UE595 - Spécialistes, maîtres et experts en Asie. Vers une anthropologie des modes de consultation. 3.

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Action Affects Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie sociale Apprentissage Comparatisme Corps Cosmologie Culture matérielle Écriture Émotions Enquêtes Ethnographie Ethnologie Fait religieux Image Institutions Intellectuels Interactions Médecine Nationalisme Objets Oralité Patrimoine Pragmatique Pratiques Professions Religieux (sciences sociales du) Rituel Santé Savoir-faire Savoirs Sciences Techniques Textes Travail
Aires culturelles
Asie Asie méridionale Asie orientale Asie sud-orientale Insulindien (monde)

Ce séminaire s’intéressera à la consultation en tant que mode d’action qui réunit les deux termes d’une relation : d’un côté, la personne qui détient des compétences spécialisées, reconnues comme légitimes et utiles, et qui dispense des services, le plus souvent rémunérés, au nom de ces compétences ; de l’autre, la personne qui bénéficie d’une prestation dans le cadre d’une interaction, plus ou moins, directe avec le spécialiste. Cette relation dyadique n’exclut nullement l’intervention d’autres acteurs qui peuvent à leur tour être consultés afin de contribuer au processus décisionnel. Il s’agira donc d’examiner l’ensemble des relations engagées en amont, pendant, et en aval de la consultation.

À partir de nos terrains en Inde et au Vietnam, nous privilégierons l’étude des spécialistes qui opèrent dans les domaines religieux, divinatoire et thérapeutique en Asie, tout en ouvrant éventuellement la comparaison à d’autres domaines (juridique, artistique, commercial, etc.) ou contextes régionaux afin de mettre en perspective nos questionnements. Dépassant l’opposition trop souvent établie entre des « occupations traditionnelles » (officiants rituels, médiums, devins, exorcistes, etc.) et des « professions libérales » (médecins, psychologues, etc.), l’ethnographie des séances de consultation nous permettra de mettre à jour les agencements multiples et la diversité des configurations relationnelles propres à chaque contexte. Quels sont les termes vernaculaires utilisés pour désigner un spécialiste et s’adresser à lui ? Comment la figure du « consultant » , entendu ici au sens littéral, est-elle caractérisée (client, patient, dévot, enquêteur, etc.) ?

En dehors des questions de définition, nous verrons que les pratiques de consultation ne sauraient être réduites à un face-à-face entre un consultant et un consulté. En effet, la figure du « spécialiste » , de même que celle de son « client » , est souvent éclatée et multiple : lorsqu’une famille consulte un devin pour un malade absent ou un médecin légiste pour un défunt (à la demande des instances judiciaires), ou lorsqu’un guérisseur énergétique voit son action encadrée par un scientifique par exemple. Le travail opéré lors d’une consultation peut ainsi donner lieu à des collaborations et médiations entre plusieurs types de spécialistes et nécessite souvent la présence d’« auxiliaires » (disciples, époux/ses de spécialistes, enfants, voisins, etc.) dont le rôle peut être plus ou moins formalisé. On se demandera ainsi comment sont tracées les frontières de l’expertise et quelles sont les particularités attribuées à ceux que l’on consulte. Des acteurs non-humains – défunts, divinités, planètes, etc. – et divers supports matériels – objets, images, documents écrits – occupent une place importante dans les négociations/transactions qui se déploient au cours de la consultation. À côté des paroles et des gestes échangés, on accordera ainsi une importance particulière à l’environnement matériel et sensoriel des consultations, lequel peut être bouleversé par l’appropriation de nouvelles technologies – cas de consultations en ligne, à distance, etc. – qui redéfinissent le cadre même de la consultation.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Sciences des religions et société-Sciences sociales des religions – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Paul Sorrentino [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre Asie du Sud-Est (CASE)
  • Caterina Guenzi   maîtresse de conférences, EHESS / Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS)
  • Cécile Guillaume-Pey   chargée de recherche, CNRS / Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

ouvert à tou.tes.

Aucun planning disponible.


Intervenant·e·s


  • Paul Sorrentino [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre Asie du Sud-Est (CASE)
  • Caterina Guenzi   maîtresse de conférences, EHESS / Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS)
  • Cécile Guillaume-Pey   chargée de recherche, CNRS / Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS)

Planning


Aucun planning disponible.


Description


Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Action Affects Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie sociale Apprentissage Comparatisme Corps Cosmologie Culture matérielle Écriture Émotions Enquêtes Ethnographie Ethnologie Fait religieux Image Institutions Intellectuels Interactions Médecine Nationalisme Objets Oralité Patrimoine Pragmatique Pratiques Professions Religieux (sciences sociales du) Rituel Santé Savoir-faire Savoirs Sciences Techniques Textes Travail
Aires culturelles
Asie Asie méridionale Asie orientale Asie sud-orientale Insulindien (monde)

Ce séminaire s’intéressera à la consultation en tant que mode d’action qui réunit les deux termes d’une relation : d’un côté, la personne qui détient des compétences spécialisées, reconnues comme légitimes et utiles, et qui dispense des services, le plus souvent rémunérés, au nom de ces compétences ; de l’autre, la personne qui bénéficie d’une prestation dans le cadre d’une interaction, plus ou moins, directe avec le spécialiste. Cette relation dyadique n’exclut nullement l’intervention d’autres acteurs qui peuvent à leur tour être consultés afin de contribuer au processus décisionnel. Il s’agira donc d’examiner l’ensemble des relations engagées en amont, pendant, et en aval de la consultation.

À partir de nos terrains en Inde et au Vietnam, nous privilégierons l’étude des spécialistes qui opèrent dans les domaines religieux, divinatoire et thérapeutique en Asie, tout en ouvrant éventuellement la comparaison à d’autres domaines (juridique, artistique, commercial, etc.) ou contextes régionaux afin de mettre en perspective nos questionnements. Dépassant l’opposition trop souvent établie entre des « occupations traditionnelles » (officiants rituels, médiums, devins, exorcistes, etc.) et des « professions libérales » (médecins, psychologues, etc.), l’ethnographie des séances de consultation nous permettra de mettre à jour les agencements multiples et la diversité des configurations relationnelles propres à chaque contexte. Quels sont les termes vernaculaires utilisés pour désigner un spécialiste et s’adresser à lui ? Comment la figure du « consultant » , entendu ici au sens littéral, est-elle caractérisée (client, patient, dévot, enquêteur, etc.) ?

En dehors des questions de définition, nous verrons que les pratiques de consultation ne sauraient être réduites à un face-à-face entre un consultant et un consulté. En effet, la figure du « spécialiste » , de même que celle de son « client » , est souvent éclatée et multiple : lorsqu’une famille consulte un devin pour un malade absent ou un médecin légiste pour un défunt (à la demande des instances judiciaires), ou lorsqu’un guérisseur énergétique voit son action encadrée par un scientifique par exemple. Le travail opéré lors d’une consultation peut ainsi donner lieu à des collaborations et médiations entre plusieurs types de spécialistes et nécessite souvent la présence d’« auxiliaires » (disciples, époux/ses de spécialistes, enfants, voisins, etc.) dont le rôle peut être plus ou moins formalisé. On se demandera ainsi comment sont tracées les frontières de l’expertise et quelles sont les particularités attribuées à ceux que l’on consulte. Des acteurs non-humains – défunts, divinités, planètes, etc. – et divers supports matériels – objets, images, documents écrits – occupent une place importante dans les négociations/transactions qui se déploient au cours de la consultation. À côté des paroles et des gestes échangés, on accordera ainsi une importance particulière à l’environnement matériel et sensoriel des consultations, lequel peut être bouleversé par l’appropriation de nouvelles technologies – cas de consultations en ligne, à distance, etc. – qui redéfinissent le cadre même de la consultation.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Sciences des religions et société-Sciences sociales des religions – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

ouvert à tou.tes.