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UE45 - Économie et histoire. Questions en partage


Lieu et planning


  • AMSE
    AMU, 5-9 bd Maurice-Bourdet 13001 Marseille
    annuel / mensuel (indifférent), mercredi 14:00-16:00
    du 30 septembre 2020 au 30 juin 2021


Description


Dernière modification : 18 mai 2020 08:05

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Aix-Marseille Sciences économiques (AMSE)
Disciplines
Économie, Histoire
Page web
-
Langues
anglais
Mots-clés
-
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Cecilia García-Peñalosa [référent·e]   directrice d'études, EHESS - directrice de recherche, CNRS / Aix-Marseille Sciences économiques (AMSE)
  • Jean Boutier   directeur d'études, EHESS / Centre Norbert-Elias (CNE)
  • Alain Trannoy   directeur d'études, EHESS / Aix-Marseille Sciences économiques (AMSE)

L’histoire et économie s’intéresse actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Compte rendu


L’histoire et économie s’intéresse actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques.
Le résultat de notre séminaire qui a débuté en 2017, cette rencontre inédite entre historiens et économistes sur «problèmes en partage et méthodologies divergentes» a permis de mettre côte à côte des approches différentes de nos deux disciplines non seulement sur un plan théorique, mais aussi à travers des objets d’études précis. Le séminaire a donné l’occasion à 18 universitaires, historiens et économistes et un philosophe en surplomb, de discuter de questions méthodologiques et de questions de recherche d’intérêt mutuel pendent trois jours.  Le séminaire était structuré en six ateliers, les trois ateliers du matin se consacrant à des questions méthodologiques autour des données et des sources, de la notion de causalité, et de l’usage du récit et du modèle, les trois ateliers de l’après-midi servant davantage de champ d’application en abordant des domaines de recherche actifs où les controverses peuvent être vives.
Il est apparu que les oppositions étaient moins nettes dans l’utilisation des données que l’on n’aurait pu le penser, et si clairement les historiens en moyenne passent plus de temps à les collectionner que les économistes, l’économie expérimentale et les essais cliniques aléatoirement contrôlés constituent des exemples où les économistes construisent et les contrôlent (Agnès Gramain, Nancy). En même temps, les bases de données ont envahi l’atelier de l’historien au point de devenir un passage quasiment obligé des travaux de thèse (Jean-Yves Beaurepaire, Nice). Les points communs ont été mis en évidence par l’atelier consacré au travail féminin dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXIe siècle (Victor Gay, Toulouse ; Manuela Martini, Lyon ; Arundhati Virmani, EHESS).
Si le récit constitue la forme dominante en histoire et ne l’a jamais cessé d’être à dire vrai (Jacques Revel, EHESS), il n’en reste pas moins que ses pièges constituent autant de défis pour l’historien. L’appel au modèle est moins dominant en économie que dans le passé. Les sciences sociales narratives cherchent à rendre les processus sociaux intelligibles en termes d’actions et de difficultés des êtres humains confrontés à des défis universels (Paul Seabright, Toulouse). À cet égard, la modélisation formelle en économie, n’est pas nécessairement anti-narrative puisque de nombreux modèles utilisent des «agents représentatifs» dont le comportement se reflète dans le comportement global de groupes et de sociétés entières, donnant ainsi lieu à un récit.  
En revanche, la notion de causalité reste abordée avec une certaine prudence en histoire, l’historien ayant peur de se faire taxer de positiviste naïf, (Jean Boutier, EHESS), alors qu’elle domine les questions empiriques en économie (Alain Trannoy, EHESS). Est-ce que c’est parce que l’histoire n’a pas la répétition de son côté, cas de figure qui autorise des mises à l’épreuve statistiques de relations de causalité ? Ou est-ce que parce que l’économie accepte de réduire le problème aux relations entre quelques variables ? (Pierre Livet, Aix-Marseille, Denis Cogneau, EHESS).
Les divergences ne sont pas que méthodologiques. La focale peut être aussi différente dans les deux disciplines, comme l’a illustré l’atelier sur les savoirs. Alors que les historiens sont passés à une histoire globale des savoirs (Stéphane Van Damme, ENS), les économistes s’interrogent sur la place qu’a jouée la révolution scientifique dans la révolution industrielle dont l’Europe a été le théâtre (David de la Croix, Louvain-la-Neuve).

Publications

Acune

Dernière modification : 18 mai 2020 08:05

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Aix-Marseille Sciences économiques (AMSE)
Disciplines
Économie, Histoire
Page web
-
Langues
anglais
Mots-clés
-
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Cecilia García-Peñalosa [référent·e]   directrice d'études, EHESS - directrice de recherche, CNRS / Aix-Marseille Sciences économiques (AMSE)
  • Jean Boutier   directeur d'études, EHESS / Centre Norbert-Elias (CNE)
  • Alain Trannoy   directeur d'études, EHESS / Aix-Marseille Sciences économiques (AMSE)

L’histoire et économie s’intéresse actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques. Ces dossiers comptent se focaliser, entre autres, sur la mobilité sociale et intergénérationnelle, le rôle du mariage, et l’impact de l’urbanisation sur des différents phénomènes sociaux.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • AMSE
    AMU, 5-9 bd Maurice-Bourdet 13001 Marseille
    annuel / mensuel (indifférent), mercredi 14:00-16:00
    du 30 septembre 2020 au 30 juin 2021

L’histoire et économie s’intéresse actuellement à l’ensemble des phénomènes sociaux. Leurs approches mobilisent à la fois des questionnements et des méthodes différentes. Le but de ce séminaire sera d’enrichir l’étude de ces objets partagés en confrontant approches et méthodes à partir de quelques dossiers thématiques.
Le résultat de notre séminaire qui a débuté en 2017, cette rencontre inédite entre historiens et économistes sur «problèmes en partage et méthodologies divergentes» a permis de mettre côte à côte des approches différentes de nos deux disciplines non seulement sur un plan théorique, mais aussi à travers des objets d’études précis. Le séminaire a donné l’occasion à 18 universitaires, historiens et économistes et un philosophe en surplomb, de discuter de questions méthodologiques et de questions de recherche d’intérêt mutuel pendent trois jours.  Le séminaire était structuré en six ateliers, les trois ateliers du matin se consacrant à des questions méthodologiques autour des données et des sources, de la notion de causalité, et de l’usage du récit et du modèle, les trois ateliers de l’après-midi servant davantage de champ d’application en abordant des domaines de recherche actifs où les controverses peuvent être vives.
Il est apparu que les oppositions étaient moins nettes dans l’utilisation des données que l’on n’aurait pu le penser, et si clairement les historiens en moyenne passent plus de temps à les collectionner que les économistes, l’économie expérimentale et les essais cliniques aléatoirement contrôlés constituent des exemples où les économistes construisent et les contrôlent (Agnès Gramain, Nancy). En même temps, les bases de données ont envahi l’atelier de l’historien au point de devenir un passage quasiment obligé des travaux de thèse (Jean-Yves Beaurepaire, Nice). Les points communs ont été mis en évidence par l’atelier consacré au travail féminin dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXIe siècle (Victor Gay, Toulouse ; Manuela Martini, Lyon ; Arundhati Virmani, EHESS).
Si le récit constitue la forme dominante en histoire et ne l’a jamais cessé d’être à dire vrai (Jacques Revel, EHESS), il n’en reste pas moins que ses pièges constituent autant de défis pour l’historien. L’appel au modèle est moins dominant en économie que dans le passé. Les sciences sociales narratives cherchent à rendre les processus sociaux intelligibles en termes d’actions et de difficultés des êtres humains confrontés à des défis universels (Paul Seabright, Toulouse). À cet égard, la modélisation formelle en économie, n’est pas nécessairement anti-narrative puisque de nombreux modèles utilisent des «agents représentatifs» dont le comportement se reflète dans le comportement global de groupes et de sociétés entières, donnant ainsi lieu à un récit.  
En revanche, la notion de causalité reste abordée avec une certaine prudence en histoire, l’historien ayant peur de se faire taxer de positiviste naïf, (Jean Boutier, EHESS), alors qu’elle domine les questions empiriques en économie (Alain Trannoy, EHESS). Est-ce que c’est parce que l’histoire n’a pas la répétition de son côté, cas de figure qui autorise des mises à l’épreuve statistiques de relations de causalité ? Ou est-ce que parce que l’économie accepte de réduire le problème aux relations entre quelques variables ? (Pierre Livet, Aix-Marseille, Denis Cogneau, EHESS).
Les divergences ne sont pas que méthodologiques. La focale peut être aussi différente dans les deux disciplines, comme l’a illustré l’atelier sur les savoirs. Alors que les historiens sont passés à une histoire globale des savoirs (Stéphane Van Damme, ENS), les économistes s’interrogent sur la place qu’a jouée la révolution scientifique dans la révolution industrielle dont l’Europe a été le théâtre (David de la Croix, Louvain-la-Neuve).

Publications

Acune