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UE760 - La pensée de la démocratie et du politique en Amérique latine (1982-2021)


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    mercredi 12:30-14:30
    les 24 novembre, 8 décembre 2021, 5 et 19 janvier, 2 et 16 février, 9 et 23 mars, 6 et 20 avril, 18 mai et 1er juin 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 16 novembre 2021 10:01

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
-
Mots-clés
-
Aires culturelles
Amériques
Intervenant·e·s
  • Gilles Bataillon [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Voilà plus d’une quarantaine d’années que la plupart des pays d’Amérique latine ont fait l’expérience de l’arrivée au pouvoir de gouvernements élus démocratiquement. Nul doute que toutes ces expériences témoignent non seulement d’un rapport neuf au Politique. Le conflit de classe comme celui des opinions politiques, sociales ou religieuses sont reconnus comme légitimes. Ces changements ont été de pair avec l’émergence de nouvelles manières de penser. Ces pensées nouvelles s’affirment parfois de façon très précoce dans le domaine de l'histoire, comme dans celui de la littérature et de la philosophie, puis à partir des années 1980 dans le domaine de la sociologie, de l’anthropologie et de la science politique. On se propose d’examiner différentes œuvres qui témoignent de ce nouvel esprit du temps tout d'abord dan sle cadre mexicain. On poursuivra l'enquête entammée en 2020-2021 qui a porté sur Daniel Cosio Villegas et Octavio Paz. On commencera cette enquête par une présentation des textes pionniers en la matière d’historiens argentins, José Luis Romero et Tulio Halperin Donghi. On analysera ensuite les œuvres de plusieurs écrivains, journalistes et scientifiques sociaux mexicains : Roger Bartra, Enrique Krauze et Gabriel Zaïd.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Compte rendu


Voilà plus d’une quarantaine d’années que la plupart des pays d’Amérique latine ont fait l’expérience de l’arrivée au pouvoir de gouvernements élus démocratiquement. Nul doute que toutes ces expériences témoignent d’un rapport neuf au Politique. Le conflit de classe comme celui des opinions politiques, sociales ou religieuses sont reconnus comme légitimes. Cette acceptation du conflit est le signe de l’émergence de nouvelles manières de penser le social et le politique. Ces pensées nouvelles se sont parfois affirmées de façons très précoces, dès les années 1960, chez quelques rares historiens, comme chez quelques hommes de lettre et des philosophes. A partir des années 1980, ces regards neufs devinrent une manière « d’air du temps », au sein de sciences sociales, alors en pleine expansion. C’est en ayant conscience de ce basculement plus général que l’on a choisi de commencer à analyser ces changements de paradigmes intellectuels au sein de l’intelligentsia mexicaine. L’idée étant d’étendre peu à peu l’enquête à l’ensemble du sous-continent latino américain.

Les recherches menées durant l’année scolaire 2021-2022 se sont poursuivies dans le droit fil de celles commencées les deux années précédentes. Nous avons continué à analyser les écrits de Octavio Paz en nous centrant sur ses écrits politiques postérieurs au Labyrinthe de la solitude (1950) : Posdata. Critica de la piramide (1970) et El Ogro filantropico (1979).

Les premières séances du séminaire ont été consacrées à une présentation à grands traits de la situation du Mexique dans les années 1960 et 1970. Le pays connut tout à la fois une croissance économique désarticulée et extravertie du fait du poids du secteur pétrolier, un boom démographique et une urbanisation croissante. Le Parti révolutionnaire institutionnel fit face à  des premiers appels à une democratisation interne, le mouvement naviste dans le San Luis Potosi, et à une contestation des syndicats officiels par les cheminots et le personnel hospitalier. Si le PRI put écraser ces mouvements de contestation, très sectorisés, sans rencontrer d’opposition massive ni voir son hégémonie remise en cause, il en alla tout autrement avec le mouvement étudiant en 1968. Ce mouvement de contestation  démocratique sut trouver un echo incontestable au sein de la population. Pis la tuerie de Tlatelolco puis les arrestations massives d’étudiants et les appels à la restauration à tout prix de l’ordre avant les jeux olympiques marquèrent la fin de la capacité du PRI à se poser comme l’agent sine qua non d’un “développement stabilisateur”. Il fit au contraire figure d’une possible incarnation de la barbarie et du chaos. Les lendemains de la présidence de Diaz Ordaz virent l’intelligentsia osciller entre trois types d’attitudes. Certains, tel Carlos Fuentes ou Fernado Benitez, parièrent sur une renovation interne du PRI et jugèrent que celui-ci était non seulement le seul parti capable d’incarner l’héritage de la revolution, mais qu’il était de fait menacé par une droite fascisante et que la seule attitude “responsable” était de s’engager aux cotés du Président Echeverria (1970-1976). D’autres au contraire, tels Octavio Paz et l’équipe de la revue Plural et Julio Scherer Garcia, appelèrent à prendre au mot les promesses d’ouverture et de renovation du Président. Ils se firent non seulement les critiques méthodiques de l’incapacité de ce dernier à tenir ses engagements, notamment au lendemain de la repression du mouvements étudiants (1971) ou lors de la mise au pas du grand quotidien l’Excelsior (1976), mais exigèrent le respect de l’état de droit et des libertés fondamentales. Enfin un troisième groupe appela au soutien des mouvements de guerillas lancés par des étudiants radicalisés et jugea que seule une rupture révolutionnaire, à la manière de la révolution cubaine, permettrait de remettre au gout du jour les idéaux de la revolution mexicaine.

Partant de ce panorama nous avons tout d’abord analysé les axes des critiques développées par Paz dans Posdata, notamment ses réflexions sur la tuerie de Tlatelolco et les parallèles qu’il dressa entre les différentes figures de l’autorité du monde préhispanique, à la colonie puis à l’époque indépendante. Nous avons souligné comment ce faisant il mit en cause l’idéologie nationaliste et indigéniste du PRI et sa vision apologétique du monde aztèque, et plus encore mit en lumière le rôle central de la terreur dans la capacité du PRI à imposer son hégémonie. Nous avons conclut cette analyse de Posdata en montrant qu’elles étaient encore à l’époque les oscillations paziennes face aux principes d’indétermination et d’acceptation du conflit propres à la matrice démocratique.

L’étude de El Ogro nous amené à ne plus seulement nous centrer sur l’oeuvre du seul Paz mais à analyser celle des collaborateurs à la revue, Plural, qu’il lança en 1971 avec l’appui de Scherrer Garcia. Nous avons à ce propos tout particulièrement analysé les polémiques entre Carlos Fuentes et Gabriel Zaïd sur les rapports entre les intellectuels et le pouvoir. Nous avons enfin suivi pas à pas la façon dont Paz mena parallèlement une critique de plus en plus vigoureuse du totalitarisme, ses analyses recoupant sur différents points celles de Castoriadis et de Lefort, de la domination du PRI, du castrisme et du guevarisme qu’il dénonça comme autant de formes renouvelées du blanquisme et une réflexion de plus en plus aboutie sur la démocratie.

Publications

Gilles Bataillon

  • Avec J. Fernández Santillán, F. Tortolero Cervantes et I. Covarrubias,« ¿Populismo contra democracia? Razones y sinrazones de una forma política contemporánea », dans Metapolitica, n° 110, 2020. (paru en novembre 2021)
  • « Nicaragua, ¿una dinastía acorralada? », Nueva Sociedad, septembre-octobre, nº295/2021, p. 123-135, https://static.nuso.org/media/articles/downloads/8.TC_Bataillon_295.pdf
  • « Nicaragua, une dictature oubliée », Politique Internationale, n°173/2021, p. 33-46.
  • Avec Daniel Vásquez, « Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022 : https://journals.openedition.org/ideas/12035.
  • Avec Daniel Vásquez, « Introduction : Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12543
  • « Les élections nicaraguayennes du 7 novembre 2021 : un rituel d’acclamation totalitaire », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12554
  •  « Nicaragua: un ritual de aclamación totalitario », Letras libres, mars 2022, https://letraslibres.com/revista/nicaragua-un-ritual-de-aclamacion-totalitario/
  • « Mario Vargas Llosa, « Pieuvre » et manœuvres à Guatemala City », Libération, 12 et 13 novembre 2022.
  • « La maldición del Güegüense: Anatomía de la cultura política nicaragüense », Estancias, vol. 2, n° 3, juin 2022.
  • « "Devant la guerre" de Cornélius Castoriadis », L'Histoire - Classique, juillet 2022, https://www.lhistoire.fr/classique/%C2%AB-devant-la-guerre-%C2%BB-par-corn%C3%A9lius-castoriadis
  • « América Central: violencia y pseudodemocracias (1987-2022) », Nueva Sociedad, n°300, juillet- août, 2022, p. 27-40, en ligne,  https://static.nuso.org/media/articles/downloads/1.TC_Bataillon_300_p.29.pdf

Dernière modification : 16 novembre 2021 10:01

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
-
Mots-clés
-
Aires culturelles
Amériques
Intervenant·e·s
  • Gilles Bataillon [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Voilà plus d’une quarantaine d’années que la plupart des pays d’Amérique latine ont fait l’expérience de l’arrivée au pouvoir de gouvernements élus démocratiquement. Nul doute que toutes ces expériences témoignent non seulement d’un rapport neuf au Politique. Le conflit de classe comme celui des opinions politiques, sociales ou religieuses sont reconnus comme légitimes. Ces changements ont été de pair avec l’émergence de nouvelles manières de penser. Ces pensées nouvelles s’affirment parfois de façon très précoce dans le domaine de l'histoire, comme dans celui de la littérature et de la philosophie, puis à partir des années 1980 dans le domaine de la sociologie, de l’anthropologie et de la science politique. On se propose d’examiner différentes œuvres qui témoignent de ce nouvel esprit du temps tout d'abord dan sle cadre mexicain. On poursuivra l'enquête entammée en 2020-2021 qui a porté sur Daniel Cosio Villegas et Octavio Paz. On commencera cette enquête par une présentation des textes pionniers en la matière d’historiens argentins, José Luis Romero et Tulio Halperin Donghi. On analysera ensuite les œuvres de plusieurs écrivains, journalistes et scientifiques sociaux mexicains : Roger Bartra, Enrique Krauze et Gabriel Zaïd.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    mercredi 12:30-14:30
    les 24 novembre, 8 décembre 2021, 5 et 19 janvier, 2 et 16 février, 9 et 23 mars, 6 et 20 avril, 18 mai et 1er juin 2022
    Nombre de séances : 12

Voilà plus d’une quarantaine d’années que la plupart des pays d’Amérique latine ont fait l’expérience de l’arrivée au pouvoir de gouvernements élus démocratiquement. Nul doute que toutes ces expériences témoignent d’un rapport neuf au Politique. Le conflit de classe comme celui des opinions politiques, sociales ou religieuses sont reconnus comme légitimes. Cette acceptation du conflit est le signe de l’émergence de nouvelles manières de penser le social et le politique. Ces pensées nouvelles se sont parfois affirmées de façons très précoces, dès les années 1960, chez quelques rares historiens, comme chez quelques hommes de lettre et des philosophes. A partir des années 1980, ces regards neufs devinrent une manière « d’air du temps », au sein de sciences sociales, alors en pleine expansion. C’est en ayant conscience de ce basculement plus général que l’on a choisi de commencer à analyser ces changements de paradigmes intellectuels au sein de l’intelligentsia mexicaine. L’idée étant d’étendre peu à peu l’enquête à l’ensemble du sous-continent latino américain.

Les recherches menées durant l’année scolaire 2021-2022 se sont poursuivies dans le droit fil de celles commencées les deux années précédentes. Nous avons continué à analyser les écrits de Octavio Paz en nous centrant sur ses écrits politiques postérieurs au Labyrinthe de la solitude (1950) : Posdata. Critica de la piramide (1970) et El Ogro filantropico (1979).

Les premières séances du séminaire ont été consacrées à une présentation à grands traits de la situation du Mexique dans les années 1960 et 1970. Le pays connut tout à la fois une croissance économique désarticulée et extravertie du fait du poids du secteur pétrolier, un boom démographique et une urbanisation croissante. Le Parti révolutionnaire institutionnel fit face à  des premiers appels à une democratisation interne, le mouvement naviste dans le San Luis Potosi, et à une contestation des syndicats officiels par les cheminots et le personnel hospitalier. Si le PRI put écraser ces mouvements de contestation, très sectorisés, sans rencontrer d’opposition massive ni voir son hégémonie remise en cause, il en alla tout autrement avec le mouvement étudiant en 1968. Ce mouvement de contestation  démocratique sut trouver un echo incontestable au sein de la population. Pis la tuerie de Tlatelolco puis les arrestations massives d’étudiants et les appels à la restauration à tout prix de l’ordre avant les jeux olympiques marquèrent la fin de la capacité du PRI à se poser comme l’agent sine qua non d’un “développement stabilisateur”. Il fit au contraire figure d’une possible incarnation de la barbarie et du chaos. Les lendemains de la présidence de Diaz Ordaz virent l’intelligentsia osciller entre trois types d’attitudes. Certains, tel Carlos Fuentes ou Fernado Benitez, parièrent sur une renovation interne du PRI et jugèrent que celui-ci était non seulement le seul parti capable d’incarner l’héritage de la revolution, mais qu’il était de fait menacé par une droite fascisante et que la seule attitude “responsable” était de s’engager aux cotés du Président Echeverria (1970-1976). D’autres au contraire, tels Octavio Paz et l’équipe de la revue Plural et Julio Scherer Garcia, appelèrent à prendre au mot les promesses d’ouverture et de renovation du Président. Ils se firent non seulement les critiques méthodiques de l’incapacité de ce dernier à tenir ses engagements, notamment au lendemain de la repression du mouvements étudiants (1971) ou lors de la mise au pas du grand quotidien l’Excelsior (1976), mais exigèrent le respect de l’état de droit et des libertés fondamentales. Enfin un troisième groupe appela au soutien des mouvements de guerillas lancés par des étudiants radicalisés et jugea que seule une rupture révolutionnaire, à la manière de la révolution cubaine, permettrait de remettre au gout du jour les idéaux de la revolution mexicaine.

Partant de ce panorama nous avons tout d’abord analysé les axes des critiques développées par Paz dans Posdata, notamment ses réflexions sur la tuerie de Tlatelolco et les parallèles qu’il dressa entre les différentes figures de l’autorité du monde préhispanique, à la colonie puis à l’époque indépendante. Nous avons souligné comment ce faisant il mit en cause l’idéologie nationaliste et indigéniste du PRI et sa vision apologétique du monde aztèque, et plus encore mit en lumière le rôle central de la terreur dans la capacité du PRI à imposer son hégémonie. Nous avons conclut cette analyse de Posdata en montrant qu’elles étaient encore à l’époque les oscillations paziennes face aux principes d’indétermination et d’acceptation du conflit propres à la matrice démocratique.

L’étude de El Ogro nous amené à ne plus seulement nous centrer sur l’oeuvre du seul Paz mais à analyser celle des collaborateurs à la revue, Plural, qu’il lança en 1971 avec l’appui de Scherrer Garcia. Nous avons à ce propos tout particulièrement analysé les polémiques entre Carlos Fuentes et Gabriel Zaïd sur les rapports entre les intellectuels et le pouvoir. Nous avons enfin suivi pas à pas la façon dont Paz mena parallèlement une critique de plus en plus vigoureuse du totalitarisme, ses analyses recoupant sur différents points celles de Castoriadis et de Lefort, de la domination du PRI, du castrisme et du guevarisme qu’il dénonça comme autant de formes renouvelées du blanquisme et une réflexion de plus en plus aboutie sur la démocratie.

Publications

Gilles Bataillon

  • Avec J. Fernández Santillán, F. Tortolero Cervantes et I. Covarrubias,« ¿Populismo contra democracia? Razones y sinrazones de una forma política contemporánea », dans Metapolitica, n° 110, 2020. (paru en novembre 2021)
  • « Nicaragua, ¿una dinastía acorralada? », Nueva Sociedad, septembre-octobre, nº295/2021, p. 123-135, https://static.nuso.org/media/articles/downloads/8.TC_Bataillon_295.pdf
  • « Nicaragua, une dictature oubliée », Politique Internationale, n°173/2021, p. 33-46.
  • Avec Daniel Vásquez, « Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022 : https://journals.openedition.org/ideas/12035.
  • Avec Daniel Vásquez, « Introduction : Élections et fragilité démocratique en Amérique centrale », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12543
  • « Les élections nicaraguayennes du 7 novembre 2021 : un rituel d’acclamation totalitaire », IdeAs. Idées d'Amériques, n°19, mars 2022, https://journals.openedition.org/ideas/12554
  •  « Nicaragua: un ritual de aclamación totalitario », Letras libres, mars 2022, https://letraslibres.com/revista/nicaragua-un-ritual-de-aclamacion-totalitario/
  • « Mario Vargas Llosa, « Pieuvre » et manœuvres à Guatemala City », Libération, 12 et 13 novembre 2022.
  • « La maldición del Güegüense: Anatomía de la cultura política nicaragüense », Estancias, vol. 2, n° 3, juin 2022.
  • « "Devant la guerre" de Cornélius Castoriadis », L'Histoire - Classique, juillet 2022, https://www.lhistoire.fr/classique/%C2%AB-devant-la-guerre-%C2%BB-par-corn%C3%A9lius-castoriadis
  • « América Central: violencia y pseudodemocracias (1987-2022) », Nueva Sociedad, n°300, juillet- août, 2022, p. 27-40, en ligne,  https://static.nuso.org/media/articles/downloads/1.TC_Bataillon_300_p.29.pdf