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UE346 - Histoire et anthropologie comparées de la Corne de l'Afrique : le fait impérial éthiopien, ses variations et ses oppositions, XVIe-XXIe siècle


Lieu et planning


  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-A
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, mercredi 12:30-14:30
    du 9 mars 2022 au 15 juin 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 18 mai 2022 09:31

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire
Page web
-
Langues
amharique anglais français
Mots-clés
Anthropologie historique Cartographie Empire Ethnicité Guerre Historiographie Mémoire Nationalisme Patrimoine Politique Spatialisation, territoires Temps/temporalité
Aires culturelles
Afrique
Intervenant·e·s
  • Éloi Ficquet [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)

Le séminaire reprendra, pour la déconstruire et la réarticuler, la narration de l'histoire impériale et nationale de l'Éthiopie, dans son contexte régional de la Corne de l'Afrique. L'espace contemporain de l'État éthiopien résulte de la consolidation et reformulation d'un cadre impérial, dont les fondements remontent à l'Antiquité. Dans ce même cadre, recomposé à plusieurs époques, coexistent et s'opposent deux idées: d'une part, celle d'une nation à unifier et d'autre part celle d'une diversité culturelle, religieuse et politique à maintenir. À travers les sources officielles de la royauté chrétienne, on commencera par envisager les fondements idéologiques et les fonctionnements du projet impérial, en examinant notamment sa capacité à se reconstruire et s'imposer après des périodes de crises. Cela impliquera de mieux comprendre la nature des oppositions et résistances, souvent traitées négativement dans l'historiographie comme des barbaries régressives, résiduelles ou périphériques. Dans une perspective pluridisciplinaire, l'enseignement articulera les sources et questionnements de l'histoire de chaque période depuis le XVIe siècle, avec les démarches méthodologiques et critiques de anthropologie politique et religieuse, ainsi que la géographie des dynamiques territoriales. Dans une visée comparative, les situations historiques éthiopiennes et les problèmes qu'elles posent seront mises en comparaison avec des études réalisées sur d'autres empires, dans d'autres aires.

Les séances des 11, 18 et 25 mai se dérouleront en salle 0.016, bât. recherche sud, campus Condorcet

La séance du 1er juin se déroulera en salle 0.016, bâtiment recherche Sud, Campus Condorcet

La séance du 8 juin se déroulera en salle 0.016, bâtiment recherche Sud, Campus Condorcet

La séance du 13 juin se déroulera en salle 0.010, bâtiment recherche Nord, Campus Condorcet

La séance du 15 juin se déroulera en salle 3.11, centre des colloques, Campus Condorcet


Master


  • Séminaires de recherche – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Sciences des religions et société-Sciences sociales des religions – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Territoires et développement - Territoires, espaces, sociétés – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

Les étudiants sont reçus au Centre d'études en sciences sociales du religieux, sur le Campus Condorcet, sur prise de rendez-vous par courrier électronique.

Réception des candidats

Sur rendez-vous, par courrier électronique.

Pré-requis

Si elle est appréciée, la connaissance de langues en usage dans la Corne de l'Afrique n'est pas exigée et l'ouverture comparatiste sur d'autres espaces linguistiques, culturels et religieux est encouragée.


Compte rendu


Pour étudier les variations du fait impérial éthiopien, entre affirmation et contestations, entre phases d’expansion et de fragmentation, le séminaire a concentré son examen de sources historiques sur deux périodes, l’une dite gondarienne, du début du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, centrée sur la ville royale de Gondar, caractérisée usuellement en termes d’essor et renouveau, l’autre dite « ère des princes », jusqu’au milieu du XIXe siècle, comprise comme une période de crise et d’effondrement. Ces périodisations continuent de structurer l’historiographie contemporaine, comme points de repère établis, donnant une orientation prédéterminée à la compréhension des interactions entre pouvoirs régionaux. Le séminaire s’est appliqué à démonter ces cadres, pour en comprendre les ressorts profonds et pour proposer d’autres grilles de lecture et d’interprétation des sources

Dans un premier temps, les constructions chronologiques ont été examinées, afin de comprendre les significations et usages des périodisations établies. Tout en s’inscrivant dans des cadres de définition et de calcul du temps calendaire à portée universelle (ère de la création du monde, ère chrétienne, les institutions politiques éthiopiennes associées à la foi chrétienne se caractérisent par des singularités et des décalages instaurant une temporalité à part. L’interprétation de trajectoires historiques de crise, déclin ou essor comme des répétitions de schèmes anciens conduit à l’énonciation d’horizons prédictifs et prophétiques définissant des programmes d’action. Pour observer ces phénomènes empiriquement, les références aux temporalités bibliques (judaïques et chrétiennes) et leurs réactivations et réinterprétations à caractère messianique ont été questionnées à travers un examen méticuleux des repères temporels et des citations bibliques dans les chroniques royales depuis le règne de Susnïyos (1606-1632) jusqu’à celui de Mïnilïk II (1889-1913). Les coexistences avec d’autres cadres temporels (calendrier liturgique, calendrier générationnel oromo, le calendrier islamique) ont aussi été relevées et discutées.

Dans un second temps, l’attention a porté sur l’organisation des territoires sous ces mêmes périodes. L’histoire des espaces est souvent mal comprise en raison de projections anachroniques à partir du présent. Si une stabilité des répartitions spatiales et des dénominations est observée autour d’axes centraux de circulation, des variations ne cessent de se produire. Pour les saisir et les décrire, une démarche méthodologique comparable a été appliquée aux mêmes sources, relevant et localisant les nominations à des charges de gouvernement territorial par le gouvernement royal, entraînant des des extensions variables de terres associées à ces charges en fonction de rapports de force et d’alliance entre les forces armées des pouvoir locaux. Face à ces jeux de pouvoir dont les territoires et leurs ressources sont des monnaies d’échange, des résistances sont opposées par les populations oppressées fiscalement. Les compétitions et conflits à chaque échelon du pouvoir entraînent des opérations et de rééquilibrage des charges et découpages territoires. Sur la base de ces principes de distribution géographique des pouvoirs gravitant autour de l’autorité royale, les représentations cartographiques, produites par des observateurs européens extérieurs, ont été étudiées, pour différencier différents niveaux de validité des informations. Bien qu’elles soient toutes disposées sur un même plan, les informations figurées sur les cartes relèvent de processus très hétérogènes d’acquisition et interprétation. Considérer ces cartes amène à questionner finement, d'un tracé à l'autre, le caractère d’évidence historique qui leur est fréquemment attribué. Pour s’en rendre compte, un exercice de reconstitution de cartes à partir de différentes sources a été proposé montrant les grandes difficultés à décrire et disposer graphiquement des situations soumises à de fortes revendications contradictoires. Enfin la discussion a porté sur l’usage – particulièrement le mésusage – des cartes anciennes dans le conflit qui oppose depuis fin 2020 les entités territoriales et politiques Tigray et Amhara revendiquant, cartes à l’appui, des possessions anciennes de territoires dont les attributions étaient historiquements très variables.

Publications
  • « Le Renversé de Wimbledon. La destruction de la statue de Haylè-Sellassié et la fracturation de l’espace national éthiopien », Esprit, 485, mai 2022.
  • « Many Worlds in a Cup: Identity Transactions in The Legend of Coffee Origins », dans Africa in the World, the World in Africa, sous la dir. d'A. Gori et F. Viti, Milan, Biblioteca Ambrosiana – Centro Ambrosiano.
  • « The civil rights movement of Ethiopian Muslims in 2012 : historical grounds and driving forces », dans Routledge Handbook of the Horn of Africa, sous la dir. de J.-N. Bach, J. Abbink, S. Ancel et al., Londres, Routledge, 2022.
  • Note introductive à la réédition de L’Abyssin, de Jean-Christophe Rufin, pour le volume Quarto « Aventures heureuses. Romans historiques », Paris, Gallimard, 2022.
  • Compte rendu de Marie de Rugy, « Aux confins des empires. Cartes et constructions territoriales dans le nord de la péninsule indochinoise (1885-1914) » (Publications de la Sorbonne 2018), Histoire & Mesures, 36 (1), 2021.

Dernière modification : 18 mai 2022 09:31

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire
Page web
-
Langues
amharique anglais français
Mots-clés
Anthropologie historique Cartographie Empire Ethnicité Guerre Historiographie Mémoire Nationalisme Patrimoine Politique Spatialisation, territoires Temps/temporalité
Aires culturelles
Afrique
Intervenant·e·s
  • Éloi Ficquet [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)

Le séminaire reprendra, pour la déconstruire et la réarticuler, la narration de l'histoire impériale et nationale de l'Éthiopie, dans son contexte régional de la Corne de l'Afrique. L'espace contemporain de l'État éthiopien résulte de la consolidation et reformulation d'un cadre impérial, dont les fondements remontent à l'Antiquité. Dans ce même cadre, recomposé à plusieurs époques, coexistent et s'opposent deux idées: d'une part, celle d'une nation à unifier et d'autre part celle d'une diversité culturelle, religieuse et politique à maintenir. À travers les sources officielles de la royauté chrétienne, on commencera par envisager les fondements idéologiques et les fonctionnements du projet impérial, en examinant notamment sa capacité à se reconstruire et s'imposer après des périodes de crises. Cela impliquera de mieux comprendre la nature des oppositions et résistances, souvent traitées négativement dans l'historiographie comme des barbaries régressives, résiduelles ou périphériques. Dans une perspective pluridisciplinaire, l'enseignement articulera les sources et questionnements de l'histoire de chaque période depuis le XVIe siècle, avec les démarches méthodologiques et critiques de anthropologie politique et religieuse, ainsi que la géographie des dynamiques territoriales. Dans une visée comparative, les situations historiques éthiopiennes et les problèmes qu'elles posent seront mises en comparaison avec des études réalisées sur d'autres empires, dans d'autres aires.

Les séances des 11, 18 et 25 mai se dérouleront en salle 0.016, bât. recherche sud, campus Condorcet

La séance du 1er juin se déroulera en salle 0.016, bâtiment recherche Sud, Campus Condorcet

La séance du 8 juin se déroulera en salle 0.016, bâtiment recherche Sud, Campus Condorcet

La séance du 13 juin se déroulera en salle 0.010, bâtiment recherche Nord, Campus Condorcet

La séance du 15 juin se déroulera en salle 3.11, centre des colloques, Campus Condorcet

  • Séminaires de recherche – Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Sciences des religions et société-Sciences sociales des religions – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Territoires et développement - Territoires, espaces, sociétés – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

Les étudiants sont reçus au Centre d'études en sciences sociales du religieux, sur le Campus Condorcet, sur prise de rendez-vous par courrier électronique.

Réception des candidats

Sur rendez-vous, par courrier électronique.

Pré-requis

Si elle est appréciée, la connaissance de langues en usage dans la Corne de l'Afrique n'est pas exigée et l'ouverture comparatiste sur d'autres espaces linguistiques, culturels et religieux est encouragée.

  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-A
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    2nd semestre / hebdomadaire, mercredi 12:30-14:30
    du 9 mars 2022 au 15 juin 2022
    Nombre de séances : 12

Pour étudier les variations du fait impérial éthiopien, entre affirmation et contestations, entre phases d’expansion et de fragmentation, le séminaire a concentré son examen de sources historiques sur deux périodes, l’une dite gondarienne, du début du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, centrée sur la ville royale de Gondar, caractérisée usuellement en termes d’essor et renouveau, l’autre dite « ère des princes », jusqu’au milieu du XIXe siècle, comprise comme une période de crise et d’effondrement. Ces périodisations continuent de structurer l’historiographie contemporaine, comme points de repère établis, donnant une orientation prédéterminée à la compréhension des interactions entre pouvoirs régionaux. Le séminaire s’est appliqué à démonter ces cadres, pour en comprendre les ressorts profonds et pour proposer d’autres grilles de lecture et d’interprétation des sources

Dans un premier temps, les constructions chronologiques ont été examinées, afin de comprendre les significations et usages des périodisations établies. Tout en s’inscrivant dans des cadres de définition et de calcul du temps calendaire à portée universelle (ère de la création du monde, ère chrétienne, les institutions politiques éthiopiennes associées à la foi chrétienne se caractérisent par des singularités et des décalages instaurant une temporalité à part. L’interprétation de trajectoires historiques de crise, déclin ou essor comme des répétitions de schèmes anciens conduit à l’énonciation d’horizons prédictifs et prophétiques définissant des programmes d’action. Pour observer ces phénomènes empiriquement, les références aux temporalités bibliques (judaïques et chrétiennes) et leurs réactivations et réinterprétations à caractère messianique ont été questionnées à travers un examen méticuleux des repères temporels et des citations bibliques dans les chroniques royales depuis le règne de Susnïyos (1606-1632) jusqu’à celui de Mïnilïk II (1889-1913). Les coexistences avec d’autres cadres temporels (calendrier liturgique, calendrier générationnel oromo, le calendrier islamique) ont aussi été relevées et discutées.

Dans un second temps, l’attention a porté sur l’organisation des territoires sous ces mêmes périodes. L’histoire des espaces est souvent mal comprise en raison de projections anachroniques à partir du présent. Si une stabilité des répartitions spatiales et des dénominations est observée autour d’axes centraux de circulation, des variations ne cessent de se produire. Pour les saisir et les décrire, une démarche méthodologique comparable a été appliquée aux mêmes sources, relevant et localisant les nominations à des charges de gouvernement territorial par le gouvernement royal, entraînant des des extensions variables de terres associées à ces charges en fonction de rapports de force et d’alliance entre les forces armées des pouvoir locaux. Face à ces jeux de pouvoir dont les territoires et leurs ressources sont des monnaies d’échange, des résistances sont opposées par les populations oppressées fiscalement. Les compétitions et conflits à chaque échelon du pouvoir entraînent des opérations et de rééquilibrage des charges et découpages territoires. Sur la base de ces principes de distribution géographique des pouvoirs gravitant autour de l’autorité royale, les représentations cartographiques, produites par des observateurs européens extérieurs, ont été étudiées, pour différencier différents niveaux de validité des informations. Bien qu’elles soient toutes disposées sur un même plan, les informations figurées sur les cartes relèvent de processus très hétérogènes d’acquisition et interprétation. Considérer ces cartes amène à questionner finement, d'un tracé à l'autre, le caractère d’évidence historique qui leur est fréquemment attribué. Pour s’en rendre compte, un exercice de reconstitution de cartes à partir de différentes sources a été proposé montrant les grandes difficultés à décrire et disposer graphiquement des situations soumises à de fortes revendications contradictoires. Enfin la discussion a porté sur l’usage – particulièrement le mésusage – des cartes anciennes dans le conflit qui oppose depuis fin 2020 les entités territoriales et politiques Tigray et Amhara revendiquant, cartes à l’appui, des possessions anciennes de territoires dont les attributions étaient historiquements très variables.

Publications
  • « Le Renversé de Wimbledon. La destruction de la statue de Haylè-Sellassié et la fracturation de l’espace national éthiopien », Esprit, 485, mai 2022.
  • « Many Worlds in a Cup: Identity Transactions in The Legend of Coffee Origins », dans Africa in the World, the World in Africa, sous la dir. d'A. Gori et F. Viti, Milan, Biblioteca Ambrosiana – Centro Ambrosiano.
  • « The civil rights movement of Ethiopian Muslims in 2012 : historical grounds and driving forces », dans Routledge Handbook of the Horn of Africa, sous la dir. de J.-N. Bach, J. Abbink, S. Ancel et al., Londres, Routledge, 2022.
  • Note introductive à la réédition de L’Abyssin, de Jean-Christophe Rufin, pour le volume Quarto « Aventures heureuses. Romans historiques », Paris, Gallimard, 2022.
  • Compte rendu de Marie de Rugy, « Aux confins des empires. Cartes et constructions territoriales dans le nord de la péninsule indochinoise (1885-1914) » (Publications de la Sorbonne 2018), Histoire & Mesures, 36 (1), 2021.