UE59 - De l’incertitude à l’extinction : modalités de l’émergence et de la transformation des appartenances sociales

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
https://www.pacific-credo.fr/index.php/fr/23-categorie-fr-fr/membres/laurent-dousset/215-laurent-dousset-seminaire-cours 
Langues
français
Mots-clés
Dynamiques sociales Ethnographie Valeur
Aires culturelles
Europe Océanie

Les années précédentes, nous avons progressivement construit la problématique et la méthode d’une anthropologie de l’incertitude. Nous y avions dégagé un certain nombre d’axiomes et de principes heuristiques qui permettent de distinguer deux types ou situations d’incertitudes (systémique et existentielle). La première renvoie à la reproduction des représentations et des modalités de la pratique sociale. La seconde, au contraire, illustre les modalités du changement social. Dans les deux cas, la notion et la situation d’incertitude ont été déployées comme un outil heuristique  permettant d’analyser les modes d’élicitation et la hiérarchisation des valeurs sociales dans des contextes spécifiques.

Lors du séminaire 2019-2020, nous avons commencé à poser les bases d’une analyse qui va plus loin et avons ainsi ouvert un nouveau chantier. L’incertitude la plus extrême et la plus fondamentale – et donc aussi la plus explicite sur les valeurs sociales et de leur hiérarchisation – est le danger de la disparition et de l’extinction (de la société, du monde, de la « nature », etc.). Cette incertitude s’avère fondamentale car elle porte en elle le danger de faire disparaître toute modalité et possibilité d’appartenance sociale.

L’ère contemporaine, en particulier « occidentale », est fortement teintée par divers scénarios et anticipations de catastrophes et d’extinctions, de disparitions et de changements irréversibles : les espèces naturelles, le climat, l’énergie, la « civilisation » toute entière seraient, pour nombreux d’entre nous, sur la voie d’être perdus de manière irrécupérable ou irréversible. Avec l’arrivée de ce que certains appellent « le grand effondrement », disparaîtraient également la société tout entière et les modes de socialité.

Après avoir posé les premières hypothèses d’une étude comparative des représentations relatives à « la fin du monde », il s’agira cette année de progresser vers une analyse plus systématique et comparative de ces phénomènes. En particulier, et après avoir rappelé les principes fondamentaux de l’analyse par l’incertitude, il s’agira de s’intéresser à ce type de processus et de représentations pour d’autres formes sociétales, dont les sociétés du Pacifique et de l’Australie, avec une interrogation centrale : l’existence et les modes d’anticipation de la fin du monde sont-elles les témoins d’ontologies culturelles particulières ?

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie [Marseille] – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral
  • Laurent Dousset [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie (CREDO)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

après les séminaires ou sur rendez-vous.

Réception des candidats

après les séminaires ou sur rendez-vous.

Pré-requis

aucun prérequis nécessaire. 

  • Vieille-Charité
    Centre de la Vieille-Charité, salle A, 2 rue de la Charité 13002 Marseille

    mardi 13 et 20 octobre 2020, 09:00-12:00
    mardi 3, 10 et 17 novembre 2020, 09:00-12:00
    mardi 8 et 15 décembre 2020, 09:00-12:00
    mardi 12 janvier 2021, 09:00-12:00


Intervenant·e·s


  • Laurent Dousset [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie (CREDO)

Planning


  • Vieille-Charité
    Centre de la Vieille-Charité, salle A, 2 rue de la Charité 13002 Marseille

    mardi 13 et 20 octobre 2020, 09:00-12:00
    mardi 3, 10 et 17 novembre 2020, 09:00-12:00
    mardi 8 et 15 décembre 2020, 09:00-12:00
    mardi 12 janvier 2021, 09:00-12:00


Description


Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
https://www.pacific-credo.fr/index.php/fr/23-categorie-fr-fr/membres/laurent-dousset/215-laurent-dousset-seminaire-cours 
Langues
français
Mots-clés
Dynamiques sociales Ethnographie Valeur
Aires culturelles
Europe Océanie

Les années précédentes, nous avons progressivement construit la problématique et la méthode d’une anthropologie de l’incertitude. Nous y avions dégagé un certain nombre d’axiomes et de principes heuristiques qui permettent de distinguer deux types ou situations d’incertitudes (systémique et existentielle). La première renvoie à la reproduction des représentations et des modalités de la pratique sociale. La seconde, au contraire, illustre les modalités du changement social. Dans les deux cas, la notion et la situation d’incertitude ont été déployées comme un outil heuristique  permettant d’analyser les modes d’élicitation et la hiérarchisation des valeurs sociales dans des contextes spécifiques.

Lors du séminaire 2019-2020, nous avons commencé à poser les bases d’une analyse qui va plus loin et avons ainsi ouvert un nouveau chantier. L’incertitude la plus extrême et la plus fondamentale – et donc aussi la plus explicite sur les valeurs sociales et de leur hiérarchisation – est le danger de la disparition et de l’extinction (de la société, du monde, de la « nature », etc.). Cette incertitude s’avère fondamentale car elle porte en elle le danger de faire disparaître toute modalité et possibilité d’appartenance sociale.

L’ère contemporaine, en particulier « occidentale », est fortement teintée par divers scénarios et anticipations de catastrophes et d’extinctions, de disparitions et de changements irréversibles : les espèces naturelles, le climat, l’énergie, la « civilisation » toute entière seraient, pour nombreux d’entre nous, sur la voie d’être perdus de manière irrécupérable ou irréversible. Avec l’arrivée de ce que certains appellent « le grand effondrement », disparaîtraient également la société tout entière et les modes de socialité.

Après avoir posé les premières hypothèses d’une étude comparative des représentations relatives à « la fin du monde », il s’agira cette année de progresser vers une analyse plus systématique et comparative de ces phénomènes. En particulier, et après avoir rappelé les principes fondamentaux de l’analyse par l’incertitude, il s’agira de s’intéresser à ce type de processus et de représentations pour d’autres formes sociétales, dont les sociétés du Pacifique et de l’Australie, avec une interrogation centrale : l’existence et les modes d’anticipation de la fin du monde sont-elles les témoins d’ontologies culturelles particulières ?

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Recherches comparatives en anthropologie, histoire et sociologie [Marseille] – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

après les séminaires ou sur rendez-vous.

Réception des candidats

après les séminaires ou sur rendez-vous.

Pré-requis

aucun prérequis nécessaire.