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UE422 - Atelier des anthropo-scènes : de l'anthropocène aux sources de l'écologie sociale


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.08
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, jeudi 09:00-11:00
    du 23 février 2023 au 1er juin 2023
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 24 mai 2022 17:04

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
https://anthroposcene.hypotheses.org/ 
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie Environnement
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde)
Intervenant·e·s
  • Benoit Hazard [référent·e]   chargé de recherche, CNRS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)

Au cours de la dernière décennie, l’anthropocène s’est imposé comme le cadre dominant dans les débats environnementaux, l’écologie globale et les sciences de la terre. Cette thèse inédite, sorte d’injonction posée aux sciences humaines de construire des réponses pour faire face aux changements socio-écologiques, repose pourtant sur une inversion de la relation entre les sociétés et leurs natures. Alors que les sciences sociales, et en particulier l’anthropologie, s’attachaient à décrire des productions de natures résultant de la capacité des sociétés à échapper aux contraintes de leur l’environnement à travers la constitution de savoirs et de techniques, l’anthropocène semble affirmer que les contraintes environnementales déterminantes dans le futur de l’humanité, ont elles même été façonnées par l’homme. Comment l’anthropologie, discipline qui interroge à la fois les structures et les ruptures dans l’histoire des sociétés, se positionne face à cette thèse qui pense les passages historiques à l’échelle temporelle des évolutions du système terre? Comment réinscrire les discours géocratiques de l’anthropocène dans une épistémologie des sciences sociales, et plus simplement à l’ordre du jour de la question sociale ? Telles sont les questions posées de l’atelier. En 2022-2023, l’atelier poursuivra son exploration des dynamiques historiques et des périmètres de « l’écologie sociale », c’est-à-dire d’une anthropo-scène. Nombre de mouvements sociaux contemporains (Extinction rebellion, Zad, Gilet jaune, etc.) forment des lieux ré-appropriations et de contestations de l'environnementalisme global désigné par l’anthropocène. Ils font apparaître la nécessité d’articuler l'écologie globale (« la fin du monde ») avec la question sociale (celle des fins de mois), autrement dit « d’écologies sociales » (« écologie des autres », « écologie des pauvres », « écologie de survie ») dans un cadre démocratique renouvelé. Au delà d'une histoire des idées environnementales, il s'agit de mettre en relation les dynamiques des mouvements sociaux et / ou écologistes, et l'émergence progressive d'une sphère de l'écologie politique, distincte de l'environnementalisme. Après deux séances introductives, le séminaire propose une relecture des thèses de l'anthropocène à l'aune des multiples sources et textes de l'écologie sociale, de l’écologie des pauvres en passant par les thèses écosocialistes et les écologies des autres. L’atelier fonctionne comme un atelier de lecture de textes traitant des théories, paradigmes et textes disponibles pour penser cette question. Dans le même temps, il réinterroge cette thèse à partir d'une enquête ethnographique collective. Initiée en 2016 sur la zone des Tartres (banlieue nord de Paris), l'enquête collective s'y poursuivra comme lieu de documentation d'une anthropo-scène et de la nature comme champ de bataille.

Programme de 2022-2023 (sous réserve de modifications) :

Séance 1 Introductive : Présentation et fonctionnement de l’atelier

Séance 2 : Construire une enquête d'écologie sociale en banlieue parisienne .Benoit Hazard « Les parias dans l’anthropocène » : anthropologie historique de la zone des Tartres

Séance 3 : Anthropocène, Environnementalisme et écologie sociale. Benoit Hazard (CNRS), L’Anthropocène est-il un environnementalisme ?

Séance 4 : Retour d’observation sur l’enquete collective

Séance 5 : Écologie paysanne

Texte en lecture : Kohei Saito, Chapitre « Liebig and capital » & « Fertilizer against robery agriculture », in Karl Marx’s Ecosocialism: Capital, Nature, and the Unfinished Critique of Political Economy, Monthly review Press, 2017.

Séance 6 : Écologies ouvrières ? Présentation de textes par les étudiants.

  • Gérard Chastagnaret, De fumées et de sang, Pollution minière et massacres de masse, Andalousie-XIXe siècle, Casa de Velasquez, 2017.
  • Kenneth Strong, Un bœuf dans la tempête, biographie de Tanaka Shozo, écologiste japonais, Wild Project, 2015

Séance 7 : Retour d’enquête sur la zone des Tartres

Séance 8 : Écologie sociale dans les pays du sud. La justice environnementale et la croissance verte : le cas de la géothermie kenyan

Séance 9 :  Les travailleurs du déchets : un prolétariat de l’environnement

Séance 10 : Les travailleurs du déchets : un prolétariat de l’environnement ? Jeanne Guien / Plateforme d’enquete militante (Farbiaz)/ Ali (CGT veolia)

Séance 11 : Textes en débat sur le thème Écologie et politique de la survie.

Textes en débat :

  • Gunter Anders, L’obsolescence de l’homme, 2002, éditions de l’encyclopédie des nuisances, ed. Ivrea.
  • Lewis Munford, Les transformations de l’homme, Paris 2008, Ed. Encyclopédie des nuisances.
  • Theodor W. Adorno, Minima Moralia. Réflexions sur la vie mutilée, 2003, Payot, 230 p.

Séance 12 : Textes en débat sur le thème Écologie et politique de la survie.

Séance 13 :  Retour d’enquête et conclusion.


Master


  • Méthodologie – Savoirs en sociétés-Études environnementales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral, enquete collective
  • Ateliers de professionnalisation – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral, enquete collective
  • Ateliers de professionnalisation – Territoires et développement - Territoires, espaces, sociétés – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture, enquete collective

Renseignements


Contacts additionnels
bhazard@ehess.fr
Informations pratiques

Benoit Hazard, Anthropologue, CNRS, Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain, EHESS, bureau A05_07, 54 b Raspail 75006 Paris, tél. : 01 40 82 75 35.

Direction de travaux des étudiants

Jeudi après-midi (ou sur demande de rendez-vous), EHESS, bureau A05_07,  54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 40 82 75 35 ou par courriel.

Réception des candidats

Jeudi après-midi (ou sur demande de rendez-vous), EHESS, bureau A05_07,  54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 40 82 75 35 ou par courriel.

Pré-requis

niveau requis : étudiants de niveau master, doctorat et chercheurs. Les auditeurs libres sont acceptés.

Dernière modification : 24 mai 2022 17:04

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
https://anthroposcene.hypotheses.org/ 
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie Environnement
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde)
Intervenant·e·s
  • Benoit Hazard [référent·e]   chargé de recherche, CNRS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)

Au cours de la dernière décennie, l’anthropocène s’est imposé comme le cadre dominant dans les débats environnementaux, l’écologie globale et les sciences de la terre. Cette thèse inédite, sorte d’injonction posée aux sciences humaines de construire des réponses pour faire face aux changements socio-écologiques, repose pourtant sur une inversion de la relation entre les sociétés et leurs natures. Alors que les sciences sociales, et en particulier l’anthropologie, s’attachaient à décrire des productions de natures résultant de la capacité des sociétés à échapper aux contraintes de leur l’environnement à travers la constitution de savoirs et de techniques, l’anthropocène semble affirmer que les contraintes environnementales déterminantes dans le futur de l’humanité, ont elles même été façonnées par l’homme. Comment l’anthropologie, discipline qui interroge à la fois les structures et les ruptures dans l’histoire des sociétés, se positionne face à cette thèse qui pense les passages historiques à l’échelle temporelle des évolutions du système terre? Comment réinscrire les discours géocratiques de l’anthropocène dans une épistémologie des sciences sociales, et plus simplement à l’ordre du jour de la question sociale ? Telles sont les questions posées de l’atelier. En 2022-2023, l’atelier poursuivra son exploration des dynamiques historiques et des périmètres de « l’écologie sociale », c’est-à-dire d’une anthropo-scène. Nombre de mouvements sociaux contemporains (Extinction rebellion, Zad, Gilet jaune, etc.) forment des lieux ré-appropriations et de contestations de l'environnementalisme global désigné par l’anthropocène. Ils font apparaître la nécessité d’articuler l'écologie globale (« la fin du monde ») avec la question sociale (celle des fins de mois), autrement dit « d’écologies sociales » (« écologie des autres », « écologie des pauvres », « écologie de survie ») dans un cadre démocratique renouvelé. Au delà d'une histoire des idées environnementales, il s'agit de mettre en relation les dynamiques des mouvements sociaux et / ou écologistes, et l'émergence progressive d'une sphère de l'écologie politique, distincte de l'environnementalisme. Après deux séances introductives, le séminaire propose une relecture des thèses de l'anthropocène à l'aune des multiples sources et textes de l'écologie sociale, de l’écologie des pauvres en passant par les thèses écosocialistes et les écologies des autres. L’atelier fonctionne comme un atelier de lecture de textes traitant des théories, paradigmes et textes disponibles pour penser cette question. Dans le même temps, il réinterroge cette thèse à partir d'une enquête ethnographique collective. Initiée en 2016 sur la zone des Tartres (banlieue nord de Paris), l'enquête collective s'y poursuivra comme lieu de documentation d'une anthropo-scène et de la nature comme champ de bataille.

Programme de 2022-2023 (sous réserve de modifications) :

Séance 1 Introductive : Présentation et fonctionnement de l’atelier

Séance 2 : Construire une enquête d'écologie sociale en banlieue parisienne .Benoit Hazard « Les parias dans l’anthropocène » : anthropologie historique de la zone des Tartres

Séance 3 : Anthropocène, Environnementalisme et écologie sociale. Benoit Hazard (CNRS), L’Anthropocène est-il un environnementalisme ?

Séance 4 : Retour d’observation sur l’enquete collective

Séance 5 : Écologie paysanne

Texte en lecture : Kohei Saito, Chapitre « Liebig and capital » & « Fertilizer against robery agriculture », in Karl Marx’s Ecosocialism: Capital, Nature, and the Unfinished Critique of Political Economy, Monthly review Press, 2017.

Séance 6 : Écologies ouvrières ? Présentation de textes par les étudiants.

  • Gérard Chastagnaret, De fumées et de sang, Pollution minière et massacres de masse, Andalousie-XIXe siècle, Casa de Velasquez, 2017.
  • Kenneth Strong, Un bœuf dans la tempête, biographie de Tanaka Shozo, écologiste japonais, Wild Project, 2015

Séance 7 : Retour d’enquête sur la zone des Tartres

Séance 8 : Écologie sociale dans les pays du sud. La justice environnementale et la croissance verte : le cas de la géothermie kenyan

Séance 9 :  Les travailleurs du déchets : un prolétariat de l’environnement

Séance 10 : Les travailleurs du déchets : un prolétariat de l’environnement ? Jeanne Guien / Plateforme d’enquete militante (Farbiaz)/ Ali (CGT veolia)

Séance 11 : Textes en débat sur le thème Écologie et politique de la survie.

Textes en débat :

  • Gunter Anders, L’obsolescence de l’homme, 2002, éditions de l’encyclopédie des nuisances, ed. Ivrea.
  • Lewis Munford, Les transformations de l’homme, Paris 2008, Ed. Encyclopédie des nuisances.
  • Theodor W. Adorno, Minima Moralia. Réflexions sur la vie mutilée, 2003, Payot, 230 p.

Séance 12 : Textes en débat sur le thème Écologie et politique de la survie.

Séance 13 :  Retour d’enquête et conclusion.

  • Méthodologie – Savoirs en sociétés-Études environnementales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral, enquete collective
  • Ateliers de professionnalisation – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral, enquete collective
  • Ateliers de professionnalisation – Territoires et développement - Territoires, espaces, sociétés – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture, enquete collective
Contacts additionnels
bhazard@ehess.fr
Informations pratiques

Benoit Hazard, Anthropologue, CNRS, Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain, EHESS, bureau A05_07, 54 b Raspail 75006 Paris, tél. : 01 40 82 75 35.

Direction de travaux des étudiants

Jeudi après-midi (ou sur demande de rendez-vous), EHESS, bureau A05_07,  54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 40 82 75 35 ou par courriel.

Réception des candidats

Jeudi après-midi (ou sur demande de rendez-vous), EHESS, bureau A05_07,  54 bd Raspail 75006 Paris, tél. : 01 40 82 75 35 ou par courriel.

Pré-requis

niveau requis : étudiants de niveau master, doctorat et chercheurs. Les auditeurs libres sont acceptés.

  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.08
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, jeudi 09:00-11:00
    du 23 février 2023 au 1er juin 2023
    Nombre de séances : 12