UE414 - La Chine républicaine (1912-1949) : nouvelles approches historiques


Planning


  • 105 bd Raspail
    Salle 11
    105 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / bimensuel (1re/3e/5e), mardi 15:00-17:00
    du 20 octobre 2020 au 4 mai 2021


Description


Dernière modification : 26 mai 2020 21:24

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Espace Géographie Imaginaire Urbaines (études) Visuel
Aires culturelles
Chine
Intervenant·e·s
  • Xavier Paulès [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Chine, Corée, Japon (CCJ)
  • Victor Louzon   maître de conférences, Sorbonne Université
  • Delphine Spicq   maîtresse de conférences, Collège de France / Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine (CCJ-CECMC)

Le séminaire portera cette année sur l’espace. Le spatial turn et les systèmes d’information géographiques (SIG) n’ont pas manqué d’influencer profondément les études de la période républicaine. Nous verrons comment, à différentes échelles allant des macro-régions de Skinner jusqu’aux villes chinoises, la notion d’espace a été travaillée dans les recherches récentes et en cours.

Nombre d’historiens ont souligné que durant le premier vingtième siècle, sous l’influence de l’Occident, s’impose une nouvelle perception du temps, réglé sur la semaine et mesuré de façon plus précise. Nous tenterons de cerner ce qu’il en est de perception de l’espace. Quelle est la nature des changements qu’induisent l’amélioration considérable du réseau routier, fluvial et ferré ainsi que l’avènement de modes de transports entièrement nouveaux, dont l’aviation ? Quel rôle jouent les nouvelles technologies de télécommunication (télégraphe, téléphone et radio) dans l'appréhension qu'ont les Chinois de leur territoire et, plus largement, de leur place dans l'espace mondial ? Quel est l’impact, dans le champ intellectuel, de l’affirmation de disciplines comme la géographie ?

Le séminaire s’intéressera également à la notion de frontière, particulièrement saillante dans la mesure où, en dépit de la refondation radicale du modèle politique, la République de Chine revendique sans varier les frontières de l’empire Qing. Dans le même temps, nous verrons que l’extension nouvelle prise par la diaspora dessine les nouveaux contours de l’influence culturelle et économique chinoise. La question concomitante, particulièrement actuelle dans le périmètre des études chinoises, est : « qu’est-ce que la Chine ? » (pour reprendre la formulation de Ge Zhaoguang).  À l’évidence, elle ne peut trouver de réponse sans une interrogation approfondie de la notion d’espace.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rdv

Réception des candidats

sur rdv

Pré-requis

la maîtrise du chinois n'est pas requise


Compte rendu


Le séminaire a été consacré cette année à la question de l’espace. Trois acceptions de la notion d’espace ont été distinguées : 1) l’espace comme outil d’enquête/angle d’approche pour l’historien de la République ; 2) les savoirs de l’espace sous la République ; 3) l’espace tel qu’il est « vécu » par les contemporains.
Dans le premier cas, un accent particulier a été mis sur la réflexion en termes d’échelles. Les deux extrémités du spectre ont été privilégiées : les macro-régions de Skinner (séance animée par Christian Lamouroux) et les villes chinoises, qui ont été traitées à travers l’étude à l’échelle d’un espace urbain de l’empreinte de la publicité (séance animée par Cécile Armand) et de la consommation d’opium.
Cartographie et géographie sont deux disciplines savantes se donnant pour l’objet l'espace qui se développent de manière décisive sous la République d’un point de vue institutionnel et académique. Elles sont par ailleurs travaillées par des enjeux politiques majeurs. Le séminaire s’est ainsi penché particulièrement sur la notion de « crise des frontières ». Cette dernière se fait jour non seulement en lien avec la pression militaire japonaise mais aussi du fait qu’en dépit de la refondation radicale du modèle politique (abandon du cadre impérial), la République de Chine revendique sans varier les frontières de l’empire Qing. C’est dans ce contexte que se forge le mythe (promis à un bel avenir) d’une Chine ataviquement pacifique, toujours envahie et jamais envahissante.
Enfin la République est une période durant laquelle l’avènement de modes de transports comme le chemin de fer, l’automobile et l’avion, ainsi que celui de nouvelles technologies de télécommunication (téléphone et radio) modifient en profondeur l'appréhension par les Chinois de l’espace.

Publications

néant

Dernière modification : 26 mai 2020 21:24

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Espace Géographie Imaginaire Urbaines (études) Visuel
Aires culturelles
Chine
Intervenant·e·s
  • Xavier Paulès [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Chine, Corée, Japon (CCJ)
  • Victor Louzon   maître de conférences, Sorbonne Université
  • Delphine Spicq   maîtresse de conférences, Collège de France / Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine (CCJ-CECMC)

Le séminaire portera cette année sur l’espace. Le spatial turn et les systèmes d’information géographiques (SIG) n’ont pas manqué d’influencer profondément les études de la période républicaine. Nous verrons comment, à différentes échelles allant des macro-régions de Skinner jusqu’aux villes chinoises, la notion d’espace a été travaillée dans les recherches récentes et en cours.

Nombre d’historiens ont souligné que durant le premier vingtième siècle, sous l’influence de l’Occident, s’impose une nouvelle perception du temps, réglé sur la semaine et mesuré de façon plus précise. Nous tenterons de cerner ce qu’il en est de perception de l’espace. Quelle est la nature des changements qu’induisent l’amélioration considérable du réseau routier, fluvial et ferré ainsi que l’avènement de modes de transports entièrement nouveaux, dont l’aviation ? Quel rôle jouent les nouvelles technologies de télécommunication (télégraphe, téléphone et radio) dans l'appréhension qu'ont les Chinois de leur territoire et, plus largement, de leur place dans l'espace mondial ? Quel est l’impact, dans le champ intellectuel, de l’affirmation de disciplines comme la géographie ?

Le séminaire s’intéressera également à la notion de frontière, particulièrement saillante dans la mesure où, en dépit de la refondation radicale du modèle politique, la République de Chine revendique sans varier les frontières de l’empire Qing. Dans le même temps, nous verrons que l’extension nouvelle prise par la diaspora dessine les nouveaux contours de l’influence culturelle et économique chinoise. La question concomitante, particulièrement actuelle dans le périmètre des études chinoises, est : « qu’est-ce que la Chine ? » (pour reprendre la formulation de Ge Zhaoguang).  À l’évidence, elle ne peut trouver de réponse sans une interrogation approfondie de la notion d’espace.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rdv

Réception des candidats

sur rdv

Pré-requis

la maîtrise du chinois n'est pas requise

  • 105 bd Raspail
    Salle 11
    105 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / bimensuel (1re/3e/5e), mardi 15:00-17:00
    du 20 octobre 2020 au 4 mai 2021

Le séminaire a été consacré cette année à la question de l’espace. Trois acceptions de la notion d’espace ont été distinguées : 1) l’espace comme outil d’enquête/angle d’approche pour l’historien de la République ; 2) les savoirs de l’espace sous la République ; 3) l’espace tel qu’il est « vécu » par les contemporains.
Dans le premier cas, un accent particulier a été mis sur la réflexion en termes d’échelles. Les deux extrémités du spectre ont été privilégiées : les macro-régions de Skinner (séance animée par Christian Lamouroux) et les villes chinoises, qui ont été traitées à travers l’étude à l’échelle d’un espace urbain de l’empreinte de la publicité (séance animée par Cécile Armand) et de la consommation d’opium.
Cartographie et géographie sont deux disciplines savantes se donnant pour l’objet l'espace qui se développent de manière décisive sous la République d’un point de vue institutionnel et académique. Elles sont par ailleurs travaillées par des enjeux politiques majeurs. Le séminaire s’est ainsi penché particulièrement sur la notion de « crise des frontières ». Cette dernière se fait jour non seulement en lien avec la pression militaire japonaise mais aussi du fait qu’en dépit de la refondation radicale du modèle politique (abandon du cadre impérial), la République de Chine revendique sans varier les frontières de l’empire Qing. C’est dans ce contexte que se forge le mythe (promis à un bel avenir) d’une Chine ataviquement pacifique, toujours envahie et jamais envahissante.
Enfin la République est une période durant laquelle l’avènement de modes de transports comme le chemin de fer, l’automobile et l’avion, ainsi que celui de nouvelles technologies de télécommunication (téléphone et radio) modifient en profondeur l'appréhension par les Chinois de l’espace.

Publications

néant