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UE334 - Mémoires et patrimonialisations des migrations


Lieu et planning


  • 105 bd Raspail
    Salle 10
    105 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / mensuel (3e), jeudi 13:00-17:00
    du 19 novembre 2020 au 17 juin 2021


Description


Dernière modification : 12 novembre 2020 09:34

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Circulations Diaspora Histoire Mémoire Migration(s) Minorités Patrimoine Politique Sociologie Transnational
Aires culturelles
Afrique Arabe (monde) Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Europe centrale et orientale Europe sud-orientale France Ibérique (monde) Maghreb Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s

Depuis 2010, le séminaire « Mémoires et patrimonialisations des migrations » développe une réflexion sur les articulations entre mémoires singulières des migrations, mémoires collectives et patrimonialisations. Nous poursuivrons cette année la réflexion initiée l’année dernière sur le concept de patrimoine négatif, c’est-à-dire la patrimonialisation d’expériences considérées comme traumatiques et des faces sombres de l’histoire, à partir d’exemples tirés des migrations et des déplacements de population. Nous examinerons la pertinence de ce qualificatif qui charge le patrimoine de valeurs spécifiques – « négatives » versus « positives » –, engagent différentes rhétoriques de la reconnaissance et des formes de patrimonialisation particulières. L’attention sera portée notamment sur le rôle des images dans ces constructions patrimoniales, qu’il s’agisse des fonds constitués par les acteurs patrimoniaux ou des images produites par les migrants eux-mêmes.

19 novembre 2020 (13h45-16h) : Introduction générale  

17 décembre 2020 : Clara Lecadet (IIAC) : "Dans les archives du HCR : sources et points aveugles pour une histoire des camps de réfugiés"

21 janvier 2021 : Olivier Chavanon (LLSETI) : "Retour sur les processus mémoriels des lieux de l'immigration"

18 février 2021 (13h-17h) : Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA-INALCO) : "Les traces des campements d'exilés font-ils patrimoine ?"

  •  Présentation de travaux d étudiants 

18 mars 2021 (13h-17h) : Sónia Ferreira (Faculté de Sciences Sociales, Universidade Nova de Lisbonne, CRIA, URMIS), Hugo Dos Santos (association Mémoire Vive) et Irène Dos Santos (URMIS ) : « Quelles mémoires de l'exil politique des Portugais en Europe (années 1960-70) ? Réflexion autour d'une recherche participative"

15 avril 2021 (13h-17h) : Luba Jurgenson ("Eur'ORBEM" (Cultures et sociétés d'Europe orientale, balkanique et médiane), Sorbonne Université/CNRS) : "Le patrimoine du Goulag" 

  • Présentation travaux étudiants

20 mai 2021 (13h-17h) :

  • Maria Kokkinou (CEFRES) : "Exils grecs, héritages communistes et patrimoines de l'attente en République tchèque et en Europe centrale"
  • Olivier Givre (Université Lumière Lyon 2 – EVS UMR 5600) : Ethnicités mobiles et mémoires (trans)frontalières dans les Balkans orientaux. Deux études de cas entre Bulgarie, Grèce et Turquie.
  • Miladina Monova (Académie bulgare des sciences. Institut de philosophie et sociologie. Groupe: " Société des connaissances. Science, éducation et innovation") : Mémoires traumatiques et patrimonialisation impossible: le cas des Macédoniens égéens, réfugiés de la Guerre civile grecque en Macédoine du Nord.

17 juin 2021 (13h-17h) : Conclusion


Master


  • Séminaires de recherche – Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)
  • Séminaires de recherche – Migrations – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)

Renseignements


Contacts additionnels
irene.dossantos@cnrs.fr
Informations pratiques

Évelyne Ribert, IIAC-LACI, par courriel ou tél. : 01 53 63 51 79.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous par courriel : Michele Baussant ; Marina Chauliac ; Irène dos Santos ; Évelyne Ribert

Pré-requis

Licence


Compte rendu


Le séminaire a été consacré cette année au concept de « patrimoine négatif », c’est-à-dire la patrimonialisation d’expériences considérées comme traumatiques et des faces sombres de l’histoire, à partir d’exemples tirés des migrations et des déplacements de population. Nous avons examiné la pertinence, pour les migrations, de ce qualificatif qui charge le patrimoine de valeurs spécifiques – « négatives » versus « positives » –, engageant différentes rhétoriques de la reconnaissance et des formes de patrimonialisation particulières.

Nous nous sommes d’abord interrogées sur le bien-fondé du terme de patrimoine. Les interventions d’Olivier Chavanon sur les mémoires des bidonvilles lyonnais, de Luba Jurgenson sur le patrimoine du goulag, et de Maria Kokkinou, Olivier Givre et Miladina Monova, sur les mémoires et patrimoines des exils en Europe centrale et dans les Balkans nous ont amené à réfléchir au périmètre du patrimoine. Ainsi, dans le premier cas, les différentes actions entreprises – recherche d’archives, collecte de témoignages, réalisation de films, etc – s’apparentent-elles à la constitution d’un patrimoine ou à un travail historique doublé d’un travail de diffusion de connaissances historiques sur un passé peu ou mal connu ? Et, dans le second, où tracer les frontières du patrimoine ? Les camps du goulag étant étroitement associés à la  vie sociale, économique et politique et à la construction de grandes infrastructures, celles qui ont été construites par des prisonniers doivent-elles être considérées comme un patrimoine du goulag ? Et comment faire patrimoine enfin, à partir de quels événements quand les mémoires sont divisées comme dans les Balkans ?

Nous avons réfléchi à la notion de négativité. L’intervention de Sonia Ferreira, d’Hugo Dos Santos et d’Irène Dos Santos sur les mémoires de l’exil politique des Portugais en Europe montre que l’histoire des migrations politiques portugaises, si elle est liée à des périodes sombres, « négatives » (la dictature, la domination coloniale), confère plutôt aux exilés un rôle héroïque. Plus que de construire du patrimoine qui mettrait en exergue des expériences négatives, l’enjeu est de faire émerger une parole sur ce passé et de le reconsidérer en réhabilitant notamment certaines figures, comme les déserteurs. Dans les cas du goulag (L. Jurgenson), des camps de réfugiés, sur lesquels portait l’intervention de Clara Lecadet et des bidonvilles (O. Chavanon), qui n’échappent pas à la négativité, se pose la question de la possible intégration d’éléments présentés comme positifs, comme la protection conférée dans le cas des camps, ou les moments heureux et la solidarité dans les bidonvilles.

Nous nous sommes ensuite intéressées à la façon de patrimonialiser la mémoire d’expériences difficiles et à la question des traces, à travers l’exposé d’Alexandra Galitzine-Loumpet consacré à la patrimonialisation des traces des campements d’exilés. D’un point de vue matériel, les différentes formes de patrimonialisation de ces passés sont liées aux types de traces. En général, le choix est fait de préserver des traces, et non de reconstruire, pour montrer la violence exercée. Mais le risque est leur effacement au fil du temps ou leur perte de sens. Il convient alors de leur adjoindre un récit. Mais « toutes les traces font-elles patrimoine »  ? Et qu’en est-il du paysage ?

La dernière question a trait aux acteurs d’une éventuelle patrimonialisation. Les communications de C. Lecadet, d’A. Galitzine Loumpet et de H. Dos Santos insistaient sur ce point. Qui souhaite une patrimonialisation, y compris des expériences douloureuses  ? Qui patrimonialise ? Pour qui ? Souvent, ce ne sont pas les migrants qui souhaitent la patrimonialisation, mais leur soutien ou leurs descendants. Le problème est alors que le patrimoine dit négatif mis en avant en dit plus sur les soutiens, sur les membres de la société d’accueil, ses normes, sa sensibilité, ses émotions, que sur les migrants, redoublant leur dépossession et leur invisibilisation. Enfin, les différentes communications ont mis en évidence l’importance du temps. Le désir de faire l’histoire d’un lieu ou d’une migration semble n’apparaître que dans l’après, 20 ans, 30 ans plus tard, chez les migrants devenus âgés ou chez leurs descendants.

Publications

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Dernière modification : 12 novembre 2020 09:34

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Circulations Diaspora Histoire Mémoire Migration(s) Minorités Patrimoine Politique Sociologie Transnational
Aires culturelles
Afrique Arabe (monde) Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Europe centrale et orientale Europe sud-orientale France Ibérique (monde) Maghreb Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s

Depuis 2010, le séminaire « Mémoires et patrimonialisations des migrations » développe une réflexion sur les articulations entre mémoires singulières des migrations, mémoires collectives et patrimonialisations. Nous poursuivrons cette année la réflexion initiée l’année dernière sur le concept de patrimoine négatif, c’est-à-dire la patrimonialisation d’expériences considérées comme traumatiques et des faces sombres de l’histoire, à partir d’exemples tirés des migrations et des déplacements de population. Nous examinerons la pertinence de ce qualificatif qui charge le patrimoine de valeurs spécifiques – « négatives » versus « positives » –, engagent différentes rhétoriques de la reconnaissance et des formes de patrimonialisation particulières. L’attention sera portée notamment sur le rôle des images dans ces constructions patrimoniales, qu’il s’agisse des fonds constitués par les acteurs patrimoniaux ou des images produites par les migrants eux-mêmes.

19 novembre 2020 (13h45-16h) : Introduction générale  

17 décembre 2020 : Clara Lecadet (IIAC) : "Dans les archives du HCR : sources et points aveugles pour une histoire des camps de réfugiés"

21 janvier 2021 : Olivier Chavanon (LLSETI) : "Retour sur les processus mémoriels des lieux de l'immigration"

18 février 2021 (13h-17h) : Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA-INALCO) : "Les traces des campements d'exilés font-ils patrimoine ?"

  •  Présentation de travaux d étudiants 

18 mars 2021 (13h-17h) : Sónia Ferreira (Faculté de Sciences Sociales, Universidade Nova de Lisbonne, CRIA, URMIS), Hugo Dos Santos (association Mémoire Vive) et Irène Dos Santos (URMIS ) : « Quelles mémoires de l'exil politique des Portugais en Europe (années 1960-70) ? Réflexion autour d'une recherche participative"

15 avril 2021 (13h-17h) : Luba Jurgenson ("Eur'ORBEM" (Cultures et sociétés d'Europe orientale, balkanique et médiane), Sorbonne Université/CNRS) : "Le patrimoine du Goulag" 

  • Présentation travaux étudiants

20 mai 2021 (13h-17h) :

  • Maria Kokkinou (CEFRES) : "Exils grecs, héritages communistes et patrimoines de l'attente en République tchèque et en Europe centrale"
  • Olivier Givre (Université Lumière Lyon 2 – EVS UMR 5600) : Ethnicités mobiles et mémoires (trans)frontalières dans les Balkans orientaux. Deux études de cas entre Bulgarie, Grèce et Turquie.
  • Miladina Monova (Académie bulgare des sciences. Institut de philosophie et sociologie. Groupe: " Société des connaissances. Science, éducation et innovation") : Mémoires traumatiques et patrimonialisation impossible: le cas des Macédoniens égéens, réfugiés de la Guerre civile grecque en Macédoine du Nord.

17 juin 2021 (13h-17h) : Conclusion

  • Séminaires de recherche – Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)
  • Séminaires de recherche – Migrations – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)
  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
    MCC – discussion d'une séance et des textes proposés (écrit 5 pages, discussion orale facultative)
Contacts additionnels
irene.dossantos@cnrs.fr
Informations pratiques

Évelyne Ribert, IIAC-LACI, par courriel ou tél. : 01 53 63 51 79.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous par courriel : Michele Baussant ; Marina Chauliac ; Irène dos Santos ; Évelyne Ribert

Pré-requis

Licence

  • 105 bd Raspail
    Salle 10
    105 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / mensuel (3e), jeudi 13:00-17:00
    du 19 novembre 2020 au 17 juin 2021

Le séminaire a été consacré cette année au concept de « patrimoine négatif », c’est-à-dire la patrimonialisation d’expériences considérées comme traumatiques et des faces sombres de l’histoire, à partir d’exemples tirés des migrations et des déplacements de population. Nous avons examiné la pertinence, pour les migrations, de ce qualificatif qui charge le patrimoine de valeurs spécifiques – « négatives » versus « positives » –, engageant différentes rhétoriques de la reconnaissance et des formes de patrimonialisation particulières.

Nous nous sommes d’abord interrogées sur le bien-fondé du terme de patrimoine. Les interventions d’Olivier Chavanon sur les mémoires des bidonvilles lyonnais, de Luba Jurgenson sur le patrimoine du goulag, et de Maria Kokkinou, Olivier Givre et Miladina Monova, sur les mémoires et patrimoines des exils en Europe centrale et dans les Balkans nous ont amené à réfléchir au périmètre du patrimoine. Ainsi, dans le premier cas, les différentes actions entreprises – recherche d’archives, collecte de témoignages, réalisation de films, etc – s’apparentent-elles à la constitution d’un patrimoine ou à un travail historique doublé d’un travail de diffusion de connaissances historiques sur un passé peu ou mal connu ? Et, dans le second, où tracer les frontières du patrimoine ? Les camps du goulag étant étroitement associés à la  vie sociale, économique et politique et à la construction de grandes infrastructures, celles qui ont été construites par des prisonniers doivent-elles être considérées comme un patrimoine du goulag ? Et comment faire patrimoine enfin, à partir de quels événements quand les mémoires sont divisées comme dans les Balkans ?

Nous avons réfléchi à la notion de négativité. L’intervention de Sonia Ferreira, d’Hugo Dos Santos et d’Irène Dos Santos sur les mémoires de l’exil politique des Portugais en Europe montre que l’histoire des migrations politiques portugaises, si elle est liée à des périodes sombres, « négatives » (la dictature, la domination coloniale), confère plutôt aux exilés un rôle héroïque. Plus que de construire du patrimoine qui mettrait en exergue des expériences négatives, l’enjeu est de faire émerger une parole sur ce passé et de le reconsidérer en réhabilitant notamment certaines figures, comme les déserteurs. Dans les cas du goulag (L. Jurgenson), des camps de réfugiés, sur lesquels portait l’intervention de Clara Lecadet et des bidonvilles (O. Chavanon), qui n’échappent pas à la négativité, se pose la question de la possible intégration d’éléments présentés comme positifs, comme la protection conférée dans le cas des camps, ou les moments heureux et la solidarité dans les bidonvilles.

Nous nous sommes ensuite intéressées à la façon de patrimonialiser la mémoire d’expériences difficiles et à la question des traces, à travers l’exposé d’Alexandra Galitzine-Loumpet consacré à la patrimonialisation des traces des campements d’exilés. D’un point de vue matériel, les différentes formes de patrimonialisation de ces passés sont liées aux types de traces. En général, le choix est fait de préserver des traces, et non de reconstruire, pour montrer la violence exercée. Mais le risque est leur effacement au fil du temps ou leur perte de sens. Il convient alors de leur adjoindre un récit. Mais « toutes les traces font-elles patrimoine »  ? Et qu’en est-il du paysage ?

La dernière question a trait aux acteurs d’une éventuelle patrimonialisation. Les communications de C. Lecadet, d’A. Galitzine Loumpet et de H. Dos Santos insistaient sur ce point. Qui souhaite une patrimonialisation, y compris des expériences douloureuses  ? Qui patrimonialise ? Pour qui ? Souvent, ce ne sont pas les migrants qui souhaitent la patrimonialisation, mais leur soutien ou leurs descendants. Le problème est alors que le patrimoine dit négatif mis en avant en dit plus sur les soutiens, sur les membres de la société d’accueil, ses normes, sa sensibilité, ses émotions, que sur les migrants, redoublant leur dépossession et leur invisibilisation. Enfin, les différentes communications ont mis en évidence l’importance du temps. Le désir de faire l’histoire d’un lieu ou d’une migration semble n’apparaître que dans l’après, 20 ans, 30 ans plus tard, chez les migrants devenus âgés ou chez leurs descendants.

Publications

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