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UE71 - La curiosité des Lumières


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_08
    54 bd Raspail 75006 Paris
    2nd semestre / hebdomadaire, vendredi 11:00-13:00
    du 26 février 2021 au 28 mai 2021


Description


Dernière modification : 19 mai 2020 09:05

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire intellectuelle
Aires culturelles
Amériques Europe Océanie
Intervenant·e·s
  • Antoine Lilti [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)
  • Silvia Sebastiani   maîtresse de conférences, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)

Le séminaire poursuivra la réflexion sur une notion centrale de la culture des Lumières : la curiosité. Pour Hans Blumenberg, la valorisation de la curiosité intellectuelle est un élément essentiel qui fonde la légitimité des temps modernes et la dynamique des Lumières. Les historiens des sciences, en revanche, ont pointé les critiques de plus en plus fortes adressées à la curiosité, associée au merveilleux et au singulier, par les savants des Lumières, au nom d’un savoir systématique et utile. Enfin, avec le développement des spectacles urbains, des coffee houses, des journaux et de la publicité, une troisième forme de curiosité émerge : elle désigne l’attention publique, parfois jugée excessive, à l’égard de l’actualité.

Sur le plan du savoir, l’ambiguïté de la curiosité repose sur deux significations du terme qui coexistent tout au long du XVIIIe siècle : l’une moralement et épistémologiquement sûre, liée à la pratique de l’observation ; l’autre ambiguë car associée avec la fascination pour le prodige, l’exotisme, l’étrange, l’illicite même, ce qui pourrait menacer les systèmes de connaissances existants. Toutes deux invitent à inscrire l’analyse de la curiosité au cœur des dynamiques impériales qui en ont multiplié les objets, à travers les voyages d’exploration et la diversification des circuits commerciaux et esclavagistes à l’échelle du monde. C’est ce qui conduit un nombre croissant de recherches à interroger plus systématiquement les rapports entre curiosité et impérialismes européens, entre curiosité publique et investigation de la nature.

Dans cette perspective, on étudiera cette année les ressorts et les effets de la curiosité anthropologique : frontières de l’humanité et de l’animalité, diversité des sociétés et des cultures. Le second axe de réflexion portera sur la curiosité urbaine : celle des spectacles et des médias, qui privilégie la nouveauté et la rareté, et modifie la perception du temps. La curiosité est alors liée à la publicité commerciale.  L’hypothèse qui guidera le séminaire est que ces deux formes de curiosité, savante et publique, fondée sur la rareté et sur la nouveauté, sont bien davantage liées que ne l’affirme l’historiographie traditionnelle.

 

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-

Compte rendu


Au cours de cette année, le séminaire a tenu deux lignes, étroitement entremêlées. D’une part, une réflexion générale sur l’historiographie des Lumières, sur les modes de présence des Lumières dans la mémoire collective, mais aussi dans les débats les plus contemporains. Cela nous a conduits à étudier la légende noire de Voltaire, notamment les accusations de racisme et d’antisémitisme, et ce qu’elles révèlent des usages politiques des Lumières, du XIXe siècle à nos jours, avec une attention particulière pour le Voltaire antijuif, publié par Henri Labroue sous l’Occupation. Nous avons ainsi été conduits à revenir en détail sur le « polygénisme » de Voltaire et son rapport à la diversité raciale, sur la base d’une lecture approfondie de certains de ses textes et d’une analyse de l’historiographie, de Anthropologie et histoire au siècle des Lumières de Michèle Duchet à L’Anatomie de la noirceur. Science et esclavage à l’âge des Lumières d’Andrew Curran. Nous nous sommes aussi interrogés sur « l’actualité des Lumières », à la fois dans le débat politique mais aussi à partir d’essais philosophiques ou politiques (notamment Les Lumières et le vivant de Corinne Pelluchon et Nouvelles Lumières radicales de Marina Garcès).

La réflexion sur Voltaire et les savoirs de son temps ouvrait aussi sur une seconde ligne de problématisation, dans le prolongement des années précédentes, autour des mécanismes de la « curiosité » dans la vie intellectuelle et culturelle du XVIIIe siècle. Si le vocabulaire de la curiosité est omniprésent dans les textes de l’époque, nous cherchons depuis trois ans à mieux distinguer plusieurs niveaux d’analyse : la curiosité intellectuelle, souvent traitée par l’histoire de la philosophie, la curiosité savante, au centre des analyses en histoire des sciences et des collections (du cabinet de curiosité au musée), la curiosité spectaculaire et commerciale liée aux nouvelles institutions urbaines et plutôt étudiée par l’histoire économique et sociale. En articulant ces différentes approches, il s’avère possible de comprendre de façon plus approfondie certains débats savants des Lumières, de l’intérêt pour les objets rares et lointains jusqu’aux réflexions sur les enfants sauvages et autres mystères naturalistes, avec une attention particulière pour la curiosité anthropologique en contexte impérial.

Approcher ces débats sous l’angle de la curiosité permet de les replacer dans le contexte des mutations de la culture savante, des conditions pratiques matérielles du travail intellectuel, mais aussi dans le cadre des transformations de l’espace public avec l’émergence de nouvelles formes médiatiques (les journaux notamment) qui transforment les expériences scientifiques en spectacles publics et les controverses savantes en objet de la curiosité publique.

Dans cette perspective, le séminaire a permis d’aborder des cas très différents, depuis la découverte et l’enfouissement de la statue de la déesse Coatlicue à Mexico jusqu’aux célébrités félines parisiennes, en passant par les voyages et les études vulcanologiques de Déodat de Dolomieu.

Le séminaire a été l’occasion d’entendre et discuter les travaux de collègues confirmés (Yves Citton, Marion Brétéché, John Brewer), de jeunes postdoctorant·e·s (Jose Beltran, Gabriela Goldin) et de doctorant·e·s (Tomohiro Kaibara, Francesca Antonelli).

Publications

Silvia Sebastiani

  • « Temps, progrès et races dans les Lumières écossaises », Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique, numéro spécial La fabrique européenne de la race (17e-20e siècle), vol. 146, 2020,  p. 27-46.
  • « Orangutanes y esclavizados: Límites de la humanidad en el debate ilustrado », dans Ilusiones de la igualdad. Mestizaje, emancipación y multiculturalismo, sous la dir. de Max S. Hering Torres, Laura Lema Silva et Georges Lomné, Bogota, Universidad Nacional de Colombia, París, Université Gustave Eiffel, Institut des Amériques, 2020, p. 53-84.
  • « Singeries des Lumières : race et esclavage », Revue de la Bibliothèque nationale de France, numéro spécial Singeries. À la frontière de l’humain, vol. 61, 2020, p. 85-93.
  • « Madame Chimpanzé », dans Abécédaire. Les origines du monde. L’invention de la nature au XIXe siècle, Paris, Musée d’Orsay/Gallimard, 2020, p. 84-85.
  • Avec Jean-Frédéric Schaub, Race et histoire dans les sociétés occidentales (15e-18e siècle), Paris, Albin Michel, 2021.
  • Avec Bruce Buchan, « “No Distinction Black or Fair” : The Natural History of Race in Adam Ferguson’s Lectures on Moral Philosophy », Journal of the History of Ideas, vol. 82, n° 2, 2021, p. 207-229.
  • « Les Lumières et l’esclavage », dans Les mondes de l’esclavage. Une histoire comparée, sous la dir. de Paulin Ismard, Benedetta Rossi et Cécile Vidal, Paris, Seuil, 2021, p. 535-545.
  • « Enlightenment Humanization and Dehumanization, and the Orangutan », dans The Routledge Handbook of Dehumanization, sous la dir. de Maria Kronfeldner, Londres, New York, Routledge, 2021, p. 64-82.

Antoine Lilti

  • « In the Shadow of the Public : Enlightenment and the Pitfalls of Modernity », International Journal for History, Culture and Modernity, Brill, vol. 8, n° 3/4, 2020, p. 256-277.
  • « Les droits de l’homme et la fiction sentimentale », Sensibilités, Histoire critique et sciences sociales, « La chair du politique », 7/2020, p. 134-143.
  • « Comment peut-on être Tahitien ? Ahutoru à Paris (1769) », dans Paris et ses peuples, sous la dir. de Pacal Bastien, Paris, Publications de la Sorbonne, 2020, p. 171-185.
  • Avec Jean-Luc Chappey et Arnaud Orain, « Usages de l’absent : La figure de Lapérouse et la Révolution française », Annales. Histoire, Sciences Sociales, 76(1), p. 47-82.
  • Préface à Anais Pedron et Clare Siviter, Celebrity accross the Channel (1750-1850), Delaware University Press, 2021.
  • Préface à Jan Synowieki, Paris en ses jardins. Nature et culture urbaine dans Paris au XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2021.

Dernière modification : 19 mai 2020 09:05

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire intellectuelle
Aires culturelles
Amériques Europe Océanie
Intervenant·e·s
  • Antoine Lilti [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)
  • Silvia Sebastiani   maîtresse de conférences, EHESS / Groupe d'études sur les historiographies modernes (CRH-GEHM)

Le séminaire poursuivra la réflexion sur une notion centrale de la culture des Lumières : la curiosité. Pour Hans Blumenberg, la valorisation de la curiosité intellectuelle est un élément essentiel qui fonde la légitimité des temps modernes et la dynamique des Lumières. Les historiens des sciences, en revanche, ont pointé les critiques de plus en plus fortes adressées à la curiosité, associée au merveilleux et au singulier, par les savants des Lumières, au nom d’un savoir systématique et utile. Enfin, avec le développement des spectacles urbains, des coffee houses, des journaux et de la publicité, une troisième forme de curiosité émerge : elle désigne l’attention publique, parfois jugée excessive, à l’égard de l’actualité.

Sur le plan du savoir, l’ambiguïté de la curiosité repose sur deux significations du terme qui coexistent tout au long du XVIIIe siècle : l’une moralement et épistémologiquement sûre, liée à la pratique de l’observation ; l’autre ambiguë car associée avec la fascination pour le prodige, l’exotisme, l’étrange, l’illicite même, ce qui pourrait menacer les systèmes de connaissances existants. Toutes deux invitent à inscrire l’analyse de la curiosité au cœur des dynamiques impériales qui en ont multiplié les objets, à travers les voyages d’exploration et la diversification des circuits commerciaux et esclavagistes à l’échelle du monde. C’est ce qui conduit un nombre croissant de recherches à interroger plus systématiquement les rapports entre curiosité et impérialismes européens, entre curiosité publique et investigation de la nature.

Dans cette perspective, on étudiera cette année les ressorts et les effets de la curiosité anthropologique : frontières de l’humanité et de l’animalité, diversité des sociétés et des cultures. Le second axe de réflexion portera sur la curiosité urbaine : celle des spectacles et des médias, qui privilégie la nouveauté et la rareté, et modifie la perception du temps. La curiosité est alors liée à la publicité commerciale.  L’hypothèse qui guidera le séminaire est que ces deux formes de curiosité, savante et publique, fondée sur la rareté et sur la nouveauté, sont bien davantage liées que ne l’affirme l’historiographie traditionnelle.

 

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis
-
  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_08
    54 bd Raspail 75006 Paris
    2nd semestre / hebdomadaire, vendredi 11:00-13:00
    du 26 février 2021 au 28 mai 2021

Au cours de cette année, le séminaire a tenu deux lignes, étroitement entremêlées. D’une part, une réflexion générale sur l’historiographie des Lumières, sur les modes de présence des Lumières dans la mémoire collective, mais aussi dans les débats les plus contemporains. Cela nous a conduits à étudier la légende noire de Voltaire, notamment les accusations de racisme et d’antisémitisme, et ce qu’elles révèlent des usages politiques des Lumières, du XIXe siècle à nos jours, avec une attention particulière pour le Voltaire antijuif, publié par Henri Labroue sous l’Occupation. Nous avons ainsi été conduits à revenir en détail sur le « polygénisme » de Voltaire et son rapport à la diversité raciale, sur la base d’une lecture approfondie de certains de ses textes et d’une analyse de l’historiographie, de Anthropologie et histoire au siècle des Lumières de Michèle Duchet à L’Anatomie de la noirceur. Science et esclavage à l’âge des Lumières d’Andrew Curran. Nous nous sommes aussi interrogés sur « l’actualité des Lumières », à la fois dans le débat politique mais aussi à partir d’essais philosophiques ou politiques (notamment Les Lumières et le vivant de Corinne Pelluchon et Nouvelles Lumières radicales de Marina Garcès).

La réflexion sur Voltaire et les savoirs de son temps ouvrait aussi sur une seconde ligne de problématisation, dans le prolongement des années précédentes, autour des mécanismes de la « curiosité » dans la vie intellectuelle et culturelle du XVIIIe siècle. Si le vocabulaire de la curiosité est omniprésent dans les textes de l’époque, nous cherchons depuis trois ans à mieux distinguer plusieurs niveaux d’analyse : la curiosité intellectuelle, souvent traitée par l’histoire de la philosophie, la curiosité savante, au centre des analyses en histoire des sciences et des collections (du cabinet de curiosité au musée), la curiosité spectaculaire et commerciale liée aux nouvelles institutions urbaines et plutôt étudiée par l’histoire économique et sociale. En articulant ces différentes approches, il s’avère possible de comprendre de façon plus approfondie certains débats savants des Lumières, de l’intérêt pour les objets rares et lointains jusqu’aux réflexions sur les enfants sauvages et autres mystères naturalistes, avec une attention particulière pour la curiosité anthropologique en contexte impérial.

Approcher ces débats sous l’angle de la curiosité permet de les replacer dans le contexte des mutations de la culture savante, des conditions pratiques matérielles du travail intellectuel, mais aussi dans le cadre des transformations de l’espace public avec l’émergence de nouvelles formes médiatiques (les journaux notamment) qui transforment les expériences scientifiques en spectacles publics et les controverses savantes en objet de la curiosité publique.

Dans cette perspective, le séminaire a permis d’aborder des cas très différents, depuis la découverte et l’enfouissement de la statue de la déesse Coatlicue à Mexico jusqu’aux célébrités félines parisiennes, en passant par les voyages et les études vulcanologiques de Déodat de Dolomieu.

Le séminaire a été l’occasion d’entendre et discuter les travaux de collègues confirmés (Yves Citton, Marion Brétéché, John Brewer), de jeunes postdoctorant·e·s (Jose Beltran, Gabriela Goldin) et de doctorant·e·s (Tomohiro Kaibara, Francesca Antonelli).

Publications

Silvia Sebastiani

  • « Temps, progrès et races dans les Lumières écossaises », Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique, numéro spécial La fabrique européenne de la race (17e-20e siècle), vol. 146, 2020,  p. 27-46.
  • « Orangutanes y esclavizados: Límites de la humanidad en el debate ilustrado », dans Ilusiones de la igualdad. Mestizaje, emancipación y multiculturalismo, sous la dir. de Max S. Hering Torres, Laura Lema Silva et Georges Lomné, Bogota, Universidad Nacional de Colombia, París, Université Gustave Eiffel, Institut des Amériques, 2020, p. 53-84.
  • « Singeries des Lumières : race et esclavage », Revue de la Bibliothèque nationale de France, numéro spécial Singeries. À la frontière de l’humain, vol. 61, 2020, p. 85-93.
  • « Madame Chimpanzé », dans Abécédaire. Les origines du monde. L’invention de la nature au XIXe siècle, Paris, Musée d’Orsay/Gallimard, 2020, p. 84-85.
  • Avec Jean-Frédéric Schaub, Race et histoire dans les sociétés occidentales (15e-18e siècle), Paris, Albin Michel, 2021.
  • Avec Bruce Buchan, « “No Distinction Black or Fair” : The Natural History of Race in Adam Ferguson’s Lectures on Moral Philosophy », Journal of the History of Ideas, vol. 82, n° 2, 2021, p. 207-229.
  • « Les Lumières et l’esclavage », dans Les mondes de l’esclavage. Une histoire comparée, sous la dir. de Paulin Ismard, Benedetta Rossi et Cécile Vidal, Paris, Seuil, 2021, p. 535-545.
  • « Enlightenment Humanization and Dehumanization, and the Orangutan », dans The Routledge Handbook of Dehumanization, sous la dir. de Maria Kronfeldner, Londres, New York, Routledge, 2021, p. 64-82.

Antoine Lilti

  • « In the Shadow of the Public : Enlightenment and the Pitfalls of Modernity », International Journal for History, Culture and Modernity, Brill, vol. 8, n° 3/4, 2020, p. 256-277.
  • « Les droits de l’homme et la fiction sentimentale », Sensibilités, Histoire critique et sciences sociales, « La chair du politique », 7/2020, p. 134-143.
  • « Comment peut-on être Tahitien ? Ahutoru à Paris (1769) », dans Paris et ses peuples, sous la dir. de Pacal Bastien, Paris, Publications de la Sorbonne, 2020, p. 171-185.
  • Avec Jean-Luc Chappey et Arnaud Orain, « Usages de l’absent : La figure de Lapérouse et la Révolution française », Annales. Histoire, Sciences Sociales, 76(1), p. 47-82.
  • Préface à Anais Pedron et Clare Siviter, Celebrity accross the Channel (1750-1850), Delaware University Press, 2021.
  • Préface à Jan Synowieki, Paris en ses jardins. Nature et culture urbaine dans Paris au XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2021.