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UE92 - La curiosité des Lumières


Lieu et planning


  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 50
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, vendredi 10:30-12:30
    du 19 novembre 2021 au 18 février 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 17 mai 2021 14:08

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire intellectuelle Historiographie
Aires culturelles
Amériques Europe Océanie
Intervenant·e·s
  • Silvia Sebastiani [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)
  • Antoine Lilti   directeur d'études, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)

Le séminaire poursuivra la réflexion sur une notion centrale de la culture des Lumières : la curiosité. Pour Hans Blumenberg, la valorisation de la curiosité intellectuelle est un élément essentiel qui fonde la légitimité des temps modernes et la dynamique des Lumières. Les historiens des sciences, en revanche, ont pointé les critiques de plus en plus fortes adressées à la curiosité, associée au merveilleux et au singulier, par les savants des Lumières, au nom d’un savoir systématique et utile. Enfin, avec le développement des spectacles urbains, des coffee houses, des journaux et de la publicité, une troisième forme de curiosité émerge : elle désigne l’attention publique, parfois jugée excessive, à l’égard de l’actualité.

Sur le plan du savoir, l’ambiguïté de la curiosité repose sur deux significations du terme qui coexistent tout au long du XVIIIe siècle : l’une moralement et épistémologiquement sûre, liée à la pratique de l’observation ; l’autre ambiguë car associée avec la fascination pour le prodige, l’exotisme, l’étrange, l’illicite même, ce qui pourrait menacer les systèmes de connaissance existants. Toutes deux invitent à inscrire l’analyse de la curiosité au cœur des dynamiques impériales qui en ont multiplié les objets, à travers les voyages d’exploration et la diversification des circuits commerciaux et esclavagistes à l’échelle du monde. C’est ce qui conduit un nombre croissant de recherches à interroger plus systématiquement les rapports entre curiosité et impérialismes européens, entre curiosité publique et investigation de la nature.

Dans la première partie du séminaire, nous aborderons la question de la curiosité des Lumières du point de vue historiographique, en vue de dresser une cartographie des travaux existants et d’élaborer une définition de la notion. Dans un second temps, nous nous concentrerons sur la curiosité anthropologique, ses ressorts et ses effets : frontières de l’humanité et de l’animalité, diversité des sociétés et des cultures. Nous prêterons parallèlement attention à la curiosité urbaine, celle des spectacles et des médias, qui privilégie la nouveauté et la rareté, et modifie la perception du temps et des espaces : une curiosité alors liée à la publicité  commerciale.  L’hypothèse qui guide le séminaire est que ces deux formes de curiosité, savante et publique, fondées sur la rareté et sur la nouveauté, entretiennent des relations fortes, généralement sous-estimées par l’historiographie traditionnelle, à travers lesquelles elles se configurent et s’entretiennent réciproquement.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, fiche de lecture, exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, fiche de lecture, exposé oral
  • Séminaires de recherche – Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, fiche de lecture, exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-

Compte rendu


En 2021-2022, le séminaire a poursuivi la réflexion sur une notion centrale des Lumières : la « curiosité ». L’objectif, depuis plusieurs années, était de croiser différentes traditions historiographiques qui interrogent la notion : l’histoire intellectuelle, voire philosophique, qui s’intéresse à la curiosité d’un point de vue théorique comme désir de connaissance – dont la reconnaissance marquerait l’entrée dans la modernité – et d’émancipation à l’égard des interdits religieux (Hans Blumenberg) ; l’histoire des savoirs, qui aborde la curiosité comme constitutive du geste de collecte et en lien avec l’histoire des collections et des musées, dont les « cabinets de curiosité » sont traditionnellement considérés comme l’ancêtre ; enfin l’histoire culturelle, qui travaille sur les spectacles, la circulation de l’information et les formes médiatiques de la curiosité publique.

Plusieurs séances ont porté sur la curiosité en tant qu’elle prenait pour cible des animaux et tout particulièrement les animaux arrivés en Europe depuis d’autres parties du monde. Les orangs-outans ont suscité un vif intérêt dès la fin du XVIIe siècle, avant tout en Hollande: on a ainsi cherché à identifier un « moment néerlandais », entre médecine, anatomie, histoire naturelle, cartographie et antiquaire. Le tournant historiographique du Animal turn, et ce que celui-ci peut apporter à l’histoire du genre, a été discuté à travers la présentation d’un article alors en cours d’achèvement (Silvia Sebastiani, Jens Amborg et Tohomiro Kaibara). Il confirme que le temps des Lumières marque un moment de bascule décisif dans la définition de l’Homme, de ses frontières et des relations avec les femmes et les animaux.

Deux autres séances ont développé une réflexion sur les liens entre commerce, science et curiosité à Paris au XVIIIe siècle, et particulièrement sur la figure du « charlatan », ce médecin populaire accusé de séduire le public pour lui vendre des remèdes inefficaces, mais devenu aussi une métaphore du faux savant abusant des mécanismes publicitaires. En lien avec cette réflexion, Bérangère Pinaud a présenté sa thèse en cours sur les apothicaires.

Arnaud Orain, qui était cette année en délégation au CRH, a participé activement au séminaire et présenté ses travaux en cours sur la « physique oeconomique », une forme originale, et oubliée, de science économique, qui reposait notamment sur une curiosité à l’égard des faits uniques et des détails de la nature, en proposant un savoir descriptif et dialogique opposé aux prétentions normatives de l’économie politique naissante.

Le séminaire a aussi joué, comme chaque année, son rôle de lieu de présentation et de discussion des débats actuels au sein de l’historiographie des Lumières. Nous avons notamment consacré deux séances à une réflexion sur les enjeux de l’universalisme dans les débats contemporains qui se réclament des Lumières (notamment en France avec le thème de « l’universalisme républicain ») et à l’esquisse d’une typologie des usages de l’universel dans la pensée des Lumières et pendant la Révolution française. Par ailleurs, nous avons profité de la présence à Paris de collègues nord-américains. Pascal Bastien, professeur invité à l’EHESS, a présenté ses recherches sur les manuscrits inédits de Jacques-Louis Ménétra, et Lauren Clay a proposé à la discussion un article à paraître sur les mobilisations des chambres de commerce contre l’abolition de l’esclavage au début de la Révolution française.

Publications

Silvia Sebastiani

  • Avec Jean-Frédéric Schaub, Histoire de la race dans les sociétés occidentales, XVe-XVIIIe siècle, Paris, Albin Michel, 2021.
  • Animalité, numéro spécial de Clio. Femmes, Genre, Histoire, vol. 55, 2022.
  • « Ce que les animaux font au genre », Clio. Femmes, Genre, Histoire, numéro spécial Animalité, vol. 55, 2022, p. 7-22.
  • Avec Jens Amborg et Tomohiro Kaibara, « Un débat historiographique. Genre, animaux, animalité au siècle des Lumières », Clio. Femmes, Genre, Histoire, numéro spécial Animalité, vol. 55, 2022, p. 209-240.
  • « Monboddo’s "Ugly Tail": The Question of Evidence in Enlightenment Sciences of Man », History of European Ideas, vol. 48, n° 1, 2022, p. 45-65.
  • Avec Bruce Buchan, « “No Distinction Black or Fair": The Natural History of Race in Adam Ferguson’s Lectures on Moral Philosophy », Journal of the History of Ideas, vol. 82, n° 2, 2021, p. 207-229.
  • « Où en est la dispute sur le Nouveau Monde en 1816 ? », dans Le "moment 1816" des sciences et des arts. Regards croisés franco-brésiliens, sous la dir. de Claudia Damasceno, Laura de Mello et Souza, Michel Riaudel et Antonella Romano, Paris, Presses Sorbonne Université, 2022, p. 55-78.
  • Avec Jean-Frédéric Schaub, « L’invention d’un système racial », L’Histoire, n° 493, mars 2022, p. 30-38.
  • Avec Jean-Frédéric Schaub, « La fabrique des races » – Retour sur le numéro 493 du magazine « L’histoire » (mars 2022), Historiens et Géographes, https://www.aphg.fr/La-fabrique-des-races-Retour-sur-le-numero-493-du-magazine-L-histoire-mars-2022?var_mode=calcul
  • Avec Jean-Frédéric Schaub et Benoît Drouot, « Racisme en Occident : plongée dans l’histoire longue », Le droit de vivre, n° 686, 2022, p. 88-91.

Antoine Lilti

  • « Cet “étrange empressement de voir des misérables” : le spectacle de la souffrance et la légèreté du badaud », dans Pages d’histoire. Autour de Michel Porret, sous la dir. de Fabrice Brandli et Marco Cicchini, Georg, 2021, p. 323-337.
  • « “Como um general morto”: Voltaire ou a consagração inacabada », dans Da consagração literária, sous la dir. d'Andrea Daher et Helio de Sexas Guimarães, São Paulo, Imprensa Oficial do Estado de São Paulo, 2022.
  • « Préface », L’invention de la célébrité, Fayard, Pluriel, 2022 (réédition de Figures publiques, Fayard, 2014).
  • « Les Lumières en partage », dans Échos des Lumières, sous la dir. de Guillaume Lancereau, Suzanne Rochefort et Jan Synowiecki, Paris, Nouveau monde, 2022, p. 263-268.

Dernière modification : 17 mai 2021 14:08

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire intellectuelle Historiographie
Aires culturelles
Amériques Europe Océanie
Intervenant·e·s
  • Silvia Sebastiani [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)
  • Antoine Lilti   directeur d'études, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)

Le séminaire poursuivra la réflexion sur une notion centrale de la culture des Lumières : la curiosité. Pour Hans Blumenberg, la valorisation de la curiosité intellectuelle est un élément essentiel qui fonde la légitimité des temps modernes et la dynamique des Lumières. Les historiens des sciences, en revanche, ont pointé les critiques de plus en plus fortes adressées à la curiosité, associée au merveilleux et au singulier, par les savants des Lumières, au nom d’un savoir systématique et utile. Enfin, avec le développement des spectacles urbains, des coffee houses, des journaux et de la publicité, une troisième forme de curiosité émerge : elle désigne l’attention publique, parfois jugée excessive, à l’égard de l’actualité.

Sur le plan du savoir, l’ambiguïté de la curiosité repose sur deux significations du terme qui coexistent tout au long du XVIIIe siècle : l’une moralement et épistémologiquement sûre, liée à la pratique de l’observation ; l’autre ambiguë car associée avec la fascination pour le prodige, l’exotisme, l’étrange, l’illicite même, ce qui pourrait menacer les systèmes de connaissance existants. Toutes deux invitent à inscrire l’analyse de la curiosité au cœur des dynamiques impériales qui en ont multiplié les objets, à travers les voyages d’exploration et la diversification des circuits commerciaux et esclavagistes à l’échelle du monde. C’est ce qui conduit un nombre croissant de recherches à interroger plus systématiquement les rapports entre curiosité et impérialismes européens, entre curiosité publique et investigation de la nature.

Dans la première partie du séminaire, nous aborderons la question de la curiosité des Lumières du point de vue historiographique, en vue de dresser une cartographie des travaux existants et d’élaborer une définition de la notion. Dans un second temps, nous nous concentrerons sur la curiosité anthropologique, ses ressorts et ses effets : frontières de l’humanité et de l’animalité, diversité des sociétés et des cultures. Nous prêterons parallèlement attention à la curiosité urbaine, celle des spectacles et des médias, qui privilégie la nouveauté et la rareté, et modifie la perception du temps et des espaces : une curiosité alors liée à la publicité  commerciale.  L’hypothèse qui guide le séminaire est que ces deux formes de curiosité, savante et publique, fondées sur la rareté et sur la nouveauté, entretiennent des relations fortes, généralement sous-estimées par l’historiographie traditionnelle, à travers lesquelles elles se configurent et s’entretiennent réciproquement.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, fiche de lecture, exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, fiche de lecture, exposé oral
  • Séminaires de recherche – Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, fiche de lecture, exposé oral
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-
  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 50
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, vendredi 10:30-12:30
    du 19 novembre 2021 au 18 février 2022
    Nombre de séances : 12

En 2021-2022, le séminaire a poursuivi la réflexion sur une notion centrale des Lumières : la « curiosité ». L’objectif, depuis plusieurs années, était de croiser différentes traditions historiographiques qui interrogent la notion : l’histoire intellectuelle, voire philosophique, qui s’intéresse à la curiosité d’un point de vue théorique comme désir de connaissance – dont la reconnaissance marquerait l’entrée dans la modernité – et d’émancipation à l’égard des interdits religieux (Hans Blumenberg) ; l’histoire des savoirs, qui aborde la curiosité comme constitutive du geste de collecte et en lien avec l’histoire des collections et des musées, dont les « cabinets de curiosité » sont traditionnellement considérés comme l’ancêtre ; enfin l’histoire culturelle, qui travaille sur les spectacles, la circulation de l’information et les formes médiatiques de la curiosité publique.

Plusieurs séances ont porté sur la curiosité en tant qu’elle prenait pour cible des animaux et tout particulièrement les animaux arrivés en Europe depuis d’autres parties du monde. Les orangs-outans ont suscité un vif intérêt dès la fin du XVIIe siècle, avant tout en Hollande: on a ainsi cherché à identifier un « moment néerlandais », entre médecine, anatomie, histoire naturelle, cartographie et antiquaire. Le tournant historiographique du Animal turn, et ce que celui-ci peut apporter à l’histoire du genre, a été discuté à travers la présentation d’un article alors en cours d’achèvement (Silvia Sebastiani, Jens Amborg et Tohomiro Kaibara). Il confirme que le temps des Lumières marque un moment de bascule décisif dans la définition de l’Homme, de ses frontières et des relations avec les femmes et les animaux.

Deux autres séances ont développé une réflexion sur les liens entre commerce, science et curiosité à Paris au XVIIIe siècle, et particulièrement sur la figure du « charlatan », ce médecin populaire accusé de séduire le public pour lui vendre des remèdes inefficaces, mais devenu aussi une métaphore du faux savant abusant des mécanismes publicitaires. En lien avec cette réflexion, Bérangère Pinaud a présenté sa thèse en cours sur les apothicaires.

Arnaud Orain, qui était cette année en délégation au CRH, a participé activement au séminaire et présenté ses travaux en cours sur la « physique oeconomique », une forme originale, et oubliée, de science économique, qui reposait notamment sur une curiosité à l’égard des faits uniques et des détails de la nature, en proposant un savoir descriptif et dialogique opposé aux prétentions normatives de l’économie politique naissante.

Le séminaire a aussi joué, comme chaque année, son rôle de lieu de présentation et de discussion des débats actuels au sein de l’historiographie des Lumières. Nous avons notamment consacré deux séances à une réflexion sur les enjeux de l’universalisme dans les débats contemporains qui se réclament des Lumières (notamment en France avec le thème de « l’universalisme républicain ») et à l’esquisse d’une typologie des usages de l’universel dans la pensée des Lumières et pendant la Révolution française. Par ailleurs, nous avons profité de la présence à Paris de collègues nord-américains. Pascal Bastien, professeur invité à l’EHESS, a présenté ses recherches sur les manuscrits inédits de Jacques-Louis Ménétra, et Lauren Clay a proposé à la discussion un article à paraître sur les mobilisations des chambres de commerce contre l’abolition de l’esclavage au début de la Révolution française.

Publications

Silvia Sebastiani

  • Avec Jean-Frédéric Schaub, Histoire de la race dans les sociétés occidentales, XVe-XVIIIe siècle, Paris, Albin Michel, 2021.
  • Animalité, numéro spécial de Clio. Femmes, Genre, Histoire, vol. 55, 2022.
  • « Ce que les animaux font au genre », Clio. Femmes, Genre, Histoire, numéro spécial Animalité, vol. 55, 2022, p. 7-22.
  • Avec Jens Amborg et Tomohiro Kaibara, « Un débat historiographique. Genre, animaux, animalité au siècle des Lumières », Clio. Femmes, Genre, Histoire, numéro spécial Animalité, vol. 55, 2022, p. 209-240.
  • « Monboddo’s "Ugly Tail": The Question of Evidence in Enlightenment Sciences of Man », History of European Ideas, vol. 48, n° 1, 2022, p. 45-65.
  • Avec Bruce Buchan, « “No Distinction Black or Fair": The Natural History of Race in Adam Ferguson’s Lectures on Moral Philosophy », Journal of the History of Ideas, vol. 82, n° 2, 2021, p. 207-229.
  • « Où en est la dispute sur le Nouveau Monde en 1816 ? », dans Le "moment 1816" des sciences et des arts. Regards croisés franco-brésiliens, sous la dir. de Claudia Damasceno, Laura de Mello et Souza, Michel Riaudel et Antonella Romano, Paris, Presses Sorbonne Université, 2022, p. 55-78.
  • Avec Jean-Frédéric Schaub, « L’invention d’un système racial », L’Histoire, n° 493, mars 2022, p. 30-38.
  • Avec Jean-Frédéric Schaub, « La fabrique des races » – Retour sur le numéro 493 du magazine « L’histoire » (mars 2022), Historiens et Géographes, https://www.aphg.fr/La-fabrique-des-races-Retour-sur-le-numero-493-du-magazine-L-histoire-mars-2022?var_mode=calcul
  • Avec Jean-Frédéric Schaub et Benoît Drouot, « Racisme en Occident : plongée dans l’histoire longue », Le droit de vivre, n° 686, 2022, p. 88-91.

Antoine Lilti

  • « Cet “étrange empressement de voir des misérables” : le spectacle de la souffrance et la légèreté du badaud », dans Pages d’histoire. Autour de Michel Porret, sous la dir. de Fabrice Brandli et Marco Cicchini, Georg, 2021, p. 323-337.
  • « “Como um general morto”: Voltaire ou a consagração inacabada », dans Da consagração literária, sous la dir. d'Andrea Daher et Helio de Sexas Guimarães, São Paulo, Imprensa Oficial do Estado de São Paulo, 2022.
  • « Préface », L’invention de la célébrité, Fayard, Pluriel, 2022 (réédition de Figures publiques, Fayard, 2014).
  • « Les Lumières en partage », dans Échos des Lumières, sous la dir. de Guillaume Lancereau, Suzanne Rochefort et Jan Synowiecki, Paris, Nouveau monde, 2022, p. 263-268.