UE429 - Histoire et récits du travail. La question de l'écriture


Planning


  • 105 bd Raspail
    Salle 5
    105 bd Raspail 75006 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, mardi 11:00-13:00
    du 3 novembre 2020 au 23 février 2021


Description


Dernière modification : 27 mai 2020 08:49

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Archives Artisanat Arts Culture Droit, normes et société Écriture Histoire Histoire du livre Historiographie Littérature Mouvements sociaux Philosophie Politique Professions Savoirs Sciences Techniques Témoignage Travail
Aires culturelles
Europe France
Intervenant·e·s
  • Dinah Ribard [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire (CRH-GRIHL)

Ce séminaire porte sur la connaissance du travail. On s'y intéresse aux témoignages et aux rapports, aux règlements et à la poésie, aux manifestes politiques et aux manuels techniques, aux devis, aux projets, aux professions de foi et aux instructions : à l'écriture comme manière de faire son travail, à l'écriture dans le travail et à l'écriture comme action. On s'y interroge sur ce que des mots écrits peuvent nous apprendre de ce qui a été fait avec eux (question envisagée parallèlement avec Marion Carel dans le séminaire Linguistique et histoire. Agir avec les mots qui se tient au second semestre) ; sur ce que c'est que mettre en écriture, à l'époque moderne et au début de l'époque contemporaine, une expérience, une situation, un métier, une pensée, un art, un événement, un silence ; et sur ce que c'est que recopier, inscrire, publier ou afficher, autrement dit sur ce qui arrive aux écrits une fois qu'ils existent.

Feront notamment partie des objets examinés dans cette perspective en 2020-2021 des écritures accompagnant des oeuvres d'art et des objets manufacturés, des pétitions et des professions de foi, des chansons politiques et des recueils de lois, des témoignages et des travaux d'histoire, la question de la routine et celle de l'érudition. Les quatre dernières séances seront plus spécifiquement consacrées aux rapports entre écriture et action politique ; elles se feront à deux voix, avec Christian Jouhaud.

 

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – analyse d'un cas ou d'un objet, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – analyse d'un cas ou d'un objet, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages-Linguistique et écrit – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – analyse d'un cas ou d'un objet, fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel.

Direction de travaux des étudiants

les jeudis, de 9 h 30 à 17 h.

Réception des candidats

contacter l'enseignante par courriel.

Pré-requis
-

Dernière modification : 27 mai 2020 08:49

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Archives Artisanat Arts Culture Droit, normes et société Écriture Histoire Histoire du livre Historiographie Littérature Mouvements sociaux Philosophie Politique Professions Savoirs Sciences Techniques Témoignage Travail
Aires culturelles
Europe France
Intervenant·e·s
  • Dinah Ribard [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire (CRH-GRIHL)

Ce séminaire porte sur la connaissance du travail. On s'y intéresse aux témoignages et aux rapports, aux règlements et à la poésie, aux manifestes politiques et aux manuels techniques, aux devis, aux projets, aux professions de foi et aux instructions : à l'écriture comme manière de faire son travail, à l'écriture dans le travail et à l'écriture comme action. On s'y interroge sur ce que des mots écrits peuvent nous apprendre de ce qui a été fait avec eux (question envisagée parallèlement avec Marion Carel dans le séminaire Linguistique et histoire. Agir avec les mots qui se tient au second semestre) ; sur ce que c'est que mettre en écriture, à l'époque moderne et au début de l'époque contemporaine, une expérience, une situation, un métier, une pensée, un art, un événement, un silence ; et sur ce que c'est que recopier, inscrire, publier ou afficher, autrement dit sur ce qui arrive aux écrits une fois qu'ils existent.

Feront notamment partie des objets examinés dans cette perspective en 2020-2021 des écritures accompagnant des oeuvres d'art et des objets manufacturés, des pétitions et des professions de foi, des chansons politiques et des recueils de lois, des témoignages et des travaux d'histoire, la question de la routine et celle de l'érudition. Les quatre dernières séances seront plus spécifiquement consacrées aux rapports entre écriture et action politique ; elles se feront à deux voix, avec Christian Jouhaud.

 

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – analyse d'un cas ou d'un objet, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – analyse d'un cas ou d'un objet, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages-Linguistique et écrit – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – analyse d'un cas ou d'un objet, fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

par courriel.

Direction de travaux des étudiants

les jeudis, de 9 h 30 à 17 h.

Réception des candidats

contacter l'enseignante par courriel.

Pré-requis
-
  • 105 bd Raspail
    Salle 5
    105 bd Raspail 75006 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, mardi 11:00-13:00
    du 3 novembre 2020 au 23 février 2021

Le séminaire, cette année, avait pour objectif de construire en terrain d’observation d’évolutions du travail le travail qui se fait par écrit, hors des métiers de l’écrit, principalement, bien qu’on se soit également intéressé au cas des clavistes. A partir notamment d’une lecture de David Graeber, on s’est ainsi intéressé aux traces laissées (dans des ouvrages de chirurgie et dans des dictionnaires des XVIIe et XVIIIe siècles) par l’activité disons publicitaire de soignants marginaux, souvent qualifiés de charlatans, qui avaient usé de l’imprimé (affiches et billets) pour se faire connaître, et qui n’étaient pas sans protection politique. On s’est demandé en quoi publier un ouvrage intitulé Etudes pour servir à l’histoire des châles (1823) avait fait partie du travail de Jean Rey, le fabricant de châles parisien qui en était l’auteur. Il semblerait possible de dire en effet que Rey a exercé, en amateur, une activité d’historien compatible avec la figure sociale honorable qu’il entendait faire ; mais il est plus juste de rapporter la rédaction et la publication de ce livre à toutes les activités qui ont fait de lui un industriel praticien et militant de l’encouragement à l’industrie (participations aux expositions des produits de l’industrie française, appartenance à diverses sociétés). La lecture du chapitre des Etudes sur l’histoire des châles consacré à une très originale théorisation de l’écriture des travailleurs a ensuite dirigé vers deux dossiers. Celui, d’abord, de la Connaissance des temps, une publication initiée à la fin du XVIIe siècle et dont l’examen fait apparaître des figures d’astronomes-entrepreneurs dont l’imprimé était la ressource principale. Celui, deuxièmement, de cordonniers-bottiers qui, dans les premières décennies du XIXe siècle, dans certains cas à la suite d’une faillite, ont travaillé par écrit : cordonniers ayant inscrit (brodé) des poèmes sur des bottes ; bottiers investis dans la demande de brevets et auteurs de manuels techniques sur leurs inventions ; cordonniers-bottiers qui ont été parmi les premiers à insérer de la publicité (des publicités très écrites) dans les quotidiens et qui travaillaient particulièrement leurs enseignes. Avec ces différents dossiers, on a réfléchi au rapport entre écriture comme outil de travail, l’écriture comme outil de l’action (d’autres actions que des actions militantes, mais aussi des actions militantes), et l’écriture comme matériau, réutilisable, réemployable, appropriable de très nombreuses manières.
Publications
- « Ecriture. La ressemblance entre textes comme objet d’histoire » dans Béatrice Delaurenti, Thomas Le Roux (dir.), De la contagion, Paris, Vendémiaire, 2020 p. 117-123 ; Traduction anglaise “Writing. Textual Resemblance as a Historical Object” dans B. Delaurenti, Th. Le Roux (eds), Cultures of Contagion, Cambridge (Mass.)/London, The MIT Press, 2021, p. 321-326 - « Poète ouvrier, poète inspiré. Les Chevilles de Maître Adam, Menuisier de Nevers », Littératures classiques, 2020/2, n° 102, 2020, p. 105-117 - -« Professions de foi ouvrières », Fabula / Les colloques, 1848 et la littérature [mai 2021], URL : http://www.fabula.org/colloques/document7048.php - « Experts, fous, escrocs. Comprendre la politique au temps de Louis XIV » dans Marion Brétéché et Héloïse Hermant (dir.), Parole d’experts. Une histoire sociale du politique (XVIe-XVIIIe siècle), Rennes, PUR, 2021, p. 201-214