UE537 - Anthropologie de la mafia : pour une anthropologie politique du silence. Les repentis

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Droit, normes et société Écriture Enquêtes État et politiques publiques Ethnographie Fait religieux
Aires culturelles
-

Ce séminaire – qui a dû s'interrompre prématurement en mars 2020 suite à l'épidémie COVID 19 – interrogera le silence comme régime de langage et d'action. Il s’intéressera au passage du silence à la parole des « repentis » de la mafia sicilienne. À quel moment historique et à quelles conditions certains « hommes d’honneur » décidèrent de collaborer avec la justice italienne et de stipuler un pacte de parole avec l’État se substituant au pacte de silence précédemment scellé avec Cosa Nostra ? Quelles modifications de l’ontologie du sujet mafieux furent engendrées par ce changement de régime de langage ? Quelles mutations dans la perception de la faute de ces criminels mafieux furent produites par la prise de conscience suivant la prise de parole mafieuse ? Le « repentir » mafieux trouva-t-il un support dans la religion catholique ? Quelles furent les articulations entre droit et religion, et quelles effets produirent-elles dans les économies de la responsabilité ? Nous tâcherons de répondre à ces questions en utilisant des enquêtes de première main réalisées avec des « collaborateurs de justice » dans le service chargé de leur protection, ayant soin d’analyser les implications méthodologiques, ainsi que les dangers inhérents à une ethnographie effectuée dans un service en partie placé sous le secret d’État. Par le biais de ces questionnements, nous espérons qu'une anthropologie de la mafia fondée sur une démarche ethnographique consciente des enjeux politiques de l’usage de la parole comme moyen d’interaction avec des êtres silencieux protégés par l'État puisse contribuer à enrichir une anthropologie politique du silence.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre (oral + travail écrit 5 pages)
  • Deborah Puccio-Den [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (IIAC-LAIOS)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Aucun planning disponible.


Intervenant·e·s


  • Deborah Puccio-Den [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (IIAC-LAIOS)

Planning


Aucun planning disponible.


Description


Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Droit, normes et société Écriture Enquêtes État et politiques publiques Ethnographie Fait religieux
Aires culturelles
-

Ce séminaire – qui a dû s'interrompre prématurement en mars 2020 suite à l'épidémie COVID 19 – interrogera le silence comme régime de langage et d'action. Il s’intéressera au passage du silence à la parole des « repentis » de la mafia sicilienne. À quel moment historique et à quelles conditions certains « hommes d’honneur » décidèrent de collaborer avec la justice italienne et de stipuler un pacte de parole avec l’État se substituant au pacte de silence précédemment scellé avec Cosa Nostra ? Quelles modifications de l’ontologie du sujet mafieux furent engendrées par ce changement de régime de langage ? Quelles mutations dans la perception de la faute de ces criminels mafieux furent produites par la prise de conscience suivant la prise de parole mafieuse ? Le « repentir » mafieux trouva-t-il un support dans la religion catholique ? Quelles furent les articulations entre droit et religion, et quelles effets produirent-elles dans les économies de la responsabilité ? Nous tâcherons de répondre à ces questions en utilisant des enquêtes de première main réalisées avec des « collaborateurs de justice » dans le service chargé de leur protection, ayant soin d’analyser les implications méthodologiques, ainsi que les dangers inhérents à une ethnographie effectuée dans un service en partie placé sous le secret d’État. Par le biais de ces questionnements, nous espérons qu'une anthropologie de la mafia fondée sur une démarche ethnographique consciente des enjeux politiques de l’usage de la parole comme moyen d’interaction avec des êtres silencieux protégés par l'État puisse contribuer à enrichir une anthropologie politique du silence.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre (oral + travail écrit 5 pages)

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
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Direction de travaux des étudiants
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Réception des candidats
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Pré-requis
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