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UE560 - L'institutionnalisme monétaire. Enquête sur l'unité de compte, son évolution historique et ses crises.


Lieu et planning


  • 48 bd Jourdan
    48 bd Jourdan 75014 Paris
    2nd semestre / bimensuel (indifférent), mardi 17:00-20:00
    du 13 décembre 2022 au 18 avril 2023
    Nombre de séances : 8


Description


Dernière modification : 19 mai 2022 16:08

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Économie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Capitalisme Classes sociales Économie Économie politique Histoire économique et sociale Institutions Politique Socio-économie Sociologie politique Valeur
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • André Orléan [référent·e]   directeur d'études, EHESS - directeur de recherche (émérite), CNRS / Paris School of Economics (PJSE)

L’institutionnalisme monétaire est un courant théorique né des travaux de Michel Aglietta, Bruno Théret et moi-même, et poursuivi très activement en France par de nombreux économistes et socio-économistes. Il a pour spécificité la thèse selon laquelle la monnaie est l’institution au fondement de la valeur, et non l’inverse. Ses références bibliographiques les plus marquantes sont :

  • Michel Aglietta, La Monnaie entre dettes et souveraineté, Odile Jacob, 2016, en collaboration avec Pépita Ould Ahmed et Jean-François Ponsot.
  • Michel Aglietta et André Orléan (sous la direction de), La monnaie souveraine, Odile Jacob, 1998
  • Michel Aglietta et André Orléan, La monnaie entre violence et confiance, Odile Jacob, 2002.
  • Pierre Alary, Jérôme Blanc, Ludovic Desmedt et Bruno Théret (sous la direction de), Théories françaises de la monnaie, Paris, PUF, 2016.
  • André Orléan, L’empire de la valeur. Refonder l’économie, Paris, Le Seuil, coll. « La couleur des idées », octobre 2011.
  • Bruno Théret (sous la direction de), La monnaie dévoilée par ses crises. Vol. 1 et 2, Paris, Éditions de l’EHESS, 2008.

Alors que l’approche néoclassique voit dans la monnaie essentiellement un intermédiaire des échanges, pour l’institutionnalisme monétaire, c’est l’unité de compte qui prime. Cette thèse était déjà défendue par John Maynard Keynes dans son Traité sur la monnaie (1930) : « La monnaie de compte, c’est-à-dire celle dans laquelle les dettes, les prix et le pouvoir d'achat général sont exprimés, est le concept premier d’une théorie de la monnaie. » Cette primauté accordée à l’unité de compte a partie liée, pour l’institutionnalisme monétaire, avec sa thèse princeps selon laquelle la monnaie institue la valeur. Autrement dit, c’est via l’unité de compte que la valeur s’impose aux échangistes. Il s’agit, dans le cadre de ce séminaire, d’explorer cette perspective à la fois d’un point de vue conceptuel et historique.

On commencera par se demander dans quelle mesure l’unité de compte suppose pour exister de prendre appui sur une souveraineté qui l’impose à tous les producteurs de marchandises. Cette souveraineté monétaire est-elle entièrement aux mains de la souveraineté politique, comme le défend la théorie néo-chartaliste, encore nommée Modern Monetary Theory ; ou bien jouit-elle d’une certaine autonomie ? Pour examiner ces questions, il est indispensable de s’intéresser à l'histoire et aux évolutions qu’ont connues les unités de compte. Les périodes de crise retiendront tout particulièrement notre attention. On y voit les acteurs économiques perdre confiance dans la capacité de la monnaie légale à représenter la valeur et, en conséquence, recourir systématiquement pour former leurs prix à des pratiques d’indexation sur la base de monnaies étrangères ou d’indices de prix. Au travers de ces comportements privés, c’est le rejet de l’unité de compte officielle qui se donne à voir et l’émergence d’une nouvelle unité de compte.

Les épisodes historiques examinés seront, en fonction du temps disponible, les mutations monétaires en France sous l’Ancien Régime ; la crise des assignats ; l’hyperinflation allemande de 1923 et le rejet de la clause or en 1933 par Roosevelt.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

contacter André Orléan par courriel : andre.orlean@ens.fr

Direction de travaux des étudiants

La validation du séminaire repose sur deux piliers :

1) La présence et la participation active aux discussions du séminaire. Rappelons que la présence est obligatoire.

2) Faire un exposé ou remettre un devoir de 4 pages consacré à un thème abordé lors du séminaire. Le choix du sujet se fait en accord avec le directeur d’études, André Orléan.

Réception des candidats

contacter André Orléan par courriel : andre.orlean@ens.fr

Pré-requis

niveau requis : M1 en économie ou sciences sociales.

Dernière modification : 19 mai 2022 16:08

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Économie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Capitalisme Classes sociales Économie Économie politique Histoire économique et sociale Institutions Politique Socio-économie Sociologie politique Valeur
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • André Orléan [référent·e]   directeur d'études, EHESS - directeur de recherche (émérite), CNRS / Paris School of Economics (PJSE)

L’institutionnalisme monétaire est un courant théorique né des travaux de Michel Aglietta, Bruno Théret et moi-même, et poursuivi très activement en France par de nombreux économistes et socio-économistes. Il a pour spécificité la thèse selon laquelle la monnaie est l’institution au fondement de la valeur, et non l’inverse. Ses références bibliographiques les plus marquantes sont :

  • Michel Aglietta, La Monnaie entre dettes et souveraineté, Odile Jacob, 2016, en collaboration avec Pépita Ould Ahmed et Jean-François Ponsot.
  • Michel Aglietta et André Orléan (sous la direction de), La monnaie souveraine, Odile Jacob, 1998
  • Michel Aglietta et André Orléan, La monnaie entre violence et confiance, Odile Jacob, 2002.
  • Pierre Alary, Jérôme Blanc, Ludovic Desmedt et Bruno Théret (sous la direction de), Théories françaises de la monnaie, Paris, PUF, 2016.
  • André Orléan, L’empire de la valeur. Refonder l’économie, Paris, Le Seuil, coll. « La couleur des idées », octobre 2011.
  • Bruno Théret (sous la direction de), La monnaie dévoilée par ses crises. Vol. 1 et 2, Paris, Éditions de l’EHESS, 2008.

Alors que l’approche néoclassique voit dans la monnaie essentiellement un intermédiaire des échanges, pour l’institutionnalisme monétaire, c’est l’unité de compte qui prime. Cette thèse était déjà défendue par John Maynard Keynes dans son Traité sur la monnaie (1930) : « La monnaie de compte, c’est-à-dire celle dans laquelle les dettes, les prix et le pouvoir d'achat général sont exprimés, est le concept premier d’une théorie de la monnaie. » Cette primauté accordée à l’unité de compte a partie liée, pour l’institutionnalisme monétaire, avec sa thèse princeps selon laquelle la monnaie institue la valeur. Autrement dit, c’est via l’unité de compte que la valeur s’impose aux échangistes. Il s’agit, dans le cadre de ce séminaire, d’explorer cette perspective à la fois d’un point de vue conceptuel et historique.

On commencera par se demander dans quelle mesure l’unité de compte suppose pour exister de prendre appui sur une souveraineté qui l’impose à tous les producteurs de marchandises. Cette souveraineté monétaire est-elle entièrement aux mains de la souveraineté politique, comme le défend la théorie néo-chartaliste, encore nommée Modern Monetary Theory ; ou bien jouit-elle d’une certaine autonomie ? Pour examiner ces questions, il est indispensable de s’intéresser à l'histoire et aux évolutions qu’ont connues les unités de compte. Les périodes de crise retiendront tout particulièrement notre attention. On y voit les acteurs économiques perdre confiance dans la capacité de la monnaie légale à représenter la valeur et, en conséquence, recourir systématiquement pour former leurs prix à des pratiques d’indexation sur la base de monnaies étrangères ou d’indices de prix. Au travers de ces comportements privés, c’est le rejet de l’unité de compte officielle qui se donne à voir et l’émergence d’une nouvelle unité de compte.

Les épisodes historiques examinés seront, en fonction du temps disponible, les mutations monétaires en France sous l’Ancien Régime ; la crise des assignats ; l’hyperinflation allemande de 1923 et le rejet de la clause or en 1933 par Roosevelt.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

contacter André Orléan par courriel : andre.orlean@ens.fr

Direction de travaux des étudiants

La validation du séminaire repose sur deux piliers :

1) La présence et la participation active aux discussions du séminaire. Rappelons que la présence est obligatoire.

2) Faire un exposé ou remettre un devoir de 4 pages consacré à un thème abordé lors du séminaire. Le choix du sujet se fait en accord avec le directeur d’études, André Orléan.

Réception des candidats

contacter André Orléan par courriel : andre.orlean@ens.fr

Pré-requis

niveau requis : M1 en économie ou sciences sociales.

  • 48 bd Jourdan
    48 bd Jourdan 75014 Paris
    2nd semestre / bimensuel (indifférent), mardi 17:00-20:00
    du 13 décembre 2022 au 18 avril 2023
    Nombre de séances : 8