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UE224 - Une anthropologie des pratiques poétiques grecques : erôs, genre, rituel, pragmatique


Lieu et planning


  • INHA
    2 rue Vivienne 75002 Paris
    samedi 16 octobre 2021, 09:00-12:00 et 14:00-18:00
    samedi 20 novembre 2021, 09:00-12:00 et 14:00-18:00
    samedi 22 janvier 2022, 14:00-18:30
    samedi 19 mars 2022, 09:00-12:00 et 14:00-18:00


Description


Dernière modification : 11 mai 2021 18:36

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique
Page web
https://www.anhima.fr/ 
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie culturelle Anthropologie historique Antiquité (sciences de l’) Genre Poétique Pragmatique Sémantique Sexualité
Aires culturelles
Méditerranéens (mondes)
Intervenant·e·s
  • Claude Calame [référent·e]   directeur d'études (retraité·e), EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)
  • Sandra Boehringer   maîtresse de conférences, Université de Strasbourg

Nombreuses sont en Grèce ancienne les formes de poésie chantée qui mettent en scène des relations érotiques entre divinités et mortels, entre héros et héroïnes, entre hommes et femmes ; nombreuses sont les réflexions que ces rapports ont suscitées auprès des rhéteurs, des philosophes, des médecins, des poètes, des mythographes.

En deçà de l’opposition que nous, modernes, traçons entre hétéro- et homosexualité, il s’agira d’interroger les rapports érotiques que tissent d’une part différentes formes d’une poésie destinée à des performances ritualisées, souvent chorales, d’autre part des traités visant une connaissance des différentes dimensions constitutives de l’être humain. Configurées par les moyens de la langue et du discours, ces rapports « sexuels » dépendent d’une anthropologie historiquement et culturellement marquée. On en explorera les développements autant du point de vue du genre que de ce que nous avons constitué en subjectivité. Avec leur pragmatique différenciée, les formes discursives où ces rapports sont donnés à voir, se réalisent ou sont mis en discussion exigent de notre part une perspective critique, croisant, dans une approche sensible aux questions de genre, analyse des discours, histoire institutionnelle, histoire des religions, ethnopoétique et anthropologie culturelle et sociale, en comparaison différentielle, avec l’indispensable retour critique que cela implique sur nos propres concepts et pratiques.

Samedi 16 octobre 2021 (9 h -12 h et 14 h-18 h) : « À l’ombre des jeunes filles en chœur : Erôs, politique et culture du chant dans une Grèce d’avant la sexualité »

Samedi 20 novembre 2021 (9 h -12 h et 14 h-18 h) (avec ELP) : « Sujet érotique, sujet poétique dans l’Antiquité gréco-romaine : Histoire, philosophie, psychanalyse »

Samedi 22 janvier 2022 (14 h - 18 h 30) (avec Eurykleia) : « Noms de jeunes filles, noms de femmes : figures et statuts entre histoire et fiction »

Samedi 19 mars 2022 (9 h -12 h et 14 h-18 h) : « Formes poétiques, formes discursives : retour sur l’histoire de la sexualité selon Foucault »


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel : claude.calame@unil.ch

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous pris par courriel : claude.calame@unil.ch

Réception des candidats

sur rendez-vous pris par courriel : claude.calame@unil.ch

Pré-requis

connaissances élémentaires du grec ancien.


Compte rendu


De même que pour les séminaires 19-20 et 20-21 dont le déroulement a été fortement entravé par les différentes mesures de distanciation sociale imposées par l’épidémie, l’attention a été portée, dans une perspective d’anthropologie historique,  aux mises en scène dans les différentes formes de la poésie grecques des relations érotiques entre divinités et mortels, entre héros et héroïnes, entre hommes et femmes ; de plus, quant à l’« étique » dans l’« émique », l’approche a été complétée par l’étude des réflexions suscitées par ces relations auprès des rhéteurs, des philosophes, des médecins, des mythographes. Ainsi, indépendamment de l’opposition moderne et européocentrée entre hétéro- et homosexualité, on a à nouveau interrogé autant les rapports érotiques que tissent les différentes formes d’une poésie destinée à des performances ritualisées, souvent chorales, que les relations pour nous sexuelles discutées dans des traités portant sur les différentes dimensions de l’être humain et de ses pratiques.

Représentés et configurés dans différentes formes de discours, ces rapports érotiques reposent sur une anthropologie comme conception de l’être humain, de ses affects et de ses actions qui est historiquement et culturellement marquée. On en a exploré les développements autant du point de vue du genre que de ce que nous avons constitué en subjectivité. Avec leur pragmatique différenciée, les formes discursives où ces rapports sont dits, représentés, voire mis en discussion exigent de notre part une perspective critique multiple ; elle se fonde sur une approche sensible aux questions de genre croisant analyse des discours, histoire institutionnelle, histoire des religions, ethnopoétique et anthropologie culturelle et sociale ; cela en comparaison différentielle, avec l’indispensable retour critique qu’une telle démarche implique sur nos propres concepts et pratiques.  

Comme les années passées le séminaire été décliné en une série de journées d’étude. À commencer en octobre 21 par une rencontre placée sous le titre « À l’ombre des jeunes filles en chœur. Erôs, politique et culture du chant dans une Grèce d’avant la sexualité », autour de la seconde édition récente aux Belles Lettres des Chœurs de jeunes filles en Grèce ancienne.  La journée a été marquée par les exposés  successifs de Sandra Boehringer (Université de Strasbourg) sur Erôs adolescente,  de Stefano Caciagli  (Bologne) sur Hélène come paradigme sexué, de Renaud Gagné (Université Cambridge) quant à la mise en récit du chant choral des jeunes filles, de Lucio Maria Valletta (Université de Pise- EPHE) sur la forme chorale comme forme sociale à Sparte, de Florence Dupont  (Paris Diderot) au sujet du carmen saeculare  destiné à une performance par filles et garçons, de Vincent  Azoulay (EHESS)  présentant une perspective chorale sur la société athénienne et de Michel Briand (Université de Poitiers) sur « danser le genre » ; la journée a été ponctuée par trois tables rondes sous les intitulés successifs de « Héros, héroïnes et divinités, entre mythes et rites » (Charles Delattre, Stella Georgoudi, Vinciane Pirenne-Delforge, Gabriella Pironti), « Les jeunes filles en chœur : chant, danse, pragmatique » (Antoine Chabod,  Nadine Le Meur ),  et « Femmes de Sparte et d’ailleurs : le genre en question »  (Pauline Schmitt-Pantel, Violaine Sebillotte, Giulia Sissa).

En novembre, on s’est interrogé sur les relations entre sujet érotique et sujet poétique dans l’Antiquité gréco-romaine. En effet qu’on le saisisse en termes philosophiques de sujet pensant, en termes sociologiques d’individu, en termes juridiques de personne (les droits de la personne), en termes psychanalytiques de représenté par un signifiant, ou encore en termes linguistiques de sujet grammatical, le sujet est une création moderne. Si l’on tente d’en appréhender les équivalents dans l’Antiquité grecque, on est confronté à des textes et en particulier à des textes poétiques, des poèmes chantés et dansés, souvent par un groupe choral dans une performance musicale ritualisée et communautaire. Ces formes renvoient en particulier aux effets sur la personne (souvent chorale) qui chante la puissance émanant de l’autre, homme ou femme ; cette force est incarnée dans le pouvoir divin d’Éros et d’Aphrodite. Que nous disent donc les discours des Anciens sur l’expérience érotique, avec leur forte composante pragmatique, quant à nos conceptions modernes du sujet (de désir)? Après l’introduction par Sandra Boehringer  (Université de Strasbourg) et le soussigné sont successivement intervenus Olivier Renaut (Université Paris Nanterre) sur la structuration du sujet érotique dans la République de Platon,  Jean Allouch (École lacanienne de psychanalyse) sur sujet érotique selon Antonin Artaud, Frédéric Gros (Sciences Po) : « Sujet sexué(e) du consentement à l’exemple du viol de Lucrèce, Danielle Arnoux (École lacanienne de psychanalyse) sur Éros de Platon à Claudel » Michel Briand (Université de Poitiers) sur le roman grec comme espace de subjectivation entre male gaze et agentivité féminine, Arianna Sforzini (CNRS – ENS Lyon) sur la virginité antique comme fabrique de subjectivité à travers et finalement Sandrine Alexandre (IRePh) pour une archéologie du queer, autour du concept d’akatallèlia.

Puis ce fut au tour de la rencontre organisée annuellement en collaboration avec Eurykléia (janvier 22), en l’occurrence sur les noms de jeunes filles et de femmes en relation avec leurs figures et leurs statuts entre histoire et fiction, dans des mises en scène narratives ou dramatisées, avec une interrogation sur leur pragmatique du point du vue du genre. Sont successivement intervenus Sandra Boehringer sur la visibilisation de l’agency des femmes, le s sur poétique et la pragmatique des noms de jeunes filles à Sparte et à Lesbos, Elisa Le Bail (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) à propos des consultantes  nommées dans les lamelles oraculaires de Dodone, Nikolina Key (Centre AnHiMA), à propos des noms de jeunes femmes en image parmi lesquels celui de Sappho, Effrosyni Tsakou (Université de Lille) sur Glykéra, la muse de Ménandre, enfin Nicolas Siron (Centre AnHiMA) sur Cléoboulè, mère de Démosthène et femme libre.

Enfin pour la dernière journée (avril) on est revenu à Éros entre pratiques genrées et formes discursives pour s’interroger sur les formes et les attendus sociaux, sinon philosophiques, des relations entre jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, que sur la pertinence de nos concepts modernes : non seulement homosexualité et hétérosexualité, mais aussi gay, queer, transgenre binaire/non binaire, « polyamour » et fluidité. On a ainsi entendu Sandra Boehringer à propos de la dimension heuristique et politique de l’homosexualité féminine, Irene Han (New York University – EHESS, Paris) sur Sappho et le corps lesbien, Christian Keime (Université de Cambridge) qui a présenté de remarques critiques sur la dualité d’éros avant Platon et, pour conclure, le soussigné une fois encore sur la ‘sexualité’ dans les groupes choraux de jeunes filles et les chants érotiques d’Alcman à Sappho. 

Quant aux interventions du directeur d’études elles se sont focalisées sur les cinq thèmes de recherche et d’engagement, parfois militant, en cours.

a) À commencer par une interrogation sur le caractère littéraire attribué à nouveau à la poésie « lyrique » grecque cela dans une rencontre organisée en hybride par le Harvard University’s Center for Hellenic Studies à Nauplie (Grèce) dans le cadre du Network for the Study of Archaic and Classical Greek Song. Puis ce fut une communication au Collège International de Philosophie à l’ IHRIM de Lyon, sur la polyphonie chorale, l’autorité poétique et la pratique rituelle en particulier dans les chants choraux d’Euripide ». Pour un colloque international organisé par l’Université de Thessalonique sur « The Genre of Hymn in Antiquity » (en visioconférence), c’est la pragmatique des appels à la divinité dans les formes hymniques entre discours, chant, performance musicale et rituel qui a été au centre de l’attention. Les adresses hymniques à la divinité entre poésie et rituel ont aussi fait l’objet d’une communication à l’Université de Strasbourg (Labo Archimède).quant au rituel, la participation au séminaire Klaus Hamberger (EHESS) sous le titre « Morphologies du Mystère (un hommage à Dimitri Karadimas) », a été l’occasion d’une intervention sur la désignation des rites d’initiation en Grèce ancienne avec une focalisation sur les Mystères d’Éleusis entre féminin et masculin ». Quant aux relations des mortels et les divinités on a participé à l’organisation et à l’animation du colloque international partagé entre le Collège de France, l’EPHE-PSL (Section des sciences religieuses) et l’EHESS, avec Vinciane Pirenne-Delforge et Gabriella Pironti) sur la question « Qu’est-ce qu’un theos ? ».

b) Mais qui dit pratique rituelle dit aussi mythe.  Ainsi pour l’intervention à la Eidgenössiche Technische Hochschule Zürich, dans le cadre du cours donné par Giulia Sissa sous lintitulé « Eros : Atene, Roma, Vienna, Parigi », on s’ est interrogé : sur la pragmatique du mythe grec dans les formes poétiques de Sappho à Euripide, à l’exemple du récit d’Hélène. Et c’est aussi la figure d’Hélène, chez Sappho et Alcée ; qui a été au centre de l’attention dans l’exposé offert à l’Associazione Italiana di Cultura Classica « Antico e moderno » au Liceo Tasso de Roma depour la rencontre « Linguaggi e cultura di gender in Grecia e a Roma », puis à l’ENS, Rue d’Ulm, Paris, pour le séminaire inter-universitaire du TIGRE, à propos des mythes grecs comme actes politiques.

c) L’enquête s’est poursuivie quant à l’ « anthropologie » indigène en Grèce classique, notamment à l’occasion de la visioconférence organisée par le Centre for Odyssean Studies à  Ithaque  sur « Human and Non Human in Homeric and Archaic Epic », avec un exposé sur « Humankind and the Civilisation of Men in Homeric Poetry: a Poetic “anthropopoiesis” » , puis à la Biblioteca cantonale de Lugano pour l’Associazione Italiana di Cultura Classica (sezione Ticino) quant à la pathologie d’amour  dans le chant poétique grec. Éros fut aussi au centre de l’attention dans la conférence donnée par zoom à UCLA (College of Humanities) sur les récits de la création d’Êve et de Pandora, en comparaison différentielle, autour des Aveux de la chair de Michel Foucault. Éros encore au Collège Sévigné, Paris, pour une leçon sur Éros et l’Hippolyte d’Euripide (en préparation à la représentation de Phèdre ! au Théâtre de la Bastille), puis à la Venice International University, sur l’île de San Servolo (Network for the Study of Archaic and Classical Greek Song) quant aux performances chorales des jeunes filles et les relations (homo-)érotiques mises en scène dans les poèmes rituels composés par Alcman et Sappho.

d) Sur la question de la fiction narrative, et cela à partir de la perspective distante et critique suscitée par la confrontation avec la relation entre mythe et histoire en Grèce ancienne, en rapport avec la pragmatique des formes discursives concernées, deux nouvelles contributions : à l’Université de Chicago dans le cadre d’un colloque organisé  en hybride par l’International Society for Fiction and Fictionality Studies (ISFFS/SIRFF) sur les mythes grecs pour illustrer une pragmatique de la fiction impossible », puis au University of Chicago Center in Paris, avec un exposé sur : « Greek Mythology : Discourse, Pragmatics, and Belief ».

e) Quant aux causes et aux conséquences des migrations contraintes et quant aux droits de personnes exilées, trois interventions : d’abord à l’EHESS dans une réunion-débat sur « race et racismes », sur  les migrations forcées et l’héritage colonial ; puis à Bures-sur-Yvette, pour ATTAC,  dans une rencontre intitulée « Non à la guerre contre les migrants, oui au respect de leurs droits », avec un exposé sur les migrations et l’Union européenne ; pour ATTAC à nouveau, au Centre Ken Sar Wiwa (Paris 11e), une interrogation sur  les migrations contraintes et mondialisation néocoloniale ; enfin, par visioconférence à New York University (The Remarque Institute & Agora Europe),  un exposé intitulé « Neocolonial globalization and forced migrations ».

f) Enfin, la recherche en cours sur les rapports entre l’homme, les techniques et ce que nous avons objectivé en « nature » a donné lieu à plusieurs interventions. En France d’abord à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis pour « Savante Banlieue » (collèges et lycées, par zoom) sur « L’homme et son milieu : de la phusis grecque au défi environnemental contemporain » ; puis à Université d’Angers, dans le cadre du séminaire HÉSIODE avec un exposé placé sous le titre : « De Gaia à la phusis : pour une critique anthropologique des relations techniques de l’homme avec la “nature“ ». Le projet s’est poursuivi en Italie à l’Université de Palerme (I classici in strada, Oikos, Classici contro) pour la présentation de L’uomo e suo ambiente. Al di là dell’opposizione natura/cultura , Palermo (Sellerio) 2021. Il a trouvé une conclusion provisoire aux États-Unis à UCLA (College of Humanities)  en visioconférence, avec une intervention intitulée « Comparing the technical relations of the humans with their environment : for an ecosocial break inspired by Greek phusis » ; exposé repris pour le séminaire « Phusis kai phuta in Early Greece » partagé entre l’EHESS Paris, Colgate University, et l’Université de Besançon.

Publications
  • L’uomo e il suo ambiente. Al di là dell’opposizione nature/cultura, Palermo, Sellerio, 2021, 140 p.
  • « L’homme en société et ses relations avec l’environnement : ni nature, ni Gaïa », Les Possibles 26, 2020-21, p. 1-11.https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-26-hiver-2020-2021/dossier-vers-la-fin-de-la-separation-societe-nature/article/l-homme-en-societe-et-ses-relations-techniques-avec-l-environnement-ni-nature
  • « The Greek Pathology of Love and the Pragmatics of Erotic Poetry », dans Pathologies of Love in Classical Literature, sous la dir. de Dimitrios Kanellakis,, Berlin-Boston, de Gruyter, 2021, p. 50-63.
  • « L’identità complessa. Fabbricazione culturale e sociale dell’uomo in interazione  antropologica con gli altri e con l’ambiente », dans Sull’identità, sous la dir. de Francesco Remotti, Milan, Raffaello Cortina Editore, 2021, p. 147-172.
  • « Greek Lyric Poetry, a Non-Existent Genre ? », Museum Sinicum 3, 2021, p. 255-283 (en chinois).
  • « Le chant choral des jeunes filles à Sparte. Cadences poétiques, rythmes rituels, arts musicaux et identité sexuée », Museum Sinicum 3, 2021, p. 284-303 (en chinois).
  • « Nommer, qualifier, invoquer les divinités : procédures énonciatives et pragmatique poétique des formes hymniques », dans Divine Names on the Spot : Towards a Dynamic Approach of Divine Denominations in Greek and Semitic Contexts, sous la dir. de Thomas Galoppin et Corinne Bonnet, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2021, p. 93-114.
  • « Les jeux poétiques d’Éros : le désir amoureux en performances musicales», dans Play and Games in Classical Antiquity. Definition, Transmission, Reception / Jouer dans l’Antiquité classique. Définition, Transmission, Réception, sous la dir. de Véronique Dasen et Marco Vespa, Liège, Presses Universitaires de Liège, 2021, p. 79-91.
  • « La pragmatique de l’adresse homérique aux dieux entre qualifications poétiques et appellations rituelles : « Apollon à l’arc d’argent », dans Les dieux d’Homère III. Attributs onomastiques (Kernos Supplément 38), sous la dir. de Corinne Bonnet et Gabriella Pironti, Liège, Presses Universitaires de Liège, 2021, p. 145-156.
  • « Le mélos choral dans l’orchestra du théâtre attique : mimesis, performance et pragmtique tragique  des formes hymniques », dans Performance et mimesis. Variations sur la lyrique cultuelle de la Grèce archaïque au Haut-Empire romain (Kernos Supplément 40), sous la dir. de Nadine Le Meur, Bénédicte Delignon et Olivier Thévenaz, Liège, Presses Universitaires de Liège, 2022, p. 17-29.
  • « Pour une pragmatique de l’appellation hymnique et rituelle des divinités en régime polythéiste grec. Quelques questions de méthode », dans Approches et méthodes en sciences bibliques. Quoi de neuf ?, sous la dir. de Luc Bulundwe, Chen Dandelot et Simon Butticaz, Genève, Droz, 2021, p. 147-163.
  • « Subject of Desire und Subject of Discourse in Foucault : Sexuality and the Erotic Relation of Greek Women and Men », dans Foucault, Sexuality, Antiquity, sous la dir. de Sandra Boehringer et Daniele Lorenzini, Londres-New York, Routledge, 2022, p. 74-88.

Dernière modification : 11 mai 2021 18:36

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique
Page web
https://www.anhima.fr/ 
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie culturelle Anthropologie historique Antiquité (sciences de l’) Genre Poétique Pragmatique Sémantique Sexualité
Aires culturelles
Méditerranéens (mondes)
Intervenant·e·s
  • Claude Calame [référent·e]   directeur d'études (retraité·e), EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)
  • Sandra Boehringer   maîtresse de conférences, Université de Strasbourg

Nombreuses sont en Grèce ancienne les formes de poésie chantée qui mettent en scène des relations érotiques entre divinités et mortels, entre héros et héroïnes, entre hommes et femmes ; nombreuses sont les réflexions que ces rapports ont suscitées auprès des rhéteurs, des philosophes, des médecins, des poètes, des mythographes.

En deçà de l’opposition que nous, modernes, traçons entre hétéro- et homosexualité, il s’agira d’interroger les rapports érotiques que tissent d’une part différentes formes d’une poésie destinée à des performances ritualisées, souvent chorales, d’autre part des traités visant une connaissance des différentes dimensions constitutives de l’être humain. Configurées par les moyens de la langue et du discours, ces rapports « sexuels » dépendent d’une anthropologie historiquement et culturellement marquée. On en explorera les développements autant du point de vue du genre que de ce que nous avons constitué en subjectivité. Avec leur pragmatique différenciée, les formes discursives où ces rapports sont donnés à voir, se réalisent ou sont mis en discussion exigent de notre part une perspective critique, croisant, dans une approche sensible aux questions de genre, analyse des discours, histoire institutionnelle, histoire des religions, ethnopoétique et anthropologie culturelle et sociale, en comparaison différentielle, avec l’indispensable retour critique que cela implique sur nos propres concepts et pratiques.

Samedi 16 octobre 2021 (9 h -12 h et 14 h-18 h) : « À l’ombre des jeunes filles en chœur : Erôs, politique et culture du chant dans une Grèce d’avant la sexualité »

Samedi 20 novembre 2021 (9 h -12 h et 14 h-18 h) (avec ELP) : « Sujet érotique, sujet poétique dans l’Antiquité gréco-romaine : Histoire, philosophie, psychanalyse »

Samedi 22 janvier 2022 (14 h - 18 h 30) (avec Eurykleia) : « Noms de jeunes filles, noms de femmes : figures et statuts entre histoire et fiction »

Samedi 19 mars 2022 (9 h -12 h et 14 h-18 h) : « Formes poétiques, formes discursives : retour sur l’histoire de la sexualité selon Foucault »

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

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par courriel : claude.calame@unil.ch

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous pris par courriel : claude.calame@unil.ch

Réception des candidats

sur rendez-vous pris par courriel : claude.calame@unil.ch

Pré-requis

connaissances élémentaires du grec ancien.

  • INHA
    2 rue Vivienne 75002 Paris
    samedi 16 octobre 2021, 09:00-12:00 et 14:00-18:00
    samedi 20 novembre 2021, 09:00-12:00 et 14:00-18:00
    samedi 22 janvier 2022, 14:00-18:30
    samedi 19 mars 2022, 09:00-12:00 et 14:00-18:00

De même que pour les séminaires 19-20 et 20-21 dont le déroulement a été fortement entravé par les différentes mesures de distanciation sociale imposées par l’épidémie, l’attention a été portée, dans une perspective d’anthropologie historique,  aux mises en scène dans les différentes formes de la poésie grecques des relations érotiques entre divinités et mortels, entre héros et héroïnes, entre hommes et femmes ; de plus, quant à l’« étique » dans l’« émique », l’approche a été complétée par l’étude des réflexions suscitées par ces relations auprès des rhéteurs, des philosophes, des médecins, des mythographes. Ainsi, indépendamment de l’opposition moderne et européocentrée entre hétéro- et homosexualité, on a à nouveau interrogé autant les rapports érotiques que tissent les différentes formes d’une poésie destinée à des performances ritualisées, souvent chorales, que les relations pour nous sexuelles discutées dans des traités portant sur les différentes dimensions de l’être humain et de ses pratiques.

Représentés et configurés dans différentes formes de discours, ces rapports érotiques reposent sur une anthropologie comme conception de l’être humain, de ses affects et de ses actions qui est historiquement et culturellement marquée. On en a exploré les développements autant du point de vue du genre que de ce que nous avons constitué en subjectivité. Avec leur pragmatique différenciée, les formes discursives où ces rapports sont dits, représentés, voire mis en discussion exigent de notre part une perspective critique multiple ; elle se fonde sur une approche sensible aux questions de genre croisant analyse des discours, histoire institutionnelle, histoire des religions, ethnopoétique et anthropologie culturelle et sociale ; cela en comparaison différentielle, avec l’indispensable retour critique qu’une telle démarche implique sur nos propres concepts et pratiques.  

Comme les années passées le séminaire été décliné en une série de journées d’étude. À commencer en octobre 21 par une rencontre placée sous le titre « À l’ombre des jeunes filles en chœur. Erôs, politique et culture du chant dans une Grèce d’avant la sexualité », autour de la seconde édition récente aux Belles Lettres des Chœurs de jeunes filles en Grèce ancienne.  La journée a été marquée par les exposés  successifs de Sandra Boehringer (Université de Strasbourg) sur Erôs adolescente,  de Stefano Caciagli  (Bologne) sur Hélène come paradigme sexué, de Renaud Gagné (Université Cambridge) quant à la mise en récit du chant choral des jeunes filles, de Lucio Maria Valletta (Université de Pise- EPHE) sur la forme chorale comme forme sociale à Sparte, de Florence Dupont  (Paris Diderot) au sujet du carmen saeculare  destiné à une performance par filles et garçons, de Vincent  Azoulay (EHESS)  présentant une perspective chorale sur la société athénienne et de Michel Briand (Université de Poitiers) sur « danser le genre » ; la journée a été ponctuée par trois tables rondes sous les intitulés successifs de « Héros, héroïnes et divinités, entre mythes et rites » (Charles Delattre, Stella Georgoudi, Vinciane Pirenne-Delforge, Gabriella Pironti), « Les jeunes filles en chœur : chant, danse, pragmatique » (Antoine Chabod,  Nadine Le Meur ),  et « Femmes de Sparte et d’ailleurs : le genre en question »  (Pauline Schmitt-Pantel, Violaine Sebillotte, Giulia Sissa).

En novembre, on s’est interrogé sur les relations entre sujet érotique et sujet poétique dans l’Antiquité gréco-romaine. En effet qu’on le saisisse en termes philosophiques de sujet pensant, en termes sociologiques d’individu, en termes juridiques de personne (les droits de la personne), en termes psychanalytiques de représenté par un signifiant, ou encore en termes linguistiques de sujet grammatical, le sujet est une création moderne. Si l’on tente d’en appréhender les équivalents dans l’Antiquité grecque, on est confronté à des textes et en particulier à des textes poétiques, des poèmes chantés et dansés, souvent par un groupe choral dans une performance musicale ritualisée et communautaire. Ces formes renvoient en particulier aux effets sur la personne (souvent chorale) qui chante la puissance émanant de l’autre, homme ou femme ; cette force est incarnée dans le pouvoir divin d’Éros et d’Aphrodite. Que nous disent donc les discours des Anciens sur l’expérience érotique, avec leur forte composante pragmatique, quant à nos conceptions modernes du sujet (de désir)? Après l’introduction par Sandra Boehringer  (Université de Strasbourg) et le soussigné sont successivement intervenus Olivier Renaut (Université Paris Nanterre) sur la structuration du sujet érotique dans la République de Platon,  Jean Allouch (École lacanienne de psychanalyse) sur sujet érotique selon Antonin Artaud, Frédéric Gros (Sciences Po) : « Sujet sexué(e) du consentement à l’exemple du viol de Lucrèce, Danielle Arnoux (École lacanienne de psychanalyse) sur Éros de Platon à Claudel » Michel Briand (Université de Poitiers) sur le roman grec comme espace de subjectivation entre male gaze et agentivité féminine, Arianna Sforzini (CNRS – ENS Lyon) sur la virginité antique comme fabrique de subjectivité à travers et finalement Sandrine Alexandre (IRePh) pour une archéologie du queer, autour du concept d’akatallèlia.

Puis ce fut au tour de la rencontre organisée annuellement en collaboration avec Eurykléia (janvier 22), en l’occurrence sur les noms de jeunes filles et de femmes en relation avec leurs figures et leurs statuts entre histoire et fiction, dans des mises en scène narratives ou dramatisées, avec une interrogation sur leur pragmatique du point du vue du genre. Sont successivement intervenus Sandra Boehringer sur la visibilisation de l’agency des femmes, le s sur poétique et la pragmatique des noms de jeunes filles à Sparte et à Lesbos, Elisa Le Bail (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) à propos des consultantes  nommées dans les lamelles oraculaires de Dodone, Nikolina Key (Centre AnHiMA), à propos des noms de jeunes femmes en image parmi lesquels celui de Sappho, Effrosyni Tsakou (Université de Lille) sur Glykéra, la muse de Ménandre, enfin Nicolas Siron (Centre AnHiMA) sur Cléoboulè, mère de Démosthène et femme libre.

Enfin pour la dernière journée (avril) on est revenu à Éros entre pratiques genrées et formes discursives pour s’interroger sur les formes et les attendus sociaux, sinon philosophiques, des relations entre jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, que sur la pertinence de nos concepts modernes : non seulement homosexualité et hétérosexualité, mais aussi gay, queer, transgenre binaire/non binaire, « polyamour » et fluidité. On a ainsi entendu Sandra Boehringer à propos de la dimension heuristique et politique de l’homosexualité féminine, Irene Han (New York University – EHESS, Paris) sur Sappho et le corps lesbien, Christian Keime (Université de Cambridge) qui a présenté de remarques critiques sur la dualité d’éros avant Platon et, pour conclure, le soussigné une fois encore sur la ‘sexualité’ dans les groupes choraux de jeunes filles et les chants érotiques d’Alcman à Sappho. 

Quant aux interventions du directeur d’études elles se sont focalisées sur les cinq thèmes de recherche et d’engagement, parfois militant, en cours.

a) À commencer par une interrogation sur le caractère littéraire attribué à nouveau à la poésie « lyrique » grecque cela dans une rencontre organisée en hybride par le Harvard University’s Center for Hellenic Studies à Nauplie (Grèce) dans le cadre du Network for the Study of Archaic and Classical Greek Song. Puis ce fut une communication au Collège International de Philosophie à l’ IHRIM de Lyon, sur la polyphonie chorale, l’autorité poétique et la pratique rituelle en particulier dans les chants choraux d’Euripide ». Pour un colloque international organisé par l’Université de Thessalonique sur « The Genre of Hymn in Antiquity » (en visioconférence), c’est la pragmatique des appels à la divinité dans les formes hymniques entre discours, chant, performance musicale et rituel qui a été au centre de l’attention. Les adresses hymniques à la divinité entre poésie et rituel ont aussi fait l’objet d’une communication à l’Université de Strasbourg (Labo Archimède).quant au rituel, la participation au séminaire Klaus Hamberger (EHESS) sous le titre « Morphologies du Mystère (un hommage à Dimitri Karadimas) », a été l’occasion d’une intervention sur la désignation des rites d’initiation en Grèce ancienne avec une focalisation sur les Mystères d’Éleusis entre féminin et masculin ». Quant aux relations des mortels et les divinités on a participé à l’organisation et à l’animation du colloque international partagé entre le Collège de France, l’EPHE-PSL (Section des sciences religieuses) et l’EHESS, avec Vinciane Pirenne-Delforge et Gabriella Pironti) sur la question « Qu’est-ce qu’un theos ? ».

b) Mais qui dit pratique rituelle dit aussi mythe.  Ainsi pour l’intervention à la Eidgenössiche Technische Hochschule Zürich, dans le cadre du cours donné par Giulia Sissa sous lintitulé « Eros : Atene, Roma, Vienna, Parigi », on s’ est interrogé : sur la pragmatique du mythe grec dans les formes poétiques de Sappho à Euripide, à l’exemple du récit d’Hélène. Et c’est aussi la figure d’Hélène, chez Sappho et Alcée ; qui a été au centre de l’attention dans l’exposé offert à l’Associazione Italiana di Cultura Classica « Antico e moderno » au Liceo Tasso de Roma depour la rencontre « Linguaggi e cultura di gender in Grecia e a Roma », puis à l’ENS, Rue d’Ulm, Paris, pour le séminaire inter-universitaire du TIGRE, à propos des mythes grecs comme actes politiques.

c) L’enquête s’est poursuivie quant à l’ « anthropologie » indigène en Grèce classique, notamment à l’occasion de la visioconférence organisée par le Centre for Odyssean Studies à  Ithaque  sur « Human and Non Human in Homeric and Archaic Epic », avec un exposé sur « Humankind and the Civilisation of Men in Homeric Poetry: a Poetic “anthropopoiesis” » , puis à la Biblioteca cantonale de Lugano pour l’Associazione Italiana di Cultura Classica (sezione Ticino) quant à la pathologie d’amour  dans le chant poétique grec. Éros fut aussi au centre de l’attention dans la conférence donnée par zoom à UCLA (College of Humanities) sur les récits de la création d’Êve et de Pandora, en comparaison différentielle, autour des Aveux de la chair de Michel Foucault. Éros encore au Collège Sévigné, Paris, pour une leçon sur Éros et l’Hippolyte d’Euripide (en préparation à la représentation de Phèdre ! au Théâtre de la Bastille), puis à la Venice International University, sur l’île de San Servolo (Network for the Study of Archaic and Classical Greek Song) quant aux performances chorales des jeunes filles et les relations (homo-)érotiques mises en scène dans les poèmes rituels composés par Alcman et Sappho.

d) Sur la question de la fiction narrative, et cela à partir de la perspective distante et critique suscitée par la confrontation avec la relation entre mythe et histoire en Grèce ancienne, en rapport avec la pragmatique des formes discursives concernées, deux nouvelles contributions : à l’Université de Chicago dans le cadre d’un colloque organisé  en hybride par l’International Society for Fiction and Fictionality Studies (ISFFS/SIRFF) sur les mythes grecs pour illustrer une pragmatique de la fiction impossible », puis au University of Chicago Center in Paris, avec un exposé sur : « Greek Mythology : Discourse, Pragmatics, and Belief ».

e) Quant aux causes et aux conséquences des migrations contraintes et quant aux droits de personnes exilées, trois interventions : d’abord à l’EHESS dans une réunion-débat sur « race et racismes », sur  les migrations forcées et l’héritage colonial ; puis à Bures-sur-Yvette, pour ATTAC,  dans une rencontre intitulée « Non à la guerre contre les migrants, oui au respect de leurs droits », avec un exposé sur les migrations et l’Union européenne ; pour ATTAC à nouveau, au Centre Ken Sar Wiwa (Paris 11e), une interrogation sur  les migrations contraintes et mondialisation néocoloniale ; enfin, par visioconférence à New York University (The Remarque Institute & Agora Europe),  un exposé intitulé « Neocolonial globalization and forced migrations ».

f) Enfin, la recherche en cours sur les rapports entre l’homme, les techniques et ce que nous avons objectivé en « nature » a donné lieu à plusieurs interventions. En France d’abord à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis pour « Savante Banlieue » (collèges et lycées, par zoom) sur « L’homme et son milieu : de la phusis grecque au défi environnemental contemporain » ; puis à Université d’Angers, dans le cadre du séminaire HÉSIODE avec un exposé placé sous le titre : « De Gaia à la phusis : pour une critique anthropologique des relations techniques de l’homme avec la “nature“ ». Le projet s’est poursuivi en Italie à l’Université de Palerme (I classici in strada, Oikos, Classici contro) pour la présentation de L’uomo e suo ambiente. Al di là dell’opposizione natura/cultura , Palermo (Sellerio) 2021. Il a trouvé une conclusion provisoire aux États-Unis à UCLA (College of Humanities)  en visioconférence, avec une intervention intitulée « Comparing the technical relations of the humans with their environment : for an ecosocial break inspired by Greek phusis » ; exposé repris pour le séminaire « Phusis kai phuta in Early Greece » partagé entre l’EHESS Paris, Colgate University, et l’Université de Besançon.

Publications
  • L’uomo e il suo ambiente. Al di là dell’opposizione nature/cultura, Palermo, Sellerio, 2021, 140 p.
  • « L’homme en société et ses relations avec l’environnement : ni nature, ni Gaïa », Les Possibles 26, 2020-21, p. 1-11.https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-26-hiver-2020-2021/dossier-vers-la-fin-de-la-separation-societe-nature/article/l-homme-en-societe-et-ses-relations-techniques-avec-l-environnement-ni-nature
  • « The Greek Pathology of Love and the Pragmatics of Erotic Poetry », dans Pathologies of Love in Classical Literature, sous la dir. de Dimitrios Kanellakis,, Berlin-Boston, de Gruyter, 2021, p. 50-63.
  • « L’identità complessa. Fabbricazione culturale e sociale dell’uomo in interazione  antropologica con gli altri e con l’ambiente », dans Sull’identità, sous la dir. de Francesco Remotti, Milan, Raffaello Cortina Editore, 2021, p. 147-172.
  • « Greek Lyric Poetry, a Non-Existent Genre ? », Museum Sinicum 3, 2021, p. 255-283 (en chinois).
  • « Le chant choral des jeunes filles à Sparte. Cadences poétiques, rythmes rituels, arts musicaux et identité sexuée », Museum Sinicum 3, 2021, p. 284-303 (en chinois).
  • « Nommer, qualifier, invoquer les divinités : procédures énonciatives et pragmatique poétique des formes hymniques », dans Divine Names on the Spot : Towards a Dynamic Approach of Divine Denominations in Greek and Semitic Contexts, sous la dir. de Thomas Galoppin et Corinne Bonnet, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2021, p. 93-114.
  • « Les jeux poétiques d’Éros : le désir amoureux en performances musicales», dans Play and Games in Classical Antiquity. Definition, Transmission, Reception / Jouer dans l’Antiquité classique. Définition, Transmission, Réception, sous la dir. de Véronique Dasen et Marco Vespa, Liège, Presses Universitaires de Liège, 2021, p. 79-91.
  • « La pragmatique de l’adresse homérique aux dieux entre qualifications poétiques et appellations rituelles : « Apollon à l’arc d’argent », dans Les dieux d’Homère III. Attributs onomastiques (Kernos Supplément 38), sous la dir. de Corinne Bonnet et Gabriella Pironti, Liège, Presses Universitaires de Liège, 2021, p. 145-156.
  • « Le mélos choral dans l’orchestra du théâtre attique : mimesis, performance et pragmtique tragique  des formes hymniques », dans Performance et mimesis. Variations sur la lyrique cultuelle de la Grèce archaïque au Haut-Empire romain (Kernos Supplément 40), sous la dir. de Nadine Le Meur, Bénédicte Delignon et Olivier Thévenaz, Liège, Presses Universitaires de Liège, 2022, p. 17-29.
  • « Pour une pragmatique de l’appellation hymnique et rituelle des divinités en régime polythéiste grec. Quelques questions de méthode », dans Approches et méthodes en sciences bibliques. Quoi de neuf ?, sous la dir. de Luc Bulundwe, Chen Dandelot et Simon Butticaz, Genève, Droz, 2021, p. 147-163.
  • « Subject of Desire und Subject of Discourse in Foucault : Sexuality and the Erotic Relation of Greek Women and Men », dans Foucault, Sexuality, Antiquity, sous la dir. de Sandra Boehringer et Daniele Lorenzini, Londres-New York, Routledge, 2022, p. 74-88.