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UE347 - La promesse du droit


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.10
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 08:30-10:30
    du 18 novembre 2021 au 17 février 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 12 mai 2021 17:17

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Droit et société
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Comparatisme Démocratie Droit, normes et société Histoire du droit Justice Philosophie politique Politique
Aires culturelles
Allemandes (études) Amérique du Nord Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s

La promesse en droit est un acte unilatéral d’une personne, un engagement de donner, de vendre, de louer, etc. Et le droit même, a-t-il, sans être personne, également quelque chose à promettre ? L’apaisement, la sécurité, ou la justice par exemple ? Il est fort probable qu’il n’en est rien. La promesse du droit n’a en réalité rien de substantiel, elle se trouve dans la fameuse phrase, profondément mélancolique, d’une figure majeure de l’opposition est-allemande dans la République démocratique allemande, de la peintre Bärbel Bohley, quand elle a résumé la réalité démocratico-juridique dans la République fédérale allemande après la chute du mur : « Nous avons voulu la justice et nous avons obtenu l’État de droit ». Dans le séminaire, nous dégagerons la promesse paradoxale du droit qui est marquée par le temps. Le temps historique comme le temps à venir.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Systèmes juridiques et droits de l'homme - Théorie et analyse du droit – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, examen
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – examen

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Compte rendu


Quelle est la place du droit dans la société ? Inégalités de toutes sortes, menaces sanitaires, échos de guerre de plus en plus proches – non seulement à cause du covid-19, « Liberté » et « protection » sont probablement les mots-clefs de l’époque. De tous côtés le droit est appelé comme allié. Mais quel droit ? Qu’est-ce-que le droit peut garantir, promettre ? Voilà un questionnement ultra-actuel dans la société, et quasiment éternel à l’échelle individuelle de la lutte pour le droit. Pour y répondre, le séminaire consiste à examiner quelques situations historiques et théoriques quant à la force du droit (et de la loi) en s’appuyant sur des auteurs comme Franz Kafka, William Shakespeare, Jacques Derrida, Niklas Luhmann, Carl Schmitt et d’autres. La promesse en droit est un acte unilatéral d’une personne, un engagement de donner, de vendre, de louer, etc. Et le droit lui-même, a-t-il, sans être personne, également quelque chose à promettre ? L’apaisement, la sécurité, ou la justice par exemple ? Il est fort probable qu’il n’en est rien. La promesse du droit n’a en réalité rien de substantiel, elle s’exprime dans la fameuse phrase, profondément mélancolique, d’une figure majeure de l’opposition est-allemande de la République démocratique allemande, celle de la peintre Bärbel Bohley, quand elle a ainsi résumé la réalité démocratico-juridique dans la République fédérale allemande après la chute du mur : « Nous avons voulu la justice et nous avons obtenu l’État de droit ». Durant le séminaire, nous avons discuté cette promesse paradoxale du droit qui est marquée par le temps. Le temps historique comme le temps à venir. À suivre.

Publications
  • Avec Benjamin Lahusen, Regina Ogorek, Dieter Simon, Myops. Berichte aus der Welt des Rechts, Munich, C.H. Beck Verlag, numéros 44, 45 et 46, chacun 80 p.
  • Avec Olivier Cayla,  Grief. Revue sur les Mondes du droit, Dalloz/Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, numéros 8/2 et 9/1, chacun 120 p. 
  • « Art, antisémitisme et colonialisme : une documentation estivale, AOC (Analyse, Opinion, Critique), 7 septembre 2022.
  • « Gelassenheit. Antisemitismus, Kolonialismus. Eine sommerliche Dokumentation », Myops, 46, 2022, p. 33 et suiv.
  • « Minorité », Grief, 9/1, 2022, p. 13 et suiv.
  • « Science, politique et engagement », Grief, 9/1, 2022, p. 105 et suiv.
  • « Galizische Souveränität », Myops, 45, 2022, p. 28 et suiv.
  • « Urgence - toujours ? », Grief, 8/2, 2021, p. 15 et suiv.
  • « Viande », Grief, 8/2, 2021, p. 11 et suiv.
  • Avec Falk Bretschneider, Claudine Moulin, Christof Schöch, « Die alten Wörter des Rechts. Über MetaLEX – digitale Metalexikographie der historischen Rechtssprachen in Europa », dans Das achtzehnte Jahrhundert. Zeitschrift der Deutschen Gesellschaft für die Erforschung des achtzehnten Jahrhunderts, 45, 2021, p. 257 et suiv.

Dernière modification : 12 mai 2021 17:17

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Droit et société
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Comparatisme Démocratie Droit, normes et société Histoire du droit Justice Philosophie politique Politique
Aires culturelles
Allemandes (études) Amérique du Nord Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s

La promesse en droit est un acte unilatéral d’une personne, un engagement de donner, de vendre, de louer, etc. Et le droit même, a-t-il, sans être personne, également quelque chose à promettre ? L’apaisement, la sécurité, ou la justice par exemple ? Il est fort probable qu’il n’en est rien. La promesse du droit n’a en réalité rien de substantiel, elle se trouve dans la fameuse phrase, profondément mélancolique, d’une figure majeure de l’opposition est-allemande dans la République démocratique allemande, de la peintre Bärbel Bohley, quand elle a résumé la réalité démocratico-juridique dans la République fédérale allemande après la chute du mur : « Nous avons voulu la justice et nous avons obtenu l’État de droit ». Dans le séminaire, nous dégagerons la promesse paradoxale du droit qui est marquée par le temps. Le temps historique comme le temps à venir.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Systèmes juridiques et droits de l'homme - Théorie et analyse du droit – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu, examen
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – examen
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle 3.10
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 08:30-10:30
    du 18 novembre 2021 au 17 février 2022
    Nombre de séances : 12

Quelle est la place du droit dans la société ? Inégalités de toutes sortes, menaces sanitaires, échos de guerre de plus en plus proches – non seulement à cause du covid-19, « Liberté » et « protection » sont probablement les mots-clefs de l’époque. De tous côtés le droit est appelé comme allié. Mais quel droit ? Qu’est-ce-que le droit peut garantir, promettre ? Voilà un questionnement ultra-actuel dans la société, et quasiment éternel à l’échelle individuelle de la lutte pour le droit. Pour y répondre, le séminaire consiste à examiner quelques situations historiques et théoriques quant à la force du droit (et de la loi) en s’appuyant sur des auteurs comme Franz Kafka, William Shakespeare, Jacques Derrida, Niklas Luhmann, Carl Schmitt et d’autres. La promesse en droit est un acte unilatéral d’une personne, un engagement de donner, de vendre, de louer, etc. Et le droit lui-même, a-t-il, sans être personne, également quelque chose à promettre ? L’apaisement, la sécurité, ou la justice par exemple ? Il est fort probable qu’il n’en est rien. La promesse du droit n’a en réalité rien de substantiel, elle s’exprime dans la fameuse phrase, profondément mélancolique, d’une figure majeure de l’opposition est-allemande de la République démocratique allemande, celle de la peintre Bärbel Bohley, quand elle a ainsi résumé la réalité démocratico-juridique dans la République fédérale allemande après la chute du mur : « Nous avons voulu la justice et nous avons obtenu l’État de droit ». Durant le séminaire, nous avons discuté cette promesse paradoxale du droit qui est marquée par le temps. Le temps historique comme le temps à venir. À suivre.

Publications
  • Avec Benjamin Lahusen, Regina Ogorek, Dieter Simon, Myops. Berichte aus der Welt des Rechts, Munich, C.H. Beck Verlag, numéros 44, 45 et 46, chacun 80 p.
  • Avec Olivier Cayla,  Grief. Revue sur les Mondes du droit, Dalloz/Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, numéros 8/2 et 9/1, chacun 120 p. 
  • « Art, antisémitisme et colonialisme : une documentation estivale, AOC (Analyse, Opinion, Critique), 7 septembre 2022.
  • « Gelassenheit. Antisemitismus, Kolonialismus. Eine sommerliche Dokumentation », Myops, 46, 2022, p. 33 et suiv.
  • « Minorité », Grief, 9/1, 2022, p. 13 et suiv.
  • « Science, politique et engagement », Grief, 9/1, 2022, p. 105 et suiv.
  • « Galizische Souveränität », Myops, 45, 2022, p. 28 et suiv.
  • « Urgence - toujours ? », Grief, 8/2, 2021, p. 15 et suiv.
  • « Viande », Grief, 8/2, 2021, p. 11 et suiv.
  • Avec Falk Bretschneider, Claudine Moulin, Christof Schöch, « Die alten Wörter des Rechts. Über MetaLEX – digitale Metalexikographie der historischen Rechtssprachen in Europa », dans Das achtzehnte Jahrhundert. Zeitschrift der Deutschen Gesellschaft für die Erforschung des achtzehnten Jahrhunderts, 45, 2021, p. 257 et suiv.