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UE179 - Atelier de méthodologie des études politiques (M2 Études politiques)


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 09:00-11:00
    du 29 octobre 2020 au 11 février 2021


Description


Dernière modification : 22 octobre 2020 08:31

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Action publique Comparatisme Démocratie Économie politique État et politiques publiques Méthodes et techniques des sciences sociales Philosophie politique Sociologie politique
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Gökçe Tuncel [référent·e]   ATER, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Cet atelier généraliste vise à accompagner les étudiant·e·s de Master 2 de la mention Études politiques. Les séances, thématiques, s’articuleront autour des enjeux de problématique, terrain, état de l’art, traitement des sources, etc. Les participant·e·s seront invité·e·s à présenter leurs travaux en première partie de séance avant de mener une réflexion commune sur les questions et difficultés soulevées.

À cette initiation aux outils méthodologiques de la recherche interdisciplinaire en études politiques s'ajoute un tutorat personnalisé afin de guider les étudiant·e·s dans la rédaction finale de leur mémoire. 

Pour le tutorat personnalisé envoyez un courriel à Gökce Tuncel

I.  Construction de l’objet et choix du terrain

1.  Introduction : rapport à l’objet

-est-il possible d'être « objectif » ?
-sociologie de la connaissance
-sociologie critique

  • Emily Martin, « The Egg and the Sperm : How Science Has Constructed a Romance Based on Stereotypical Male-Female Roles », Signs, vol. 16, n° 3, 1991, p. 485-501.
  • Lorraine Daston, Peter Galison, « Truth to nature », Objectivity, MIT Press, 2010, p. 55-69.
  • Howard S. Becker, Le travail sociologique, Academic Press Fribourg, 2006, p.175-190.
  • Pierre Bourdieu, « Une science qui dérange », Questions de sociologie, Paris, Minuit, 1980.

2. Choisir un thème et trouver ses interlocuteurs
-choix du sujet
-état de l’art

  • Stéphane Beaud, Florence Weber, Guide de l’enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2010, p. 27-36.
  • Hervé Dumez, « Faire une revue de littérature : pourquoi et comment ?! », Le Libellio, vol. 7, n° 2, 2011, p. 15-27.
  • Frédéric Sawicki, Johanna Siméant, « Décloisonner la sociologie de l’engagement militant. Note critique sur quelques tendances récentes des travaux français », Sociologie du travail, vol. 51, 2009, p. 97-125.

3. Études politiques : une science-carrefour à la recherche de son objet
-interdisciplinarité
-anthropologie politique
-analyse textuelle

  • Bernard Voutat, « La science politique ou le contournement de l’objet », Espaces Temps, vol. 76, n° 77, 2001, p. 6-15
  • Céline Braconnier, « Ce que le terrain peut faire à l'analyse des votes », Politix, vol. 4, n° 100, 2012, p. 99-112.
  • Georges Balandier, « Voir ailleurs, pouvoir ici », Raisons politiques, vol. 2, n° 22, 2006, p. 15-22.
  • Ann Mische, "Measuring futures in action: projective grammars in the Rio+20 debates", Theory and Society, vol. 34, n°3/4, 2014, p. 437-464.

II. Collecte des données

4. Ce que la socio-histoire et/ou la sociologie historique du politique contribue à l’étude du social
-une démarche déconstructiviste des catégories
-comprendre le poids du passé dans le présent
-historiciser un terrain

  • Gérard Noiriel, « Représentation nationale et catégories sociales. L'exemple des réfugiés politiques », Genèses. Sciences Sociales et histoire, vol. 26, 1997, p. 25-54.
  • Charles Tilly, « Les origines du répertoire d'action collective contemporaine en France et en Grande-Bretagne », Vingtième Siècle, n°4, 1984, p. 89-108.
  • Françoise De Barros, Claire Zalc, « Faire parler des archives, historiciser un terrain: les salariés d’une entreprise familiale (Lens, 1945-1975) », in Anne-Marie Arborio et al., Observer le travail, Paris, La Découverte, 2008, p. 45-59.           

5. “Faire du terrain”: Enquêté, enquêteur: quelles relations?
-enquête comme « situation »
-négocier le terrain

  • Yohana Emmanuelle, « Relations d’enquête et positions sociales. Une enquête auprès de jeunes d’une cité de banlieue », Genèses, vol. 21, 1994, p.126-142.
  • Hélène Chamboredon, Fabienne Pavis, Muriel Surdez et Laurent Willemez, « S’imposer aux imposants. À propos de quelques obstacles rencontrés par des sociologues débutants dans la pratique et l’usage de l’entretien », Genèses, vol. 16, 1994, p. 114-132.
  • Magali Boumaza, Aurélie Campana, « Enquêter en milieu difficile », Revue française de science politique, vol. 57, n° 1, 2007, p. 5-25.                                   

6. Enquête ethnographique
-ethnométhodologie
-description dense
-cas limites

  • Harold Garfinkel, « "Passer" ou accomplissement du statut sexuel chez une personne "intersexuée" », Recherches en ethnométhodologie, Paris, Presses Universitaires de France, 2007, p. 203-232.
  • Clifford Geertz, « Jeu d’Enfer. Notes sur le combat de coqs balinais », Débat, n° 7, 1980, p. 86-146.
  • Camille Hamidi, « De quoi un cas est-il le cas ? Penser les cas limites », Politix, vol. 4, n° 100, 2012, p. 85-98.
  • Erving Goffman, « La vie clandestine d’une institution totalitaire », Asiles : Études sur la condition sociale des malades mentaux, Paris, Les Editions de Minuit, 1968.

7. Faire du terrain sur internet

  • Didier Demazière, François Horn et Marc Zune, « Ethnographie de terrain et relation d'enquête. Observer les "communautés" de logiciels libres », Sociologie, vol. 2, n°. 2, 2011, p. 165-183.
  • Dhiraj Murthy, « Digital Ethnography. An examination of the use of new technologies for social research », Sociology, vol. 42, n° 5, 2008, p. 837-855.
  • Pierre Ratinaud et al., « Structuration des discours au sein de Twitter durant l’élection présidentielle française de 2017. Entre agenda politique et représentations sociales », Réseaux, vol. 214-215, n° 2, 2019, p. 171-208.

(Valérie Beaudouin, « Comment s’élabore la mémoire collective sur le web ? Une analyse qualitative et quantitative des pratiques d’écriture en ligne de la mémoire de la Grande Guerre », Réseaux, vol. 214-215, n°. 2, 2019, p. 141-169.)

 

III.  Analyse des données

8.  Comment analyser les entretiens ?
-que faire des classes sociales ?  
-peut-on faire confiance aux « récits » des acteurs ?

  • Beverley Skeggs,« (Dés)identifications de classe. Le refus du populaire », Des femmes respectables, Marseille, Agone, 1997, p. 146-161.
  • Pierre Bourdieu, « L’illusion biographique », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, vol. 62, n° 63, 1986, p. 69-72.

9. Le « Je » réflexif dans l’analyse
-comment analyser les conditions d'enquête? 
-écriture réflexive sur la position du chercheur : ses atouts et ses faiblesses

  • Daniel Bizeul, « le récit des conditions d’enquête : exploiter l’information en connaissance de cause », Revue française de sociologie, vol. 39, n° 4, 1998, p. 751-787.
  • Beaud Stéphane, « L'usage de l'entretien en sciences sociales. Plaidoyer pour l'entretien ethnographique », Politix, vol. 35, 1996, p. 226-257.
  • Olivier de Sardan Jean-Pierre, « Le "je" méthodologique. Implication et explicitation dans l'enquête de terrain », Revue française de sociologie, vol. 41, n° 3, 2000, p. 417-445.

10. Des savoir situés
-epistémologies décoloniales : quand le sud pense le nord.
-histoire des concepts : l’exemple du concept de « barbarie »
-modernités multiples

  • Boaventura de Sousa Santos, « Épistémologies du Sud », Études rurales, vol. 187, 2011, p. 21-50.
  • Reinhart Koselleck, Le Futur Passé. Contributions à la sémantique des temps historiques, Paris, Éditions de l’EHESS, 1990, p. 191-232.
  • Nilüfer Göle, “Snapshots of Islamic Modernities”, Daedalus, The MIT Press, vol. 129, n°1, p. 91-117.

11. Rédiger son mémoire : une démonstration argumentée

  • Problématiser et construire un plan
  • Présentation et discussions autour des plans de mémoire
  • Présentation d’introductions

12. Poursuivre sa recherche 

  • Comment rédiger un projet de thèse ?
  • Quels financements de thèse ?
  • Stratégies de valorisation : publier, pourquoi & comment ?
  • Vulgariser sa recherche, pour qui & pour quoi ?

Master


  • Méthodologie – Études politiques – M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – rendu libre (facultatif), plan détaillé du mémoire, protocole d'enquête, exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
etudespol@ehess.fr gokcetuncel@gmail.com
Informations pratiques

Cours validable. Inscription sur contact préalable et obligatoire de l'enseignante par courriel.

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

Cours réservé aux M2 de la mention Études politiques.


Compte rendu


Lors de la première séance, et dans le cadre de cette année si particulière, j’ai formé un groupe Whatsapp avec les étudiants. Ce groupe Whatsapp s’est révélé être un outil précieux dans le suivi pédagogique et le lien avec les étudiants :

  • Cet outil m’a permis de communiquer plus facilement avec les étudiants (problèmes de connexion, conseils concernant les rendus, suggestions de textes à lire, liens zoom des séminaires, prévenir les absences)
  • Cela m’a permis de créer un espace de débat et d’entraide entre les étudiants palliant un peu à l’isolement (échange de notes, informations sur les bibliothèques, organisation de réunions entre étudiants en petit comité).  
  • Organiser des rencontres en présentiel afin de maintenir une certaine cohésion (rencontres pour aller en cours au campus Condorcet)

J’ai décidé d’organiser l’atelier en séances thématiques (rapport à l’objet, état de l’art, interdisciplinarité). Les séances se sont déroulées comme suit : une première heure consacrée à deux exposés d’étudiants sur la thématique du jour (exposés que les étudiants et moi-même commentions), puis, durant la deuxième heure, je donne un cours préalablement préparé. Vers la troisième séance de nouveaux étudiants ont commencé à s’inscrire à l’atelier, ce qui a considérablement augmenté le nombre d’exposé à répartir. Après avoir consulté les étudiants, il est apparu nécessaire de réattribuer le temps accordé aux exposés à des cours plus dense et pallier aux lacunes théoriques et méthodologiques des étudiants issus de parcours universitaires diversifiés et avec des bagages universitaires hétéroclites. J’ai donc supprimé les exposés et décidé de faire deux heures de cours sur les textes de la séance : une première heure de discussion autour des textes et de leurs recherches, une deuxième heure de type cours magistral.

Au début de l’atelier, la participation était plutôt élevée en cours. Au milieu du premier semestre, j’ai constaté une baisse importante de prise de parole. Suite à ce constat j’ai fait un point avec les étudiants. Plusieurs d’entre eux m’ont exprimé la fatigue liée à la crise sanitaire et aux cours en visioconférence. C’est suite à cet échange que j’ai proposé à la Mention d’Etudes Politiques d’organiser une réunion où chacun serait libre de partager ses difficultés. Cette réunion a eu lieu le 15 décembre 2020 sur Zoom avec la présence de la direction et de la responsable pédagogique de la mention ainsi que la mission vie étudiante.

Cette réunion a eu un impact notable sur la dynamique de l’atelier de méthodologie (plus de prise de parole, plus d’interaction). Pour cela je remercie vivement la bienveillance de la direction, Cécile Boëx et Michele Spanò, et la responsable pédagogique, Céline Canton. 

En plus des exposés écrits, j’ai demandé deux rendus aux étudiants : un protocole d’enquête et le plan détaillé de leur mémoire. J’ai consacré la dernière séance aux projets de thèse ainsi qu’au parcours de doctorat. Je leur ai également fourni des exemples de projets de thèses (quatre exemples anonymisés).

J’ai eu 59 inscrits à l’atelier sur Listsem, 45 étudiants en moyenne présents dans le séminaires et 45 validations. Je peux dire sans hésitation que tous les étudiants ont fourni des rendus de qualité : la note la plus mauvaise étant 15.

·      Retour des étudiants sur l’atelier

Les étudiants ont dit avoir beaucoup apprécié le support de l’atelier c’est à dire des articles que je leur demandais de lire pour chaque séance (minimum deux articles par séance- plus deux articles facultatifs-) ainsi que la discussion portant sur les textes pendant les séances. Par ailleurs, le moodle a été très utile car cela a facilité l’accès aux textes dès la première séance, passer par l’envoi de mails hebdomadaires, dès la première séance du séminaire. Je conseille donc de faire une bibliographie et d’établir les thématiques avec, pour chaque séance, des supports écrits. Ils ont également trouvé très utile la dernière séance sur le projet et le parcours de thèse. Je conseille de garder cette thématique.

Le plan détaillé et le protocole d’enquête ont été également appréciés par les étudiants : même si certains ont trouvé ces rendus difficiles (à cause surtout de l’accès difficile au terrain en temps de pandémie), ils ont également affirmé que les rendus les ont aidés pour resserrer leurs problématiques, penser à un plan d’action pour leurs terrains et entamer un début de rédaction.

Publications

-

Dernière modification : 22 octobre 2020 08:31

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Action publique Comparatisme Démocratie Économie politique État et politiques publiques Méthodes et techniques des sciences sociales Philosophie politique Sociologie politique
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Gökçe Tuncel [référent·e]   ATER, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Cet atelier généraliste vise à accompagner les étudiant·e·s de Master 2 de la mention Études politiques. Les séances, thématiques, s’articuleront autour des enjeux de problématique, terrain, état de l’art, traitement des sources, etc. Les participant·e·s seront invité·e·s à présenter leurs travaux en première partie de séance avant de mener une réflexion commune sur les questions et difficultés soulevées.

À cette initiation aux outils méthodologiques de la recherche interdisciplinaire en études politiques s'ajoute un tutorat personnalisé afin de guider les étudiant·e·s dans la rédaction finale de leur mémoire. 

Pour le tutorat personnalisé envoyez un courriel à Gökce Tuncel

I.  Construction de l’objet et choix du terrain

1.  Introduction : rapport à l’objet

-est-il possible d'être « objectif » ?
-sociologie de la connaissance
-sociologie critique

  • Emily Martin, « The Egg and the Sperm : How Science Has Constructed a Romance Based on Stereotypical Male-Female Roles », Signs, vol. 16, n° 3, 1991, p. 485-501.
  • Lorraine Daston, Peter Galison, « Truth to nature », Objectivity, MIT Press, 2010, p. 55-69.
  • Howard S. Becker, Le travail sociologique, Academic Press Fribourg, 2006, p.175-190.
  • Pierre Bourdieu, « Une science qui dérange », Questions de sociologie, Paris, Minuit, 1980.

2. Choisir un thème et trouver ses interlocuteurs
-choix du sujet
-état de l’art

  • Stéphane Beaud, Florence Weber, Guide de l’enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2010, p. 27-36.
  • Hervé Dumez, « Faire une revue de littérature : pourquoi et comment ?! », Le Libellio, vol. 7, n° 2, 2011, p. 15-27.
  • Frédéric Sawicki, Johanna Siméant, « Décloisonner la sociologie de l’engagement militant. Note critique sur quelques tendances récentes des travaux français », Sociologie du travail, vol. 51, 2009, p. 97-125.

3. Études politiques : une science-carrefour à la recherche de son objet
-interdisciplinarité
-anthropologie politique
-analyse textuelle

  • Bernard Voutat, « La science politique ou le contournement de l’objet », Espaces Temps, vol. 76, n° 77, 2001, p. 6-15
  • Céline Braconnier, « Ce que le terrain peut faire à l'analyse des votes », Politix, vol. 4, n° 100, 2012, p. 99-112.
  • Georges Balandier, « Voir ailleurs, pouvoir ici », Raisons politiques, vol. 2, n° 22, 2006, p. 15-22.
  • Ann Mische, "Measuring futures in action: projective grammars in the Rio+20 debates", Theory and Society, vol. 34, n°3/4, 2014, p. 437-464.

II. Collecte des données

4. Ce que la socio-histoire et/ou la sociologie historique du politique contribue à l’étude du social
-une démarche déconstructiviste des catégories
-comprendre le poids du passé dans le présent
-historiciser un terrain

  • Gérard Noiriel, « Représentation nationale et catégories sociales. L'exemple des réfugiés politiques », Genèses. Sciences Sociales et histoire, vol. 26, 1997, p. 25-54.
  • Charles Tilly, « Les origines du répertoire d'action collective contemporaine en France et en Grande-Bretagne », Vingtième Siècle, n°4, 1984, p. 89-108.
  • Françoise De Barros, Claire Zalc, « Faire parler des archives, historiciser un terrain: les salariés d’une entreprise familiale (Lens, 1945-1975) », in Anne-Marie Arborio et al., Observer le travail, Paris, La Découverte, 2008, p. 45-59.           

5. “Faire du terrain”: Enquêté, enquêteur: quelles relations?
-enquête comme « situation »
-négocier le terrain

  • Yohana Emmanuelle, « Relations d’enquête et positions sociales. Une enquête auprès de jeunes d’une cité de banlieue », Genèses, vol. 21, 1994, p.126-142.
  • Hélène Chamboredon, Fabienne Pavis, Muriel Surdez et Laurent Willemez, « S’imposer aux imposants. À propos de quelques obstacles rencontrés par des sociologues débutants dans la pratique et l’usage de l’entretien », Genèses, vol. 16, 1994, p. 114-132.
  • Magali Boumaza, Aurélie Campana, « Enquêter en milieu difficile », Revue française de science politique, vol. 57, n° 1, 2007, p. 5-25.                                   

6. Enquête ethnographique
-ethnométhodologie
-description dense
-cas limites

  • Harold Garfinkel, « "Passer" ou accomplissement du statut sexuel chez une personne "intersexuée" », Recherches en ethnométhodologie, Paris, Presses Universitaires de France, 2007, p. 203-232.
  • Clifford Geertz, « Jeu d’Enfer. Notes sur le combat de coqs balinais », Débat, n° 7, 1980, p. 86-146.
  • Camille Hamidi, « De quoi un cas est-il le cas ? Penser les cas limites », Politix, vol. 4, n° 100, 2012, p. 85-98.
  • Erving Goffman, « La vie clandestine d’une institution totalitaire », Asiles : Études sur la condition sociale des malades mentaux, Paris, Les Editions de Minuit, 1968.

7. Faire du terrain sur internet

  • Didier Demazière, François Horn et Marc Zune, « Ethnographie de terrain et relation d'enquête. Observer les "communautés" de logiciels libres », Sociologie, vol. 2, n°. 2, 2011, p. 165-183.
  • Dhiraj Murthy, « Digital Ethnography. An examination of the use of new technologies for social research », Sociology, vol. 42, n° 5, 2008, p. 837-855.
  • Pierre Ratinaud et al., « Structuration des discours au sein de Twitter durant l’élection présidentielle française de 2017. Entre agenda politique et représentations sociales », Réseaux, vol. 214-215, n° 2, 2019, p. 171-208.

(Valérie Beaudouin, « Comment s’élabore la mémoire collective sur le web ? Une analyse qualitative et quantitative des pratiques d’écriture en ligne de la mémoire de la Grande Guerre », Réseaux, vol. 214-215, n°. 2, 2019, p. 141-169.)

 

III.  Analyse des données

8.  Comment analyser les entretiens ?
-que faire des classes sociales ?  
-peut-on faire confiance aux « récits » des acteurs ?

  • Beverley Skeggs,« (Dés)identifications de classe. Le refus du populaire », Des femmes respectables, Marseille, Agone, 1997, p. 146-161.
  • Pierre Bourdieu, « L’illusion biographique », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, vol. 62, n° 63, 1986, p. 69-72.

9. Le « Je » réflexif dans l’analyse
-comment analyser les conditions d'enquête? 
-écriture réflexive sur la position du chercheur : ses atouts et ses faiblesses

  • Daniel Bizeul, « le récit des conditions d’enquête : exploiter l’information en connaissance de cause », Revue française de sociologie, vol. 39, n° 4, 1998, p. 751-787.
  • Beaud Stéphane, « L'usage de l'entretien en sciences sociales. Plaidoyer pour l'entretien ethnographique », Politix, vol. 35, 1996, p. 226-257.
  • Olivier de Sardan Jean-Pierre, « Le "je" méthodologique. Implication et explicitation dans l'enquête de terrain », Revue française de sociologie, vol. 41, n° 3, 2000, p. 417-445.

10. Des savoir situés
-epistémologies décoloniales : quand le sud pense le nord.
-histoire des concepts : l’exemple du concept de « barbarie »
-modernités multiples

  • Boaventura de Sousa Santos, « Épistémologies du Sud », Études rurales, vol. 187, 2011, p. 21-50.
  • Reinhart Koselleck, Le Futur Passé. Contributions à la sémantique des temps historiques, Paris, Éditions de l’EHESS, 1990, p. 191-232.
  • Nilüfer Göle, “Snapshots of Islamic Modernities”, Daedalus, The MIT Press, vol. 129, n°1, p. 91-117.

11. Rédiger son mémoire : une démonstration argumentée

  • Problématiser et construire un plan
  • Présentation et discussions autour des plans de mémoire
  • Présentation d’introductions

12. Poursuivre sa recherche 

  • Comment rédiger un projet de thèse ?
  • Quels financements de thèse ?
  • Stratégies de valorisation : publier, pourquoi & comment ?
  • Vulgariser sa recherche, pour qui & pour quoi ?
  • Méthodologie – Études politiques – M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – rendu libre (facultatif), plan détaillé du mémoire, protocole d'enquête, exposé oral
Contacts additionnels
etudespol@ehess.fr gokcetuncel@gmail.com
Informations pratiques

Cours validable. Inscription sur contact préalable et obligatoire de l'enseignante par courriel.

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis

Cours réservé aux M2 de la mention Études politiques.

  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Salle polyvalente 50
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    1er semestre / hebdomadaire, jeudi 09:00-11:00
    du 29 octobre 2020 au 11 février 2021

Lors de la première séance, et dans le cadre de cette année si particulière, j’ai formé un groupe Whatsapp avec les étudiants. Ce groupe Whatsapp s’est révélé être un outil précieux dans le suivi pédagogique et le lien avec les étudiants :

  • Cet outil m’a permis de communiquer plus facilement avec les étudiants (problèmes de connexion, conseils concernant les rendus, suggestions de textes à lire, liens zoom des séminaires, prévenir les absences)
  • Cela m’a permis de créer un espace de débat et d’entraide entre les étudiants palliant un peu à l’isolement (échange de notes, informations sur les bibliothèques, organisation de réunions entre étudiants en petit comité).  
  • Organiser des rencontres en présentiel afin de maintenir une certaine cohésion (rencontres pour aller en cours au campus Condorcet)

J’ai décidé d’organiser l’atelier en séances thématiques (rapport à l’objet, état de l’art, interdisciplinarité). Les séances se sont déroulées comme suit : une première heure consacrée à deux exposés d’étudiants sur la thématique du jour (exposés que les étudiants et moi-même commentions), puis, durant la deuxième heure, je donne un cours préalablement préparé. Vers la troisième séance de nouveaux étudiants ont commencé à s’inscrire à l’atelier, ce qui a considérablement augmenté le nombre d’exposé à répartir. Après avoir consulté les étudiants, il est apparu nécessaire de réattribuer le temps accordé aux exposés à des cours plus dense et pallier aux lacunes théoriques et méthodologiques des étudiants issus de parcours universitaires diversifiés et avec des bagages universitaires hétéroclites. J’ai donc supprimé les exposés et décidé de faire deux heures de cours sur les textes de la séance : une première heure de discussion autour des textes et de leurs recherches, une deuxième heure de type cours magistral.

Au début de l’atelier, la participation était plutôt élevée en cours. Au milieu du premier semestre, j’ai constaté une baisse importante de prise de parole. Suite à ce constat j’ai fait un point avec les étudiants. Plusieurs d’entre eux m’ont exprimé la fatigue liée à la crise sanitaire et aux cours en visioconférence. C’est suite à cet échange que j’ai proposé à la Mention d’Etudes Politiques d’organiser une réunion où chacun serait libre de partager ses difficultés. Cette réunion a eu lieu le 15 décembre 2020 sur Zoom avec la présence de la direction et de la responsable pédagogique de la mention ainsi que la mission vie étudiante.

Cette réunion a eu un impact notable sur la dynamique de l’atelier de méthodologie (plus de prise de parole, plus d’interaction). Pour cela je remercie vivement la bienveillance de la direction, Cécile Boëx et Michele Spanò, et la responsable pédagogique, Céline Canton. 

En plus des exposés écrits, j’ai demandé deux rendus aux étudiants : un protocole d’enquête et le plan détaillé de leur mémoire. J’ai consacré la dernière séance aux projets de thèse ainsi qu’au parcours de doctorat. Je leur ai également fourni des exemples de projets de thèses (quatre exemples anonymisés).

J’ai eu 59 inscrits à l’atelier sur Listsem, 45 étudiants en moyenne présents dans le séminaires et 45 validations. Je peux dire sans hésitation que tous les étudiants ont fourni des rendus de qualité : la note la plus mauvaise étant 15.

·      Retour des étudiants sur l’atelier

Les étudiants ont dit avoir beaucoup apprécié le support de l’atelier c’est à dire des articles que je leur demandais de lire pour chaque séance (minimum deux articles par séance- plus deux articles facultatifs-) ainsi que la discussion portant sur les textes pendant les séances. Par ailleurs, le moodle a été très utile car cela a facilité l’accès aux textes dès la première séance, passer par l’envoi de mails hebdomadaires, dès la première séance du séminaire. Je conseille donc de faire une bibliographie et d’établir les thématiques avec, pour chaque séance, des supports écrits. Ils ont également trouvé très utile la dernière séance sur le projet et le parcours de thèse. Je conseille de garder cette thématique.

Le plan détaillé et le protocole d’enquête ont été également appréciés par les étudiants : même si certains ont trouvé ces rendus difficiles (à cause surtout de l’accès difficile au terrain en temps de pandémie), ils ont également affirmé que les rendus les ont aidés pour resserrer leurs problématiques, penser à un plan d’action pour leurs terrains et entamer un début de rédaction.

Publications

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