UE38 - Sociologie de la connaissance. 1. Le raisonnement anti-sociologique

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Cognition Politique Sociologie
Aires culturelles
-

Les sociologues déplorent souvent l’indifférence, sinon parfois la franche hostilité, avec lesquelles leurs analyses sont accueillies par les non-sociologues. Mais se contenter de blâmer celles et ceux qui, dit-on, "ne comprennent pas la sociologie", constitue-t-il une réponse à la hauteur de l’ambition sociologique ? Dans ce séminaire, on entend enquêter sociologiquement sur ce qui freine, au sein des sociétés contemporaines, l’adoption de raisonnements de nature sociologique, au profit d’autres modes d’appréhension des réalités sociales – tels ceux, notamment, qui individualisent ces réalités ou qui les naturalisent. On se refusera à réduire l’attitude des acteurs face à la pensée sociologique à une simple question de réflexes intériorisés ou encore, d’intérêts et de stratégies : cherchant à renouer avec le projet d’une « sociologie de la connaissance », dont les fondements furent posés il y a près d’un siècle par Karl Mannheim, on s’efforcera de saisir la dimension idéelle et collective de leurs réticences, comme de leurs adhésions, à l’égard du mode de penser sociologique. La première partie du séminaire sera consacrée aux raisonnements anti-sociologiques, ainsi qu’à leurs mécanismes de reproduction et à leurs effets politiques, au sein de différents milieux sociaux et professionnels (élites politiques, dirigeants économiques, haute administration, médias, militants, travailleurs indépendants, précaires…), en France aussi bien qu’à l’étranger. Dans la seconde partie du séminaire, on reviendra sur la difficulté des sociologues eux-mêmes à résister au raisonnement anti-sociologique dans leur propre démarche, en voyant dans cette difficulté, dont on peut penser qu’elle est aujourd’hui croissante, la source de ce qu’on appellera la "crise actuelle de la sociologie" – une crise dont l’ambition de ce séminaire est d’indiquer des voies de sortie.

Séance n°1. Introduction. Qu'est-ce que la "sociologie de la connaissance" ?

Séances 2 à 6. Partie 1. Le raisonnement anti-sociologique dans la société.

Séance 8 à 11. Partie 2. Le raisonnement anti-sociologique dans la sociologie.

Séance 12. Conclusion. L'utopie sociologique.

  • Sociologie – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (Travail de validation)
  • Études politiques – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (travail de validation)
  • Cyril Lemieux [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

contacter l'enseignant par courriel

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Aucun planning disponible.


Intervenant·e·s


  • Cyril Lemieux [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)

Planning


Aucun planning disponible.


Description


Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Cognition Politique Sociologie
Aires culturelles
-

Les sociologues déplorent souvent l’indifférence, sinon parfois la franche hostilité, avec lesquelles leurs analyses sont accueillies par les non-sociologues. Mais se contenter de blâmer celles et ceux qui, dit-on, "ne comprennent pas la sociologie", constitue-t-il une réponse à la hauteur de l’ambition sociologique ? Dans ce séminaire, on entend enquêter sociologiquement sur ce qui freine, au sein des sociétés contemporaines, l’adoption de raisonnements de nature sociologique, au profit d’autres modes d’appréhension des réalités sociales – tels ceux, notamment, qui individualisent ces réalités ou qui les naturalisent. On se refusera à réduire l’attitude des acteurs face à la pensée sociologique à une simple question de réflexes intériorisés ou encore, d’intérêts et de stratégies : cherchant à renouer avec le projet d’une « sociologie de la connaissance », dont les fondements furent posés il y a près d’un siècle par Karl Mannheim, on s’efforcera de saisir la dimension idéelle et collective de leurs réticences, comme de leurs adhésions, à l’égard du mode de penser sociologique. La première partie du séminaire sera consacrée aux raisonnements anti-sociologiques, ainsi qu’à leurs mécanismes de reproduction et à leurs effets politiques, au sein de différents milieux sociaux et professionnels (élites politiques, dirigeants économiques, haute administration, médias, militants, travailleurs indépendants, précaires…), en France aussi bien qu’à l’étranger. Dans la seconde partie du séminaire, on reviendra sur la difficulté des sociologues eux-mêmes à résister au raisonnement anti-sociologique dans leur propre démarche, en voyant dans cette difficulté, dont on peut penser qu’elle est aujourd’hui croissante, la source de ce qu’on appellera la "crise actuelle de la sociologie" – une crise dont l’ambition de ce séminaire est d’indiquer des voies de sortie.

Séance n°1. Introduction. Qu'est-ce que la "sociologie de la connaissance" ?

Séances 2 à 6. Partie 1. Le raisonnement anti-sociologique dans la société.

Séance 8 à 11. Partie 2. Le raisonnement anti-sociologique dans la sociologie.

Séance 12. Conclusion. L'utopie sociologique.


Master


  • Sociologie – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (Travail de validation)
  • Études politiques – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – autre (travail de validation)

Renseignements


Contacts additionnels
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Informations pratiques

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Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats
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Pré-requis
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