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UE513 - Pluralité religieuse et laïcité dans l’histoire française, XVIIIe-XXIe siècle


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_23
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / hebdomadaire, jeudi 11:00-13:00
    du 4 novembre 2021 au 16 juin 2022
    Nombre de séances : 20


Description


Dernière modification : 17 janvier 2022 16:51

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
État et politiques publiques Fait religieux Histoire des idées Laïcité Religieux (sciences sociales du)
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Rita Hermon-Belot [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)

La liberté des cultes se vit en France dans le cadre de la laïcité. Mais l’extension de la diversité religieuse dans toutes les démocraties occidentales et les besoins ou les exigences qu’elle a fait naître posent aujourd’hui des problèmes inédits.

Ce séminaire veut éclairer la façon dont pluralité religieuse et laïcité ont pris place de concert et même de façon solidaire dans le contexte français. L’hypothèse qui nous guide est que même si elle ne concernait que des groupes de taille très réduite, la diversité religieuse a constitué un élément déterminant dans la genèse de l’idée laïque et dans l’élaboration des formes d’application que celle-ci a reçues; un élément qui n’est toujours pas suffisamment pris en compte.

Nous poursuivrons notre étude historique en suivant toujours une double voie de recherche :

  • les conditions effectives de l’entrée des cultes désignés comme « non-catholiques » dans un monde désormais commun, alors que le XIXe siècle  français a largement vécu sur une association très étroite entre les différents cultes et l’État ;
  • la place que la pluralité religieuse a pu prendre, et qu’ont pu prendre les membres de cultes minoritaires, dans les débats qui ont mené à la conception et à l’affirmation de la laïcité.

Mais le séminaire veut aussi se tenir attentif aux interrogations et débats du présent, où jouent des héritages historiques d’autant plus actifs qu’ils sont mal identifiés, pratiques de l’État et des services publics, ou catégories mêmes à travers lesquelles toutes ces questions sont pensées et posées. À l’expérience des rencontres qui ont pu avoir lieu durant l’année 2020-2021, nous tenterons de mener réflexion comparée et discussion avec des chercheurs opérant dans d’autres contextes que le contexte français, notamment sur le continent américain.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Rita Hermon-Belot

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

projet de recherche écrit.


Compte rendu


Cette dernière année du séminaire s’est particulièrement intéressée aux relations entre l’État et les divers cultes présents dans le contexte français, en inscrivant l’étude dans une histoire longue, du début du XIXe siècle jusqu’au contemporain le plus proche. Le caractère déterminant de la notion de représentativité s’est très vite affirmé, et avec elle, la question des critères censés l’assurer. Ont été ainsi suivies avec la plus grande précision possible la création et la mise en place de la Conférence des évêques de France, de la Fédération protestante de France, du CRIF, de l’Union bouddhiste de France et du Conseil français du culte musulman.

Ce parcours a été considérablement enrichi par les interventions de nos invités, chercheurs mais aussi actrices et acteurs de ces questions : Kamel Boukir, collègue nouvellement élu à l’EHESS, sur la place de la religion dans la sociabilité des jeunes de quartiers populaires ; Catherine Clémentin, sur la laïcité dans la constitution indienne ; Jean-Frédéric Schaub, sur le passage de la catégories de religion à celle de race dans le cadre de la persistance de traitements discriminatoires ; Valérie Dervieux, présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, sur la question de la laïcité à l’audience ; Marine Quenin, déléguée générale de l’association « Enquêtes » qui fait un immense travail d’enseignement pluraliste du fait religieux dès le primaire ; Jean-Arnold de Clermont, ancien président de l’association « Pharos » dédiée au pluralisme religieux et culturel, et enfin Clément Rouchouse, chef du Bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur.

L’ultime séance nous a fait revenir à l’histoire avec une figure fondatrice de l’élaboration de l’« idée laïque », Edgar Quinet. Et ce fut pour constater une fois de plus la part prise par des considérations nées de l’existence d’une pluralité de fait en France.

Dernière modification : 17 janvier 2022 16:51

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
État et politiques publiques Fait religieux Histoire des idées Laïcité Religieux (sciences sociales du)
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Rita Hermon-Belot [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)

La liberté des cultes se vit en France dans le cadre de la laïcité. Mais l’extension de la diversité religieuse dans toutes les démocraties occidentales et les besoins ou les exigences qu’elle a fait naître posent aujourd’hui des problèmes inédits.

Ce séminaire veut éclairer la façon dont pluralité religieuse et laïcité ont pris place de concert et même de façon solidaire dans le contexte français. L’hypothèse qui nous guide est que même si elle ne concernait que des groupes de taille très réduite, la diversité religieuse a constitué un élément déterminant dans la genèse de l’idée laïque et dans l’élaboration des formes d’application que celle-ci a reçues; un élément qui n’est toujours pas suffisamment pris en compte.

Nous poursuivrons notre étude historique en suivant toujours une double voie de recherche :

  • les conditions effectives de l’entrée des cultes désignés comme « non-catholiques » dans un monde désormais commun, alors que le XIXe siècle  français a largement vécu sur une association très étroite entre les différents cultes et l’État ;
  • la place que la pluralité religieuse a pu prendre, et qu’ont pu prendre les membres de cultes minoritaires, dans les débats qui ont mené à la conception et à l’affirmation de la laïcité.

Mais le séminaire veut aussi se tenir attentif aux interrogations et débats du présent, où jouent des héritages historiques d’autant plus actifs qu’ils sont mal identifiés, pratiques de l’État et des services publics, ou catégories mêmes à travers lesquelles toutes ces questions sont pensées et posées. À l’expérience des rencontres qui ont pu avoir lieu durant l’année 2020-2021, nous tenterons de mener réflexion comparée et discussion avec des chercheurs opérant dans d’autres contextes que le contexte français, notamment sur le continent américain.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Rita Hermon-Belot

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

projet de recherche écrit.

  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_23
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / hebdomadaire, jeudi 11:00-13:00
    du 4 novembre 2021 au 16 juin 2022
    Nombre de séances : 20

Cette dernière année du séminaire s’est particulièrement intéressée aux relations entre l’État et les divers cultes présents dans le contexte français, en inscrivant l’étude dans une histoire longue, du début du XIXe siècle jusqu’au contemporain le plus proche. Le caractère déterminant de la notion de représentativité s’est très vite affirmé, et avec elle, la question des critères censés l’assurer. Ont été ainsi suivies avec la plus grande précision possible la création et la mise en place de la Conférence des évêques de France, de la Fédération protestante de France, du CRIF, de l’Union bouddhiste de France et du Conseil français du culte musulman.

Ce parcours a été considérablement enrichi par les interventions de nos invités, chercheurs mais aussi actrices et acteurs de ces questions : Kamel Boukir, collègue nouvellement élu à l’EHESS, sur la place de la religion dans la sociabilité des jeunes de quartiers populaires ; Catherine Clémentin, sur la laïcité dans la constitution indienne ; Jean-Frédéric Schaub, sur le passage de la catégories de religion à celle de race dans le cadre de la persistance de traitements discriminatoires ; Valérie Dervieux, présidente de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, sur la question de la laïcité à l’audience ; Marine Quenin, déléguée générale de l’association « Enquêtes » qui fait un immense travail d’enseignement pluraliste du fait religieux dès le primaire ; Jean-Arnold de Clermont, ancien président de l’association « Pharos » dédiée au pluralisme religieux et culturel, et enfin Clément Rouchouse, chef du Bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur.

L’ultime séance nous a fait revenir à l’histoire avec une figure fondatrice de l’élaboration de l’« idée laïque », Edgar Quinet. Et ce fut pour constater une fois de plus la part prise par des considérations nées de l’existence d’une pluralité de fait en France.