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UE1028 - Corps politique, pouvoir et règle de majorité


Lieu et planning


  • Campus Condorcet
    Cours des humanités 93300 Aubervilliers

    jeudi 10 mars, 08:30-12:30 : salle 0.010 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Nord)
    vendredi 11 mars, 08:30-12:30 : salle polyvalente 50 (centre de colloques)
    jeudi 14 avril, 08:30-12:30 : salle 0.010 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Nord)
    vendredi 15 avril, 08:30-12:30 : salle 50 (rez-de-chaussée, bâtiment EHESS-Condorcet)
    jeudi 12 mai, 08:30-12:30 : salle 0.010 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Nord)
    vendredi 13 mai, 08:30-12:30 : salle 0.033 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Sud)


Description


Dernière modification : 21 février 2022 15:45

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Démocratie Philosophie politique
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Philippe Urfalino [référent·e]   directeur d'études, EHESS - directeur de recherche, CNRS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Une grande division traverse les pensées et philosophies politiques des XXe et XXIe siècles. Certaines considèrent que le conflit, le pouvoir ou les rapports de force sont les phénomènes centraux de la politique et ne prêtent qu’une pertinence ou une valeur relative, voire négative, aux corps politiques (par exemple le marxisme et le post-marxisme, des auteurs comme Michel Foucault ou Étienne Balibar). D’autres, sans négliger l’importance du conflit et des rapports de force, privilégient la pertinence des corps politiques, de leur préservation et des relations qu’ils entretiennent entre eux (par exemple, Marcel Mauss, Raymond Aron, Louis Dumont, Cornelius Castoriadis). On examinera la persistance de cette division dans l’histoire récente de la philosophie politique, la robustesse de ces deux perspectives et notamment leur capacité à répondre à une question-test : comment justifier l’usage de la règle de majorité ?

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Philosophie-Philosophie sociale et politique – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel : urfalino@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-

Compte rendu


Une première partie du séminaire a été consacrée à l’examen et à la confrontation de deux grandes orientations antagonistes de la pensée du politique. La première considère que le conflit, le pouvoir, la domination ou les rapports de force sont les phénomènes centraux de la politique et ne prêtent qu’une pertinence ou une valeur relative, voire négative, aux corps politiques (par exemple le marxisme et le post-marxisme, des auteurs comme Michel Foucault ou Étienne Balibar). La seconde orientation, sans négliger l’importance du conflit et des rapports de force, privilégie la pertinence des corps politiques, de leur préservation et des relations qu’ils entretiennent entre eux (par exemple, Marcel Mauss, Raymond Aron, Louis Dumont, Cornelius Castoriadis). Nous avons d’abord examiné comment il était possible de soutenir l’existence et la pertinence de corps politiques, en dehors de la métaphore chrétienne et hiérarchisante du corps et en dehors de l’organicisme. Pour ce faire, nous avons considéré le modèle de l’organisation qui a échappé à la philosophie politique et constaté ces limites, puis discriminé plusieurs modèles d’incorporation, c’est-à-dire de représentations de l’articulation entre les individus et l’entité collective englobante. Nous avons ensuite envisagé la conception du politique que Michel Foucault a développé de 1971 et 1976, centrée sur la confrontation entre le sujet et le pouvoir. Nous avons notamment examiné sa critique de Hobbes en nous appuyant sur un texte de Luc Foisneau (chap. XIX de son livre Hobbes. La vie inquiète, 2016). Cet examen a été prolongé par une intervention de Luc Foisneau et une discussion de son analyse.

La seconde partie du séminaire était consacrée à deux conceptions concurrentes de la règle de majorité. La conception agonistique convient à une vision du politique qui privilégie les relations de pouvoir et le conflit. Chantal Mouffe a estimé qu’elle offrait « le parfait exemple de la transformation de l’ennemi en adversaire ». Nous avons étudié en détail la version la plus sophistiquée de cette version, proposée par Elias Canetti dans Masse et puissance. Puis nous l’avons comparée à la conception délibérative de la règle de majorité.

Par ailleurs, Irma Erlingsdottir, professeure à l’Université d’Islande, professeure invitée à l’EHESS, a donné deux conférences, l’une sur l’élaboration commerciale et politique d’une image de l’Islande vantant son souci d’égalité, l’autre sur le #MeToo islandais et ses répercussions politiques.

Dernière modification : 21 février 2022 15:45

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Démocratie Philosophie politique
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Philippe Urfalino [référent·e]   directeur d'études, EHESS - directeur de recherche, CNRS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Une grande division traverse les pensées et philosophies politiques des XXe et XXIe siècles. Certaines considèrent que le conflit, le pouvoir ou les rapports de force sont les phénomènes centraux de la politique et ne prêtent qu’une pertinence ou une valeur relative, voire négative, aux corps politiques (par exemple le marxisme et le post-marxisme, des auteurs comme Michel Foucault ou Étienne Balibar). D’autres, sans négliger l’importance du conflit et des rapports de force, privilégient la pertinence des corps politiques, de leur préservation et des relations qu’ils entretiennent entre eux (par exemple, Marcel Mauss, Raymond Aron, Louis Dumont, Cornelius Castoriadis). On examinera la persistance de cette division dans l’histoire récente de la philosophie politique, la robustesse de ces deux perspectives et notamment leur capacité à répondre à une question-test : comment justifier l’usage de la règle de majorité ?

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Philosophie-Philosophie sociale et politique – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel : urfalino@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-
  • Campus Condorcet
    Cours des humanités 93300 Aubervilliers

    jeudi 10 mars, 08:30-12:30 : salle 0.010 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Nord)
    vendredi 11 mars, 08:30-12:30 : salle polyvalente 50 (centre de colloques)
    jeudi 14 avril, 08:30-12:30 : salle 0.010 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Nord)
    vendredi 15 avril, 08:30-12:30 : salle 50 (rez-de-chaussée, bâtiment EHESS-Condorcet)
    jeudi 12 mai, 08:30-12:30 : salle 0.010 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Nord)
    vendredi 13 mai, 08:30-12:30 : salle 0.033 (rez-de-chaussée, bâtiment Recherche Sud)

Une première partie du séminaire a été consacrée à l’examen et à la confrontation de deux grandes orientations antagonistes de la pensée du politique. La première considère que le conflit, le pouvoir, la domination ou les rapports de force sont les phénomènes centraux de la politique et ne prêtent qu’une pertinence ou une valeur relative, voire négative, aux corps politiques (par exemple le marxisme et le post-marxisme, des auteurs comme Michel Foucault ou Étienne Balibar). La seconde orientation, sans négliger l’importance du conflit et des rapports de force, privilégie la pertinence des corps politiques, de leur préservation et des relations qu’ils entretiennent entre eux (par exemple, Marcel Mauss, Raymond Aron, Louis Dumont, Cornelius Castoriadis). Nous avons d’abord examiné comment il était possible de soutenir l’existence et la pertinence de corps politiques, en dehors de la métaphore chrétienne et hiérarchisante du corps et en dehors de l’organicisme. Pour ce faire, nous avons considéré le modèle de l’organisation qui a échappé à la philosophie politique et constaté ces limites, puis discriminé plusieurs modèles d’incorporation, c’est-à-dire de représentations de l’articulation entre les individus et l’entité collective englobante. Nous avons ensuite envisagé la conception du politique que Michel Foucault a développé de 1971 et 1976, centrée sur la confrontation entre le sujet et le pouvoir. Nous avons notamment examiné sa critique de Hobbes en nous appuyant sur un texte de Luc Foisneau (chap. XIX de son livre Hobbes. La vie inquiète, 2016). Cet examen a été prolongé par une intervention de Luc Foisneau et une discussion de son analyse.

La seconde partie du séminaire était consacrée à deux conceptions concurrentes de la règle de majorité. La conception agonistique convient à une vision du politique qui privilégie les relations de pouvoir et le conflit. Chantal Mouffe a estimé qu’elle offrait « le parfait exemple de la transformation de l’ennemi en adversaire ». Nous avons étudié en détail la version la plus sophistiquée de cette version, proposée par Elias Canetti dans Masse et puissance. Puis nous l’avons comparée à la conception délibérative de la règle de majorité.

Par ailleurs, Irma Erlingsdottir, professeure à l’Université d’Islande, professeure invitée à l’EHESS, a donné deux conférences, l’une sur l’élaboration commerciale et politique d’une image de l’Islande vantant son souci d’égalité, l’autre sur le #MeToo islandais et ses répercussions politiques.