UE487 - Les collections au prisme des sciences humaines et sociales : les collections vivantes

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Animalité Anthropologie Archives Biologie et société Biopolitique Culture matérielle Environnement Épistémologie Éthique Histoire des sciences et des techniques Musées Patrimoine Vivant
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Transnational/transfrontières

Ce séminaire porte sur les « collections vivantes » comprises généralement comme des ensembles inventoriés de spécimens en vie, conservés au sein de musées, de muséums ou d’instituts scientifiques, incluant les collections botaniques, zoologiques, ou microbiologiques. Cependant, certains objets que nous considérons inertes sont « animés » dans différents contextes culturels et invitent à revisiter la notion de vivant qui peut être défini par sa capacité au mouvement, sa dimension relationnelle, sa faculté de reproduction, ou sa prédisposition à la mort ou à la transcender.

La collection répond à un principe d’accumulation selon des critères de sélection, de classement et de valorisation. Au-delà du plaisir, elle vise parfois la production de connaissances et la conservation d’un patrimoine – et leur diffusion. Les « collections vivantes » semblent ainsi, de prime abord, traversées de tensions : leur visée patrimoniale prétend arrêter le temps quand la vie implique la cyclicité ; leur caractère scientifique – et les modèles abstraits inhérents – se heurtent à l’incertitude et à la singularité du vivant ; leur gestion implique de manipuler comme des objets matériels des formes de vie, et parfois des êtres sensibles.

À travers une approche anthropologique, sociologique, historique ou philosophique, le séminaire poursuivra son exploration des questions soulevées lors de la première année : comment ont été et sont constituées et définies les collections vivantes ? Par qui et pour qui ? Comment s’articulent-elles à des paradigmes scientifiques ? Quelles valeurs les sous-tendent ? Nous proposons de continuer nos travaux en s’ouvrant d’une part à la pluralité des conceptions du vivant, en particulier en dehors du paradigme naturaliste, d’autre part à la problématique des collections humaines. Nous nous attèlerons à de nouvelles interrogations transversales. Quels sont les problèmes éthiques posés par la mise en collection du vivant dans toutes ses formes, et comment sont-ils abordés par les professionnels des collections ? Quels sont les rapports interspécifiques qui s’y développent et quelles émotions ou attachements particuliers suscitent-ils du fait qu’il s’agit d’« être sensibles » ou « d’objets animés » ? Comment s’opèrent les circulations d’une collection à l’autre, du vivant à l’inerte (naturalisations, collections ostéologiques…) mais aussi de l’inerte au vivant, lorsque les matières organiques ne cessent de se métamorphoser et ouvrent des pistes de recherche sur le vivant voire sur sa réactivation (des biobanques aux frozen zoos), ou que la diversité des ontologies éclairent d’un jour nouveau des « choses » conservées au musée et « réaniment » ainsi des ancêtres ou des esprits ?

Séances: 14 octobre, 4 et 25 novembre, 16 décembre 2020, 6 et 27 janvier, 10 février 2021.

  • Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre (Synthèse thématique)
  • Serge Reubi [référent·e]   maître de conférences, Muséum national d'histoire naturelle / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)
  • Mathilde Gallay Keller   doctorante, EHESS / Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS)
  • Mélanie Roustan   maîtresse de conférences, Muséum national d'histoire naturelle /
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Personne de contact : Serge Reubi

Direction de travaux des étudiants

Sur rendez-vous

Réception des candidats

Sur rendez-vous

Pré-requis

Aucun

  • Autre lieu Paris
    Cf. Détail des séances dans le descriptif
    Muséum national d'histoire naturelle, Salle d’entomologie, Bâtiment d’entomologie, 43 rue Buffon 75005 Paris (métro Gare d’Austerlitz)
    1er semestre / bimensuel (indifférent), mercredi 14:00-17:00
    du 14 octobre 2020 au 10 février 2021


Intervenant·e·s


  • Serge Reubi [référent·e]   maître de conférences, Muséum national d'histoire naturelle / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)
  • Mathilde Gallay Keller   doctorante, EHESS / Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS)
  • Mélanie Roustan   maîtresse de conférences, Muséum national d'histoire naturelle /

Planning


  • Autre lieu Paris
    Cf. Détail des séances dans le descriptif
    Muséum national d'histoire naturelle, Salle d’entomologie, Bâtiment d’entomologie, 43 rue Buffon 75005 Paris (métro Gare d’Austerlitz)
    1er semestre / bimensuel (indifférent), mercredi 14:00-17:00
    du 14 octobre 2020 au 10 février 2021


Description


Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Animalité Anthropologie Archives Biologie et société Biopolitique Culture matérielle Environnement Épistémologie Éthique Histoire des sciences et des techniques Musées Patrimoine Vivant
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Transnational/transfrontières

Ce séminaire porte sur les « collections vivantes » comprises généralement comme des ensembles inventoriés de spécimens en vie, conservés au sein de musées, de muséums ou d’instituts scientifiques, incluant les collections botaniques, zoologiques, ou microbiologiques. Cependant, certains objets que nous considérons inertes sont « animés » dans différents contextes culturels et invitent à revisiter la notion de vivant qui peut être défini par sa capacité au mouvement, sa dimension relationnelle, sa faculté de reproduction, ou sa prédisposition à la mort ou à la transcender.

La collection répond à un principe d’accumulation selon des critères de sélection, de classement et de valorisation. Au-delà du plaisir, elle vise parfois la production de connaissances et la conservation d’un patrimoine – et leur diffusion. Les « collections vivantes » semblent ainsi, de prime abord, traversées de tensions : leur visée patrimoniale prétend arrêter le temps quand la vie implique la cyclicité ; leur caractère scientifique – et les modèles abstraits inhérents – se heurtent à l’incertitude et à la singularité du vivant ; leur gestion implique de manipuler comme des objets matériels des formes de vie, et parfois des êtres sensibles.

À travers une approche anthropologique, sociologique, historique ou philosophique, le séminaire poursuivra son exploration des questions soulevées lors de la première année : comment ont été et sont constituées et définies les collections vivantes ? Par qui et pour qui ? Comment s’articulent-elles à des paradigmes scientifiques ? Quelles valeurs les sous-tendent ? Nous proposons de continuer nos travaux en s’ouvrant d’une part à la pluralité des conceptions du vivant, en particulier en dehors du paradigme naturaliste, d’autre part à la problématique des collections humaines. Nous nous attèlerons à de nouvelles interrogations transversales. Quels sont les problèmes éthiques posés par la mise en collection du vivant dans toutes ses formes, et comment sont-ils abordés par les professionnels des collections ? Quels sont les rapports interspécifiques qui s’y développent et quelles émotions ou attachements particuliers suscitent-ils du fait qu’il s’agit d’« être sensibles » ou « d’objets animés » ? Comment s’opèrent les circulations d’une collection à l’autre, du vivant à l’inerte (naturalisations, collections ostéologiques…) mais aussi de l’inerte au vivant, lorsque les matières organiques ne cessent de se métamorphoser et ouvrent des pistes de recherche sur le vivant voire sur sa réactivation (des biobanques aux frozen zoos), ou que la diversité des ontologies éclairent d’un jour nouveau des « choses » conservées au musée et « réaniment » ainsi des ancêtres ou des esprits ?

Séances: 14 octobre, 4 et 25 novembre, 16 décembre 2020, 6 et 27 janvier, 10 février 2021.


Master


  • Savoirs en sociétés-Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre (Synthèse thématique)

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Personne de contact : Serge Reubi

Direction de travaux des étudiants

Sur rendez-vous

Réception des candidats

Sur rendez-vous

Pré-requis

Aucun