UE900 - Une histoire matérielle de la musique et des arts du spectacle : d’une économie domestique à une économie politique (XVIe - XXe siècle)


Planning


Attention !
En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) : https://participations.ehess.fr/demandes/__nouvelle__?seminaire=900. "

  • Médiathèque musicale Mahler
    Médiathèque musicale Mahler, 11bis rue de Vézelay 75008 Paris
    vendredi, 10:00-13:00, les 22 octobre, 12 novembre, 17 décembre 2021, 21 janvier, 18 février, 25 mars, 15 avril et 3 juin 2022


Description


Dernière modification : 6 octobre 2021 10:39

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Arts Culture matérielle Économie politique Histoire culturelle Histoire économique et sociale Histoire intellectuelle Musicologie Musique Théâtre Valeur
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Rémy Campos [référent·e]   professeur, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris / Centre Georg-Simmel (CGS)
  • Anne-Madeleine Goulet   directrice de recherche, CNRS

Du XVIe siècle au début du XXe siècle, la réflexion théorique a mis à profit un ensemble de notions (richesse, propriété, échange, travail, capital, production, consommation, etc.) qui ont servi à penser la manière dont les sociétés humaines s’organisaient, pour plier le monde naturel à leurs besoins et pour garantir un bon gouvernement. Ces discours se sont inscrits dans ce qu’on a appelé, à partir du XVIIIsiècle, l’économie politique.

Les ouvrages publiés dans ce domaine réservent une place aux arts, généralement abordés dans les chapitres consacrés aux produits immatériels, à la consommation ou au luxe. Les pratiques artistiques y sont le plus souvent associées aux polémiques sur les dépenses superflues et à la condamnation morale du luxe. La place secondaire de la musique et des arts du spectacle dans le discours de l’économie politique s’explique en partie par le manque de compétences artistiques des auteurs mais sans doute aussi parce que certains peinaient à envisager les activités économiques dans leur dimension concrète.

Le présent séminaire fait l’hypothèse qu’il est pertinent de s’interroger sur la manière dont savoir-faire et réflexions théoriques s’articulaient dans le domaine de la musique et des arts de la scène. Cette interrogation revêt une importance d’autant plus grande que les discours savants ont largement occulté les savoirs que mettaient en œuvre sur le terrain des acteurs sociaux formalisant leurs pratiques selon des modes extrêmement variés. En 2006, l’ouvrage collectif Écrire, compter, mesurer. Vers une histoire des rationalités pratiques, dirigé par Natacha Coquery, François Menant et Florence Weber, a montré l’intérêt d’une approche des réalités économiques d’Ancien Régime prenant en compte des techniques intellectuelles (écritures comptables, systèmes de mesure, etc.) non académiques.

Pour la période qui a précédé l’émergence de l’économie politique comme discipline, on explorera notamment la notion d’économie domestique. Elle prévalait dans les maisons aristocratiques ainsi que dans celles de la haute bourgeoisie et elle n’était pas alors dissociée de la charité, de la morale ou de la civilité. En adoptant une perspective de cinq siècles, du XVIsiècle au milieu du XXsiècle, on pourra aussi évaluer jusqu’à quel point l’économie domestique est demeurée présente dans les pratiques et dans les formalisations modernes de l’économie artistique.

Le séminaire a pour but : 1) d’envisager la musique et les arts du spectacle dans des cadres différents de ceux auxquels on les rapporte d’ordinaire (cadres esthétique et formel, philologiques, techniques et professionnels, institutionnels, didactiques, etc.) ; 2) de considérer ces arts dans la longue durée ; 3) d’expliquer des phénomènes qui n’ont pas forcément été théorisés en leur temps ; 4) d’élaborer des outils d’analyse adaptés.

Pour ce faire, on envisagera un large éventail de sources : ouvrages théoriques, essais, brochures polémiques, articles de presse, documents liés à la production de concerts et de spectacles, celles que l’on regroupe sous le vocable d’« écritures pratiques » tels que documents comptables, juridiques ou notariés, etc. La méthode consistera à procéder par études de cas en mettant en rapport un dossier documentaire avec une notion contemporaine, ou un ensemble de notions, puisées selon les époques dans des essais de théorisations ou dans des corpus théoriques constitués.

Les séances permettront à des spécialistes de diverses disciplines de présenter des recherches en cours et à des doctorants en histoire, en musicologie et en arts du spectacle de tester la pertinence des notions économiques pour leurs propres travaux.

Le séminaire pourra être suivi en ligne (lien zoom à demander aux organisateurs).

Les étudiant·es de l'EHESS qui souhaitent valider cet enseignement devront y assister en présentiel.

Les auditeurs désirant suivre la séminaire en présentiel à la Bibliothèque musicale La Grange-Fleuret doivent s'inscrire auprès des organisateurs et être munis d'un passe sanitaire.

(en partenariat avec le Centre d'études supérieures de la Renaissance de Tours – UMR 7323 du CNRS et avec la Fondation Royaumont)

22 octobre 2021 : Étienne Anheim (EHESS)

  • Discutante : Véronique Dominguez-Guillaume 

12 novembre 2021 : Philippe Canguilhem (Université de Tours/Centre d'études supérieures de la Renaissance)

  • Discutante : Florence Alazard (CESR)

17 décembre 2021 : Francesca Fantappiè (CESR) 

  • Discutante : Élodie Oriol (École française de Rome)

21 janvier 2022 : Christophe Charle (sous réserve)

  • Discutant : Rémy Campos

18 février 2022 : Martial Poirson (Université Paris 8)

  • Discutant : Loïc Charles (Institut national d’études démographiques)

25 mars 2022 : Rahul Markovits (ENS – Paris)  

  • Discutant : Arnaud Orain (Université Paris 8)

15 avril 2022 :  Thierry Favier (Université de Poitiers)  

  • Discutante : Pauline Lemaigre-Gaffier (Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/Université Paris-Saclay/Dypac)

3 juin 2022 : Pierre-Michel Menger (Collège de France/École des hautes études en sciences sociales)

  • Discutant : Gabriel Galvez-Behar (Université de Lille)

Master


  • Initiation/introduction – Arts, littératures et langages-Pratiques, discours et usages (M1) – M1/S1-S2
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Initiation/introduction – Arts, littératures et langages-Musique (M2) – M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Rémy Campos : remycampos@hotmail.fr

Anne-Madeleine Goulet : amgoulet3@gmail.com

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

ouvert aux étudiants de M1 et de M2.

Dernière modification : 6 octobre 2021 10:39

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Arts Culture matérielle Économie politique Histoire culturelle Histoire économique et sociale Histoire intellectuelle Musicologie Musique Théâtre Valeur
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Rémy Campos [référent·e]   professeur, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris / Centre Georg-Simmel (CGS)
  • Anne-Madeleine Goulet   directrice de recherche, CNRS

Du XVIe siècle au début du XXe siècle, la réflexion théorique a mis à profit un ensemble de notions (richesse, propriété, échange, travail, capital, production, consommation, etc.) qui ont servi à penser la manière dont les sociétés humaines s’organisaient, pour plier le monde naturel à leurs besoins et pour garantir un bon gouvernement. Ces discours se sont inscrits dans ce qu’on a appelé, à partir du XVIIIsiècle, l’économie politique.

Les ouvrages publiés dans ce domaine réservent une place aux arts, généralement abordés dans les chapitres consacrés aux produits immatériels, à la consommation ou au luxe. Les pratiques artistiques y sont le plus souvent associées aux polémiques sur les dépenses superflues et à la condamnation morale du luxe. La place secondaire de la musique et des arts du spectacle dans le discours de l’économie politique s’explique en partie par le manque de compétences artistiques des auteurs mais sans doute aussi parce que certains peinaient à envisager les activités économiques dans leur dimension concrète.

Le présent séminaire fait l’hypothèse qu’il est pertinent de s’interroger sur la manière dont savoir-faire et réflexions théoriques s’articulaient dans le domaine de la musique et des arts de la scène. Cette interrogation revêt une importance d’autant plus grande que les discours savants ont largement occulté les savoirs que mettaient en œuvre sur le terrain des acteurs sociaux formalisant leurs pratiques selon des modes extrêmement variés. En 2006, l’ouvrage collectif Écrire, compter, mesurer. Vers une histoire des rationalités pratiques, dirigé par Natacha Coquery, François Menant et Florence Weber, a montré l’intérêt d’une approche des réalités économiques d’Ancien Régime prenant en compte des techniques intellectuelles (écritures comptables, systèmes de mesure, etc.) non académiques.

Pour la période qui a précédé l’émergence de l’économie politique comme discipline, on explorera notamment la notion d’économie domestique. Elle prévalait dans les maisons aristocratiques ainsi que dans celles de la haute bourgeoisie et elle n’était pas alors dissociée de la charité, de la morale ou de la civilité. En adoptant une perspective de cinq siècles, du XVIsiècle au milieu du XXsiècle, on pourra aussi évaluer jusqu’à quel point l’économie domestique est demeurée présente dans les pratiques et dans les formalisations modernes de l’économie artistique.

Le séminaire a pour but : 1) d’envisager la musique et les arts du spectacle dans des cadres différents de ceux auxquels on les rapporte d’ordinaire (cadres esthétique et formel, philologiques, techniques et professionnels, institutionnels, didactiques, etc.) ; 2) de considérer ces arts dans la longue durée ; 3) d’expliquer des phénomènes qui n’ont pas forcément été théorisés en leur temps ; 4) d’élaborer des outils d’analyse adaptés.

Pour ce faire, on envisagera un large éventail de sources : ouvrages théoriques, essais, brochures polémiques, articles de presse, documents liés à la production de concerts et de spectacles, celles que l’on regroupe sous le vocable d’« écritures pratiques » tels que documents comptables, juridiques ou notariés, etc. La méthode consistera à procéder par études de cas en mettant en rapport un dossier documentaire avec une notion contemporaine, ou un ensemble de notions, puisées selon les époques dans des essais de théorisations ou dans des corpus théoriques constitués.

Les séances permettront à des spécialistes de diverses disciplines de présenter des recherches en cours et à des doctorants en histoire, en musicologie et en arts du spectacle de tester la pertinence des notions économiques pour leurs propres travaux.

Le séminaire pourra être suivi en ligne (lien zoom à demander aux organisateurs).

Les étudiant·es de l'EHESS qui souhaitent valider cet enseignement devront y assister en présentiel.

Les auditeurs désirant suivre la séminaire en présentiel à la Bibliothèque musicale La Grange-Fleuret doivent s'inscrire auprès des organisateurs et être munis d'un passe sanitaire.

(en partenariat avec le Centre d'études supérieures de la Renaissance de Tours – UMR 7323 du CNRS et avec la Fondation Royaumont)

22 octobre 2021 : Étienne Anheim (EHESS)

  • Discutante : Véronique Dominguez-Guillaume 

12 novembre 2021 : Philippe Canguilhem (Université de Tours/Centre d'études supérieures de la Renaissance)

  • Discutante : Florence Alazard (CESR)

17 décembre 2021 : Francesca Fantappiè (CESR) 

  • Discutante : Élodie Oriol (École française de Rome)

21 janvier 2022 : Christophe Charle (sous réserve)

  • Discutant : Rémy Campos

18 février 2022 : Martial Poirson (Université Paris 8)

  • Discutant : Loïc Charles (Institut national d’études démographiques)

25 mars 2022 : Rahul Markovits (ENS – Paris)  

  • Discutant : Arnaud Orain (Université Paris 8)

15 avril 2022 :  Thierry Favier (Université de Poitiers)  

  • Discutante : Pauline Lemaigre-Gaffier (Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/Université Paris-Saclay/Dypac)

3 juin 2022 : Pierre-Michel Menger (Collège de France/École des hautes études en sciences sociales)

  • Discutant : Gabriel Galvez-Behar (Université de Lille)
  • Initiation/introduction – Arts, littératures et langages-Pratiques, discours et usages (M1) – M1/S1-S2
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Initiation/introduction – Arts, littératures et langages-Musique (M2) – M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Rémy Campos : remycampos@hotmail.fr

Anne-Madeleine Goulet : amgoulet3@gmail.com

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

ouvert aux étudiants de M1 et de M2.

Attention !
En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) : https://participations.ehess.fr/demandes/__nouvelle__?seminaire=900. "

  • Médiathèque musicale Mahler
    Médiathèque musicale Mahler, 11bis rue de Vézelay 75008 Paris
    vendredi, 10:00-13:00, les 22 octobre, 12 novembre, 17 décembre 2021, 21 janvier, 18 février, 25 mars, 15 avril et 3 juin 2022