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UE85 - Théories anthropologiques de la mondialisation


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, jeudi 12:30-14:30
    du 3 mars 2022 au 9 juin 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 17 février 2022 09:11

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde)
Intervenant·e·s
  • Laurent Berger [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS)

Ce séminaire est le premier cycle d’introduction aux principales approches théoriques en anthropologie des phénomènes dits de « globalisation capitaliste ». L’objectif est de comparer l’heuristique des concepts et des dispositifs d'enquête ethnographique mobilisés pour, d’une part, décrire les transferts de populations (humaines, animales, végétales, microbiennes), de richesses, d’informations, de technologies, de droits ou de formes de violence d’une formation politique à l’autre, entre localités, provinces, régions et/ou continents, et pour, d’autre part, analyser le changement social et culturel à l’œuvre dans l’ensemble des sphères d’activité mises ainsi en relation, et dont les conditions d’exercice se trouvent modifiées par cette mise en circulation. Pour cela, il sera procédé à la présentation et à la discussion des principaux travaux anthropologiques conduits durant les quarante dernières années sur cette corrélation typique des phénomènes de « mondialisation », du point de vue de la place accordée aux pratiques capitalistes et gouvernementales dans l’intelligibilité de ces phénomènes. Seront ainsi abordés trois pôles théoriques majeurs : la macro-anthropologie transnationale (Ulf Hannerz, Thomas Eriksen, Arjun Appadurai, George Marcus, Marc Abélès…), l’analyse système-monde (Jonathan Friedman, Eric Wolf, Carol Smith, Jane Schneider, Don Kalb…), et l’analytique interprétative des assemblages (Aïwa Ong, Anna Tsing, James Ferguson, Tania Li Murray, Stephen Collier…).

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Migrations – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences économiques et sociales - Institutions, organisations, économie et société – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Territoires et développement - Étude comparative du développement – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Compte rendu


Le premier cycle de ce séminaire, tenu en mode hybride, a présenté la place de l’anthropologie au sein des global studies, et la manière dont les anthropologues abordent la synergie typique des phénomènes de globalisation, en caractérisant la nature des transferts opérés, la nature des changements manifestés, et celle des formations politiques et des frontières ainsi reliées et traversées, sur la base d’une méthodologie d’enquête ethnographique renouvelée (terrains multi-cas, multi-sites, enquêtes collectives et longitudinales, etc.). Après avoir rappelé l’importance du débat précurseur entre évolutionnistes et diffusionnistes pour comprendre l’opposition des deux principaux courants théoriques contemporains (l'anthropologie des systèmes-mondes de Jonathan Friedman et d’Eric Wolf et celle des paysages imaginaires de la modernité d’Arjun Appadurai et d’Ulf Hannerz), il s’est agi de mettre en perspective ces travaux et de montrer en quoi ils permettent de conceptualiser différemment cette synergie, sur la base du nombre, de la teneur et des modalités des changements socioculturels et des transferts (populations, informations, technologies, richesses…) pris en compte, pour caractériser différentes formes de globalisation. Il a été montré que dans la lignée de l’évolutionnisme, l’anthropologie systémique part du présupposé que c’est la nature des changements qui induit certains transferts, et qu’il faut donc donner une priorité théorique à la séquentialisation des changements dans le temps, rapportée à la spécificité des stades évolutifs pris en référence. Inversement, dans la lignée du diffusionnisme, la macro-anthropologie transnationale s’adosse à l’idée que c’est la nature des transferts qui suscite certains changements, et qu’il faut donc partir de la localisation des transferts dans l’espace, rapportée à la diversité des situations d’acculturation rencontrées.

Au travers de nombreuses études de cas, il a ainsi été exposé comment le premier courant accorde un rôle moteur aux innovations institutionnelles et technologiques qui réalisent l’extraction de surplus et la captation du travail productif et reproductif, ainsi que les transferts de richesse et de population auxquels leur appropriation donne lieu d’une formation politique à l’autre dans une division transfrontalière du travail. Pour ces anthropologues, la dimension globale de chaque système-monde ne correspond donc pas à l’échelle mondiale, continentale ou régionale des transferts de surplus pratiqués, mais au caractère systémique des relations établies au sein de chaque division transfrontalière du travail. Selon Jonathan Friedman, ces propriétés systémiques relèvent essentiellement de deux mécanismes : les premiers sont les cycles d’expansion et de contraction des flux, et les seconds, les cycles de différenciation des cœurs et des périphéries, en fonction de la territorialisation des lieux d’accumulation des surplus et de l’ascension ou du déclin des élites les contrôlant. Cette approche théorique distingue ainsi plusieurs types de globalisation (inter-cynégétique, intertribale, impériale, capitaliste) dans la conjonction des phases de croissance des transferts et d’ascension de nouveaux cœurs, propres aux tendances cycliques de chaque système-monde, en fonction de la nature des formations politiques en relation (bandes de chasseurs-cueilleurs, tribus segmentaires, cités-états, états-nations, etc.).

Durant la deuxième partie du séminaire, a ensuite été exposée la manière dont le second courant attribue dans un monde multipolaire un rôle déterminant aux transferts d’informations, ainsi qu’au travail d’interprétation et de mise en format représentationnel auquel leur traitement conjugué par différents types d’acteurs sociaux donne lieu, pour orienter les comportements et imaginer des modes de vie alternatifs. Ulf Hannerz propose ainsi de cartographier les flux de représentations, à partir de la mobilité des individus et des groupes qui en font leur champ d’expérience et leur horizon d’attente, mais aussi en fonction des acteurs sociaux qui organisent leur propagation, à l’instar des appareils d’État, des entreprises sur le marché, des personnes au quotidien, ou de la société civile (ONG, associations, syndicats, églises, mouvements sociétaux). Leur convergence en certains lieux induit comme changement majeur « la créolisation et l’hybridation des cultures », au sens où émergent au sein des populations concernées de nouvelles perspectives intégrant partiellement ces différents points de vue quant au sens à attribuer à leurs comportements et à ceux d’autrui. Arjun Appadurai souligne quant à lui le travail de l’imagination à l’œuvre dans l’élaboration de ces sentiments d’appartenance à des mondes vécus et d’ancrage dans des localités, alimentés par de multiples flux-paysages d’aspirations collectives (scape) en disjonction les uns par rapport aux autres. Ces paysages imaginaires ne sont pas seulement identifiables et différenciables selon les acteurs sociaux qui se les représentent et les communiquent ; ils le sont aussi en fonction de ce qui fait l’objet même de ce travail de représentation, à savoir les populations en déplacement (ethnoscape), les transferts de monnaie ou de technologie (financescape, technoscape), les récits et les images d’actualité diffusés (mediascape), ou bien les idéologies politico-religieuses et les styles technico-artistiques valorisés (ideoscape). Afin de mettre en valeur en quoi cette approche macro-anthropologique est particulièrement mobilisée dans l’analyse de globalisations sectorielles telles que les religions transnationales, les migrations ou le commerce international, une communication du Pr. Hans Peter Hahn, visiting professor à l’EHESS, a porté sur la notion d’appropriation culturelle des marchandises en Afrique et en Asie.

Publications
  • Anthropologie de la mondialisation. Une royauté malgache au défi du capitalisme, Paris, CNRS Éditions, collection Bibliothèque de l’Anthropologie, à paraître.
  • « Towards a comparative anthropology of globalizations: outline of a research program in global studies », dans The Craft of Social Scientist in the Global Arena, sous la dir. de Cicchelli. V et I. Léglise, Leiden, Brill, à paraître.
  • « D’une royauté l’autre. Le culte sakalava des tromba an-drano et son bain des possédés en pays antankaraña », dans De Madagascar à l’océan Indien global. Approches anthropologiques et historiques avec Philippe Beaujard, sous la dir. de S. Sanchez et alii., Paris, Hémisphères, Maisonneuve et Larose, à paraître.
  • « Les sens du partage. La parenté humaine comme formes élémentaires de collaboration hétéronome », Terrain. Anthropologie & Sciences Humaines [en ligne], à paraître.

Dernière modification : 17 février 2022 09:11

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde)
Intervenant·e·s
  • Laurent Berger [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS)

Ce séminaire est le premier cycle d’introduction aux principales approches théoriques en anthropologie des phénomènes dits de « globalisation capitaliste ». L’objectif est de comparer l’heuristique des concepts et des dispositifs d'enquête ethnographique mobilisés pour, d’une part, décrire les transferts de populations (humaines, animales, végétales, microbiennes), de richesses, d’informations, de technologies, de droits ou de formes de violence d’une formation politique à l’autre, entre localités, provinces, régions et/ou continents, et pour, d’autre part, analyser le changement social et culturel à l’œuvre dans l’ensemble des sphères d’activité mises ainsi en relation, et dont les conditions d’exercice se trouvent modifiées par cette mise en circulation. Pour cela, il sera procédé à la présentation et à la discussion des principaux travaux anthropologiques conduits durant les quarante dernières années sur cette corrélation typique des phénomènes de « mondialisation », du point de vue de la place accordée aux pratiques capitalistes et gouvernementales dans l’intelligibilité de ces phénomènes. Seront ainsi abordés trois pôles théoriques majeurs : la macro-anthropologie transnationale (Ulf Hannerz, Thomas Eriksen, Arjun Appadurai, George Marcus, Marc Abélès…), l’analyse système-monde (Jonathan Friedman, Eric Wolf, Carol Smith, Jane Schneider, Don Kalb…), et l’analytique interprétative des assemblages (Aïwa Ong, Anna Tsing, James Ferguson, Tania Li Murray, Stephen Collier…).

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Migrations – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences économiques et sociales - Institutions, organisations, économie et société – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Territoires et développement - Étude comparative du développement – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, jeudi 12:30-14:30
    du 3 mars 2022 au 9 juin 2022
    Nombre de séances : 12

Le premier cycle de ce séminaire, tenu en mode hybride, a présenté la place de l’anthropologie au sein des global studies, et la manière dont les anthropologues abordent la synergie typique des phénomènes de globalisation, en caractérisant la nature des transferts opérés, la nature des changements manifestés, et celle des formations politiques et des frontières ainsi reliées et traversées, sur la base d’une méthodologie d’enquête ethnographique renouvelée (terrains multi-cas, multi-sites, enquêtes collectives et longitudinales, etc.). Après avoir rappelé l’importance du débat précurseur entre évolutionnistes et diffusionnistes pour comprendre l’opposition des deux principaux courants théoriques contemporains (l'anthropologie des systèmes-mondes de Jonathan Friedman et d’Eric Wolf et celle des paysages imaginaires de la modernité d’Arjun Appadurai et d’Ulf Hannerz), il s’est agi de mettre en perspective ces travaux et de montrer en quoi ils permettent de conceptualiser différemment cette synergie, sur la base du nombre, de la teneur et des modalités des changements socioculturels et des transferts (populations, informations, technologies, richesses…) pris en compte, pour caractériser différentes formes de globalisation. Il a été montré que dans la lignée de l’évolutionnisme, l’anthropologie systémique part du présupposé que c’est la nature des changements qui induit certains transferts, et qu’il faut donc donner une priorité théorique à la séquentialisation des changements dans le temps, rapportée à la spécificité des stades évolutifs pris en référence. Inversement, dans la lignée du diffusionnisme, la macro-anthropologie transnationale s’adosse à l’idée que c’est la nature des transferts qui suscite certains changements, et qu’il faut donc partir de la localisation des transferts dans l’espace, rapportée à la diversité des situations d’acculturation rencontrées.

Au travers de nombreuses études de cas, il a ainsi été exposé comment le premier courant accorde un rôle moteur aux innovations institutionnelles et technologiques qui réalisent l’extraction de surplus et la captation du travail productif et reproductif, ainsi que les transferts de richesse et de population auxquels leur appropriation donne lieu d’une formation politique à l’autre dans une division transfrontalière du travail. Pour ces anthropologues, la dimension globale de chaque système-monde ne correspond donc pas à l’échelle mondiale, continentale ou régionale des transferts de surplus pratiqués, mais au caractère systémique des relations établies au sein de chaque division transfrontalière du travail. Selon Jonathan Friedman, ces propriétés systémiques relèvent essentiellement de deux mécanismes : les premiers sont les cycles d’expansion et de contraction des flux, et les seconds, les cycles de différenciation des cœurs et des périphéries, en fonction de la territorialisation des lieux d’accumulation des surplus et de l’ascension ou du déclin des élites les contrôlant. Cette approche théorique distingue ainsi plusieurs types de globalisation (inter-cynégétique, intertribale, impériale, capitaliste) dans la conjonction des phases de croissance des transferts et d’ascension de nouveaux cœurs, propres aux tendances cycliques de chaque système-monde, en fonction de la nature des formations politiques en relation (bandes de chasseurs-cueilleurs, tribus segmentaires, cités-états, états-nations, etc.).

Durant la deuxième partie du séminaire, a ensuite été exposée la manière dont le second courant attribue dans un monde multipolaire un rôle déterminant aux transferts d’informations, ainsi qu’au travail d’interprétation et de mise en format représentationnel auquel leur traitement conjugué par différents types d’acteurs sociaux donne lieu, pour orienter les comportements et imaginer des modes de vie alternatifs. Ulf Hannerz propose ainsi de cartographier les flux de représentations, à partir de la mobilité des individus et des groupes qui en font leur champ d’expérience et leur horizon d’attente, mais aussi en fonction des acteurs sociaux qui organisent leur propagation, à l’instar des appareils d’État, des entreprises sur le marché, des personnes au quotidien, ou de la société civile (ONG, associations, syndicats, églises, mouvements sociétaux). Leur convergence en certains lieux induit comme changement majeur « la créolisation et l’hybridation des cultures », au sens où émergent au sein des populations concernées de nouvelles perspectives intégrant partiellement ces différents points de vue quant au sens à attribuer à leurs comportements et à ceux d’autrui. Arjun Appadurai souligne quant à lui le travail de l’imagination à l’œuvre dans l’élaboration de ces sentiments d’appartenance à des mondes vécus et d’ancrage dans des localités, alimentés par de multiples flux-paysages d’aspirations collectives (scape) en disjonction les uns par rapport aux autres. Ces paysages imaginaires ne sont pas seulement identifiables et différenciables selon les acteurs sociaux qui se les représentent et les communiquent ; ils le sont aussi en fonction de ce qui fait l’objet même de ce travail de représentation, à savoir les populations en déplacement (ethnoscape), les transferts de monnaie ou de technologie (financescape, technoscape), les récits et les images d’actualité diffusés (mediascape), ou bien les idéologies politico-religieuses et les styles technico-artistiques valorisés (ideoscape). Afin de mettre en valeur en quoi cette approche macro-anthropologique est particulièrement mobilisée dans l’analyse de globalisations sectorielles telles que les religions transnationales, les migrations ou le commerce international, une communication du Pr. Hans Peter Hahn, visiting professor à l’EHESS, a porté sur la notion d’appropriation culturelle des marchandises en Afrique et en Asie.

Publications
  • Anthropologie de la mondialisation. Une royauté malgache au défi du capitalisme, Paris, CNRS Éditions, collection Bibliothèque de l’Anthropologie, à paraître.
  • « Towards a comparative anthropology of globalizations: outline of a research program in global studies », dans The Craft of Social Scientist in the Global Arena, sous la dir. de Cicchelli. V et I. Léglise, Leiden, Brill, à paraître.
  • « D’une royauté l’autre. Le culte sakalava des tromba an-drano et son bain des possédés en pays antankaraña », dans De Madagascar à l’océan Indien global. Approches anthropologiques et historiques avec Philippe Beaujard, sous la dir. de S. Sanchez et alii., Paris, Hémisphères, Maisonneuve et Larose, à paraître.
  • « Les sens du partage. La parenté humaine comme formes élémentaires de collaboration hétéronome », Terrain. Anthropologie & Sciences Humaines [en ligne], à paraître.