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UE761 - Populismes et néo-populismes, éléments d’une analyse comparative


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    mercredi 12:30-14:30
    les 17 novembre, 1er et 15 décembre 2021, 12 et 26 janvier, 9 et 23 février, 16 et 30 mars, 13 avril, 11 mai et 25 mai 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 16 novembre 2021 10:01

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Démocratie Histoire Politique Sociologie
Aires culturelles
Afrique Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Gilles Bataillon [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)
  • Nilüfer Göle   directrice d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Phénomènes anciens dans les vieilles démocraties occidentales et en Amérique latine, phénomènes réapparus en aval de l’instauration de régimes démocratiques en Amérique latine et au lendemain de l’effondrement de l’empire soviétique, les néo-populismes représentent aujourd’hui des formes récurrentes du politique. L'expression désigne des phénomènes relativement divers mais présents et durablement enracinés tant dans les Amériques comme en Europe, en Asie. L'emploi du terme néo-populiste suggère une ressemblance de ces formes politiques avec les populismes latino américains des années 1930-1950. Les uns comme les autres se caractérisent par des traits semblables: rôle central d'un leader charismatique, nationalisme exacerbé et appel à l'unité du peuple, mise en avant de l'idée d'une nécessaire solidarité par delà les antagonismes sociaux et mépris pour les formes symboliques au cœur de l’expérience démocratique : pluralisme, reconnaissance de la légitimité des conflits, séparation et limitation des pouvoirs.

On se propose de s’interroger sur les liens ambigus qu’entretiennent ces phénomènes politiques avec les formes démocratiques. Nul doute qu’ils aient concouru à une accélération des dynamiques d’égalisation des conditions dans des sociétés marquées par des héritages hiérarchiques pesant sur les dynamiques socio-politiques. Nul doute pourtant que dans leur appel à l’unité du peuple, comme dans la place centrale faite au leadeur, ils aient freiné ou contrecarré la dynamique de séparations des pouvoirs comme la reconnaissance du pluralisme social et politique, ou encore, ethnique et religieux, dans pays autrefois en proie à des régimes autoritaires ou totalitaires. Ils ont enfin contribué au surgissement de bureaucraties parasitaires prétendant incarner une figure nouvelle du peuple. Les douze séances de ce séminaire seront consacrées à une analyse comparative de ces phénomènes à partir d’études de cas nationaux ou régionaux, comme à une discussion des thèses des auteurs se revendiquant des populismes.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Gilles Bataillon ou Nilufer Gole

Direction de travaux des étudiants

Sur RDV après envoi d'un projet (5 à 10 pages) et d'un CV.

Réception des candidats

Sur RDV

Pré-requis
-

Compte rendu


Nous avons poursuivi l’enquête commencée à l’automne 2017, en compagnie de Nilüfer Göle, en mettant au centre de nos recherches les liens ambigus qu’entretiennent les néo-populismes avec les formes démocratiques. Les douze séances de ce séminaire ont été consacrées à une analyse comparative des phénomènes populistes à partir d’études de cas nationaux ou régionaux, comme à une analyse du fonctionnement des mouvements et des partis se revendiquant des populismes.

Nous avons introduit ce séminaire par une présentations des grandes interprétations comparatives des populismes. Nous sommes partis du remarquable panorama qu’en ont dressé Ghiţa Ionescu et d'Ernest Gellner, à la fin des années 1960, avant de discuter des interprétations plus récentes de ces phénomènes : celles de Margaret Canovan, de Pierre André Taguieff, de Jan-Wermer Müller, de Alain Dieckhoff, Christophe Jaffrelot et Élise Massicard, de Yascha Mounk, de Cas Mudde et Cristobal Rovira Kultwasser, et pour finir  de Pierre Rosanvallon. Ces réflexions générales ont été complétées par une séance animée par Jean –Yves Pranchère (ULB) sur la démocratie illibérale. Nous avons ensuite invités deux jeunes chercheurs français à nous présenter leurs travaux récents sur deux expressions des aspirations populistes en France : Manuel Cervera (FNRS Université de Liège), Le populisme de gauche. Sociologie de la  France insoumise, La découverte, 2021 et Pierre Blavier (CNRS), Gilets jaunes. La révolte des budgets, PUF 2021. Ces deux séances nous ont permis non seulement de discuter de ces deux expériences socio-politiques, mais de réfléchir sur les utilisations des mots  « populiste » et « populisme » dans le débat politique français mais pas seulement.

Nous avons ensuite repris les grandes lignes des réflexions poursuivies l’année précédente sur l’Amérique latine -l’importance des contextes socio-économiques dans lesquels sont apparus les phénomènes néo-populistes, les remises à l’honneur de la figure du peuple et de la nation, les appels à de nouveaux modes de participation populaire et leurs envers clientélistes, pour analyser les présidences de Daniel Ortega, au Nicaragua, et de Nayib Bukele, au Salvador. Dans le cas de Daniel Ortega j’ai souligné la façon dont on était progressivement passé d’un projet populiste autoritaire à une tentative de renouveau totalitaire, tandis que Benjamin Moallic (CEMCA-CNRS) a mis en lumière la dérive autoritaire de la présidence Bukele en insistant sur ses usages du « légalisme discriminatoire ». Ces premières questions formulées dans le cadre centraméricain ont été reprises par Daniela Slipak (Conicet, Escuela Instituto de Altos Estudios Sociales, Universidad Nacional de San Martín) qui a mis en lumière les ruptures et les continuités  dans les réinventions révolutionnaires au sein du péronisme dans les années 1970-1980.

Ces premières interrogations développées dans lors d’analyses de phénomènes français puis latino-américains ont été poursuivies et amplifiées par les réflexions menées par les différents invités du séminaire dans d’autres aires culturelles. Partant du livre classique de Michael Kazin, The Populist Persuasion: An American History (1998), Anne-Lorraine Bujon (directrice de la revue Esprit)  a dressé un bilan des différents moments des aspirations populistes nord-américaines. Bhargav Rajeev (Centre for the Study of Developing Societies de New Delhi) s’est interrogé sur les spécificités du neo-populisme indien de Narendra Modi. Présentant son dernier livre, L’anti-démocratie au XXI° siècle. Iran, Russie, Turquie, CNRS Éditions, Hamit Bozarslan, a comparé ces trois les gouvernements de ces trois pays et les aspirations de leurs dirigeants a à la fois se revendiquer d’un long passé impérial et ce faisant à opposer aux principes démocratico-libéraux, des aspirations à se poser comme des dirigeants incarnant à la fois une nation mais aussi un passé d’antagonisme civilisationnel avec un Occident impérialiste. Partant des travaux de Marie Mendras sur les médias en Russie on a cherché à prendre la mesure du rôle central de la volonté manifesté par le gouvernement de Poutine de mettre au pas les journalistes indépendants en Russie. Ceux-ci sont pensés comme autant de ferments de dissolution de la communauté politique russe et pensés comme des complices d’un Occident avant tout soucieux de mettre à mal le monde slave. L’invitation de Samy Cohen à présenter son livre, Israël une démocratie fragile, Fayard 2021, nous a permis d’examiner les contradictions propres au régime démocratique israélien et la façon dont Benyamin Netanyaou s’est appuyé sur celles-ci pour tenter de mettre sous tutelle les principes de séparation des pouvoirs.

Publications

Gilles Bataillon

  • Avec J. Fernández Santillán, F. Tortolero Cervantes et I. Covarrubias,« ¿Populismo contra democracia? Razones y sinrazones de una forma política contemporánea », dans Metapolitica, n° 110, 2020. (paru en novembre 2021)
  • « Nicaragua, ¿una dinastía acorralada? », Nueva Sociedad, septembre-octobre, nº295/2021, p. 123-135, https://static.nuso.org/media/articles/downloads/8.TC_Bataillon_295.pdf
  • « Nicaragua, une dictature oubliée », Politique Internationale, n°173/2021, p. 33-46.
  • Avec Daniel Vásquez, « Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022 : https://journals.openedition.org/ideas/12035.
  • Avec Daniel Vásquez, « Introduction : Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12543
  • « Les élections nicaraguayennes du 7 novembre 2021 : un rituel d’acclamation totalitaire », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12554
  •  « Nicaragua: un ritual de aclamación totalitario », Letras libres, mars 2022, https://letraslibres.com/revista/nicaragua-un-ritual-de-aclamacion-totalitario/
  • « Mario Vargas Llosa, « Pieuvre » et manœuvres à Guatemala City », Libération, 12 et 13 novembre 2022.
  • « La maldición del Güegüense: Anatomía de la cultura política nicaragüense », Estancias, vol. 2, n° 3, juin 2022.
  • « "Devant la guerre" de Cornélius Castoriadis », L'Histoire - Classique, juillet 2022, https://www.lhistoire.fr/classique/%C2%AB-devant-la-guerre-%C2%BB-par-corn%C3%A9lius-castoriadis
  • « América Central: violencia y pseudodemocracias (1987-2022) », Nueva Sociedad, n°300, juillet- août, 2022, p. 27-40, en ligne,  https://static.nuso.org/media/articles/downloads/1.TC_Bataillon_300_p.29.pdf

Dernière modification : 16 novembre 2021 10:01

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Démocratie Histoire Politique Sociologie
Aires culturelles
Afrique Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Gilles Bataillon [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)
  • Nilüfer Göle   directrice d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Phénomènes anciens dans les vieilles démocraties occidentales et en Amérique latine, phénomènes réapparus en aval de l’instauration de régimes démocratiques en Amérique latine et au lendemain de l’effondrement de l’empire soviétique, les néo-populismes représentent aujourd’hui des formes récurrentes du politique. L'expression désigne des phénomènes relativement divers mais présents et durablement enracinés tant dans les Amériques comme en Europe, en Asie. L'emploi du terme néo-populiste suggère une ressemblance de ces formes politiques avec les populismes latino américains des années 1930-1950. Les uns comme les autres se caractérisent par des traits semblables: rôle central d'un leader charismatique, nationalisme exacerbé et appel à l'unité du peuple, mise en avant de l'idée d'une nécessaire solidarité par delà les antagonismes sociaux et mépris pour les formes symboliques au cœur de l’expérience démocratique : pluralisme, reconnaissance de la légitimité des conflits, séparation et limitation des pouvoirs.

On se propose de s’interroger sur les liens ambigus qu’entretiennent ces phénomènes politiques avec les formes démocratiques. Nul doute qu’ils aient concouru à une accélération des dynamiques d’égalisation des conditions dans des sociétés marquées par des héritages hiérarchiques pesant sur les dynamiques socio-politiques. Nul doute pourtant que dans leur appel à l’unité du peuple, comme dans la place centrale faite au leadeur, ils aient freiné ou contrecarré la dynamique de séparations des pouvoirs comme la reconnaissance du pluralisme social et politique, ou encore, ethnique et religieux, dans pays autrefois en proie à des régimes autoritaires ou totalitaires. Ils ont enfin contribué au surgissement de bureaucraties parasitaires prétendant incarner une figure nouvelle du peuple. Les douze séances de ce séminaire seront consacrées à une analyse comparative de ces phénomènes à partir d’études de cas nationaux ou régionaux, comme à une discussion des thèses des auteurs se revendiquant des populismes.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Gilles Bataillon ou Nilufer Gole

Direction de travaux des étudiants

Sur RDV après envoi d'un projet (5 à 10 pages) et d'un CV.

Réception des candidats

Sur RDV

Pré-requis
-
  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    mercredi 12:30-14:30
    les 17 novembre, 1er et 15 décembre 2021, 12 et 26 janvier, 9 et 23 février, 16 et 30 mars, 13 avril, 11 mai et 25 mai 2022
    Nombre de séances : 12

Nous avons poursuivi l’enquête commencée à l’automne 2017, en compagnie de Nilüfer Göle, en mettant au centre de nos recherches les liens ambigus qu’entretiennent les néo-populismes avec les formes démocratiques. Les douze séances de ce séminaire ont été consacrées à une analyse comparative des phénomènes populistes à partir d’études de cas nationaux ou régionaux, comme à une analyse du fonctionnement des mouvements et des partis se revendiquant des populismes.

Nous avons introduit ce séminaire par une présentations des grandes interprétations comparatives des populismes. Nous sommes partis du remarquable panorama qu’en ont dressé Ghiţa Ionescu et d'Ernest Gellner, à la fin des années 1960, avant de discuter des interprétations plus récentes de ces phénomènes : celles de Margaret Canovan, de Pierre André Taguieff, de Jan-Wermer Müller, de Alain Dieckhoff, Christophe Jaffrelot et Élise Massicard, de Yascha Mounk, de Cas Mudde et Cristobal Rovira Kultwasser, et pour finir  de Pierre Rosanvallon. Ces réflexions générales ont été complétées par une séance animée par Jean –Yves Pranchère (ULB) sur la démocratie illibérale. Nous avons ensuite invités deux jeunes chercheurs français à nous présenter leurs travaux récents sur deux expressions des aspirations populistes en France : Manuel Cervera (FNRS Université de Liège), Le populisme de gauche. Sociologie de la  France insoumise, La découverte, 2021 et Pierre Blavier (CNRS), Gilets jaunes. La révolte des budgets, PUF 2021. Ces deux séances nous ont permis non seulement de discuter de ces deux expériences socio-politiques, mais de réfléchir sur les utilisations des mots  « populiste » et « populisme » dans le débat politique français mais pas seulement.

Nous avons ensuite repris les grandes lignes des réflexions poursuivies l’année précédente sur l’Amérique latine -l’importance des contextes socio-économiques dans lesquels sont apparus les phénomènes néo-populistes, les remises à l’honneur de la figure du peuple et de la nation, les appels à de nouveaux modes de participation populaire et leurs envers clientélistes, pour analyser les présidences de Daniel Ortega, au Nicaragua, et de Nayib Bukele, au Salvador. Dans le cas de Daniel Ortega j’ai souligné la façon dont on était progressivement passé d’un projet populiste autoritaire à une tentative de renouveau totalitaire, tandis que Benjamin Moallic (CEMCA-CNRS) a mis en lumière la dérive autoritaire de la présidence Bukele en insistant sur ses usages du « légalisme discriminatoire ». Ces premières questions formulées dans le cadre centraméricain ont été reprises par Daniela Slipak (Conicet, Escuela Instituto de Altos Estudios Sociales, Universidad Nacional de San Martín) qui a mis en lumière les ruptures et les continuités  dans les réinventions révolutionnaires au sein du péronisme dans les années 1970-1980.

Ces premières interrogations développées dans lors d’analyses de phénomènes français puis latino-américains ont été poursuivies et amplifiées par les réflexions menées par les différents invités du séminaire dans d’autres aires culturelles. Partant du livre classique de Michael Kazin, The Populist Persuasion: An American History (1998), Anne-Lorraine Bujon (directrice de la revue Esprit)  a dressé un bilan des différents moments des aspirations populistes nord-américaines. Bhargav Rajeev (Centre for the Study of Developing Societies de New Delhi) s’est interrogé sur les spécificités du neo-populisme indien de Narendra Modi. Présentant son dernier livre, L’anti-démocratie au XXI° siècle. Iran, Russie, Turquie, CNRS Éditions, Hamit Bozarslan, a comparé ces trois les gouvernements de ces trois pays et les aspirations de leurs dirigeants a à la fois se revendiquer d’un long passé impérial et ce faisant à opposer aux principes démocratico-libéraux, des aspirations à se poser comme des dirigeants incarnant à la fois une nation mais aussi un passé d’antagonisme civilisationnel avec un Occident impérialiste. Partant des travaux de Marie Mendras sur les médias en Russie on a cherché à prendre la mesure du rôle central de la volonté manifesté par le gouvernement de Poutine de mettre au pas les journalistes indépendants en Russie. Ceux-ci sont pensés comme autant de ferments de dissolution de la communauté politique russe et pensés comme des complices d’un Occident avant tout soucieux de mettre à mal le monde slave. L’invitation de Samy Cohen à présenter son livre, Israël une démocratie fragile, Fayard 2021, nous a permis d’examiner les contradictions propres au régime démocratique israélien et la façon dont Benyamin Netanyaou s’est appuyé sur celles-ci pour tenter de mettre sous tutelle les principes de séparation des pouvoirs.

Publications

Gilles Bataillon

  • Avec J. Fernández Santillán, F. Tortolero Cervantes et I. Covarrubias,« ¿Populismo contra democracia? Razones y sinrazones de una forma política contemporánea », dans Metapolitica, n° 110, 2020. (paru en novembre 2021)
  • « Nicaragua, ¿una dinastía acorralada? », Nueva Sociedad, septembre-octobre, nº295/2021, p. 123-135, https://static.nuso.org/media/articles/downloads/8.TC_Bataillon_295.pdf
  • « Nicaragua, une dictature oubliée », Politique Internationale, n°173/2021, p. 33-46.
  • Avec Daniel Vásquez, « Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022 : https://journals.openedition.org/ideas/12035.
  • Avec Daniel Vásquez, « Introduction : Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12543
  • « Les élections nicaraguayennes du 7 novembre 2021 : un rituel d’acclamation totalitaire », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12554
  •  « Nicaragua: un ritual de aclamación totalitario », Letras libres, mars 2022, https://letraslibres.com/revista/nicaragua-un-ritual-de-aclamacion-totalitario/
  • « Mario Vargas Llosa, « Pieuvre » et manœuvres à Guatemala City », Libération, 12 et 13 novembre 2022.
  • « La maldición del Güegüense: Anatomía de la cultura política nicaragüense », Estancias, vol. 2, n° 3, juin 2022.
  • « "Devant la guerre" de Cornélius Castoriadis », L'Histoire - Classique, juillet 2022, https://www.lhistoire.fr/classique/%C2%AB-devant-la-guerre-%C2%BB-par-corn%C3%A9lius-castoriadis
  • « América Central: violencia y pseudodemocracias (1987-2022) », Nueva Sociedad, n°300, juillet- août, 2022, p. 27-40, en ligne,  https://static.nuso.org/media/articles/downloads/1.TC_Bataillon_300_p.29.pdf