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UE626 - Conflits de modernité. 2. Nation, État social, profession


Lieu et planning


  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-B
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, vendredi 12:30-14:30
    du 21 octobre 2022 au 27 janvier 2023
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 20 mai 2022 08:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
État et politiques publiques Histoire Nationalisme Professions Sociologie
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Cyril Lemieux [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Pablo Blitstein   maître de conférences, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)
  • Marion Fontaine   professeur, Sciences Po

Il est courant, dans l’analyse des conflits sociaux, d’opposer le traditionnel au moderne : certains groupes, dit-on, seraient trop attachés au passé, trop engoncés dans des croyances et des pratiques « dépassées » ; ils « résisteraient » à la modernité, redoutant de se confronter à ses exigences. Cette disqualification se renverse parfois, ainsi dans certaines analyses contemporaines, dans l’apologie des cultures ou des communautés « traditionnelles » – les « bons sauvages », les « primitifs de la révolte » – tentant de contrer le rouleau compresseur de la modernité. Si cette conception est insatisfaisante pour les sciences sociales, c’est qu’elle préjuge, dans un cas comme dans l’autre, de ce qui est moderne et ce qui ne l’est pas, quand il faudrait plutôt examiner comment la détermination de la « bonne » modernité est l’objet même des conflits. Suspendre le jugement sur le caractère « non moderne » des mouvements sociaux qui s’opposent à une définition donnée de la modernité, apparaît ainsi comme un préalable indispensable. Un tel geste de suspension est seul à même de nous faire comprendre en quoi ces mouvements oppositionnels, même lorsque leurs justifications se traduisent par un anti-modernisme doctrinal, s’inscrivent en réalité dans une forme de pensée et d’action revendicatives typiques des sociétés modernes. On est en droit, à cet égard, de les envisager comme produisant des formes alternatives de définition de la modernité et en cela, comme étant partie prenante de « conflits de modernité ». Telle est du moins la perspective que, pour la seconde année consécutive, on cherchera à développer dans ce séminaire. Comme on l’a fait l’an passé à propos des conflits autour de l’écologie d’abord, du genre ensuite et de la race enfin, il s’agira de faire apparaître ce que le recours à un cadre d’analyse fondé sur la notion de « conflits de modernité » peut changer concrètement dans le travail tant des historien·ne·s que des sociologues, cette fois à propos des trois grands types de conflits suivants : ceux qui concernent la nation et le nationalisme; ceux qui touchent à l’État social ; ceux, enfin, qui surviennent entre professions ou à l'intérieur d'une profession.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-

Dernière modification : 20 mai 2022 08:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
État et politiques publiques Histoire Nationalisme Professions Sociologie
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Cyril Lemieux [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Pablo Blitstein   maître de conférences, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)
  • Marion Fontaine   professeur, Sciences Po

Il est courant, dans l’analyse des conflits sociaux, d’opposer le traditionnel au moderne : certains groupes, dit-on, seraient trop attachés au passé, trop engoncés dans des croyances et des pratiques « dépassées » ; ils « résisteraient » à la modernité, redoutant de se confronter à ses exigences. Cette disqualification se renverse parfois, ainsi dans certaines analyses contemporaines, dans l’apologie des cultures ou des communautés « traditionnelles » – les « bons sauvages », les « primitifs de la révolte » – tentant de contrer le rouleau compresseur de la modernité. Si cette conception est insatisfaisante pour les sciences sociales, c’est qu’elle préjuge, dans un cas comme dans l’autre, de ce qui est moderne et ce qui ne l’est pas, quand il faudrait plutôt examiner comment la détermination de la « bonne » modernité est l’objet même des conflits. Suspendre le jugement sur le caractère « non moderne » des mouvements sociaux qui s’opposent à une définition donnée de la modernité, apparaît ainsi comme un préalable indispensable. Un tel geste de suspension est seul à même de nous faire comprendre en quoi ces mouvements oppositionnels, même lorsque leurs justifications se traduisent par un anti-modernisme doctrinal, s’inscrivent en réalité dans une forme de pensée et d’action revendicatives typiques des sociétés modernes. On est en droit, à cet égard, de les envisager comme produisant des formes alternatives de définition de la modernité et en cela, comme étant partie prenante de « conflits de modernité ». Telle est du moins la perspective que, pour la seconde année consécutive, on cherchera à développer dans ce séminaire. Comme on l’a fait l’an passé à propos des conflits autour de l’écologie d’abord, du genre ensuite et de la race enfin, il s’agira de faire apparaître ce que le recours à un cadre d’analyse fondé sur la notion de « conflits de modernité » peut changer concrètement dans le travail tant des historien·ne·s que des sociologues, cette fois à propos des trois grands types de conflits suivants : ceux qui concernent la nation et le nationalisme; ceux qui touchent à l’État social ; ceux, enfin, qui surviennent entre professions ou à l'intérieur d'une profession.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – Travail de validation (6 pages)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-
  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-B
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, vendredi 12:30-14:30
    du 21 octobre 2022 au 27 janvier 2023
    Nombre de séances : 12