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UE748 - Problèmes d'ontologie sociale


Lieu et planning


  • 105 bd Raspail
    Salle 1
    105 bd Raspail 75006 Paris
    1er semestre / bimensuel (1re/3e), mardi 18:00-20:00
    du 20 octobre 2020 au 19 janvier 2021


Description


Dernière modification : 2 avril 2021 13:14

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Droit et société, Philosophie et épistémologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Droit, normes et société État et politiques publiques Éthique Institutions Philosophie
Aires culturelles
Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Otto Pfersmann [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Frederic Nef   directeur d'études (retraité·e), EHESS / Institut Jean-Nicod (IJN)

Les débats sur la construction d'une ontologie sociale portent autant sur les objets dont ce monde serait composé que sur la structure spécifique qu'il pourrait avoir. Dans le cadre de ce séminaire, il 'agira surtout des aspects axiologiques et normatifs, en d'autres termes de la question de savoir dans quelle mesure le monde social contient des normes et des valeurs ou s'il est exclusivement mus par des données causales. S'il convient de tenir compte de constructions complexes comprenenant des données hétérogènes, des théories d'ensembles conflictuels seront nécessaires. Le séminaire donnera une place particulière aux récentes théories des institutions.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
fredericnef@yahoo.fr
Informations pratiques

contacter les enseignants par courriel.

Direction de travaux des étudiants

contacter les enseignants par courriel.

Réception des candidats

contacter les enseignants par courriel.

Pré-requis

connaissances en philosophie, en droit, en sciences politiques ou en sociologie bienvenues, mais non obligatoires.


Compte rendu


Le séminaire sur les ontologies sociales était consacré aux théories visant à expliquer la nature, l’existence et le fonctionnement d’entité collectives pour lesquelles des normes et valeurs constituent des références d’attitudes et de comportements.

La discussion a porté sur la divergence entre les conceptions empiriques et normatives – entendues au sens non pas de théories normatives, mais d’explication de la présence de normes et de valeurs parmi les références de comportements et d’actions collectives. Les textes de fondateurs de la sociologie font apparaître les difficultés lorsqu’il s’agit de parler de « l’État » ou de « règles » dans une conception rigoureusement causale.

Des difficultés comparables apparaissent chez les théoriciens du droit qui cherchent à montrer que le « droit » ne constituerait qu’une donnée contingente. À cet égard, les études de de Eugen Ehrlich, fondateur de la sociologie du droit dans une perspective romaniste visant à montrer que la coutume naît en dehors et surtout contre toute réglementation étatique ou plus récemment de Robert C. Ellickson, Order Without Law: How Neighbors Settle Disputes (1991 Harvard University Press) analysant le règlement de litige de voisinage et de responsabilité dans plusieurs communes d’agriculteurs américains étaient particulièrement significatives, mais aussi la place du droit dans la reconstruction de l’univers carcéral chez Foucault et celle de l’État dans une conception strictement sociologique dans les derniers cours de Pierre Bourdieu.

Ce séminaire était co-organisé avec Frédéric Nef qui a présenté les difficultés qui, selon lui, émergeaient de la dernière théorie de Kelsen (Théorie générale des normes, Vienne 1978) quant au statut précis des propositions prescriptives dans une société étatiquement organisée.  

Une discussion particulièrement riche a été consacré au statut du cadavre posant d’importants problèmes à une théorie philosophique de la mort comme à la réglementation juridique pour laquelle la dépouille mortelle n’est pas considérée comme une « chose », mais n’est pas non plus un être vivant susceptible d’agir de manière autonome et ne se confondant pas non plus avec la succession patrimoniale.

Publications

Otto Pfersmann

  • « Eine Verfassung ohne Theorie und Menschenbild im Umfeld intensiver Theoriediskussion », Austrian Journal of Public Law, 75, 2020, p. 155-171.
  • Avec Angela Ferrara Zumbini, « Government Liability in Austria, Germany and Switzerland », dans Tort Liability of Public Authorities in European Laws,  sous la dir. de Giacinto della Cananea et Roberto Caranta, Oxford University Press, 2020.
  •  « Il ritorno della democrazia », dans Bonn e Weimar. 70 anni della Legge fondamentale di Bonn, sous la dir. de Giuseppe Franco Ferrari, Springer, 2021.
  • « Vittorio Emanuele Orlando e le origini del sincretismo metodologico nella giuspubblicistica », Diritto Pubblico (bozze corrette) 1/2021, p. 257-274.
  • «La defensa constitucional de la democracia: de la no exportabilidad al polimorfismo indeterminado», dans Reforma constitucional y defensa de la democracia, Centro de Estudios Políticos y Constitucionales, sous la dir. de Benito Aláez Corral, Madrid, 2020, p. 93-112.
  • « Cinco tesis sobre fundamentos del derecho constitucional », dans Fundamentos de la teoría constitucional contemporánea, sous la dir. de Pablo Riberi, Instituto de investigaciones jurídicas, México 2019, p. 3-20.
  • « The Austrian Constitutional Exception: Normative Explicitness and Democratic Confidence », Filosofia dei Diritti Umani – Philosophy of Human Rights, 58, 2021, p. 11-18.
  •  « Natura e valore della democrazia cento anni dopo. Dalla procedura del compromesso alla trasformazione giurisdizionale », Diritto pubblico (ISSN 1721-8985) (doi: 10.1438/99654) Fascicolo 3, septembre-décembre 2020, p. 887-900.
  • « Constitutional Defence of Democracy: from Non-exportability to Undetermined Polymorphism », International Journal of Human Rights and Constitutional Studies, vol. 7, n° 4, 2020, p. 311.
  • « Le normativisme comme théorie de la science du droit », dans Quelles doctrines constitutionnelles aujourd’hui pour quel(s) droit(s) constitutionnel(s) demain, sous la dir. de Xavier Magnon et Stéphane Mouton, Economica Paris, 2021, sous presse.

Frederic Nef

  • La mort n'existe pas, Essai, 2021.

Dernière modification : 2 avril 2021 13:14

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Droit et société, Philosophie et épistémologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Droit, normes et société État et politiques publiques Éthique Institutions Philosophie
Aires culturelles
Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Otto Pfersmann [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Frederic Nef   directeur d'études (retraité·e), EHESS / Institut Jean-Nicod (IJN)

Les débats sur la construction d'une ontologie sociale portent autant sur les objets dont ce monde serait composé que sur la structure spécifique qu'il pourrait avoir. Dans le cadre de ce séminaire, il 'agira surtout des aspects axiologiques et normatifs, en d'autres termes de la question de savoir dans quelle mesure le monde social contient des normes et des valeurs ou s'il est exclusivement mus par des données causales. S'il convient de tenir compte de constructions complexes comprenenant des données hétérogènes, des théories d'ensembles conflictuels seront nécessaires. Le séminaire donnera une place particulière aux récentes théories des institutions.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
fredericnef@yahoo.fr
Informations pratiques

contacter les enseignants par courriel.

Direction de travaux des étudiants

contacter les enseignants par courriel.

Réception des candidats

contacter les enseignants par courriel.

Pré-requis

connaissances en philosophie, en droit, en sciences politiques ou en sociologie bienvenues, mais non obligatoires.

  • 105 bd Raspail
    Salle 1
    105 bd Raspail 75006 Paris
    1er semestre / bimensuel (1re/3e), mardi 18:00-20:00
    du 20 octobre 2020 au 19 janvier 2021

Le séminaire sur les ontologies sociales était consacré aux théories visant à expliquer la nature, l’existence et le fonctionnement d’entité collectives pour lesquelles des normes et valeurs constituent des références d’attitudes et de comportements.

La discussion a porté sur la divergence entre les conceptions empiriques et normatives – entendues au sens non pas de théories normatives, mais d’explication de la présence de normes et de valeurs parmi les références de comportements et d’actions collectives. Les textes de fondateurs de la sociologie font apparaître les difficultés lorsqu’il s’agit de parler de « l’État » ou de « règles » dans une conception rigoureusement causale.

Des difficultés comparables apparaissent chez les théoriciens du droit qui cherchent à montrer que le « droit » ne constituerait qu’une donnée contingente. À cet égard, les études de de Eugen Ehrlich, fondateur de la sociologie du droit dans une perspective romaniste visant à montrer que la coutume naît en dehors et surtout contre toute réglementation étatique ou plus récemment de Robert C. Ellickson, Order Without Law: How Neighbors Settle Disputes (1991 Harvard University Press) analysant le règlement de litige de voisinage et de responsabilité dans plusieurs communes d’agriculteurs américains étaient particulièrement significatives, mais aussi la place du droit dans la reconstruction de l’univers carcéral chez Foucault et celle de l’État dans une conception strictement sociologique dans les derniers cours de Pierre Bourdieu.

Ce séminaire était co-organisé avec Frédéric Nef qui a présenté les difficultés qui, selon lui, émergeaient de la dernière théorie de Kelsen (Théorie générale des normes, Vienne 1978) quant au statut précis des propositions prescriptives dans une société étatiquement organisée.  

Une discussion particulièrement riche a été consacré au statut du cadavre posant d’importants problèmes à une théorie philosophique de la mort comme à la réglementation juridique pour laquelle la dépouille mortelle n’est pas considérée comme une « chose », mais n’est pas non plus un être vivant susceptible d’agir de manière autonome et ne se confondant pas non plus avec la succession patrimoniale.

Publications

Otto Pfersmann

  • « Eine Verfassung ohne Theorie und Menschenbild im Umfeld intensiver Theoriediskussion », Austrian Journal of Public Law, 75, 2020, p. 155-171.
  • Avec Angela Ferrara Zumbini, « Government Liability in Austria, Germany and Switzerland », dans Tort Liability of Public Authorities in European Laws,  sous la dir. de Giacinto della Cananea et Roberto Caranta, Oxford University Press, 2020.
  •  « Il ritorno della democrazia », dans Bonn e Weimar. 70 anni della Legge fondamentale di Bonn, sous la dir. de Giuseppe Franco Ferrari, Springer, 2021.
  • « Vittorio Emanuele Orlando e le origini del sincretismo metodologico nella giuspubblicistica », Diritto Pubblico (bozze corrette) 1/2021, p. 257-274.
  • «La defensa constitucional de la democracia: de la no exportabilidad al polimorfismo indeterminado», dans Reforma constitucional y defensa de la democracia, Centro de Estudios Políticos y Constitucionales, sous la dir. de Benito Aláez Corral, Madrid, 2020, p. 93-112.
  • « Cinco tesis sobre fundamentos del derecho constitucional », dans Fundamentos de la teoría constitucional contemporánea, sous la dir. de Pablo Riberi, Instituto de investigaciones jurídicas, México 2019, p. 3-20.
  • « The Austrian Constitutional Exception: Normative Explicitness and Democratic Confidence », Filosofia dei Diritti Umani – Philosophy of Human Rights, 58, 2021, p. 11-18.
  •  « Natura e valore della democrazia cento anni dopo. Dalla procedura del compromesso alla trasformazione giurisdizionale », Diritto pubblico (ISSN 1721-8985) (doi: 10.1438/99654) Fascicolo 3, septembre-décembre 2020, p. 887-900.
  • « Constitutional Defence of Democracy: from Non-exportability to Undetermined Polymorphism », International Journal of Human Rights and Constitutional Studies, vol. 7, n° 4, 2020, p. 311.
  • « Le normativisme comme théorie de la science du droit », dans Quelles doctrines constitutionnelles aujourd’hui pour quel(s) droit(s) constitutionnel(s) demain, sous la dir. de Xavier Magnon et Stéphane Mouton, Economica Paris, 2021, sous presse.

Frederic Nef

  • La mort n'existe pas, Essai, 2021.