERMES3)

Dans les Nords comme dans les Suds, le développement de la médecine dite de précision (immunothérapies et médecine génomique) a réactivé depuis le début des années 2000 le grand récit du remède (cure) au cancer. Pour certains acteurs – clinicien·nes, pouvoirs publics, laboratoires pharmaceutiques, entreprises de santé, associations de patient·es –, les progrès de la génomique et du traitement de données de masse feraient renaître l’espoir d’une victoire contre cette pathologie, devenue en un siècle une des priorités majeures des États du Nord. Cette promesse se déploie de concert, autant qu’elle se légitime par, une série d’innovations thérapeutiques arrivant sur les marchés et incarnant ce qui serait un retour de l’innovation pharmaceutique. Ces nouveaux traitements consistent notamment à cibler des modifications génétiques spécifiques des tumeurs (thérapies ciblées) ou à modifier génétiquement des cellules des patient.es (thérapies géniques et cellulaires). Ils sont présentés ou marketés comme des « innovations de rupture » pouvant transformer radicalement la prise en charge clinique et la survie des personnes atteintes de cancer. Ces nouveaux traitements et la médecine génomique transformeraient ainsi la maladie elle-même : nosologiquement, le cancer molécularisé relèverait du champ des maladies rares et cliniquement, elle deviendrait une maladie au mieux curable, et sinon chronicisée (et traitée à domicile) par une gestion pharmaceutique optimisée. Par ailleurs, le déploiement de cette médecine « de précision » dans le domaine du cancer s’accompagne de discours spéculatif annonçant une nouvelle ère économique pour les thérapeutiques en oncologie et leurs marchés. Dans de nombreux États du Nord, ces transformations s'inscrivent dans un autre type de basculement, plus large et tout aussi politique : faire de la santé non pas un fardeau financier pour les systèmes de santé, mais une source de profit et de « création de valeurs ».

Ce sont toutes ces transformations dans le champ du cancer, dans celui de la génétique et plus largement dans le champ de la santé que ce séminaire entend étudier. Il s'agit d'appréhender le cancer à deux niveaux complémentaires : d'une part comme un analyseur, un support et parfois un laboratoire de changements sociaux, politiques et économiques ; et d'autre part, comme une expérience vécue du capitalisme en santé et des résistances à son encontre.

Pour ce faire, le programme combinera des approches d'histoire, de sociologie, d'anthropologie, d'économie et de science politique, à propos de travaux portant ou non sur le cancer, mais abordant des thèmes tels que : les marchés globalisés du médicament et des tests ; les enjeux de propriété intellectuelle et de financements de l’innovation et de la recherche ; les logiques et pratiques de prescription ; les transformations de l'organisation et des pratiques de soins et de recherche ; les expériences de la maladie et du soin et leurs évolutions ; la santé environnementale ; les dynamiques de production et de circulation des savoirs génétiques, génomiques ou oncologiques entre profanes et professionnel.les, entre Nords et Suds, etc.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Savoirs en sociétés-Santé, médecine et questions sociales – M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

demande de renseignements : par courriel auprès de l'un·e des enseignant·e·s.

Direction de travaux des étudiants

uniquement sur rendez-vous.

Réception des candidats

uniquement sur rendez-vous.

Pré-requis
-

Dernière modification : 24 mai 2022 15:57

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Biologie et société Génétique Innovation Médecine Politiques publiques Santé Sociologie
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Catherine Bourgain [référent·e]   directrice de recherche, INSERM / Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, sociétés (CERMES3)
  • Claire Beaudevin   chargée de recherche, CNRS / Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, sociétés (CERMES3)
  • Théau Brigand   doctorant, EHESS / Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, sociétés (CERMES3)

Dans les Nords comme dans les Suds, le développement de la médecine dite de précision (immunothérapies et médecine génomique) a réactivé depuis le début des années 2000 le grand récit du remède (cure) au cancer. Pour certains acteurs – clinicien·nes, pouvoirs publics, laboratoires pharmaceutiques, entreprises de santé, associations de patient·es –, les progrès de la génomique et du traitement de données de masse feraient renaître l’espoir d’une victoire contre cette pathologie, devenue en un siècle une des priorités majeures des États du Nord. Cette promesse se déploie de concert, autant qu’elle se légitime par, une série d’innovations thérapeutiques arrivant sur les marchés et incarnant ce qui serait un retour de l’innovation pharmaceutique. Ces nouveaux traitements consistent notamment à cibler des modifications génétiques spécifiques des tumeurs (thérapies ciblées) ou à modifier génétiquement des cellules des patient.es (thérapies géniques et cellulaires). Ils sont présentés ou marketés comme des « innovations de rupture » pouvant transformer radicalement la prise en charge clinique et la survie des personnes atteintes de cancer. Ces nouveaux traitements et la médecine génomique transformeraient ainsi la maladie elle-même : nosologiquement, le cancer molécularisé relèverait du champ des maladies rares et cliniquement, elle deviendrait une maladie au mieux curable, et sinon chronicisée (et traitée à domicile) par une gestion pharmaceutique optimisée. Par ailleurs, le déploiement de cette médecine « de précision » dans le domaine du cancer s’accompagne de discours spéculatif annonçant une nouvelle ère économique pour les thérapeutiques en oncologie et leurs marchés. Dans de nombreux États du Nord, ces transformations s'inscrivent dans un autre type de basculement, plus large et tout aussi politique : faire de la santé non pas un fardeau financier pour les systèmes de santé, mais une source de profit et de « création de valeurs ».

Ce sont toutes ces transformations dans le champ du cancer, dans celui de la génétique et plus largement dans le champ de la santé que ce séminaire entend étudier. Il s'agit d'appréhender le cancer à deux niveaux complémentaires : d'une part comme un analyseur, un support et parfois un laboratoire de changements sociaux, politiques et économiques ; et d'autre part, comme une expérience vécue du capitalisme en santé et des résistances à son encontre.

Pour ce faire, le programme combinera des approches d'histoire, de sociologie, d'anthropologie, d'économie et de science politique, à propos de travaux portant ou non sur le cancer, mais abordant des thèmes tels que : les marchés globalisés du médicament et des tests ; les enjeux de propriété intellectuelle et de financements de l’innovation et de la recherche ; les logiques et pratiques de prescription ; les transformations de l'organisation et des pratiques de soins et de recherche ; les expériences de la maladie et du soin et leurs évolutions ; la santé environnementale ; les dynamiques de production et de circulation des savoirs génétiques, génomiques ou oncologiques entre profanes et professionnel.les, entre Nords et Suds, etc.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Savoirs en sociétés-Santé, médecine et questions sociales – M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

demande de renseignements : par courriel auprès de l'un·e des enseignant·e·s.

Direction de travaux des étudiants

uniquement sur rendez-vous.

Réception des candidats

uniquement sur rendez-vous.

Pré-requis
-
  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.10
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    annuel / mensuel (1re), vendredi 13:30-16:30
    du 7 octobre 2022 au 2 juin 2023
    Nombre de séances : 8