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UE568 - Géohistoire XVIIIe-XXIe siècle


Lieu et planning


  • Campus Condorcet (GED/bât. recherche Sud/Nord)
    Salle 2.14 - Humathèque (ex-Grand équipement documentaire/GED)
    Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 12:30-14:30
    du 4 novembre 2021 au 10 février 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 18 juin 2021 15:04

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Géographie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Géographie Histoire Histoire des sciences et des techniques
Aires culturelles
Europe France
Intervenant·e·s
  • Nicolas Verdier [référent·e]   directeur d'études, EHESS - directeur de recherche, CNRS / Géographie-cités (GÉOCIT)

Le cycle des séminaires portera sur la géohistoire du XVIIIe au XXIe siècle. Il aura pour objectif d'explorer les relations complexes entre les espaces et les temps en s’appuyant le plus souvent, mais pas exclusivement, sur le cas de la France des trois derniers siècles. Il s'agira non seulement d'une enquête sur les concepts d'espace et de temps, mais encore de leurs modalités d'usage et d'appropriation par les acteurs de l'époque en contexte.

On s'y intéressera, d'une part à la façon dont des équipements, et des pratiques techniques changent les conceptions du territoire dans la société, au travers non seulement des évolutions des répartitions et des usages, mais encore des mutations des politiques d'aménagements et de leurs critères. Ces éléments permettront la mise en place de réflexions sur les conditions de diffusion et d'usage du concept de vitesse.

Cette année, on travaillera plus particulièrement la question de la vitesse, tant du point du vue des instruments techniques, des méthodes de calcul, que de la figuration.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Territoires et développement - Territoires, espaces, sociétés – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel quotidienne = 6 ECTS
    MCC – exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-

Compte rendu


Cette sixième année du séminaire géohistoire a essentiellement porté sur la question de l’histoire des circonscriptions françaises depuis la Révolution française jusqu’à nos jours.

La question de départ relève du paradoxe. Le discours général affirme, sur le temps long, la fixité des maillages, en insistant sur l’idée d’héritage et de transmission. Pour autant, l’essentiel des travaux menés sur les circonscriptions invite à un constat de labilité des maillages qui sont sans cesse modifiés en fonction des besoins du moment. Le paradoxe réside ici dans les formes d’un dialogue qui mobilise tour à tour les deux discours sans pour autant que ceux-ci s’interpénètrent. Les réformateurs successifs affirment la fixité du maillage qui rend nécessaire la modification. Les spécialistes d’une circonscription affirment souvent l’exceptionnalité de leur objet face à une fixité générale. Dans certains textes, à prétention générale, les auteurs passent d’un discours à l’autre sans souci de cohérence.

On s’est donc intéressé à l’historiographie des maillages, mais aussi et surtout à leur histoire de façon à amorcer un travail de synthèse visant à embrasser l’ensemble des processus à différentes échelles. Plus précisément, cette année nous nous sommes concentrés sur l’échelle communale et cantonale en pointant les difficultés archivistiques d’une telle enquête.

L’observation de l’échelle communale a permis de montrer une série de moments ou d’axes forts des mutations territoriales. Parmi le temps fort, retenons l’arrivée du cadastre et l’affirmation des recensements de population offre un terrain particulièrement riche qui explique les modifications profondes de la trame communale de la première moitié du XIXe siècle. Parmi les axes forts l’urbanisation d’une part, et la lente désertification des campagnes, pas entièrement synchrones, permettent d’identifier d’autres modalités. Lors de ces processus, les modifications de la trame visent essentiellement à recouvrer des équilibres, qu’ils soient locaux ou nationaux. À ces mouvements de fonds, il faut ajouter des cycles politiques qui semblent alterner dans leur lecture de la France, des moments plus ou moins territoriaux, souvent en phase avec le déploiement cartographique.

L’observation des différentes échelles de maillage a permis de montrer que les moments de stabilisation apparente de certains niveaux de circonscription sont souvent moins liés à une stabilité généralisée qu’à un moment de changement de focale, non seulement du côté des politiques publiques, mais encore du côté des acteurs locaux.

Dernière modification : 18 juin 2021 15:04

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Géographie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Géographie Histoire Histoire des sciences et des techniques
Aires culturelles
Europe France
Intervenant·e·s
  • Nicolas Verdier [référent·e]   directeur d'études, EHESS - directeur de recherche, CNRS / Géographie-cités (GÉOCIT)

Le cycle des séminaires portera sur la géohistoire du XVIIIe au XXIe siècle. Il aura pour objectif d'explorer les relations complexes entre les espaces et les temps en s’appuyant le plus souvent, mais pas exclusivement, sur le cas de la France des trois derniers siècles. Il s'agira non seulement d'une enquête sur les concepts d'espace et de temps, mais encore de leurs modalités d'usage et d'appropriation par les acteurs de l'époque en contexte.

On s'y intéressera, d'une part à la façon dont des équipements, et des pratiques techniques changent les conceptions du territoire dans la société, au travers non seulement des évolutions des répartitions et des usages, mais encore des mutations des politiques d'aménagements et de leurs critères. Ces éléments permettront la mise en place de réflexions sur les conditions de diffusion et d'usage du concept de vitesse.

Cette année, on travaillera plus particulièrement la question de la vitesse, tant du point du vue des instruments techniques, des méthodes de calcul, que de la figuration.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Territoires et développement - Territoires, espaces, sociétés – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel quotidienne = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-
  • Campus Condorcet (GED/bât. recherche Sud/Nord)
    Salle 2.14 - Humathèque (ex-Grand équipement documentaire/GED)
    Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 12:30-14:30
    du 4 novembre 2021 au 10 février 2022
    Nombre de séances : 12

Cette sixième année du séminaire géohistoire a essentiellement porté sur la question de l’histoire des circonscriptions françaises depuis la Révolution française jusqu’à nos jours.

La question de départ relève du paradoxe. Le discours général affirme, sur le temps long, la fixité des maillages, en insistant sur l’idée d’héritage et de transmission. Pour autant, l’essentiel des travaux menés sur les circonscriptions invite à un constat de labilité des maillages qui sont sans cesse modifiés en fonction des besoins du moment. Le paradoxe réside ici dans les formes d’un dialogue qui mobilise tour à tour les deux discours sans pour autant que ceux-ci s’interpénètrent. Les réformateurs successifs affirment la fixité du maillage qui rend nécessaire la modification. Les spécialistes d’une circonscription affirment souvent l’exceptionnalité de leur objet face à une fixité générale. Dans certains textes, à prétention générale, les auteurs passent d’un discours à l’autre sans souci de cohérence.

On s’est donc intéressé à l’historiographie des maillages, mais aussi et surtout à leur histoire de façon à amorcer un travail de synthèse visant à embrasser l’ensemble des processus à différentes échelles. Plus précisément, cette année nous nous sommes concentrés sur l’échelle communale et cantonale en pointant les difficultés archivistiques d’une telle enquête.

L’observation de l’échelle communale a permis de montrer une série de moments ou d’axes forts des mutations territoriales. Parmi le temps fort, retenons l’arrivée du cadastre et l’affirmation des recensements de population offre un terrain particulièrement riche qui explique les modifications profondes de la trame communale de la première moitié du XIXe siècle. Parmi les axes forts l’urbanisation d’une part, et la lente désertification des campagnes, pas entièrement synchrones, permettent d’identifier d’autres modalités. Lors de ces processus, les modifications de la trame visent essentiellement à recouvrer des équilibres, qu’ils soient locaux ou nationaux. À ces mouvements de fonds, il faut ajouter des cycles politiques qui semblent alterner dans leur lecture de la France, des moments plus ou moins territoriaux, souvent en phase avec le déploiement cartographique.

L’observation des différentes échelles de maillage a permis de montrer que les moments de stabilisation apparente de certains niveaux de circonscription sont souvent moins liés à une stabilité généralisée qu’à un moment de changement de focale, non seulement du côté des politiques publiques, mais encore du côté des acteurs locaux.