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UE1025 - Écrire la Grande Guerre (1914-2022)


Lieu et planning


  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-A
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    annuel / bimensuel (2e/4e), lundi 08:30-10:30
    du 8 novembre 2021 au 23 mai 2022
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 11 mai 2022 15:07

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Analyse de discours Guerre Histoire Historiographie Littérature Mémoire Musées Poétique Témoignage Textes Violence
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe France
Intervenant·e·s
  • Stéphane Audoin-Rouzeau [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)
  • Laurence Campa   professeure des universités, Université Paris Nanterre

Le séminaire se propose d’explorer toutes les formes de l’écriture de la Grande Guerre, de 1914 à nos jours. Il s’agira naturellement de mieux comprendre la littérature française et étrangère issue de 1914-1918, de s’interroger sur l’évolution de ses formes en vers et en prose, de suivre l’évolution du patrimoine littéraire relatif au conflit. Mais au carrefour de l’interprétation littéraire et de l’analyse historique, le séminaire invitera aussi à réfléchir aux interactions entre littérature et histoire (défis, questionnements, méthodes). A ce titre, l’écriture des historiens sera également questionnée pour elle-même. On étudiera donc également le jeu des influences réciproques et on se demandera de quelle manière la littérature contribue à transmettre un répertoire d’images et d’affects qui se métamorphose selon les contextes et les différentes configurations. L’écriture de la Grande Guerre pourra en outre être comprise au sens le plus large : ainsi, les « écritures » cinématographiques, artistiques, musicales, muséales, tout comme les inscriptions des monuments funéraires, s’inscrivent dans le champ d’investigation du séminaire.

Le séminaire unira les étudiants du séminaire de Laurence Campa à l’Université de Paris-Nanterre (Titre : « Écrire la Grande Guerre, écrire les guerres au XXe siècle ») à ceux l’EHESS.

L'encadrement du séminaire est également assuré par Galit Haddad (Université de Tel Aviv), Manon Pignot (Université de Picardie), Franziska Heimburger (Université de Paris IV), Clémentine Vidal-Naquet (Université de Picardie).

Le programme détaillé sera précisé ultérieurement.

Les séances des 9 et 23 mai se dérouleront en salle 0.016, bâtiment recherche Sud, Campus Condorcet


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel auprès de Stéphane Audoin-Rouzeau, sar@ehess.fr ou Laurence Campa, laurence.campa@parisnanterre.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats

réception des candidats uniquement sur rendez-vous.

Pré-requis

niveau licence ou équivalent.


Compte rendu


Ce séminaire sur la Grande Guerre, codirigé par Laurence Campa avec l’aide d’autres chercheuses (Galit Haddad, docteure EHESS, Franziska Heimburger, maîtresse de conférences Université de Paris IV, Clémentine Vidal-Naquet, maîtresse de conférences Université de Picardie, Manon Pignot, maîtresse de conférences Université de Picardie), a continué d’explorer les différentes formes de l’écriture de la Grande Guerre, de 1914 à nos jours. Le travail a été structuré cette année en alternant séances « thématiques » autour d’un exposé, et séances « atelier » autour de documents mis en discussion au sein du séminaire.

Après avoir été introduite par Laurence Campa et Stéphane Audoin-Rouzeau, la première séance a été consacrée par le directeur du séminaire au thème : « Écrire contre l’Allemagne pendant la Grande Guerre : Émile Durkheim. » Elle a été suivie par une séance atelier centrée sur le deuil du même Émile Durkheim, étudié à travers le corpus des lettres de ce dernier à Marcel Mauss après la mort de son fils André. La troisième séance a été consacrée par Laurence Campa au « journalisme féminin pendant la guerre » à travers les figures de Marc Hélys (en fait Marie Lera), Louise Weiss, Colette Yver et Andrée Viollis, avec la participation d’Anne Renoult, conservatrice à la BnF, plus spécifiquement invitée sur Andrée Viollis. Afin de poursuivre sur cette question de l’écriture journalistique, Stéphane Audoin-Rouzeau a consacré deux séances-atelier aux articles d’Albert Londres en 1914 et 1917-1918, puis aux textes de Jacques Bainville pendant et juste après la guerre. Lors de la séance suivante, Nicolas Beaupré, professeur à l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Lyon) a présenté son travail de recherche sur la fabrication d’un succès d’édition à travers l’ouvrage de Gabriel Chevallier, La peur (1930). La séance 8, hybride, a juxtaposé un exposé de Stéphane Audoin-Rouzeau sur les obstacles ayant entravé la publication des archives de Lucien Febvre en 1914-1918, puis un travail d’atelier sur la leçon inaugurale de Febvre à Strasbourg en 1919, introduite par Clémentine Vidal-Naquet (Université de Picardie). Les « écritures françaises de la Grande guerre en 1940-1945 » ont fait l’objet d’une communication de Galit Haddad pour la séance 9, avec en contrepoint, lors de la séance suivante, une communication d’Emmanuel Debruyne (professeur à l’Université de Louvain-la-Neuve) sur « Écrire la “résistance“ en Belgique lors de la Grande Guerre, pendant l’entre-deux-guerres. » Stéphane Audoin-Rouzeau a consacré la 11e séance à un chapitre de Raymond Aron tiré des Guerres en chaîne (Paris, Gallimard, 1951), intitulé « La surprise technique », au service d’une réflexion sur l’écriture de la Grande Guerre pendant la guerre froide. La dernière séance-atelier a été consacrée à la place de Grande Guerre dans deux essais tirés de Pierre Nora, Essais d’ego-histoire, Paris, Gallimard, 1987 : celui de Pierre Chaunu (« Le fils de la morte ») et celui de Raoul Giarrdet (« L’ombre de la guerre »), introduits respectivement par Manon Pignot et Clémentine Vidal-Naquet.

Publications
  • « La Grande Guerre », dans Raymond Aron, Cahier de l’Herne, Paris, Éditions de l’Herne, 2022, p.135-138.

Dernière modification : 11 mai 2022 15:07

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Analyse de discours Guerre Histoire Historiographie Littérature Mémoire Musées Poétique Témoignage Textes Violence
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe France
Intervenant·e·s
  • Stéphane Audoin-Rouzeau [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)
  • Laurence Campa   professeure des universités, Université Paris Nanterre

Le séminaire se propose d’explorer toutes les formes de l’écriture de la Grande Guerre, de 1914 à nos jours. Il s’agira naturellement de mieux comprendre la littérature française et étrangère issue de 1914-1918, de s’interroger sur l’évolution de ses formes en vers et en prose, de suivre l’évolution du patrimoine littéraire relatif au conflit. Mais au carrefour de l’interprétation littéraire et de l’analyse historique, le séminaire invitera aussi à réfléchir aux interactions entre littérature et histoire (défis, questionnements, méthodes). A ce titre, l’écriture des historiens sera également questionnée pour elle-même. On étudiera donc également le jeu des influences réciproques et on se demandera de quelle manière la littérature contribue à transmettre un répertoire d’images et d’affects qui se métamorphose selon les contextes et les différentes configurations. L’écriture de la Grande Guerre pourra en outre être comprise au sens le plus large : ainsi, les « écritures » cinématographiques, artistiques, musicales, muséales, tout comme les inscriptions des monuments funéraires, s’inscrivent dans le champ d’investigation du séminaire.

Le séminaire unira les étudiants du séminaire de Laurence Campa à l’Université de Paris-Nanterre (Titre : « Écrire la Grande Guerre, écrire les guerres au XXe siècle ») à ceux l’EHESS.

L'encadrement du séminaire est également assuré par Galit Haddad (Université de Tel Aviv), Manon Pignot (Université de Picardie), Franziska Heimburger (Université de Paris IV), Clémentine Vidal-Naquet (Université de Picardie).

Le programme détaillé sera précisé ultérieurement.

Les séances des 9 et 23 mai se dérouleront en salle 0.016, bâtiment recherche Sud, Campus Condorcet

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel auprès de Stéphane Audoin-Rouzeau, sar@ehess.fr ou Laurence Campa, laurence.campa@parisnanterre.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats

réception des candidats uniquement sur rendez-vous.

Pré-requis

niveau licence ou équivalent.

  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 25-A
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    annuel / bimensuel (2e/4e), lundi 08:30-10:30
    du 8 novembre 2021 au 23 mai 2022
    Nombre de séances : 12

Ce séminaire sur la Grande Guerre, codirigé par Laurence Campa avec l’aide d’autres chercheuses (Galit Haddad, docteure EHESS, Franziska Heimburger, maîtresse de conférences Université de Paris IV, Clémentine Vidal-Naquet, maîtresse de conférences Université de Picardie, Manon Pignot, maîtresse de conférences Université de Picardie), a continué d’explorer les différentes formes de l’écriture de la Grande Guerre, de 1914 à nos jours. Le travail a été structuré cette année en alternant séances « thématiques » autour d’un exposé, et séances « atelier » autour de documents mis en discussion au sein du séminaire.

Après avoir été introduite par Laurence Campa et Stéphane Audoin-Rouzeau, la première séance a été consacrée par le directeur du séminaire au thème : « Écrire contre l’Allemagne pendant la Grande Guerre : Émile Durkheim. » Elle a été suivie par une séance atelier centrée sur le deuil du même Émile Durkheim, étudié à travers le corpus des lettres de ce dernier à Marcel Mauss après la mort de son fils André. La troisième séance a été consacrée par Laurence Campa au « journalisme féminin pendant la guerre » à travers les figures de Marc Hélys (en fait Marie Lera), Louise Weiss, Colette Yver et Andrée Viollis, avec la participation d’Anne Renoult, conservatrice à la BnF, plus spécifiquement invitée sur Andrée Viollis. Afin de poursuivre sur cette question de l’écriture journalistique, Stéphane Audoin-Rouzeau a consacré deux séances-atelier aux articles d’Albert Londres en 1914 et 1917-1918, puis aux textes de Jacques Bainville pendant et juste après la guerre. Lors de la séance suivante, Nicolas Beaupré, professeur à l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Lyon) a présenté son travail de recherche sur la fabrication d’un succès d’édition à travers l’ouvrage de Gabriel Chevallier, La peur (1930). La séance 8, hybride, a juxtaposé un exposé de Stéphane Audoin-Rouzeau sur les obstacles ayant entravé la publication des archives de Lucien Febvre en 1914-1918, puis un travail d’atelier sur la leçon inaugurale de Febvre à Strasbourg en 1919, introduite par Clémentine Vidal-Naquet (Université de Picardie). Les « écritures françaises de la Grande guerre en 1940-1945 » ont fait l’objet d’une communication de Galit Haddad pour la séance 9, avec en contrepoint, lors de la séance suivante, une communication d’Emmanuel Debruyne (professeur à l’Université de Louvain-la-Neuve) sur « Écrire la “résistance“ en Belgique lors de la Grande Guerre, pendant l’entre-deux-guerres. » Stéphane Audoin-Rouzeau a consacré la 11e séance à un chapitre de Raymond Aron tiré des Guerres en chaîne (Paris, Gallimard, 1951), intitulé « La surprise technique », au service d’une réflexion sur l’écriture de la Grande Guerre pendant la guerre froide. La dernière séance-atelier a été consacrée à la place de Grande Guerre dans deux essais tirés de Pierre Nora, Essais d’ego-histoire, Paris, Gallimard, 1987 : celui de Pierre Chaunu (« Le fils de la morte ») et celui de Raoul Giarrdet (« L’ombre de la guerre »), introduits respectivement par Manon Pignot et Clémentine Vidal-Naquet.

Publications
  • « La Grande Guerre », dans Raymond Aron, Cahier de l’Herne, Paris, Éditions de l’Herne, 2022, p.135-138.