UE737 - Libertés et solidarités dans l’État moderne

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
-
Aires culturelles
Europe

L’époque actuelle connaît principalement deux formes de critique de la politique. Une première, libérale, vise l’État dans sa dimension liberticide et oppose les droits fondamentaux des individus au pouvoir dont dispose l’État de les restreindre. Une deuxième vise l’État dans sa dimension d’accapareur des effets de la solidarité sociale et oppose les solidarités pratiques des groupes à leur institutionnalisation sous la forme de services publics et de droits sociaux. Dans les deux cas, l’État apparaît comme un dispositif qui entrave des réalités irréductibles de déployer leurs bienfaits : les libertés fondamentales d’un côté, les pratiques solidaires de l’autre. Des deux côtés, le lien entre société et État se trouve réduit à une domination (Herrschaft) de l’État sur la société.

Sans être symétriques, ces deux modalités de la critique de l’État partagent une même prémisse qu’on se propose, dans ce séminaire, d’interroger : l’une et l’autre postulent, en effet, une discontinuité entre l’État d’un côté et ces réalités irréductibles que sont les droits subjectifs et les pratiques solidaires de l’autre et conduisent, sur le plan conceptuel, nécessairement à réduire le lien entre État et société à la domination du premier sur la seconde. À partir d’un travail historique et comparatif, on s’efforcera de renverser cette perspective et de comprendre en quoi l’État moderne participe de la production de ces réalités dans ce qu’elles ont, justement, d’irréductible à un simple effet de la Herrschaft.

L’objectif est alors double : premièrement, il s’agira de contribuer à une histoire du passage du déclaratoire à l’effectif des libertés fondamentales au cours du dix-neuvième siècle et d’articuler ce passage à l’apparition des droits sociaux et des services publics ; deuxièmement, il s’agira de comprendre l’intervention étatique sur les pratiques et les institutions de la solidarité dans les termes d’une socialisation de l’État. L’horizon de la critique de la politique ne sera pas pour autant perdu de vue. Mais en la faisant découler d’une compréhension sociologique de l’État démocratique et social moderne, celle-ci ne s’ancre plus dans le postulat d’une discontinuité de nature entre État et société, mais plutôt dans le constat d’un défaut de socialisation de l’État dont il conviendra de déterminer les critères.

Ce séminaire associe des philosophes et des sociologues dans une discussion interdisciplinaire respectueuse des spécificités et réquisits propres à chacune de ces disciplines.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Philosophie sociale et politique – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Julia Christ [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Stefania Ferrando   contrat postdoctoral, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Dominique Linhardt   chargé de recherche, CNRS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

séminaire fermé. Les étudiants et doctorants souhaitant participer sont invités à envoyer avant le 8 novembre 2020 une demande argumentée aux organisateurs du séminaire.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-
  • Attention !
    En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) : http://listsem.ehess.fr/courses/737/requests/new.

    10 rue Monsieur-le-Prince
    Salle Alphonse-Dupront
    10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris
    annuel / bimensuel (1re/3e), jeudi 15:00-17:00
    du 19 novembre 2020 au 3 juin 2021


Intervenant·e·s


  • Julia Christ [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Stefania Ferrando   contrat postdoctoral, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
  • Dominique Linhardt   chargé de recherche, CNRS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)

Planning


  • Attention !
    En raison de la situation sanitaire, vous ne pourrez pas accéder à ce séminaire sans avoir préalablement déposé une demande via le lien suivant (une demande est nécessaire pour chaque séminaire auquel vous souhaitez participer, merci de déposer la demande au plus tard 72 heures avant le début de la première séance) : http://listsem.ehess.fr/courses/737/requests/new.

    10 rue Monsieur-le-Prince
    Salle Alphonse-Dupront
    10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris
    annuel / bimensuel (1re/3e), jeudi 15:00-17:00
    du 19 novembre 2020 au 3 juin 2021


Description


Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
-
Aires culturelles
Europe

L’époque actuelle connaît principalement deux formes de critique de la politique. Une première, libérale, vise l’État dans sa dimension liberticide et oppose les droits fondamentaux des individus au pouvoir dont dispose l’État de les restreindre. Une deuxième vise l’État dans sa dimension d’accapareur des effets de la solidarité sociale et oppose les solidarités pratiques des groupes à leur institutionnalisation sous la forme de services publics et de droits sociaux. Dans les deux cas, l’État apparaît comme un dispositif qui entrave des réalités irréductibles de déployer leurs bienfaits : les libertés fondamentales d’un côté, les pratiques solidaires de l’autre. Des deux côtés, le lien entre société et État se trouve réduit à une domination (Herrschaft) de l’État sur la société.

Sans être symétriques, ces deux modalités de la critique de l’État partagent une même prémisse qu’on se propose, dans ce séminaire, d’interroger : l’une et l’autre postulent, en effet, une discontinuité entre l’État d’un côté et ces réalités irréductibles que sont les droits subjectifs et les pratiques solidaires de l’autre et conduisent, sur le plan conceptuel, nécessairement à réduire le lien entre État et société à la domination du premier sur la seconde. À partir d’un travail historique et comparatif, on s’efforcera de renverser cette perspective et de comprendre en quoi l’État moderne participe de la production de ces réalités dans ce qu’elles ont, justement, d’irréductible à un simple effet de la Herrschaft.

L’objectif est alors double : premièrement, il s’agira de contribuer à une histoire du passage du déclaratoire à l’effectif des libertés fondamentales au cours du dix-neuvième siècle et d’articuler ce passage à l’apparition des droits sociaux et des services publics ; deuxièmement, il s’agira de comprendre l’intervention étatique sur les pratiques et les institutions de la solidarité dans les termes d’une socialisation de l’État. L’horizon de la critique de la politique ne sera pas pour autant perdu de vue. Mais en la faisant découler d’une compréhension sociologique de l’État démocratique et social moderne, celle-ci ne s’ancre plus dans le postulat d’une discontinuité de nature entre État et société, mais plutôt dans le constat d’un défaut de socialisation de l’État dont il conviendra de déterminer les critères.

Ce séminaire associe des philosophes et des sociologues dans une discussion interdisciplinaire respectueuse des spécificités et réquisits propres à chacune de ces disciplines.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Philosophie sociale et politique – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

séminaire fermé. Les étudiants et doctorants souhaitant participer sont invités à envoyer avant le 8 novembre 2020 une demande argumentée aux organisateurs du séminaire.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-