UE141 - Rwanda, 1994 : imaginaires et pratiques du génocide des Tutsi


Planning


  • 10 rue Monsieur-le-Prince
    Salle Alphonse-Dupront
    10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris
    annuel / bimensuel (2e/4e/5e), mercredi 18:00-20:00
    du 4 novembre 2020 au 9 juin 2021


Description


Dernière modification : 2 avril 2021 15:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Génocides (études des) Violence
Aires culturelles
Afrique Europe France
Intervenant·e·s
  • Stéphane Audoin-Rouzeau [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)
  • Hélène Dumas   chargée de recherche, CNRS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Le séminaire se veut un espace de réflexion sur l’histoire de cet événement en présentant un état des savoirs accumulés depuis plus de deux décennies et en continuant de proposer de nouvelles perspectives de recherche centrées sur la question des tueries et des imaginaires qui leur ont présidé.

Dates des séances : 4 novembre, 25 novembre, 9 décembre 2020, 13 janvier, 27 janvier, 10 février, 10 mars, 24 mars, 14 avril, 12 mai, 26 mai et 9 juin 2021.


Master


  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
helenedumas.uw@gmail.com
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

Sur RDV

Réception des candidats

Sur RDV

Pré-requis

Niveau licence ou équivalent


Compte rendu


En 2020-2021, le séminaire s’est inscrit dans la même perspective qu’au cours des années précédentes : ouvrir un espace de réflexion sur l’histoire du génocide des Tutsi en 1994, faire le point sur les perspectives scientifiques, encadrer la jeune recherche. L’année a toutefois été exceptionnelle à un double titre : tous les séminaires se sont déroulés en visioconférence, de manière d’ailleurs satisfaisante ; et l’année a été marquée par la remise du « rapport Duclert » (26 mars 2021), l’intense activité médiatique qui s’en est suivie, et la visite du Président de la République à Kigali (27 mai), où ce dernier a reconnu sans ambiguïté la réalité du génocide des Tutsi puis, en partie, les torts de la France dans la politique suivie entre 1990 et 1994.

Lors de la première séance, Stéphane Audoin-Rouzeau a présenté, comme chaque année désormais, « L’échiquier français en 2020 », en appréhendant la recherche sur le génocide des Tutsi rwandais comme une opération inséparable du politique et de l’engagement des historiens et des historiennes dans la Cité. Après une mise au point d’Annette Becker (Université de Paris-Ouest-Nanterre) sur les notions de « révisionnisme » et de « négationnisme », la séance suivante a permis à S. Audoin-Rouzeau de proposer une lecture de l’ouvrage de Judi Rever, Rwanda. L’éloge du sang. Les crimes du Front Patriotique Rwandais, Paris, Max Milo, 2020. Puis c’est autour du livre d’Hélène Dumas, Sans ciel ni terre. Paroles orphelines du génocide des Tutsi (1994-2006), Paris, La Découverte, 2020, que s’est déroulée la troisième séance. Denis Crouzet (Université de Paris-Sorbonne) a été l’invité de la quatrième séance consacrée au thème : « Théâtres de la cruauté et tensions sacrales : entre XVIe siècle et contemporanéité ».

Lors de la séance suivante, Laurent Larcher, journaliste à La Croix, a présenté son ouvrage : Rwanda, ils parlent. Témoignages pour l’Histoire, Paris Seuil, 2019. François Graner, militant de l’association Survie, a présenté son combat pour l’accès aux archives publiques lors de la sixième séance, et un autre journaliste, Patrick de Saint-Exupéry a présenté son dernier ouvrage : La Traversée, Paris, Les Arènes 2021. Lors des deux séances suivantes, Timothée Brunet, doctorant à l’EHESS-CESPRA a présenté son travail de thèse sur les procès Barahira-Ngenzi (2016 et 2018), puis Annie Faure, médecin présente au Rwanda en 1994, a présenté une communication directement issue de son expérience au sein de Médecins du Monde et intitulée : « Pratiquer la médecine en temps de génocide ». Une séance suivante a de nouveau été consacrée aux jeunes recherches : Juliette Bour, doctorante à l’EHESS-CESPRA, a présenté son travail sur les « Femmes de pouvoir et génocide », tandis que Thomas Bellil (en Master 2 dans la mention Études politiques) a présenté le sien intitulé : « Les sauveteurs au Rwanda pendant et après le génocide. Construction d’une catégorie. » La dernière séance a été assumée par Stéphane Audoin-Rouzeau et François Robinet, qui sont tous deux revenus sur les rapports d’enquête récemment publiés en France et au Rwanda : rapport Duclert d’une part, rapport Muse d’autre part.

Publications
  • « Being a Witness in the Trials of Rwandan Perpetrators in France », The Journal of the South Central, vol. 37, n°2-3, Summer/Fall 2020, p.144-150.
  • « Un au delà de la violence ? Réflexions sur les pratiques de cruauté pendant le génocide des Tutsi rwandais (avril-juin 1994), dans La transgression en temps de guerre, de l’Antiquité à nos jours, sous la dir. de Nathalie Barrandon et Isabelle Pimouget-Pedarros, Rennes, Presses universitaires de Rennes, p.125-136.
  • Préface in Timothée Brunet Lefèvre, Le père Seromba, destructeur de l’église de Nyange, Paris, Éditions Hoosh, 2021, p.1-5.
  • « Rapports français et Muse : le pouvoir français face à la crise rwandaise », Telos, 5 juillet 2021.

 

Dernière modification : 2 avril 2021 15:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Génocides (études des) Violence
Aires culturelles
Afrique Europe France
Intervenant·e·s
  • Stéphane Audoin-Rouzeau [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)
  • Hélène Dumas   chargée de recherche, CNRS / Centre d'études sociologiques et politiques Raymond-Aron (CESPRA)

Le séminaire se veut un espace de réflexion sur l’histoire de cet événement en présentant un état des savoirs accumulés depuis plus de deux décennies et en continuant de proposer de nouvelles perspectives de recherche centrées sur la question des tueries et des imaginaires qui leur ont présidé.

Dates des séances : 4 novembre, 25 novembre, 9 décembre 2020, 13 janvier, 27 janvier, 10 février, 10 mars, 24 mars, 14 avril, 12 mai, 26 mai et 9 juin 2021.

  • Séminaires de recherche – Études politiques – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral, fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture, exposé oral
Contacts additionnels
helenedumas.uw@gmail.com
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants

Sur RDV

Réception des candidats

Sur RDV

Pré-requis

Niveau licence ou équivalent

  • 10 rue Monsieur-le-Prince
    Salle Alphonse-Dupront
    10 rue Monsieur-le-Prince 75006 Paris
    annuel / bimensuel (2e/4e/5e), mercredi 18:00-20:00
    du 4 novembre 2020 au 9 juin 2021

En 2020-2021, le séminaire s’est inscrit dans la même perspective qu’au cours des années précédentes : ouvrir un espace de réflexion sur l’histoire du génocide des Tutsi en 1994, faire le point sur les perspectives scientifiques, encadrer la jeune recherche. L’année a toutefois été exceptionnelle à un double titre : tous les séminaires se sont déroulés en visioconférence, de manière d’ailleurs satisfaisante ; et l’année a été marquée par la remise du « rapport Duclert » (26 mars 2021), l’intense activité médiatique qui s’en est suivie, et la visite du Président de la République à Kigali (27 mai), où ce dernier a reconnu sans ambiguïté la réalité du génocide des Tutsi puis, en partie, les torts de la France dans la politique suivie entre 1990 et 1994.

Lors de la première séance, Stéphane Audoin-Rouzeau a présenté, comme chaque année désormais, « L’échiquier français en 2020 », en appréhendant la recherche sur le génocide des Tutsi rwandais comme une opération inséparable du politique et de l’engagement des historiens et des historiennes dans la Cité. Après une mise au point d’Annette Becker (Université de Paris-Ouest-Nanterre) sur les notions de « révisionnisme » et de « négationnisme », la séance suivante a permis à S. Audoin-Rouzeau de proposer une lecture de l’ouvrage de Judi Rever, Rwanda. L’éloge du sang. Les crimes du Front Patriotique Rwandais, Paris, Max Milo, 2020. Puis c’est autour du livre d’Hélène Dumas, Sans ciel ni terre. Paroles orphelines du génocide des Tutsi (1994-2006), Paris, La Découverte, 2020, que s’est déroulée la troisième séance. Denis Crouzet (Université de Paris-Sorbonne) a été l’invité de la quatrième séance consacrée au thème : « Théâtres de la cruauté et tensions sacrales : entre XVIe siècle et contemporanéité ».

Lors de la séance suivante, Laurent Larcher, journaliste à La Croix, a présenté son ouvrage : Rwanda, ils parlent. Témoignages pour l’Histoire, Paris Seuil, 2019. François Graner, militant de l’association Survie, a présenté son combat pour l’accès aux archives publiques lors de la sixième séance, et un autre journaliste, Patrick de Saint-Exupéry a présenté son dernier ouvrage : La Traversée, Paris, Les Arènes 2021. Lors des deux séances suivantes, Timothée Brunet, doctorant à l’EHESS-CESPRA a présenté son travail de thèse sur les procès Barahira-Ngenzi (2016 et 2018), puis Annie Faure, médecin présente au Rwanda en 1994, a présenté une communication directement issue de son expérience au sein de Médecins du Monde et intitulée : « Pratiquer la médecine en temps de génocide ». Une séance suivante a de nouveau été consacrée aux jeunes recherches : Juliette Bour, doctorante à l’EHESS-CESPRA, a présenté son travail sur les « Femmes de pouvoir et génocide », tandis que Thomas Bellil (en Master 2 dans la mention Études politiques) a présenté le sien intitulé : « Les sauveteurs au Rwanda pendant et après le génocide. Construction d’une catégorie. » La dernière séance a été assumée par Stéphane Audoin-Rouzeau et François Robinet, qui sont tous deux revenus sur les rapports d’enquête récemment publiés en France et au Rwanda : rapport Duclert d’une part, rapport Muse d’autre part.

Publications
  • « Being a Witness in the Trials of Rwandan Perpetrators in France », The Journal of the South Central, vol. 37, n°2-3, Summer/Fall 2020, p.144-150.
  • « Un au delà de la violence ? Réflexions sur les pratiques de cruauté pendant le génocide des Tutsi rwandais (avril-juin 1994), dans La transgression en temps de guerre, de l’Antiquité à nos jours, sous la dir. de Nathalie Barrandon et Isabelle Pimouget-Pedarros, Rennes, Presses universitaires de Rennes, p.125-136.
  • Préface in Timothée Brunet Lefèvre, Le père Seromba, destructeur de l’église de Nyange, Paris, Éditions Hoosh, 2021, p.1-5.
  • « Rapports français et Muse : le pouvoir français face à la crise rwandaise », Telos, 5 juillet 2021.