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UE253 - Le sublime et les expériences esthétiques


Lieu et planning


  • Institut Jean-Nicod
    29 rue d'Ulm 75005 Paris
    annuel / bimensuel (indifférent), lundi 15:00-17:00
    du 18 octobre 2021 au 20 juin 2022


Description


Dernière modification : 8 septembre 2021 14:38

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Psychologie et sciences cognitives
Page web
https://sublimae.wordpress.com/2019/11/26/sublimae-seminar-2019-2020/ 
Langues
anglais français
Mots-clés
Esthétique Philosophie Sciences cognitives
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s

Le séminaire SublimAE (Le sublime et les expériences esthétiques), lié au projet ANR « SublimAE », se concentrera sur l’étude interdisciplinaire des expériences esthétiques, avec une attention particulière au sublime, en réunissant la philosophie, la psychologie et les sciences sociales. Nous explorerons, d’une part, comment l’expérience du sublime se connecte à d’autres expériences similaires ou opposées (le beau, la beauté terrible, le « awe », l’émerveillement, l’inquiétant, …), et, d’autre part, l’impact de ces expériences, et plus spécifiquement des expériences esthétiques, sur notre représentation du soi. Le séminaire comportera des présentations des participants du projet mais aussi des présentations invitées.

La liste des intervenants du séminaire SublimAE (philosophes, psychologues, neuroscientifiques, historiens, sociologues) et le calendrier de l'année seront affichés sur le site de l’Institut Jean Nicod et sur celui du projet (SublimAE).


Master


  • Séminaires de recherche – Philosophie-Philosophie du langage et de l'esprit – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

contacter les enseignants par courriel.

Direction de travaux des étudiants

contacter les enseignants par courriel.

Réception des candidats

contacter les enseignants par courriel.

Pré-requis
-

Compte rendu


Pour la troisième année consécutive, le séminaire SublimAE, adossé au projet ANR SublimAE (« Le sublime et les expériences esthétiques », ANR-18-CE27-0023-01), s’est à nouveau proposé d’utiliser les ressources de l’esthétique, de la philosophie de l’esprit, de la musicologie et des sciences cognitives pour étudier les expériences esthétiques, avec une attention particulière à la catégorie du sublime.

Pour atteindre nos objectifs, cette année aussi nous avons invité et débattu avec plusieurs intervenants, internes ou externes à notre projet. Avec Dustin Stokes (University of Utah), nous nous sommes concentrés sur les contenus de nos expériences perceptives et en quelle mesure ils sont influencés par l’expertise. Larissa Berger (Forschungsinstitut für Philosophie Hannover) a développé le thème kantien du désintéressement esthétique en lien avec une analyse phénoménologique de la beauté. Avec Esteban Buch (EHESS, CRAL) et Mario Lorenzo (EHESS, CRAL), nous avons poursuivi la discussion sur le volet musical du projet SublimAE pour mieux comprendre le rapport entre beau et sublime. Avec Alice Dupas (Université Grenoble Alpes) nous avons discuté des applications et des limites d’une approche neuroscientifique au sublime. Carole Talon-Hugon (Sorbonne Université) nous a plongé dans les racines du concept de sublime et sa survenance au XVIIIe siècle. Pablo Fontoura et Jean-Marie Schaeffer (EHESS, CRAL) nous ont fait (ré)découvrir le Retable d’Issenheim (1512-1516), de Matthias Grünewald : un polyptyque de très grande taille qui nous permet de questionner de près l’effet de la taille des œuvres d’art sur l’expérience du sublime. Avec Laura Ferreri (Université Lumière Lyon 2) nous sommes retournés à parler de musique, en se focalisant sur les bases neurobiologiques et les implications cognitives du plaisir musical. Lisa Giombini (Università degli Studi Roma Tre) nous a guidé à la frontière entre esthétique et étique par le biais d’une analyse de la notion de respect dans la conservation de l’art. Ondine Bréaud-Holland (ESAP Monaco) nous a ouvert au sublime du cinéma de Gus Van Sant, notamment dans Gerry et Elephant. Deux interventions encore sur la musique ont clôturé notre année. Melanie Wald-Fuhrmann (Max-Planck-Institut für empirische Ästhetik, Frankfurt am Main) nous a présenté des données qualitatives sur l’« épiphanie musicale » (une rencontre avec une musique inconnue qui changé notre goût musical), utiles pour comprendre si le sublime (ou le « awe ») a un rôle à jouer dans ce genre d’expérience transformative. Enfin, Esteban Buch (EHESS, CRAL), à travers une analyse théorique (au croisement entre histoire, philosophie et sociologie), a approfondi la question du pouvoir (ou les pouvoirs) de la musique, sur nos émotions et notre comportement, et de sa pertinence pour parler du sublime.

Dernière modification : 8 septembre 2021 14:38

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Psychologie et sciences cognitives
Page web
https://sublimae.wordpress.com/2019/11/26/sublimae-seminar-2019-2020/ 
Langues
anglais français
Mots-clés
Esthétique Philosophie Sciences cognitives
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s

Le séminaire SublimAE (Le sublime et les expériences esthétiques), lié au projet ANR « SublimAE », se concentrera sur l’étude interdisciplinaire des expériences esthétiques, avec une attention particulière au sublime, en réunissant la philosophie, la psychologie et les sciences sociales. Nous explorerons, d’une part, comment l’expérience du sublime se connecte à d’autres expériences similaires ou opposées (le beau, la beauté terrible, le « awe », l’émerveillement, l’inquiétant, …), et, d’autre part, l’impact de ces expériences, et plus spécifiquement des expériences esthétiques, sur notre représentation du soi. Le séminaire comportera des présentations des participants du projet mais aussi des présentations invitées.

La liste des intervenants du séminaire SublimAE (philosophes, psychologues, neuroscientifiques, historiens, sociologues) et le calendrier de l'année seront affichés sur le site de l’Institut Jean Nicod et sur celui du projet (SublimAE).

  • Séminaires de recherche – Philosophie-Philosophie du langage et de l'esprit – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

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Direction de travaux des étudiants

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Réception des candidats

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Pré-requis
-
  • Institut Jean-Nicod
    29 rue d'Ulm 75005 Paris
    annuel / bimensuel (indifférent), lundi 15:00-17:00
    du 18 octobre 2021 au 20 juin 2022

Pour la troisième année consécutive, le séminaire SublimAE, adossé au projet ANR SublimAE (« Le sublime et les expériences esthétiques », ANR-18-CE27-0023-01), s’est à nouveau proposé d’utiliser les ressources de l’esthétique, de la philosophie de l’esprit, de la musicologie et des sciences cognitives pour étudier les expériences esthétiques, avec une attention particulière à la catégorie du sublime.

Pour atteindre nos objectifs, cette année aussi nous avons invité et débattu avec plusieurs intervenants, internes ou externes à notre projet. Avec Dustin Stokes (University of Utah), nous nous sommes concentrés sur les contenus de nos expériences perceptives et en quelle mesure ils sont influencés par l’expertise. Larissa Berger (Forschungsinstitut für Philosophie Hannover) a développé le thème kantien du désintéressement esthétique en lien avec une analyse phénoménologique de la beauté. Avec Esteban Buch (EHESS, CRAL) et Mario Lorenzo (EHESS, CRAL), nous avons poursuivi la discussion sur le volet musical du projet SublimAE pour mieux comprendre le rapport entre beau et sublime. Avec Alice Dupas (Université Grenoble Alpes) nous avons discuté des applications et des limites d’une approche neuroscientifique au sublime. Carole Talon-Hugon (Sorbonne Université) nous a plongé dans les racines du concept de sublime et sa survenance au XVIIIe siècle. Pablo Fontoura et Jean-Marie Schaeffer (EHESS, CRAL) nous ont fait (ré)découvrir le Retable d’Issenheim (1512-1516), de Matthias Grünewald : un polyptyque de très grande taille qui nous permet de questionner de près l’effet de la taille des œuvres d’art sur l’expérience du sublime. Avec Laura Ferreri (Université Lumière Lyon 2) nous sommes retournés à parler de musique, en se focalisant sur les bases neurobiologiques et les implications cognitives du plaisir musical. Lisa Giombini (Università degli Studi Roma Tre) nous a guidé à la frontière entre esthétique et étique par le biais d’une analyse de la notion de respect dans la conservation de l’art. Ondine Bréaud-Holland (ESAP Monaco) nous a ouvert au sublime du cinéma de Gus Van Sant, notamment dans Gerry et Elephant. Deux interventions encore sur la musique ont clôturé notre année. Melanie Wald-Fuhrmann (Max-Planck-Institut für empirische Ästhetik, Frankfurt am Main) nous a présenté des données qualitatives sur l’« épiphanie musicale » (une rencontre avec une musique inconnue qui changé notre goût musical), utiles pour comprendre si le sublime (ou le « awe ») a un rôle à jouer dans ce genre d’expérience transformative. Enfin, Esteban Buch (EHESS, CRAL), à travers une analyse théorique (au croisement entre histoire, philosophie et sociologie), a approfondi la question du pouvoir (ou les pouvoirs) de la musique, sur nos émotions et notre comportement, et de sa pertinence pour parler du sublime.