UE952 - L'événement de la Covid-19 au crible des sciences sociales de la santé : temporalités, quantifications et catégories

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Biopolitique Circulations Classes sociales Corps Environnement État et politiques publiques Histoire des sciences et des techniques Médecine Santé Santé environnementale Sociologie Temps/temporalité
Aires culturelles
Europe France Ibérique (monde) Japon

Ce séminaire de recherche analyse la pandémie de Covid-19 à partir des ressources des sciences sociales de la santé. La pertinence de la notion d’événement, au sens de rupture entre le champ de l’expérience et l’horizon d’attente (Koselleck), pour s’appliquer au cas de cette pandémie, est interrogée au crible de trois dimensions : celle des temporalités ; celles des mesures et quantifications ; et celle des catégories des acteurs et institutions.

La notion de temporalité permet de réinsérer l’irruption de la pandémie dans un temps historique plus long, en cherchant à saisir comment des précédents, des politiques de préparation ou des organisations de systèmes de soin ont fourni des répertoires de connaissance et d’action et paramétré les ressources cognitives et pratiques mobilisées lors du processus épidémique de 2019-2020. Elle renvoie également au processus dynamique et incertain de l’événement, aux signes et signaux d’alerte, aux prédictions et modèles anticipant son devenir, jusqu’à la gestion de l’urgence et aux rapports et enquêtes ex post.

Le champ d’étude des mesures et quantifications s’intéresse à l’avalanche de chiffres produits au cours de la pandémie. Le rôle des chiffres sera étudié de la production des données à leur mise en ordre et standardisation, jusqu’à leur interprétation et leur circulation dans différents espaces sociaux, des administrations publiques aux médias en passant par les réseaux sociaux. Les nombreuses controverses autour de la qualité des relevés chiffrés, les incertitudes entourant les cas, les ratios et les modèles employés, les pratiques administratives et scientifiques distinctes d’usage des chiffres (par exemple entre l’épidémiologie prédictive et la statistique d’État) sont étudiées comme autant de points d’accès à ce mode de généralisation et de véridicité des savoirs sur l’événement pandémique.

La notion de catégorie permet d’interroger, en contexte médical, la manière dont l’irruption d’un nouveau virus et la construction de l’identité d’une nouvelle maladie ont contribué à questionner ou brouiller les catégories de savoirs et d’actions des acteurs du système de soin, des médecins aux gestionnaires des hôpitaux en passant par les malades. La question classique des frontières – entre l’infectieux et le non-infectieux, l’aigu et le chronique, le rôle du « terrain » et celui de l’environnement – sera réévaluée pour le cas de la Covid-19. Son origine infectieuse virale apparaît comme une évidence indiscutable dans la construction du problème pandémique, tout en donnant lieu à des prises en charges médicales ne relevant pas exclusivement de l’infectiologie, en particulier dans le cadre hospitalier. D’autres catégories, comme celle de crise sanitaire, de triage, de porteur sain, de mesures non-pharmaceutiques, etc. seront analysées.

Les séances se consacreront à des terrains d’étude à différentes échelles d’observation, laissant une place importante à plusieurs trajectoires nationales singulières de l’événement sanitaire (Japon, Espagne, Suisse par exemple).

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Savoirs en sociétés-Santé, médecine et questions sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Savoirs en sociétés-Études environnementales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Anne Rasmussen [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)
  • Catherine Cavalin   chargée de recherche, CNRS /
  • Frédéric Vagneron   contrat postdoctoral, CNRS / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Demandes d'information et prises de rendez-vous par courriel auprès des organisateurs

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

Le séminaire est ouvert aux étudiant(e)s en master, doctorant(e)s, chercheur(e)s et à toute personne intéressée sur demande.

Aucun planning disponible.


Intervenant·e·s


  • Anne Rasmussen [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)
  • Catherine Cavalin   chargée de recherche, CNRS /
  • Frédéric Vagneron   contrat postdoctoral, CNRS / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)

Planning


Aucun planning disponible.


Description


Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Biopolitique Circulations Classes sociales Corps Environnement État et politiques publiques Histoire des sciences et des techniques Médecine Santé Santé environnementale Sociologie Temps/temporalité
Aires culturelles
Europe France Ibérique (monde) Japon

Ce séminaire de recherche analyse la pandémie de Covid-19 à partir des ressources des sciences sociales de la santé. La pertinence de la notion d’événement, au sens de rupture entre le champ de l’expérience et l’horizon d’attente (Koselleck), pour s’appliquer au cas de cette pandémie, est interrogée au crible de trois dimensions : celle des temporalités ; celles des mesures et quantifications ; et celle des catégories des acteurs et institutions.

La notion de temporalité permet de réinsérer l’irruption de la pandémie dans un temps historique plus long, en cherchant à saisir comment des précédents, des politiques de préparation ou des organisations de systèmes de soin ont fourni des répertoires de connaissance et d’action et paramétré les ressources cognitives et pratiques mobilisées lors du processus épidémique de 2019-2020. Elle renvoie également au processus dynamique et incertain de l’événement, aux signes et signaux d’alerte, aux prédictions et modèles anticipant son devenir, jusqu’à la gestion de l’urgence et aux rapports et enquêtes ex post.

Le champ d’étude des mesures et quantifications s’intéresse à l’avalanche de chiffres produits au cours de la pandémie. Le rôle des chiffres sera étudié de la production des données à leur mise en ordre et standardisation, jusqu’à leur interprétation et leur circulation dans différents espaces sociaux, des administrations publiques aux médias en passant par les réseaux sociaux. Les nombreuses controverses autour de la qualité des relevés chiffrés, les incertitudes entourant les cas, les ratios et les modèles employés, les pratiques administratives et scientifiques distinctes d’usage des chiffres (par exemple entre l’épidémiologie prédictive et la statistique d’État) sont étudiées comme autant de points d’accès à ce mode de généralisation et de véridicité des savoirs sur l’événement pandémique.

La notion de catégorie permet d’interroger, en contexte médical, la manière dont l’irruption d’un nouveau virus et la construction de l’identité d’une nouvelle maladie ont contribué à questionner ou brouiller les catégories de savoirs et d’actions des acteurs du système de soin, des médecins aux gestionnaires des hôpitaux en passant par les malades. La question classique des frontières – entre l’infectieux et le non-infectieux, l’aigu et le chronique, le rôle du « terrain » et celui de l’environnement – sera réévaluée pour le cas de la Covid-19. Son origine infectieuse virale apparaît comme une évidence indiscutable dans la construction du problème pandémique, tout en donnant lieu à des prises en charges médicales ne relevant pas exclusivement de l’infectiologie, en particulier dans le cadre hospitalier. D’autres catégories, comme celle de crise sanitaire, de triage, de porteur sain, de mesures non-pharmaceutiques, etc. seront analysées.

Les séances se consacreront à des terrains d’étude à différentes échelles d’observation, laissant une place importante à plusieurs trajectoires nationales singulières de l’événement sanitaire (Japon, Espagne, Suisse par exemple).

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Savoirs en sociétés-Santé, médecine et questions sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Savoirs en sociétés-Études environnementales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Demandes d'information et prises de rendez-vous par courriel auprès des organisateurs

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

Le séminaire est ouvert aux étudiant(e)s en master, doctorant(e)s, chercheur(e)s et à toute personne intéressée sur demande.