UE29 - Musique et politique : pouvoirs du son


Planning


  • 96 bd Raspail
    Salle M. & D. Lombard
    96 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / hebdomadaire, vendredi 17:00-19:00
    du 6 novembre 2020 au 4 juin 2021


Description


Dernière modification : 16 octobre 2020 11:43

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Arts Culture Esthétique Genre Musicologie Musique Politique Sexualité
Aires culturelles
Amérique du Sud Europe
Intervenant·e·s
  • Esteban Buch [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)

Le séminaire de cette année sera consacré à une réflexion sur les pouvoirs du son et de la musique. En puisant dans des études de cas variées, on analysera l’insistance, à travers les genres et les contextes culturels, d’une série de formes temporelles : la répétition, la stase, le contraste, le climax. Il s’agit de rapprocher deux lignes de recherche, la première qui concerne les liens entre musique et politique, avec une focale sur les musiques d’État et la question de la résistance, la deuxième qui porte sur l’histoire sonore de la sexualité, dont les plaisirs de la musique dans les interactions sociales. Qu’il s’agisse de sexe ou de violence, de jouissance ou de répression, d’expérience du beau ou du sublime, ces formes temporelles caractérisent autant les phénomènes sonores, y compris les représentations musicales, que le vécu des individus, qu’ils influencent au moyen d’une pragmatique des émotions. Du point de vue théorique, il faudra d’articuler le pouvoir conçu en termes d’agency avec les approches intentionnalistes, institutionnalistes ou discursives de ce concept. Du point de vue méthodologique, l’enjeu est d’intégrer à terme l’analyse musicale et les Sound Studies dans la boîte à outils des sciences sociales. Du point de vue pratique, le séminaire encourage les débats et la participation des étudiants, qui le valident lors d’une journée d’études en fin d’année.

 

Les séances des 5 février et 4 juin 2021 se dérouleront en salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris.


Master


  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages-Musique – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études sur le genre-Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

le séminaire peut être validé séparément en S1 ou en S2. Les travaux de validation écrits ont vocation à être présentés oralement lors d'une journée d'études en fin d'année.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

aucun.


Compte rendu


En 2020-2021 le séminaire est entré dans une nouvelle phase, consacrée à une réflexion générale sur les pouvoirs de la musique. Il s’agit de rassembler les deux volets principaux des travaux de ces dernières années, l’un qui concerne les objets sonores et musicaux dans le champ politique au sens restreint, dont l’État et les mouvements sociaux, l’autre qui s’intéresse au rôle du son et la musique dans les pratiques et les représentations de la sexualité. Ce projet postule l’existence de formes transversales de la temporalité des plaisirs humains, déclinées dans une typologie incluant les figures du climax, de la stase, de la répétition et du contraste. Dans le registre des musiques d’État, nous avons analysé In nomine lucis, la musique de Pascal Dusapin installée au Panthéon lors de l’entrée de Maurice Genevoix. C’est toutefois du champ de la sexualité qu’ont été tirés la plupart des matériaux empiriques, partageant ainsi avec les étudiant-e-s la phase finale d’élaboration de l’ouvrage Playlist. Musique sexualité. Ainsi avons-nous parlé, entre autres, de la musique dans Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, de la scène de l’excessive machine du film Barbarella, de Sex machine de James Brown, du deuxième acte de Tristan et Isolde de Wagner, de la guérison de la princesse dans Histoire du soldat de Stravinsky, du lien entre sexe, musique et mélancolie dans La comtesse sanglante d’Alejandra Pizarnik, ou encore d'un corpus diversifié d’exemples de stase musicale, proposés par les participant-e-s. L’année s’est terminée par une double journée d’études ouverte au public, les 3 et 4 juin 2020, consacrée à la présentation des travaux de validation. Il faut souligner la quantité, l’assiduité et la diversité géographique des assistant-e-s, ainsi que la qualité de leurs contributions tout au long de l’année, d’autant plus remarquable que les séances se sont toutes déroulées sur Zoom à cause de la pandémie de Covid-19, avec toutes les contraintes et les angoisses liées à celle-ci. 

Publications
  • Avec Robert Adlington, Finding Democracy in Music, Londres, Routledge/Fondazione Cini, « Musical Cultures of the Twentieth Century », 2021, 210 p.
  • « Sur le jazz d’Adorno comme théorie sexuelle de la culture », dans L’Écho du réel, sous la dir. de Cyril Crignon, Wilfried Laforge et Pauline Nadrigny, Paris, Editions Mimésis, 2021, p. 469-484.
  • « Beethoven at 200 + 50: The Changing Meaning of Commemorations », dans Ignition: Beethoven. Reception Documents from the Paul Sacher Foundation, sous la dir. de Felix Meyer et Simon Obert, Woodbridge, The Boydell Press, 2020, p. 143-156.
  • « Seeing the Sound of Silence in the Great War », dans Musik in Konfrontation und Vermittlung. Beiträge zur Jahrestagung der Gesellschaft für Musikforschung 2018 in Osnabrück, sous la dir. de Dietrich Helms, Osnabrück, Electronic Publishing Osnabrück, 2020, p. 101-113.
  • « The Apolitical Politics of Classical Music: The Mozarteum Argentino under the Dictatorship of 1976–1983 », Latin American Research Review, 56/2, 2021, p. 484–499.
  • « Un grand amour de Beethoven. Parcours de Brigitte et Jean Massin », Revue de musicologie, tome 107/1, 2020, p. 3-42.
  • « A Latin American Ear », Latin American Research Review, 55/3, 2020, p. 1–8.
  • « Fidelio or the Musical Prison: A Dark Essay on Freedom, Gender, and the State », Music & Practice, vol. 8, 2020, en ligne.
  • « Musique de guerre, paroles de paix. Une commande de la dictature au compositeur Alberto Ginastera », Passés Futurs n°8, Ce que les artistes font à l’histoire, sous la dir. d’Oliver Abel, Thomas Hirsch et Sabina Loriga, 2020, en ligne.
  • « Histoire d’un livre sur les nazis de Bariloche : El pintor de la Suiza Argentina », dans Incidence n°15, Vérité, fiction : faire vrai ou dire juste ?, sous la dir. de Bernard Vouilloux, 2020, p. 153-179.
  • « The Sound of the Sublime: Notes on Burke as Time Goes By », dans SubStance: A Review of Theory and Literary Criticism, Issue 152 Listening to Sound Studies, sous la dir. d’Éric Méchoulan et David F. Bell, vol. 49, n°2, 2020, p. 44-59.

Dernière modification : 16 octobre 2020 11:43

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Arts Culture Esthétique Genre Musicologie Musique Politique Sexualité
Aires culturelles
Amérique du Sud Europe
Intervenant·e·s
  • Esteban Buch [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)

Le séminaire de cette année sera consacré à une réflexion sur les pouvoirs du son et de la musique. En puisant dans des études de cas variées, on analysera l’insistance, à travers les genres et les contextes culturels, d’une série de formes temporelles : la répétition, la stase, le contraste, le climax. Il s’agit de rapprocher deux lignes de recherche, la première qui concerne les liens entre musique et politique, avec une focale sur les musiques d’État et la question de la résistance, la deuxième qui porte sur l’histoire sonore de la sexualité, dont les plaisirs de la musique dans les interactions sociales. Qu’il s’agisse de sexe ou de violence, de jouissance ou de répression, d’expérience du beau ou du sublime, ces formes temporelles caractérisent autant les phénomènes sonores, y compris les représentations musicales, que le vécu des individus, qu’ils influencent au moyen d’une pragmatique des émotions. Du point de vue théorique, il faudra d’articuler le pouvoir conçu en termes d’agency avec les approches intentionnalistes, institutionnalistes ou discursives de ce concept. Du point de vue méthodologique, l’enjeu est d’intégrer à terme l’analyse musicale et les Sound Studies dans la boîte à outils des sciences sociales. Du point de vue pratique, le séminaire encourage les débats et la participation des étudiants, qui le valident lors d’une journée d’études en fin d’année.

 

Les séances des 5 février et 4 juin 2021 se dérouleront en salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris.

  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages-Musique – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Études sur le genre-Sociologie – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
    MCC – exposé oral
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

le séminaire peut être validé séparément en S1 ou en S2. Les travaux de validation écrits ont vocation à être présentés oralement lors d'une journée d'études en fin d'année.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

sur rendez-vous.

Pré-requis

aucun.

  • 96 bd Raspail
    Salle M. & D. Lombard
    96 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / hebdomadaire, vendredi 17:00-19:00
    du 6 novembre 2020 au 4 juin 2021

En 2020-2021 le séminaire est entré dans une nouvelle phase, consacrée à une réflexion générale sur les pouvoirs de la musique. Il s’agit de rassembler les deux volets principaux des travaux de ces dernières années, l’un qui concerne les objets sonores et musicaux dans le champ politique au sens restreint, dont l’État et les mouvements sociaux, l’autre qui s’intéresse au rôle du son et la musique dans les pratiques et les représentations de la sexualité. Ce projet postule l’existence de formes transversales de la temporalité des plaisirs humains, déclinées dans une typologie incluant les figures du climax, de la stase, de la répétition et du contraste. Dans le registre des musiques d’État, nous avons analysé In nomine lucis, la musique de Pascal Dusapin installée au Panthéon lors de l’entrée de Maurice Genevoix. C’est toutefois du champ de la sexualité qu’ont été tirés la plupart des matériaux empiriques, partageant ainsi avec les étudiant-e-s la phase finale d’élaboration de l’ouvrage Playlist. Musique sexualité. Ainsi avons-nous parlé, entre autres, de la musique dans Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, de la scène de l’excessive machine du film Barbarella, de Sex machine de James Brown, du deuxième acte de Tristan et Isolde de Wagner, de la guérison de la princesse dans Histoire du soldat de Stravinsky, du lien entre sexe, musique et mélancolie dans La comtesse sanglante d’Alejandra Pizarnik, ou encore d'un corpus diversifié d’exemples de stase musicale, proposés par les participant-e-s. L’année s’est terminée par une double journée d’études ouverte au public, les 3 et 4 juin 2020, consacrée à la présentation des travaux de validation. Il faut souligner la quantité, l’assiduité et la diversité géographique des assistant-e-s, ainsi que la qualité de leurs contributions tout au long de l’année, d’autant plus remarquable que les séances se sont toutes déroulées sur Zoom à cause de la pandémie de Covid-19, avec toutes les contraintes et les angoisses liées à celle-ci. 

Publications
  • Avec Robert Adlington, Finding Democracy in Music, Londres, Routledge/Fondazione Cini, « Musical Cultures of the Twentieth Century », 2021, 210 p.
  • « Sur le jazz d’Adorno comme théorie sexuelle de la culture », dans L’Écho du réel, sous la dir. de Cyril Crignon, Wilfried Laforge et Pauline Nadrigny, Paris, Editions Mimésis, 2021, p. 469-484.
  • « Beethoven at 200 + 50: The Changing Meaning of Commemorations », dans Ignition: Beethoven. Reception Documents from the Paul Sacher Foundation, sous la dir. de Felix Meyer et Simon Obert, Woodbridge, The Boydell Press, 2020, p. 143-156.
  • « Seeing the Sound of Silence in the Great War », dans Musik in Konfrontation und Vermittlung. Beiträge zur Jahrestagung der Gesellschaft für Musikforschung 2018 in Osnabrück, sous la dir. de Dietrich Helms, Osnabrück, Electronic Publishing Osnabrück, 2020, p. 101-113.
  • « The Apolitical Politics of Classical Music: The Mozarteum Argentino under the Dictatorship of 1976–1983 », Latin American Research Review, 56/2, 2021, p. 484–499.
  • « Un grand amour de Beethoven. Parcours de Brigitte et Jean Massin », Revue de musicologie, tome 107/1, 2020, p. 3-42.
  • « A Latin American Ear », Latin American Research Review, 55/3, 2020, p. 1–8.
  • « Fidelio or the Musical Prison: A Dark Essay on Freedom, Gender, and the State », Music & Practice, vol. 8, 2020, en ligne.
  • « Musique de guerre, paroles de paix. Une commande de la dictature au compositeur Alberto Ginastera », Passés Futurs n°8, Ce que les artistes font à l’histoire, sous la dir. d’Oliver Abel, Thomas Hirsch et Sabina Loriga, 2020, en ligne.
  • « Histoire d’un livre sur les nazis de Bariloche : El pintor de la Suiza Argentina », dans Incidence n°15, Vérité, fiction : faire vrai ou dire juste ?, sous la dir. de Bernard Vouilloux, 2020, p. 153-179.
  • « The Sound of the Sublime: Notes on Burke as Time Goes By », dans SubStance: A Review of Theory and Literary Criticism, Issue 152 Listening to Sound Studies, sous la dir. d’Éric Méchoulan et David F. Bell, vol. 49, n°2, 2020, p. 44-59.