UE550 - Le paysage, aujourd'hui. Théorie de la nature contemporaine

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire, Philosophie et épistémologie, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Environnement Esthétique
Aires culturelles
Amérique du Nord Amérique du Sud Europe

Écologie, théorie de l'art.

À travers l'analyse croisée des projets des plus grand.es paysagestes contemporaines (Roberto Burle Marx, Gilles Clément, Bas Smets et beaucoup d'autres) et des théories écologistes et écoféministes plus récentes (de Lynn Margulis à Donna Haraway) on voudrait esquisser une théorie du paysage qui puisse accorder à tous les êtres une capacité de façonnner le monde.

L'hypothèse c'est qu'au cœur de la nature – réalité constamment exposée à l’artifice de toutes les espèces –, la succession de formes dans les corps des êtres naturels ainsi que dans les paysages terrestres suit la logique de ce qui est qualifié de « mode » dans la culture humaine. L'histoire naturelle est donc une étude des modes de la nature, de ses saisons qui se calculent sur une temporalité plus longue que la nôtre. Le paysage, tout paysage n’est rien d’autre qu’une sorte de musée de la nature contemporaine.

Au cours des cinquante dernières années, l’essence du musée a profondément changé. D’une institution consacrée à la conservation et à l’entretien du patrimoine artistique, architectural et artisanal d’un contexte politique ou géographique donné – qui avait pour mission commune de conserver, préserver, protéger, mais aussi de montrer et rendre visible ce qui est produit par les êtres humains au sein d’une nation –, nous sommes passés à un nouveau type de musée dont la mission n’est plus la préservation du passé, mais la production active et consciente de l’avenir. Ces types de musées et de fondations – du MoMA au Centre Georges-Pompidou, de la Hamburger Bahnhof au Walker Art Center, de la Fondation Cartier à la Biennale de Venise – ont pour mission de deviner l’avenir et, grâce à ce travail de divination, de créer le temps. Leurs expositions, pour lesquelles des œuvres sont souvent commandées à de très jeunes artistes, ne nous rappellent pas l’histoire, mais nous aident à nous orienter dans la culture contemporaine.

Nous devrions envisager quelque chose de similaire pour les paysages naturels. La nature aussi est, par définition, capable de contemporanéité : elle possède une temporalité historique qui relève de l’arbitraire et du hasard, exactement comme l’art. Chaque paysage est déjà une peinture, il est déjà une installation éphémère, artificielle, provisoirement construite par l’ensemencement de ses habitants non humains. Tout écosystème est aussi et surtout une sorte de biennale de la nature contemporaine.

  • Arts, littératures et langages-Images, cultures visuelles, histoire de l'art – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (Production d'un book (15/20 pages) qui inclut texte et images. Le soin de la mise en page et le choix des images seront déterminants pour la détermination de la note finale. )
  • Savoirs en sociétés-Études environnementales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (Production d'un book (15/20 pages) qui inclut texte et images. Le soin de la mise en page et le choix des images seront déterminants pour la détermination de la note finale.)
  • Emanuele Coccia [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'histoire et de théorie des arts (CRAL-CEHTA)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel.

Direction de travaux des étudiants

par courriel.

Réception des candidats

par courriel.

Pré-requis

aucun.

  • INHA
    2 rue Vivienne 75002 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, mercredi 11:00-13:00
    du 4 novembre 2020 au 10 février 2021


Intervenant·e·s


  • Emanuele Coccia [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'histoire et de théorie des arts (CRAL-CEHTA)

Planning


  • INHA
    2 rue Vivienne 75002 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, mercredi 11:00-13:00
    du 4 novembre 2020 au 10 février 2021


Description


Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire, Philosophie et épistémologie, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Environnement Esthétique
Aires culturelles
Amérique du Nord Amérique du Sud Europe

Écologie, théorie de l'art.

À travers l'analyse croisée des projets des plus grand.es paysagestes contemporaines (Roberto Burle Marx, Gilles Clément, Bas Smets et beaucoup d'autres) et des théories écologistes et écoféministes plus récentes (de Lynn Margulis à Donna Haraway) on voudrait esquisser une théorie du paysage qui puisse accorder à tous les êtres une capacité de façonnner le monde.

L'hypothèse c'est qu'au cœur de la nature – réalité constamment exposée à l’artifice de toutes les espèces –, la succession de formes dans les corps des êtres naturels ainsi que dans les paysages terrestres suit la logique de ce qui est qualifié de « mode » dans la culture humaine. L'histoire naturelle est donc une étude des modes de la nature, de ses saisons qui se calculent sur une temporalité plus longue que la nôtre. Le paysage, tout paysage n’est rien d’autre qu’une sorte de musée de la nature contemporaine.

Au cours des cinquante dernières années, l’essence du musée a profondément changé. D’une institution consacrée à la conservation et à l’entretien du patrimoine artistique, architectural et artisanal d’un contexte politique ou géographique donné – qui avait pour mission commune de conserver, préserver, protéger, mais aussi de montrer et rendre visible ce qui est produit par les êtres humains au sein d’une nation –, nous sommes passés à un nouveau type de musée dont la mission n’est plus la préservation du passé, mais la production active et consciente de l’avenir. Ces types de musées et de fondations – du MoMA au Centre Georges-Pompidou, de la Hamburger Bahnhof au Walker Art Center, de la Fondation Cartier à la Biennale de Venise – ont pour mission de deviner l’avenir et, grâce à ce travail de divination, de créer le temps. Leurs expositions, pour lesquelles des œuvres sont souvent commandées à de très jeunes artistes, ne nous rappellent pas l’histoire, mais nous aident à nous orienter dans la culture contemporaine.

Nous devrions envisager quelque chose de similaire pour les paysages naturels. La nature aussi est, par définition, capable de contemporanéité : elle possède une temporalité historique qui relève de l’arbitraire et du hasard, exactement comme l’art. Chaque paysage est déjà une peinture, il est déjà une installation éphémère, artificielle, provisoirement construite par l’ensemencement de ses habitants non humains. Tout écosystème est aussi et surtout une sorte de biennale de la nature contemporaine.


Master


  • Arts, littératures et langages-Images, cultures visuelles, histoire de l'art – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (Production d'un book (15/20 pages) qui inclut texte et images. Le soin de la mise en page et le choix des images seront déterminants pour la détermination de la note finale. )
  • Savoirs en sociétés-Études environnementales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (Production d'un book (15/20 pages) qui inclut texte et images. Le soin de la mise en page et le choix des images seront déterminants pour la détermination de la note finale.)

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel.

Direction de travaux des étudiants

par courriel.

Réception des candidats

par courriel.

Pré-requis

aucun.