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UE854 - Tourisme : recherches, institutions, pratiques


Lieu et planning


  • Autre lieu Paris
    Université de Paris (Campus Saint-Germain)
    1er semestre / bimensuel (2e/4e), jeudi 17:00-20:00
    du 8 octobre 2020 au 10 décembre 2020


Description


Dernière modification : 2 avril 2021 14:03

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Géographie, Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Culture Dynamiques sociales Migration(s) Transnational
Aires culturelles
Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Anne Doquet [référent·e]   chargée de recherche, IRD / Institut des mondes africains (IMAF)
  • Saskia Cousin   maîtresse de conférences, Université de Paris / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (IIAC-LAIOS)
  • Sébastien Jacquot   maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Saison 16 : Tourisme et pandémie

La saison 16 du séminaire TRIP ambitionne de documenter ce que la pandémie de coronarivus fait au tourisme et à son industrie, aux pratiques vacancières, aux imaginaires du voyages ou aux représentations associées aux touristes. Les communications s’appuieront sur des enquêtes directes ou numériques, avec des chercheurs et des chercheuses qui ont vu advenir la problématique pandémique à partir de leurs objets, sujets et terrains. On se demandera ainsi ce que la pandémie et notamment la fermeture des aéroports fait aux mobilités et migrations privilégiées (touristes, hivernants, etc), et ultra-privilégiés (qui peuvent encore voyager). Nous ferons le point sur ce que cette pandémie nous révèle de la fabrication des imaginaires du voyage par l’industrie du transport et de l’hôtellerie et ses indicateurs. A partir du cas de Venise et de différentes stations, nous examinerons ce qui se passe lorsqu’une mono-industrie disparaît. Nous étudierons l’effet de la pandémie sur les pratiques de vacances, leurs motivations et leurs justifications, en particulier pour les personnes en situation de précarité. Différentes enquêtes feront état de l’évolution des représentations des touristes étrangers, passés en quelques semaines d’objets de désir à sujets de contamination. Les communications seront attentives aux politiques publiques comme aux pratiques quotidiennes, à l’évolution de la culture matérielle du voyageur comme à celle de l’économie des plateformes. Enfin, nous accueillerons des regards historiques sur les effets des grippes sur les vacances de 1918 ou de 1968-1969. 

La saison 16 sera organisée en 3 moments :

- 4 séminaires les jeudi 8 octobre, 12 et 26 novembre, 10 décembre 2020 (17h-20h, Campus Saint Germain)

- 1 journée d’études le 4 février 2021 (9h-17h, Campus Condorcet)

- 1 journée de présentation des travaux d’étudiants le 1er avril 2021 (9h-17h, Campus Condorcet)

Les séances du 8 octobre et du 12 novembre auront lieu en visio-conférence. Les modalités des séances suivantes dépendront de l’évolution de la situation sanitaire.

Jeudi 8 octobre, de 17h à 20h : Saskia Cousin (U de Paris, CESSMA), Anne Doquet (IRD-EHESS, IMAF), Clara Duterme (Aix-Marseille Université, ADES), Sébastien Jacquot : Enquêter sur le tourisme et les mobilités en période de pandémie. Clara Malbos (U de Paris, CESSMA) : Confinée dans une station fantôme : questions de méthodes.

Jeudi 12 novembre, de 17h à 20h : Prosper Wanner (U de Paris, CESSMA) : Covid à Venise Luc Renaud (UQAM): Reconfiguration des pratiques touristiques de haute intensité dans un milieu insulaire en temps de pandémie – L’été COVID-19 aux Îles-de-la Madeleine (Québec).

Jeudi 26 novembre, de 17h à 20h : Christophe Guibert (Université d’Angers), Natacha Jacquart (Université d’Angers), Bertrand Réau (CNAM), Gérard Rimbert (CNAM): Covid19 & mise à l’épreuve de l’emploi touristique Fréderic Thomas (U Paris 1, EIREST): Voyages postpandémiques : Que tout change pour que rien ne change?

Jeudi 10 décembre, de 17h à 20h : Gael Chareyron (ESILV, EIREST), Sébastien Jacquot (U Paris 1, EIREST), Nicolas Travers (ESILV) : Observer la pandémie depuis les données massives et les réseaux sociaux touristiques


Master


  • Séminaires de recherche – Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Migrations – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – annuel annuelle = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

Sur RDV, contacter Anne Doquet

Réception des candidats

Sur RV annedoquet@yahoo.fr

Pré-requis

Aucun


Compte rendu


La saison 16 du séminaire TRIP a cherché à documenter ce que la pandémie de coronavirus peut faire au tourisme et à son industrie, aux pratiques vacancières, aux imaginaires du voyage ou encore aux représentations associées aux touristes. Les communications, qui ont émané de chercheurs et chercheuses qui ont vu advenir la problématique pandémique à partir de leurs objets, sujets et terrains, se sont appuyées sur des enquêtes directes ou numériques. Un premier questionnement méthodologique sur les possibilités et les manières d’enquêter en temps de pandémie a été ouvert par Clara Malbos (Université de Paris, CESSMA) à partir du cas de la station balnéaire de Mahahual, où les travailleurs du secteur tertiaire doivent se réinventer pour trouver d’autres type de revenu. Cette communication a ouvert des pistes sur l’élaboration de nouveaux outils de collecte à partir de deux questions : Comment faire de l’anthropologie du tourisme sans touristes ? Comment élaborer des entretiens sans voir les participants ? À un niveau d’analyse macro, Gael Chareyron (ESILV, EIREST), Sébastien Jacquot (Université Paris 1, EIREST), Nicolas Travers (ESILV) ont interrogé la possibilité d’observer la pandémie depuis les données massives et les réseaux sociaux touristiques en identifiant les rythmes de la pandémie, les reconfigurations des pratiques touristiques auxquelles elle a conduit, et la façon dont elle s’exprime via les commentaires et donne à voir la pandémie et ses adaptations, en écho à des crises touristiques précédentes. Sans perdre de vue ce questionnement méthodologique qui a traversé l’ensemble des interventions de l’année, nous avons également interrogé les effets de la pandémie sur l’industrie du tourisme. Christophe Guibert (Université d’Angers), Natacha Jacquart (Université d’Angers) et Gérard Rimbert (CNAM) ont présenté une enquête statistique conduite auprès d’un panel de professionnels du tourisme en 2020, qui les a amenés à décrire les effets de la crise comme mise à l'épreuve de la « qualité professionnelle » des acteurs du tourisme (polyvalence, formations, souplesse RH, solidité financière…). Des cas concrets de zones touristiques désertes de visiteurs ont enfin été présentés dans différentes interventions. Luc Renaud  a analysé la reconfiguration des pratiques touristiques de haute intensité aux Îles-de-la Madeleine (Québec), montrant en même temps un mouvement de fuite des milieux urbains de la part des Québécois et une tendance des locaux a demeurer sur place. L’étude de Prosper Wanner (Université de Paris, CESSMA) sur Venise a de même montré en quoi les vénitiens.nes ont redécouvert leur ville comme ville et comment les espaces publics sont redevenus habités, mais aussi comment de nouveaux imaginaires de la ville ont pu émerger. Ce sont ces imaginaires du tourisme qui ont constitué le dernier point sur lequel s’est concentré le séminaire. Fréderic Thomas (Université Paris 1, EIREST), sur la base d’une enquête d’individus d’une cinquantaine de nationalités sur leur propension à voyager et la probabilité de changer de comportement après le COVID, a ouvert le débat sur les perceptions des différentes régions du monde quant à leur niveau de risque en terme de santé publique et donc la probabilité qu’ils y voyagent. Ces préoccupations (méthodologie, devenir des acteurs du tourisme, villes touristiques désertées et imaginaires du tourisme) ont été reprises et discutées lors de la journée d’étude du 4 février dont la première partie, « Le tourisme à l’heure des pandémies » s’est organisée en collaboration avec le Research Institute of Cultural Heritage Tourism (RICHT) de Téhéran. La seconde partie est quant à elle revenue sur les (im)possibilités de faire des enquêtes en contexte pandémique avant de s’interroger sur une dernière question : que faire du futur en sciences sociales ?

Publications

-

Dernière modification : 2 avril 2021 14:03

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Géographie, Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Culture Dynamiques sociales Migration(s) Transnational
Aires culturelles
Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Anne Doquet [référent·e]   chargée de recherche, IRD / Institut des mondes africains (IMAF)
  • Saskia Cousin   maîtresse de conférences, Université de Paris / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (IIAC-LAIOS)
  • Sébastien Jacquot   maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Saison 16 : Tourisme et pandémie

La saison 16 du séminaire TRIP ambitionne de documenter ce que la pandémie de coronarivus fait au tourisme et à son industrie, aux pratiques vacancières, aux imaginaires du voyages ou aux représentations associées aux touristes. Les communications s’appuieront sur des enquêtes directes ou numériques, avec des chercheurs et des chercheuses qui ont vu advenir la problématique pandémique à partir de leurs objets, sujets et terrains. On se demandera ainsi ce que la pandémie et notamment la fermeture des aéroports fait aux mobilités et migrations privilégiées (touristes, hivernants, etc), et ultra-privilégiés (qui peuvent encore voyager). Nous ferons le point sur ce que cette pandémie nous révèle de la fabrication des imaginaires du voyage par l’industrie du transport et de l’hôtellerie et ses indicateurs. A partir du cas de Venise et de différentes stations, nous examinerons ce qui se passe lorsqu’une mono-industrie disparaît. Nous étudierons l’effet de la pandémie sur les pratiques de vacances, leurs motivations et leurs justifications, en particulier pour les personnes en situation de précarité. Différentes enquêtes feront état de l’évolution des représentations des touristes étrangers, passés en quelques semaines d’objets de désir à sujets de contamination. Les communications seront attentives aux politiques publiques comme aux pratiques quotidiennes, à l’évolution de la culture matérielle du voyageur comme à celle de l’économie des plateformes. Enfin, nous accueillerons des regards historiques sur les effets des grippes sur les vacances de 1918 ou de 1968-1969. 

La saison 16 sera organisée en 3 moments :

- 4 séminaires les jeudi 8 octobre, 12 et 26 novembre, 10 décembre 2020 (17h-20h, Campus Saint Germain)

- 1 journée d’études le 4 février 2021 (9h-17h, Campus Condorcet)

- 1 journée de présentation des travaux d’étudiants le 1er avril 2021 (9h-17h, Campus Condorcet)

Les séances du 8 octobre et du 12 novembre auront lieu en visio-conférence. Les modalités des séances suivantes dépendront de l’évolution de la situation sanitaire.

Jeudi 8 octobre, de 17h à 20h : Saskia Cousin (U de Paris, CESSMA), Anne Doquet (IRD-EHESS, IMAF), Clara Duterme (Aix-Marseille Université, ADES), Sébastien Jacquot : Enquêter sur le tourisme et les mobilités en période de pandémie. Clara Malbos (U de Paris, CESSMA) : Confinée dans une station fantôme : questions de méthodes.

Jeudi 12 novembre, de 17h à 20h : Prosper Wanner (U de Paris, CESSMA) : Covid à Venise Luc Renaud (UQAM): Reconfiguration des pratiques touristiques de haute intensité dans un milieu insulaire en temps de pandémie – L’été COVID-19 aux Îles-de-la Madeleine (Québec).

Jeudi 26 novembre, de 17h à 20h : Christophe Guibert (Université d’Angers), Natacha Jacquart (Université d’Angers), Bertrand Réau (CNAM), Gérard Rimbert (CNAM): Covid19 & mise à l’épreuve de l’emploi touristique Fréderic Thomas (U Paris 1, EIREST): Voyages postpandémiques : Que tout change pour que rien ne change?

Jeudi 10 décembre, de 17h à 20h : Gael Chareyron (ESILV, EIREST), Sébastien Jacquot (U Paris 1, EIREST), Nicolas Travers (ESILV) : Observer la pandémie depuis les données massives et les réseaux sociaux touristiques

  • Séminaires de recherche – Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Migrations – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – annuel annuelle = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

Sur RDV, contacter Anne Doquet

Réception des candidats

Sur RV annedoquet@yahoo.fr

Pré-requis

Aucun

  • Autre lieu Paris
    Université de Paris (Campus Saint-Germain)
    1er semestre / bimensuel (2e/4e), jeudi 17:00-20:00
    du 8 octobre 2020 au 10 décembre 2020

La saison 16 du séminaire TRIP a cherché à documenter ce que la pandémie de coronavirus peut faire au tourisme et à son industrie, aux pratiques vacancières, aux imaginaires du voyage ou encore aux représentations associées aux touristes. Les communications, qui ont émané de chercheurs et chercheuses qui ont vu advenir la problématique pandémique à partir de leurs objets, sujets et terrains, se sont appuyées sur des enquêtes directes ou numériques. Un premier questionnement méthodologique sur les possibilités et les manières d’enquêter en temps de pandémie a été ouvert par Clara Malbos (Université de Paris, CESSMA) à partir du cas de la station balnéaire de Mahahual, où les travailleurs du secteur tertiaire doivent se réinventer pour trouver d’autres type de revenu. Cette communication a ouvert des pistes sur l’élaboration de nouveaux outils de collecte à partir de deux questions : Comment faire de l’anthropologie du tourisme sans touristes ? Comment élaborer des entretiens sans voir les participants ? À un niveau d’analyse macro, Gael Chareyron (ESILV, EIREST), Sébastien Jacquot (Université Paris 1, EIREST), Nicolas Travers (ESILV) ont interrogé la possibilité d’observer la pandémie depuis les données massives et les réseaux sociaux touristiques en identifiant les rythmes de la pandémie, les reconfigurations des pratiques touristiques auxquelles elle a conduit, et la façon dont elle s’exprime via les commentaires et donne à voir la pandémie et ses adaptations, en écho à des crises touristiques précédentes. Sans perdre de vue ce questionnement méthodologique qui a traversé l’ensemble des interventions de l’année, nous avons également interrogé les effets de la pandémie sur l’industrie du tourisme. Christophe Guibert (Université d’Angers), Natacha Jacquart (Université d’Angers) et Gérard Rimbert (CNAM) ont présenté une enquête statistique conduite auprès d’un panel de professionnels du tourisme en 2020, qui les a amenés à décrire les effets de la crise comme mise à l'épreuve de la « qualité professionnelle » des acteurs du tourisme (polyvalence, formations, souplesse RH, solidité financière…). Des cas concrets de zones touristiques désertes de visiteurs ont enfin été présentés dans différentes interventions. Luc Renaud  a analysé la reconfiguration des pratiques touristiques de haute intensité aux Îles-de-la Madeleine (Québec), montrant en même temps un mouvement de fuite des milieux urbains de la part des Québécois et une tendance des locaux a demeurer sur place. L’étude de Prosper Wanner (Université de Paris, CESSMA) sur Venise a de même montré en quoi les vénitiens.nes ont redécouvert leur ville comme ville et comment les espaces publics sont redevenus habités, mais aussi comment de nouveaux imaginaires de la ville ont pu émerger. Ce sont ces imaginaires du tourisme qui ont constitué le dernier point sur lequel s’est concentré le séminaire. Fréderic Thomas (Université Paris 1, EIREST), sur la base d’une enquête d’individus d’une cinquantaine de nationalités sur leur propension à voyager et la probabilité de changer de comportement après le COVID, a ouvert le débat sur les perceptions des différentes régions du monde quant à leur niveau de risque en terme de santé publique et donc la probabilité qu’ils y voyagent. Ces préoccupations (méthodologie, devenir des acteurs du tourisme, villes touristiques désertées et imaginaires du tourisme) ont été reprises et discutées lors de la journée d’étude du 4 février dont la première partie, « Le tourisme à l’heure des pandémies » s’est organisée en collaboration avec le Research Institute of Cultural Heritage Tourism (RICHT) de Téhéran. La seconde partie est quant à elle revenue sur les (im)possibilités de faire des enquêtes en contexte pandémique avant de s’interroger sur une dernière question : que faire du futur en sciences sociales ?

Publications

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