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UE1004 - Le XIXe siècle religieux : questions posées à la « seconde mondialisation »


Lieu et planning


  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 50
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    annuel / mensuel (1re), mercredi 18:30-20:30
    du 1er décembre 2021 au 1er juin 2022
    Nombre de séances : 8


Description


Dernière modification : 17 mai 2022 12:13

Type d'UE
Séminaires collectifs de recherche
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Fait religieux Histoire Histoire intellectuelle Islam Laïcité Monde
Aires culturelles
Afrique Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Pierre-Antoine Fabre [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Philippe Boutry   directeur d'études, EHESS - professeur des universités (retraité·e), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Alexandra Delattre   professeure agrégée, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Jean-Marc Ticchi   docteur, Université Paris Nanterre

Empruntant la voie des enquêtes liées à l’évangélisation moderne (XVIe-XVIIIe), les recherches sur ce que l’on a appelé une « première mondialisation », souvent synonyme de l’expansion coloniale européenne, ont abondé depuis quelques décennies. Mais les efforts de synthèse ont été jusqu’ici beaucoup moins approfondis sur le siècle suivant Pourquoi ? Le séminaire que nous proposons d’ouvrir s’attachera à explorer plusieurs hypothèses : sur les continuités et discontinuités de ce long XIXe siècle « post-révolutionnaire » (selon l’agenda européen), sur ses rapports à la construction des économies esclavagistes ; sur les paradoxes d’une seconde expansion coloniale – dans laquelle la France joue un rôle majeur – fondamentalement assise sur le présupposé d’une universalité de la parole chrétienne alors que la genèse des Etats-nations conteste radicalement toute sacralité politique, en Europe comme dans les anciens Empires ; sur la formation, à l’échelle mondiale, de nouvelles dynamiques socio-religieuses, liées à l’islam en particulier, mais aussi à la confrontation des christianismes avec les processus d’indépendances. Bref, la pluralité du monde ne fait-elle pas du XIXe siècle aussi bien la confirmation des apories des modèles globalisants que le laboratoire des grandes crises de l’hégémonie européenne, ou des sociétés européennes comme sociétés hégémoniques – et quelle est la place de l’histoire des sciences sociales dans ces crises ?

Un séminaire d’information et de formation - mais aussi, à terme, un lieu pour la production collégiale d’un ouvrage porté par ces interrogations – permettrait de fédérer un ensemble de recherches conduites au sein du CéSor sur ce « grand siècle » méconnu aujourd'hui encore, et pour lequel un foyer fédérateur manque, à l’EHESS comme à l’échelle du Campus Condorcet.

L’essentiel nous semble être aujourd’hui d’articuler une histoire européenne et mondiale des pouvoirs et des croyances au XIXe siècle.

La séance du 1er juin se déroulera en salle 50, au centre des colloques, Campus Condorcet


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel : pafabre@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

aucun.


Compte rendu


Ce nouveau séminaire a ouvert ses travaux au second semestre à partir de la proposition suivante : les recherches ont abondé depuis quelques décennies, en particulier par la voie des enquêtes liées à l’évangélisation moderne (XVIe-XVIIIe), sur ce que l’on a appelé une première mondialisation, synonyme de l’expansion coloniale européenne. Mais les efforts de synthèse ont été jusqu’ici beaucoup moins approfondis sur le siècle suivant – en le portant jusqu’à la première guerre « mondiale ». Pourquoi ? Le séminaire que nous proposons d’ouvrir s’attachera à explorer plusieurs hypothèses : sur les continuités et discontinuités de ce siècle « post-révolutionnaire » (selon l’agenda européen) par rapport à la construction des économies esclavagistes ; sur les paradoxes d’une seconde expansion coloniale – dans laquelle la France joue un rôle majeur – fondamentalement assise sur le présupposé d’une universalité de la parole chrétienne alors que la genèse des Etats-nations conteste radicalement toute sacralité politique, en Europe comme dans les anciens Empires ; sur la formation, à l’échelle mondiale, de nouvelles dynamiques socio-religieuses, liées à l’islam en particulier, mais aussi à la confrontation des christianismes avec les processus d’indépendances. Bref, la pluralité du monde ne fait-elle pas du XIXe siècle aussi bien la confirmation des apories des modèles globalisants que le laboratoire des grandes crises de l’hégémonie européenne, ou des sociétés européennes comme sociétés hégémoniques – et quelle est la place de l’histoire des sciences sociales dans ces crises ?

Les séances de cette année ont ouvert les chantiers suivants, qui ont tous visé à une première mise en oeuvre de la proposition générale du séminaire : L’année sainte 1825 (Philippe Boutry) ; Urbi et Orbi : La bénédiction du pape : un acte liturgique « mondialisé » ? (Jean-Marc Ticchi) ; Le procès de Christophe Colomb (Alexandra Delattre) : Pedro Claver (Pierre Antoine Fabre/Gérard Neveu) ; Repenser les bornes chronologiques d'un siècle : l'exemple du XIXe siècle religieux (Frédéric Gugelot).

Dernière modification : 17 mai 2022 12:13

Type d'UE
Séminaires collectifs de recherche
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Fait religieux Histoire Histoire intellectuelle Islam Laïcité Monde
Aires culturelles
Afrique Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Pierre-Antoine Fabre [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Philippe Boutry   directeur d'études, EHESS - professeur des universités (retraité·e), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Alexandra Delattre   professeure agrégée, EHESS / Centre d'études en sciences sociales du religieux (CéSor)
  • Jean-Marc Ticchi   docteur, Université Paris Nanterre

Empruntant la voie des enquêtes liées à l’évangélisation moderne (XVIe-XVIIIe), les recherches sur ce que l’on a appelé une « première mondialisation », souvent synonyme de l’expansion coloniale européenne, ont abondé depuis quelques décennies. Mais les efforts de synthèse ont été jusqu’ici beaucoup moins approfondis sur le siècle suivant Pourquoi ? Le séminaire que nous proposons d’ouvrir s’attachera à explorer plusieurs hypothèses : sur les continuités et discontinuités de ce long XIXe siècle « post-révolutionnaire » (selon l’agenda européen), sur ses rapports à la construction des économies esclavagistes ; sur les paradoxes d’une seconde expansion coloniale – dans laquelle la France joue un rôle majeur – fondamentalement assise sur le présupposé d’une universalité de la parole chrétienne alors que la genèse des Etats-nations conteste radicalement toute sacralité politique, en Europe comme dans les anciens Empires ; sur la formation, à l’échelle mondiale, de nouvelles dynamiques socio-religieuses, liées à l’islam en particulier, mais aussi à la confrontation des christianismes avec les processus d’indépendances. Bref, la pluralité du monde ne fait-elle pas du XIXe siècle aussi bien la confirmation des apories des modèles globalisants que le laboratoire des grandes crises de l’hégémonie européenne, ou des sociétés européennes comme sociétés hégémoniques – et quelle est la place de l’histoire des sciences sociales dans ces crises ?

Un séminaire d’information et de formation - mais aussi, à terme, un lieu pour la production collégiale d’un ouvrage porté par ces interrogations – permettrait de fédérer un ensemble de recherches conduites au sein du CéSor sur ce « grand siècle » méconnu aujourd'hui encore, et pour lequel un foyer fédérateur manque, à l’EHESS comme à l’échelle du Campus Condorcet.

L’essentiel nous semble être aujourd’hui d’articuler une histoire européenne et mondiale des pouvoirs et des croyances au XIXe siècle.

La séance du 1er juin se déroulera en salle 50, au centre des colloques, Campus Condorcet

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel : pafabre@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

aucun.

  • Bâtiment EHESS-Condorcet
    Salle 50
    EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
    annuel / mensuel (1re), mercredi 18:30-20:30
    du 1er décembre 2021 au 1er juin 2022
    Nombre de séances : 8

Ce nouveau séminaire a ouvert ses travaux au second semestre à partir de la proposition suivante : les recherches ont abondé depuis quelques décennies, en particulier par la voie des enquêtes liées à l’évangélisation moderne (XVIe-XVIIIe), sur ce que l’on a appelé une première mondialisation, synonyme de l’expansion coloniale européenne. Mais les efforts de synthèse ont été jusqu’ici beaucoup moins approfondis sur le siècle suivant – en le portant jusqu’à la première guerre « mondiale ». Pourquoi ? Le séminaire que nous proposons d’ouvrir s’attachera à explorer plusieurs hypothèses : sur les continuités et discontinuités de ce siècle « post-révolutionnaire » (selon l’agenda européen) par rapport à la construction des économies esclavagistes ; sur les paradoxes d’une seconde expansion coloniale – dans laquelle la France joue un rôle majeur – fondamentalement assise sur le présupposé d’une universalité de la parole chrétienne alors que la genèse des Etats-nations conteste radicalement toute sacralité politique, en Europe comme dans les anciens Empires ; sur la formation, à l’échelle mondiale, de nouvelles dynamiques socio-religieuses, liées à l’islam en particulier, mais aussi à la confrontation des christianismes avec les processus d’indépendances. Bref, la pluralité du monde ne fait-elle pas du XIXe siècle aussi bien la confirmation des apories des modèles globalisants que le laboratoire des grandes crises de l’hégémonie européenne, ou des sociétés européennes comme sociétés hégémoniques – et quelle est la place de l’histoire des sciences sociales dans ces crises ?

Les séances de cette année ont ouvert les chantiers suivants, qui ont tous visé à une première mise en oeuvre de la proposition générale du séminaire : L’année sainte 1825 (Philippe Boutry) ; Urbi et Orbi : La bénédiction du pape : un acte liturgique « mondialisé » ? (Jean-Marc Ticchi) ; Le procès de Christophe Colomb (Alexandra Delattre) : Pedro Claver (Pierre Antoine Fabre/Gérard Neveu) ; Repenser les bornes chronologiques d'un siècle : l'exemple du XIXe siècle religieux (Frédéric Gugelot).