UE347 - Fabrique et circulation des savoirs sur le genre dans le Sud global

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Genre Post-coloniales (études)
Aires culturelles
-

Les études sur les femmes et de genre constituent aujourd’hui un champ universitaire dans un grand nombre de pays du Sud global, que ce champ soit bien établi, voire institutionnalisé ou encore émergent. Ce phénomène est pourtant peu étudié, alors même que les études sur les femmes, les études féministes et celles sur le genre, leurs histoires, idées et concepts clés, commencent à être bien documentés dans les cas de l’Europe et des États-Unis (Lagrave, 1990; Brown, 1997; Bereni et al., 2008; Clair and Heinen, 2013). En effet, les pays dits du Sud sont le plus souvent envisagés comme terrains d’étude et réceptacles de concepts élaborés par les espaces savants du Nord (Mohanty, 1984; Spivak, 2009; Wöhrer, 2016). Ceci est symptomatique d’une division du travail intellectuel selon laquelle les terrains et données sont au Sud alors que la théorie demeure l’apanage du Nord (Connell, 2014). Ce phénomène s’inscrit dans une double logique de marginalisation et de réification du Sud global au sein des sciences sociales, mise au jour depuis la période coloniale (Said, 2005; Keim et al., 2014).

L’objectif de ce séminaire est donc d’éclairer la fabrique des savoirs sur les femmes et le genre dans et par les pays du Sud, et non pas au sujet de ces pays, comme cela est souvent le cas. Il s’agit d’une part de mettre en évidence les dynamiques locales, régionales et globales, de production et de circulation des savoirs sur le genre et d’autre part de s’intéresser au contenu de ces savoirs et d’en souligner les spécificités (ou non) sur les plans théorique et épistémologique. À partir des interventions de chercheur.e.s travaillant sur ces sujets et de la lecture collective de textes, notre objectif sera donc d’amener les participant.e.s à aborder la production des savoirs sur le genre « par les marges » (hooks, 2017) et de façon décloisonnée. En effet, on questionnera à la fois la domination du champ académique du Nord global (Alatas, 2003), mais aussi la centralité de l’institution universitaire comme espace privilégié de la production des savoirs. Ce séminaire se veut également un espace propice à l’émergence d’une démarche réflexive, notamment pour les chercheur.e.s dont les terrains se situent dans le Sud global, ou qui souhaitent plus généralement questionner les liens entre production des savoirs et rapports de domination. Enfin, le séminaire intéressera les étudiant.e.s travaillant sur la sociologie des sciences, l’épistémologie (féministe ou non) et sur la circulation des savoirs (Heilbron et al., 2017).

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Études sur le genre-Sociologie – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral
  • Virginie Dutoya [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS)
  • Emmanuelle Bouilly   contrat postdoctoral /
  • Marie Saiget   maîtresse de conférences, Université de Lille /
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Aucun planning disponible.


Intervenant·e·s


  • Virginie Dutoya [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS)
  • Emmanuelle Bouilly   contrat postdoctoral /
  • Marie Saiget   maîtresse de conférences, Université de Lille /

Planning


Aucun planning disponible.


Description


Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Genre Post-coloniales (études)
Aires culturelles
-

Les études sur les femmes et de genre constituent aujourd’hui un champ universitaire dans un grand nombre de pays du Sud global, que ce champ soit bien établi, voire institutionnalisé ou encore émergent. Ce phénomène est pourtant peu étudié, alors même que les études sur les femmes, les études féministes et celles sur le genre, leurs histoires, idées et concepts clés, commencent à être bien documentés dans les cas de l’Europe et des États-Unis (Lagrave, 1990; Brown, 1997; Bereni et al., 2008; Clair and Heinen, 2013). En effet, les pays dits du Sud sont le plus souvent envisagés comme terrains d’étude et réceptacles de concepts élaborés par les espaces savants du Nord (Mohanty, 1984; Spivak, 2009; Wöhrer, 2016). Ceci est symptomatique d’une division du travail intellectuel selon laquelle les terrains et données sont au Sud alors que la théorie demeure l’apanage du Nord (Connell, 2014). Ce phénomène s’inscrit dans une double logique de marginalisation et de réification du Sud global au sein des sciences sociales, mise au jour depuis la période coloniale (Said, 2005; Keim et al., 2014).

L’objectif de ce séminaire est donc d’éclairer la fabrique des savoirs sur les femmes et le genre dans et par les pays du Sud, et non pas au sujet de ces pays, comme cela est souvent le cas. Il s’agit d’une part de mettre en évidence les dynamiques locales, régionales et globales, de production et de circulation des savoirs sur le genre et d’autre part de s’intéresser au contenu de ces savoirs et d’en souligner les spécificités (ou non) sur les plans théorique et épistémologique. À partir des interventions de chercheur.e.s travaillant sur ces sujets et de la lecture collective de textes, notre objectif sera donc d’amener les participant.e.s à aborder la production des savoirs sur le genre « par les marges » (hooks, 2017) et de façon décloisonnée. En effet, on questionnera à la fois la domination du champ académique du Nord global (Alatas, 2003), mais aussi la centralité de l’institution universitaire comme espace privilégié de la production des savoirs. Ce séminaire se veut également un espace propice à l’émergence d’une démarche réflexive, notamment pour les chercheur.e.s dont les terrains se situent dans le Sud global, ou qui souhaitent plus généralement questionner les liens entre production des savoirs et rapports de domination. Enfin, le séminaire intéressera les étudiant.e.s travaillant sur la sociologie des sciences, l’épistémologie (féministe ou non) et sur la circulation des savoirs (Heilbron et al., 2017).

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Études sur le genre-Sociologie – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
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Informations pratiques
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Direction de travaux des étudiants
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Réception des candidats
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Pré-requis
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