UE324 - Histoire de la Corée moderne : transitions historiographiques ?

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Affects Arts Coloniales (études) Histoire Histoire culturelle Histoire intellectuelle Historiographie Mémoire Patrimoine Paysage Poétique Spatialisation, territoires Témoignage Temps/temporalité
Aires culturelles
Asie Asie orientale Corée

Le séminaire vise à parcourir et interroger l’histoire bouleversée du monde coréen du XIXe au XXIe siècle, à partir de matériaux variés choisis à la marge de l’histoire établie (universitaire, officielle, scolaire), de ses genres canoniques et de ses débats récurrents. Il s'agit d'un séminaire de recherche portant sur l'histoire de la Corée moderne, mais centré sur la Corée du Sud. On s'y interroge : sous les vocables du mémoriel, du patrimonial ou du fictionnel, les présences "alternatives" du passé qui envahissent l'espace public ne constituent-elles pas, en réalité, la forme dominante voire dominatrice du rapport au passé ?

On s'attache tout particulièrement à mettre en regard de cette puissante transformation du paysage historiographique la transition démocratique qu'a connue le Sud de la péninsule depuis 1987 : en quel sens peut-on y parler de "transition historiographique" ?

Autour de Konggan (1960-80), de Yu Hongjun (1990) et d'expositions remarquables des années 2000, les arts plastiques et l'histoire de l'art fourniront le matériau du séminaire 2020-2021.

Au delà des catégories et lieux d’analyse usuels – nation, État, colonialisme, modernité ; genres et institutions historiques –, on s’efforce de saisir des opérateurs historiographiques et des tempéraments historiens. Qui produit ces formes-sens du passé et quel est le sens produit par divers régimes d’écriture du passé « en mode charang (fierté) », « en mode kot’ong » (souffrance) », « en mode chŭlgŏum (plaisir) » ?

On tente aussi d’être sensible aux modalités géographiques marquées qui traversent la plupart de ces évocations historiennes du passé. Entre cartographie imaginaire et topographies savantes, villes dévastées et paysages rêvés, ils plantent un tableau inquiet des lieux du monde coréen moderne.

Ont été travaillés les années précédentes, La Marche ferroviaire de Séoul à Pusan (Kyǒngbu ch’ǒltoga (norae)) de Yuktang Ch’oe Namsǒn – un texte de 1908 – ; les volumes que le poète contemporain Ko Un a consacrés dans Maninbo (Dix mille vies), en 2004, à la Guerre de Corée ; La figure de la « femme libre » (chayu puin) dans le cinéma sud-coréen des années 1950 et la série Webtoon (sur Naver) de Deniko des années 2010 ; une série de récits de vies ordinaires doublée de documents photographiques publiée au tournant du siècle ; Morae sigye (l'horloge de sable), un feuilleton majeur de 1995 consacré à la dictature militaire et au mouvement démocratique.

 

  • Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Territoires, espaces, sociétés – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Alain Delissen [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre de recherches sur la Corée (CCJ-CRC)
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

connaissance de la langue coréenne préférable, mais pas indispensable. Connaissance de l'anglais indispensable.

  • Maison de l'Asie
    22 av du Président-Wilson 75016 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 13:00-15:00
    du 5 novembre 2020 au 18 février 2021


Intervenant·e·s


  • Alain Delissen [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre de recherches sur la Corée (CCJ-CRC)

Planning


  • Maison de l'Asie
    22 av du Président-Wilson 75016 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 13:00-15:00
    du 5 novembre 2020 au 18 février 2021


Description


Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Affects Arts Coloniales (études) Histoire Histoire culturelle Histoire intellectuelle Historiographie Mémoire Patrimoine Paysage Poétique Spatialisation, territoires Témoignage Temps/temporalité
Aires culturelles
Asie Asie orientale Corée

Le séminaire vise à parcourir et interroger l’histoire bouleversée du monde coréen du XIXe au XXIe siècle, à partir de matériaux variés choisis à la marge de l’histoire établie (universitaire, officielle, scolaire), de ses genres canoniques et de ses débats récurrents. Il s'agit d'un séminaire de recherche portant sur l'histoire de la Corée moderne, mais centré sur la Corée du Sud. On s'y interroge : sous les vocables du mémoriel, du patrimonial ou du fictionnel, les présences "alternatives" du passé qui envahissent l'espace public ne constituent-elles pas, en réalité, la forme dominante voire dominatrice du rapport au passé ?

On s'attache tout particulièrement à mettre en regard de cette puissante transformation du paysage historiographique la transition démocratique qu'a connue le Sud de la péninsule depuis 1987 : en quel sens peut-on y parler de "transition historiographique" ?

Autour de Konggan (1960-80), de Yu Hongjun (1990) et d'expositions remarquables des années 2000, les arts plastiques et l'histoire de l'art fourniront le matériau du séminaire 2020-2021.

Au delà des catégories et lieux d’analyse usuels – nation, État, colonialisme, modernité ; genres et institutions historiques –, on s’efforce de saisir des opérateurs historiographiques et des tempéraments historiens. Qui produit ces formes-sens du passé et quel est le sens produit par divers régimes d’écriture du passé « en mode charang (fierté) », « en mode kot’ong » (souffrance) », « en mode chŭlgŏum (plaisir) » ?

On tente aussi d’être sensible aux modalités géographiques marquées qui traversent la plupart de ces évocations historiennes du passé. Entre cartographie imaginaire et topographies savantes, villes dévastées et paysages rêvés, ils plantent un tableau inquiet des lieux du monde coréen moderne.

Ont été travaillés les années précédentes, La Marche ferroviaire de Séoul à Pusan (Kyǒngbu ch’ǒltoga (norae)) de Yuktang Ch’oe Namsǒn – un texte de 1908 – ; les volumes que le poète contemporain Ko Un a consacrés dans Maninbo (Dix mille vies), en 2004, à la Guerre de Corée ; La figure de la « femme libre » (chayu puin) dans le cinéma sud-coréen des années 1950 et la série Webtoon (sur Naver) de Deniko des années 2010 ; une série de récits de vies ordinaires doublée de documents photographiques publiée au tournant du siècle ; Morae sigye (l'horloge de sable), un feuilleton majeur de 1995 consacré à la dictature militaire et au mouvement démocratique.

 


Master


  • Études asiatiques-Histoire et sciences sociales : terrains, textes et images – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Territoires, espaces, sociétés – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

connaissance de la langue coréenne préférable, mais pas indispensable. Connaissance de l'anglais indispensable.