Attention, les informations que vous consultez actuellement ne sont pas celles de l'année en cours. Consulter l'année universitaire 2022-2023.

UE323 - Pratiques éditoriales savantes contemporaines


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_08
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / bimensuel (1re/3e), jeudi 17:30-19:30
    du 2 décembre 2021 au 16 juin 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 3 mars 2022 07:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire des sciences et des techniques Histoire du livre
Aires culturelles
Europe France
Intervenant·e·s
  • Valérie Tesnière [référent·e]   directrice d'études, EHESS - conservatrice générale des bibliothèques, La contemporaine. Bibliothèque, archives, musée des mondes / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)

Le séminaire étudie l'organisation du travail intellectuel et de l'activité scientifique à partir de l'histoire des publications du XIXe siècle à aujourd'hui. La session 2020-2021 approfondira des moments charnières de la transition vers le numérique à partir d'études de cas de revues et procédera à des comparaisons entre différents titres européens dans la longue durée. Il s'intéressera également à  la notion d'« outillage » appliquée à différentes formes éditoriales ou documentaires.

Ouvert à tous, le séminaire mobilise l'expérience d'historiens du livre, d'historiens des sciences, d'anthropologues et de sociologues comme de spécialistes des sciences et de l'information.

2 décembre 2021 : Yann Sordet, Autour de l’Histoire du livre et de l’édition. Production et circulation, formes et mutations (Albin Michel, 2021)

16 décembre 2021 : Hélène Seiler et Valérie Tesnière, « Des revues françaises de sciences humaines et s pionnières dans le passage au numérique. Étude de cas »

6 janvier 2022 : Hélène Seiler et Valérie Tesnière, « Des revues françaises de sciences humaines et sociales pionnières dans le passage au numérique. Étude de cas »

20 janvier 2022 : Jean-Yves Mérindol, « L’édition scientifique bousculée par le numérique 1980-2020 »

3 février 2022 : Marta Severo, « Amateurs et institutions à l’heure des plateformes numériques »

17 février 2022 : Catherine König-Pralong et Valérie Tesnière, « Le canon éditorial des revues académiques. Comparaisons internationales. L’exemple de la philosophie »

3 mars 2022 (séance reportée au 31 mars, même horaire, même salle) : Thomas Parisot, « Livres et revues de savoir en contexte numérique : retours et observations de la plateforme Cairn.info »

24 mars 2022 : Valérie Tesnière, « Le canon éditorial des revues académiques. Comparaisons internationales de titres de sciences humaines et sociales »

7 avril 2022 : Valérie Tesnière, « Le canon éditorial des revues académiques. Comparaisons internationales de titres de médecine et de sciences »

19 mai 2022 : Valérie Tesnière, « La notion d’ « outillage » dans l’Encyclopédie française de Lucien Febvre »

9 juin 2022 : Valérie Tesnière, « Une lecture de L’homme, la technique et la nature, ouvrage collectif, Rieder, 1938 »

16 juin 2022 : Valérie Tesnière, Conclusion du séminaire.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
valerie.tesniere@ehess.fr
Informations pratiques

Contact : Valérie Tesnière, directrice d'étude ( valerie.tesniere@ehess.fr)

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Compte rendu


Le séminaire s’est déployé dans deux directions principales : l’une historiographique à partir de recherches récentes sur l’histoire du livre, sur l’histoire de l’information scientifique et technique ou  sur l’histoire des techniques; l’autre approfondissant les mutations de deux périodes de transition éditoriale (les années 1990-2000 et les années 1850-1880) à partir d’études de cas de publications scientifiques. 

La première synthèse (Yann Sordet) embrasse temps long et espaces extra-européens, insiste sur le moteur général de la demande sociale et la diversité des usages de l’écrit dans l’expansion de la production et développe l’idée que la « révolution » numérique n’a pas bousculé fondamentalement l’écosystème éditorial, tandis que la seconde recherche en cours (Jean-Yves Mérindol), centrée sur les institutions et les politiques éducatives françaises, met en avant l’inégale implication des acteurs, publics ou privés, face aux mutations techniques du numérique. La troisième investigation, avec Marcos Camolezi, revient sur l’Exposition internationale de 1937, point de départ de L’homme, la technique et la nature publié par la revue Europe, qui témoigne comme L’Encyclopédie française, de la prise de conscience de l’impact de la technique et des bouleversements cognitifs qu’elle entraîne.

Le rôle des acteurs publics ou privés a été repris, avec Hélène Seiler, dans les séances consacrées à la transition numérique de revues de  sciences humaines et sociales au cours des décennies 1990-2000 première étape d’une enquête sur la transition numérique des revues académiques et intellectuelles françaises. Mettre en lumière les réflexions et les attentes des éditeurs, en les  contextualisant avec précision dans les conditions financières, matérielles et institutionnelles du moment, éclaire les différentes étapes de cette évolution.

D’autres décennies (1850- 1880) sont tout aussi cruciales en ce qui concerne la structuration, l’organisation et la circulation de la publication scientifique. Dans l’univers de l’imprimé, le canon académique se formalise dans l’ordonnancement du sommaire des revues, organisé en fonction des lectorats visés, autant que dans celui de l’apparat critique. Tous ces éléments formels sont à prendre en compte pour saisir les mutations qui s’opèrent alors dans l’organisation de la communication scientifique. Des comparaisons internationales s’imposent (France, Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis). Qui s’inspire de qui ? Et quelle diffusion des canons ? Le paysage des revues autour de 1850 n’est pas figé. Il existe des grands titres scientifiques, en nombre limité, mais également une diversité foisonnante de titres inspirés des modèles de la grande presse. Certaines disciplines, comme la philosophie, sont autant de lieux pour observer comment leur institutionnalisation est structurée par la publication, à rebours de l’approche prosopographique des carrières  et des productions individuelles. L’exemple des revues philosophiques françaises a été ainsi mis en regard du cas allemand (Catherine König-Pralong) et des cas britannique et américain, en étudiant les évolutions des maquettes des principaux titres se réclamant de la discipline pour la période. L’enquête se poursuivra avec d’autres disciplines.

Publications
  • « Lucien Febvre lu par Maurice Daumas : comment écrire une histoire des techniques au XXe siècle », Artefact, 2021, n°15, p. 279-295.

Dernière modification : 3 mars 2022 07:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire des sciences et des techniques Histoire du livre
Aires culturelles
Europe France
Intervenant·e·s
  • Valérie Tesnière [référent·e]   directrice d'études, EHESS - conservatrice générale des bibliothèques, La contemporaine. Bibliothèque, archives, musée des mondes / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)

Le séminaire étudie l'organisation du travail intellectuel et de l'activité scientifique à partir de l'histoire des publications du XIXe siècle à aujourd'hui. La session 2020-2021 approfondira des moments charnières de la transition vers le numérique à partir d'études de cas de revues et procédera à des comparaisons entre différents titres européens dans la longue durée. Il s'intéressera également à  la notion d'« outillage » appliquée à différentes formes éditoriales ou documentaires.

Ouvert à tous, le séminaire mobilise l'expérience d'historiens du livre, d'historiens des sciences, d'anthropologues et de sociologues comme de spécialistes des sciences et de l'information.

2 décembre 2021 : Yann Sordet, Autour de l’Histoire du livre et de l’édition. Production et circulation, formes et mutations (Albin Michel, 2021)

16 décembre 2021 : Hélène Seiler et Valérie Tesnière, « Des revues françaises de sciences humaines et s pionnières dans le passage au numérique. Étude de cas »

6 janvier 2022 : Hélène Seiler et Valérie Tesnière, « Des revues françaises de sciences humaines et sociales pionnières dans le passage au numérique. Étude de cas »

20 janvier 2022 : Jean-Yves Mérindol, « L’édition scientifique bousculée par le numérique 1980-2020 »

3 février 2022 : Marta Severo, « Amateurs et institutions à l’heure des plateformes numériques »

17 février 2022 : Catherine König-Pralong et Valérie Tesnière, « Le canon éditorial des revues académiques. Comparaisons internationales. L’exemple de la philosophie »

3 mars 2022 (séance reportée au 31 mars, même horaire, même salle) : Thomas Parisot, « Livres et revues de savoir en contexte numérique : retours et observations de la plateforme Cairn.info »

24 mars 2022 : Valérie Tesnière, « Le canon éditorial des revues académiques. Comparaisons internationales de titres de sciences humaines et sociales »

7 avril 2022 : Valérie Tesnière, « Le canon éditorial des revues académiques. Comparaisons internationales de titres de médecine et de sciences »

19 mai 2022 : Valérie Tesnière, « La notion d’ « outillage » dans l’Encyclopédie française de Lucien Febvre »

9 juin 2022 : Valérie Tesnière, « Une lecture de L’homme, la technique et la nature, ouvrage collectif, Rieder, 1938 »

16 juin 2022 : Valérie Tesnière, Conclusion du séminaire.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
valerie.tesniere@ehess.fr
Informations pratiques

Contact : Valérie Tesnière, directrice d'étude ( valerie.tesniere@ehess.fr)

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_08
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / bimensuel (1re/3e), jeudi 17:30-19:30
    du 2 décembre 2021 au 16 juin 2022
    Nombre de séances : 12

Le séminaire s’est déployé dans deux directions principales : l’une historiographique à partir de recherches récentes sur l’histoire du livre, sur l’histoire de l’information scientifique et technique ou  sur l’histoire des techniques; l’autre approfondissant les mutations de deux périodes de transition éditoriale (les années 1990-2000 et les années 1850-1880) à partir d’études de cas de publications scientifiques. 

La première synthèse (Yann Sordet) embrasse temps long et espaces extra-européens, insiste sur le moteur général de la demande sociale et la diversité des usages de l’écrit dans l’expansion de la production et développe l’idée que la « révolution » numérique n’a pas bousculé fondamentalement l’écosystème éditorial, tandis que la seconde recherche en cours (Jean-Yves Mérindol), centrée sur les institutions et les politiques éducatives françaises, met en avant l’inégale implication des acteurs, publics ou privés, face aux mutations techniques du numérique. La troisième investigation, avec Marcos Camolezi, revient sur l’Exposition internationale de 1937, point de départ de L’homme, la technique et la nature publié par la revue Europe, qui témoigne comme L’Encyclopédie française, de la prise de conscience de l’impact de la technique et des bouleversements cognitifs qu’elle entraîne.

Le rôle des acteurs publics ou privés a été repris, avec Hélène Seiler, dans les séances consacrées à la transition numérique de revues de  sciences humaines et sociales au cours des décennies 1990-2000 première étape d’une enquête sur la transition numérique des revues académiques et intellectuelles françaises. Mettre en lumière les réflexions et les attentes des éditeurs, en les  contextualisant avec précision dans les conditions financières, matérielles et institutionnelles du moment, éclaire les différentes étapes de cette évolution.

D’autres décennies (1850- 1880) sont tout aussi cruciales en ce qui concerne la structuration, l’organisation et la circulation de la publication scientifique. Dans l’univers de l’imprimé, le canon académique se formalise dans l’ordonnancement du sommaire des revues, organisé en fonction des lectorats visés, autant que dans celui de l’apparat critique. Tous ces éléments formels sont à prendre en compte pour saisir les mutations qui s’opèrent alors dans l’organisation de la communication scientifique. Des comparaisons internationales s’imposent (France, Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis). Qui s’inspire de qui ? Et quelle diffusion des canons ? Le paysage des revues autour de 1850 n’est pas figé. Il existe des grands titres scientifiques, en nombre limité, mais également une diversité foisonnante de titres inspirés des modèles de la grande presse. Certaines disciplines, comme la philosophie, sont autant de lieux pour observer comment leur institutionnalisation est structurée par la publication, à rebours de l’approche prosopographique des carrières  et des productions individuelles. L’exemple des revues philosophiques françaises a été ainsi mis en regard du cas allemand (Catherine König-Pralong) et des cas britannique et américain, en étudiant les évolutions des maquettes des principaux titres se réclamant de la discipline pour la période. L’enquête se poursuivra avec d’autres disciplines.

Publications
  • « Lucien Febvre lu par Maurice Daumas : comment écrire une histoire des techniques au XXe siècle », Artefact, 2021, n°15, p. 279-295.