UE475 - « Off-site » : penser des pratiques ethnographiques sans présence sur le terrain

Type d'UE
Méthodologie
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Sociologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Ethnographie Méthodes et techniques des sciences sociales Numérique Violence
Aires culturelles
-

Le choix de nos projets de recherche doit-il dépendre des possibilités d’accès aux terrains, de la disponibilité des données, des angles morts qui demeurent dans le champ de la connaissance, ou encore, de l’ensemble des connections et des affects qui construisent la relation d’un·e chercheu·e à son sujet ? Peut-on produire une connaissance empirique quand l’accès au terrain est impossible ? Et comment ?

L’enquête de terrain et l’observation participante s’imposent comme une ligne de partage entre ce qui est de l’ethnographie et ce qui n’en est pas, et sont devenues par ailleurs une pratique clé de la recherche qualitative dans toutes les disciplines des sciences sociales. Dans les zones de conflit et de post-conflit, les chercheur·e·s peuvent négocier l'accès au terrain par l'intermédiaire d'une communauté internationale d'expert·e·s et de praticien·ne·s. Mais l'investigation empirique s'avère plus difficile dans les régimes répressifs fermés ou restreints, et qui exercent une surveillance sur les universitaires et la société civile. Les dispositifs de pouvoir et de connaissance s’articulent ensemble pour tracer les frontières de ce qui peut relever ou non du domaine de la recherche : nous devons nous y frayer un chemin, afin de négocier ou conserver un accès au terrain. Mais que se passe-t-il quand nous décidons de les franchir, en situant d’emblée notre problématique au-delà des « lignes rouges » établies ? Cette interrogation, qui relevait jusque-là d’une certaine forme d’engagement en science sociale, a trouvé un nouvel écho dans le contexte de confinement global imposé au printemps 2020.

En partant du cas de l’Iran (à partir du projet ERC « off-site ») et à travers une approche comparative avec d’autres terrains, ce séminaire questionne les façons concrètes d’adapter nos méthodes et notre épistémè à la circulation mondiale des normes, des données et des personnes. À travers notamment l'ethnographie des archives et l'utilisation des nouvelles technologies, il explore les méthodes transdisciplinaires d'études empiriques « à distance ».

Le séminaire se déclinera en 4 journées d'études, pour lesquelles la maîtrise de l'anglais est nécessaire. 

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Ethnologie et anthropologie sociale – M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel annuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
  • Chowra Makaremi [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
  • Yasmin Nadir   contrat postdoctoral, CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

4 journées d'études 

Mode de validation au choix de l'étudiant : une fiche de lecture écrite (2 500 mots) sur un livre choisi en accord avec les enseignantes, Ou un exposé oral sur un thème validé avec les enseignantes. 

Direction de travaux des étudiants

accueil sur rendez-vous : contacter Chowra Makaremi par courriel.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

ce séminaire s'adresse aux doctorants et masterants engagés dans un projet de recherche. 

Aucun planning disponible.


Intervenant·e·s


  • Chowra Makaremi [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
  • Yasmin Nadir   contrat postdoctoral, CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)

Planning


Aucun planning disponible.


Description


Type d'UE
Méthodologie
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Sociologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Ethnographie Méthodes et techniques des sciences sociales Numérique Violence
Aires culturelles
-

Le choix de nos projets de recherche doit-il dépendre des possibilités d’accès aux terrains, de la disponibilité des données, des angles morts qui demeurent dans le champ de la connaissance, ou encore, de l’ensemble des connections et des affects qui construisent la relation d’un·e chercheu·e à son sujet ? Peut-on produire une connaissance empirique quand l’accès au terrain est impossible ? Et comment ?

L’enquête de terrain et l’observation participante s’imposent comme une ligne de partage entre ce qui est de l’ethnographie et ce qui n’en est pas, et sont devenues par ailleurs une pratique clé de la recherche qualitative dans toutes les disciplines des sciences sociales. Dans les zones de conflit et de post-conflit, les chercheur·e·s peuvent négocier l'accès au terrain par l'intermédiaire d'une communauté internationale d'expert·e·s et de praticien·ne·s. Mais l'investigation empirique s'avère plus difficile dans les régimes répressifs fermés ou restreints, et qui exercent une surveillance sur les universitaires et la société civile. Les dispositifs de pouvoir et de connaissance s’articulent ensemble pour tracer les frontières de ce qui peut relever ou non du domaine de la recherche : nous devons nous y frayer un chemin, afin de négocier ou conserver un accès au terrain. Mais que se passe-t-il quand nous décidons de les franchir, en situant d’emblée notre problématique au-delà des « lignes rouges » établies ? Cette interrogation, qui relevait jusque-là d’une certaine forme d’engagement en science sociale, a trouvé un nouvel écho dans le contexte de confinement global imposé au printemps 2020.

En partant du cas de l’Iran (à partir du projet ERC « off-site ») et à travers une approche comparative avec d’autres terrains, ce séminaire questionne les façons concrètes d’adapter nos méthodes et notre épistémè à la circulation mondiale des normes, des données et des personnes. À travers notamment l'ethnographie des archives et l'utilisation des nouvelles technologies, il explore les méthodes transdisciplinaires d'études empiriques « à distance ».

Le séminaire se déclinera en 4 journées d'études, pour lesquelles la maîtrise de l'anglais est nécessaire. 

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Ethnologie et anthropologie sociale – M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel annuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

4 journées d'études 

Mode de validation au choix de l'étudiant : une fiche de lecture écrite (2 500 mots) sur un livre choisi en accord avec les enseignantes, Ou un exposé oral sur un thème validé avec les enseignantes. 

Direction de travaux des étudiants

accueil sur rendez-vous : contacter Chowra Makaremi par courriel.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

ce séminaire s'adresse aux doctorants et masterants engagés dans un projet de recherche.